OpenAI : les raisons du retour triomphal de Sam Altman à la tête de la star de l'IA
François Manens
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Retour sur cinq jours intenses à la tête d'OpenAI.
DADO RUVIC
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Retour sur cinq jours intenses à la tête d'OpenAI.
DADO RUVIC
Un scénario digne d'Hollywood. Ce mercredi au petit matin, Sam Altman a récupéré son poste de CEO d'OpenAI et ainsi mis fin à un imbroglio jamais vu dans l'Histoire de la Silicon Valley. Pendant cinq jours, l'entreprise créatrice de ChatGPT, nouvelle star de la tech américaine, a changé trois fois de CEO pour au final... revenir au statu quo.
Si la direction d'OpenAI n'a pas changé, le feuilleton rocambolesque va tout de même laisser des traces dans la gouvernance d'OpenAI. Le conseil d'administration à l'origine de la destitution d'Altman n'est plus, et le nouveau conseil mis en place ce mercredi n'a que pour objectif d'assurer la transition avant la nomination d'un conseil élargi. Avec une mission : qu'un tel fiasco ne se reproduise pas, alors que l'entreprise ambitionne de créer des intelligences toujours plus puissantes, et donc dangereuses.
Vendredi soir, à la surprise générale, OpenAI publie un communiqué pour annoncer le licenciement de son dirigeant Sam Altman. Cofondateur de l'organisation, il occupait son poste depuis la création en 2015. La nouvelle choque : l'entrepreneur s'était imposé comme le visage de la révolution ChatGPT et même l'incarnation de la nouvelle vague de l'intelligence artificielle, qui attire tant les convoitises. Mieux, il avait mené l'entreprise vers une valorisation attendue à 90 milliards de dollars, multipliée par trois en moins d'un an.
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A l'origine de ce coup d'Etat se trouvent quatre des cinq membres du conseil d'administration d'OpenAI. Ilya Sustkever, le scientifique le plus réputé de l'entreprise, considéré comme le principal artisan du succès de la recherche d'OpenAI, devient le porte-parole des frondeurs. C'est lui qui annonce à Sam Altman son licenciement, par visioconférence, quelques minutes avant la publication du communiqué. C'est aussi lui qui prévient Greg Brockman, autre cofondateur de l'entreprise, de sa destitution comme président du conseil d'administration dont il était le cinquième membre. Dans la foulée, ce dernier démissionne, malgré que OpenAI souhaitait garder son expertise dans son enceinte.
François Manens