Spécialiste de la gestion des données dans le cloud, l’entreprise américaine, fondée par deux Français dans la Silicon Valley, vient d’annoncer de nouveaux outils centrés sur l’IA lors de sa conférence annuelle à San Francisco. Les initiatives visant à démocratiser l’IA pour les professionnels se multiplient à mesure que l’attention passe de chatbots généralistes comme ChatGPT à des outils concrets pour les entreprises.
Difficile de rater l'événement. Pour son grand raout annuel, Snowflake a disposé d'immenses banderoles bleu ciel (couleur de l'entreprise) dans les artères de Soma, au cœur de San Francisco. 15 000 participants étaient attendus pour le grand raout annuel de la société américaine du cloud, co-fondée dans la Silicon Valley en 2012 par deux français, Benoît Dageville et Thierry Cruanes, ainsi que par Marcin Żukowski.
Fondée avec pour ambition de faciliter la gestion des données dans le cloud, douze ans plus tard, la société met à profit son expérience pour répondre à l'obsession du moment : l'intelligence artificielle (IA).
La lune de miel avec Nvidia se poursuit
Lors de la conférence, Snowflake a ainsi annoncé un renforcement de son partenariat avec Nvidia, entreprise devenue la pierre angulaire de l'IA générative grâce à ses GPUs, nécessaires pour entraîner les modèles de fondation. Les deux sociétés travaillent ensemble depuis l'an dernier afin d'apporter les bénéfices de l'IA générative aux entreprises. Cette nouvelle collaboration vise à permettre aux clients de Snowflake de créer facilement des applications autour de l'IA.
Le logiciel NVIDIA AI Enterprise sera ainsi intégré dans Snowflake Cortex AI, un service lancé en novembre pour permettre aux clients de mettre en place des usages autour de l'IA générative grâce aux grands modèles linguistiques (LLMs). Cela permettra aux entreprises de connecter des modèles d'IA personnalisés en fonction de leurs besoins à diverses données professionnelles.
Les modèles dits de fondation, comme ceux d'OpenAI, de Mistral ou encore de Google, sont à la fois très coûteux et longs à entraîner. La plupart des entreprises souhaitant utiliser l'IA générative ne vont donc pas entraîner leur propre modèle, mais plutôt prendre l'un des modèles existants sur le marché et l'adapter à leurs cas d'usage en l'entrainant sur leurs propres données. Un processus que l'on nomme « fine tuning ». Dans cette optique, Snowflake (qui s'est doté de son propre grand modèle linguistique, Arctic, en avril) a également lancé Cortex Fine-Tuning, qui permet d'affiner de grands modèles comme ceux de Meta et de Mistral. Les NVIDIA NIM inference microservices, taillés comme leur nom l'indique pour l'inférence, seront également intégrés à Snowflake.
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