« Je suis désolée mais je ne peux pas vous aider à mener des activités illégales ». C'est le type de réponse décevante que vous obtiendrez de ChatGPT si vous lui demandez de l'aide pour mener une cyberattaque ou toute autre action malveillante. Le grand modèle de langage d'OpenAI, comme Llama 2 de Meta et Bard de Google, est doté d'un certain nombre de garde-fous. Ces derniers limitent son utilisation. Ils évitent à ces LLM (« large language models ») de donner des informations dangereuses, de tenir des propos racistes et sexistes, de décrire des scènes pornographiques ou d'amplifier la désinformation.
Mais ces barrières seraient aisément contournables, conclut un premier rapport de l'AI Safety Institute, un organisme rattaché au gouvernement britannique créé fin 2023. L'AI Safety Institute (AISI) s'est donné pour mission d'évaluer les grands modèles de langage « les plus avancés » - sans préciser lesquels. On sait toutefois qu'en novembre dernier Google DeepMind, Microsoft, Meta et OpenAI avaient accepté d'être audités par l'organisme britannique, rapporte le Financial Times. Le but est de comprendre à quel point ces modèles peuvent être détournés pour produire des contenus illicites, mener des cyberattaques ou encore désinformer.