Bourse : le coup de froid sur les valeurs tech se propage à la French Tech
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Lucas Jackson
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Quatre mois sans nouvelle licorne (Spendesk, fin janvier). Il y a quelques années, ce délai n'aurait rien eu d'anormal. Mais en 2021 et jusqu'à janvier 2022, la French Tech a compté pas moins de 14 startups valorisées au moins un milliard de dollars, soit plus d'une par mois. Depuis, le phénomène que l'on pensait bien lancé connaît un surprenant coup d'arrêt.
Avec quelques mois de retard, la French Tech commence en fait à vivre la désillusion qui frappe la tech américaine depuis le début de l'année. Après une décennie d'euphorie, notamment les deux dernières années où le numérique s'est imposé comme le grand gagnant de la pandémie, le secteur vit un brutal retour sur Terre.
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Les investisseurs doutent désormais de la capacité du secteur à maintenir sur la durée son hyper-croissance. Les résultats financiers décevants de Meta (Facebook), Uber, Google, Palantir ou Netflix au premier trimestre, doublés par des projections mitigées pour le deuxième trimestre, dans un contexte macro-économique tendu (remontée durable des taux des banques centrales, inflation galopante, pénurie des semi-conducteurs, tensions géopolitiques majeures avec la guerre en Ukraine, politique zéro-Covid en Chine...) impactent lourdement les Bourses mondiales. Et notamment le Nasdaq américain, qui a enchaîné huit semaines de baisse et perdu plus de 30% de sa valeur depuis le début de l'année.