Les fondateurs d'eFounders créent Hexa pour déployer de nouveaux startup studios en France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'équipe du startup studio Hexa.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'équipe du startup studio Hexa.
DR
« Une alternative à l'entrepreneuriat traditionnel ». C'est ainsi que Thibaud Elzière décrit le principe du startup studio, qu'il a tenté d'imposer en France depuis 2011 avec eFounders, cofondé avec Quentin Nickmans et Amaury Sepulchre. Il s'agit d'une sorte d'usine à innovations : la structure embauche des talents expérimentés dans tous les domaines d'une entreprise -finances, gestion, RH, marketing, ventes, communication... Ceux-ci se mettent au service d'une idée et d'un ou plusieurs entrepreneurs venus de l'extérieur, pour l'aider à la transformer en startup. Une fois la pépite lancée et sur orbite, l'entreprise se détache du startup studio pour vivre seule sa vie, tandis que l'équipe du startup studio travaille à une nouvelle aventure. Le startup studio, qui finance le lancement de la startup, détient des parts dans les startups qu'il lance, généralement autour de 30%. Il se rémunère quelques années plus tard, avec si possible une juteuse plus-value, si la startup est un succès, ce qui entretient le cycle.
Le principe du startup studio fait fureur aux Etats-Unis depuis une quinzaine d'années. Il s'est déployé avec succès en Allemagne avec Rocket Internet, qui a notoirement lancé le géant de l'e-commerce Zalando ou la startup de livraison de repas HelloFresh. En France, eFounders n'est pas encore son digne équivalent, mais y travaille. Trois licornes en sont sorties : le champion des télécoms professionnelles Aircall, la plateforme de gestion des dépenses professionnelles Spendesk, et la plateforme de communication en entreprise Front. Mais d'autres devraient compléter cette liste : eFounders a lancé en une décennie 32 startups, qui ont levé 700 millions d'euros et créé 2.800 emplois à travers le monde.
À lire également
Forts de ces succès -eFounders revendique aussi 7 exits ou sorties, généralement des ventes de startups à des groupes plus gros-, Thibaud Elzière et ses associés ont testé ces dernières années le déploiement du concept à d'autres verticales. Ainsi, après le généraliste eFounders en 2011, Logic Founders est né en 2020 pour se concentrer sur la création de fintech, et 3founders est né en 2022 pour créer des startups dans le web3. « Leur point commun est qu'on reste dans le domaine du logiciel, c'est notre ADN, mais appliqué à différents secteurs » précise Thibaud Elzière. Logic Founders a engendré deux startups, et plusieurs projets sont dans les tuyaux avec 3founders.