Payfit lève 70 millions d'euros pour automatiser la gestion RH des entreprises européennes

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Fondé en 2016 par Firmin Zocchetto, Florian Fournier et Ghislain de Fontenay, Payfit s'est débord uniquement positionnée sur la gestion de la paie en entreprise, avant d'élargir son spectre à l'ensemble des enjeux de transformation RH.
Fondé en 2016 par Firmin Zocchetto, Florian Fournier et Ghislain de Fontenay, Payfit s'est débord uniquement positionnée sur la gestion de la paie en entreprise, avant d'élargir son spectre à l'ensemble des enjeux de transformation RH. (Crédits : Pixabay / CC)
La startup parisienne, qui revendique plus de 3.000 clients essentiellement en France, souhaite devenir la solution RH de référence en Europe pour les PME et startups en hyper-croissance. Elle compte doubler ses effectifs et intégrer de nouveaux modules, comme la gestion des carrières, à ses outils.

La startup la plus attractive en France pour les talents l'est aussi pour les investisseurs. La pépite parisienne Payfit, qui propose aux entreprises d'automatiser la gestion de leurs ressources humaines (paie, déclarations sociales, congés, notes de frais...), annonce lundi 17 juin le succès de la troisième levée de fonds, d'un montant de 70 millions d'euros. La startup a fait appel aux fonds Eurazeo et Large Venture de Bpifrance, spécialisés dans le "growth" ou l'étape d'hyper-croissance et d'internationalisation des startups. Les investisseurs historiques Accel, Frst (anciennement Otium Venture) et Xavier Niel remettent aussi au pot.

Accompagner la transformation numérique des PME en Europe

Bien implantée en France, où elle revendique plus de 3000 clients, Payfit lorgne désormais sur l'Europe. Son ambition : moderniser les ressources humaines des "dizaines de millions" de PME européennes, notamment dans les pays où la startup a déjà des bureaux, c'est-à-dire le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Espagne. L'Italie est également dans le viseur.

Fondé en 2016 par Firmin Zocchetto, Florian Fournier et Ghislain de Fontenay, Payfit s'est débord uniquement positionnée sur la gestion de la paie en entreprise, avant d'élargir son spectre à l'ensemble des enjeux de transformation RH. De fintech à "RH tech", elle a donc progressivement intégré à sa solution logicielle, disponible en SaaS,  d'autres outils pour numériser et automatiser les taches des DRH. Elle propose aujourd'hui une interface globale pour le service RH : gestion de la paie, déclarations sociales, absences et congés, notes de frais, intégration de nouveaux employés et annuaire des employés. De leur côté, les employés disposent d'un espace personnel sur lequel ils indiquent leurs congés payés, RTT et jours de télétravail, enregistrent leurs notes de frais et accèdent à leurs fiches de paie. De nouveaux modules pour gérer les entretiens annuels, le recrutement et le suivi des carrières devraient suivre dans les mois à venir.

De 300 à 600 employés d'ici à 2020

Grâce à son langage de programmation JetLang, qui traduit en code les obligations réglementaires des entreprises dans chaque pays, la startup compte s'implanter sur de nouveaux marchés européens très rapidement, en moins de trois mois. Elle compte aujourd'hui parmi ses clients le service de VTC Heetch, la Fondation Agir contre l'exclusion, Le Slip Français, le spécialiste du nettoyage des bâtiments Cleany, le champion de la sécurité Erys Group ou encore le groupe de restauration Big Mamma.

Les 70 millions d'euros serviront surtout à recruter des forces vives pour commercialiser la solution en France et en Europe. Déjà en hyper-croissance avec 300 employés, Payfit compte doubler ses effectifs d'ici à 2020, et espère atteindre 1.000 employés d'ici à fin 2021. Pépite de la French Tech et candidate au statut de licorne -startup valorisée plus d'un milliard de dollars- dans les prochaines années, la pépite en est déjà à sa troisième levée de fonds. Elle avait récolté 5 millions d'euros en 2016, l'année de sa création, auprès de Xavier Niel et de l'incubateur The Family, puis 14 millions d'euros en 2017 auprès du fonds Accel.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2019 à 14:17 :
le mot RH est un peu abusif..... en l occurrence il s agit plus de gestion administrative RH
qui est mangeuse de temps pour des PME....
mais s il vous plait, évitons de confondre la "fonction RH" et la gestion administrative

et la ou on pêche en France en particulier, c 'est dans la "fonction RH", en commençant par le recrutement......

si on remettait de l humain en lieu et place des algorithmes qui filtrent les , on aurait peut être déjà moins de problème
a écrit le 17/06/2019 à 13:21 :
Des jeunes extrêmement talentueux à qui on souhaite le plus grand des succès.
a écrit le 17/06/2019 à 13:16 :
S"il y a une fonction en effet qui ne sert strictement à rien c'est bien celle des ressources humaines à savoir des gens placés là par réseaux, non pour penser mais seulement pour exécuter les ordres des actionnaires.

Un robot coutera bien moins cher et sera peut-être plus respecté par les salariés.

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