Stocard, l'appli qui regroupe les cartes de fidélité, lève 20 millions de dollars et s'installe en France

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Pour s'implanter dans l'Hexagone, Stocard ne part pas d'une feuille blanche : 2 millions sur ses 25 millions d'utilisateurs dans le monde sont Français.
Pour s'implanter dans l'Hexagone, Stocard ne part pas d'une feuille blanche : 2 millions sur ses 25 millions d'utilisateurs dans le monde sont Français. (Crédits : DR)
Le leader européen des cartes de fidélité dématérialisées dans une application mobile va utiliser une partie des 20 millions de dollars levés (17,1 millions d'euros) pour s'implanter en France, où il compte déjà 2 millions d'utilisateurs. Son but à terme : devenir le premier e-wallet (e-portefeuille) complet, des cartes de fidélité au paiement mobile.

Quatorze. C'est le nombre de carte de fidélités qui s'entassent, en moyenne, dans le portefeuille de chaque Français. Il n'est donc pas étonnant que quelques startups aient saisi l'opportunité du numérique pour simplifier ce capharnaüm en digitalisant toutes les cartes de fidélité au sein d'une seule application mobile. Dans ce marché, plusieurs français se distinguent, notamment FidMe et Fidall, le comparateur de prix Prixing ou encore Fidmarques.

Mais le leader européen, l'allemand Stocard, pourrait très vite leur faire de l'ombre : la startup annonce mardi 5 juin le succès d'une levée de fonds de 20 millions de dollars (17,1 millions d'euros) ainsi que l'implantation de bureaux à Paris, pour mieux conquérir le marché français.

Service gratuit financé par les enseignes

Pour s'implanter dans l'Hexagone, Stocard ne part pas d'une feuille blanche : 2 millions de ses utilisateurs, sur un total de 25 millions dans le monde, sont Français. La startup, créé en 2011 à Mannheim, dans le sud-ouest de l'Allemagne, par trois étudiants, propose une application mobile dans laquelle l'utilisateur peut retrouver toutes ses cartes de fidélité, puis les faire scanner par le commerçant en caisse directement sur le smartphone. Cerise sur le gâteau : si l'appli recense une liste impressionnante de magasins (de E.Leclerc à Decathlon en passant par le loueur de véhicules Avis, Fnac, McDonald's ou encore Sephora), il est possible d'ajouter manuellement n'importe quel petit commerçant, voire des cartes de médiathèques ou de piscine, du moment qu'elles sont dotées d'un code-barres.

Le service, gratuit pour les utilisateurs, est financé par les marques partenaires. Le modèle économique de Stocard est donc basé sur la vente d'espaces pour diffuser des  offres de réduction et des promos. Il est également possible pour l'utilisateur de s'inscrire à des cartes de fidélité qu'ils ont pas encore si l'enseigne concernée paie le droit de figurer dans la liste.

"Pour garder un service de qualité, gratuit et non envahi par les publicités, nous utilisons les data, explique Christine Abrego, la directrice commerciale de Stocard en France. On sait où et comment consomment nos utilisateurs, ce qui nous permet de leur diffuser des offres sur-mesure bien plus efficaces pour booster les visites en magasin et vendre des produits".

Stocard propose également un stockage dans le cloud pour retrouver ses cartes de fidélité en cas de perte ou de vol du smartphone, la possibilité de sécuriser l'accès à l'application, et se revendique complètement adapté au Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Objectif 25 millions d'utilisateurs fin 2018 et lancement d'un service paiement mobile

Ces 20 millions de dollars (17,1 millions d'euros) représentent la quatrième levée de fonds de la startup, après 6,15 millions de dollars (5,3 millions d'euros) répartis en trois fois (850.000 dollars en amorçage en 2012, 1,3 million de dollars en 2014 et 4 millions de dollars en 2016). Le groupe bancaire australien Maquarie Capital est le principal investisseur de ce dernier tour de table, aux côtés de ses partenaires historiques Shortcut, Alstin, Rocketship (SV), HTGF et Engelhorn. Aucun fonds français ne figure à son capital.

L'afflux de cash va permettre à Stocard de financer son expansion en France et au Canada, de passer de 40 à 80 employés au total et surtout, de compléter son offre pour devenir le "e-wallet" (portefeuille virtuel) de référence, en intégrant une fonctionnalité de paiement mobile. "On veut pouvoir couvrir l'ensemble du parcours d'achat et remplacer totalement le portefeuille physique", avance Christine Abrego.

La dirigeante estime aussi qu'en atteignant les 2 millions d'utilisateurs acquis naturellement en France, Stocard a franchi un pallier qui peut lui permettre de monétiser ses services auprès des enseignes et d'investir pour acquérir de nouveaux utilisateurs de manière agressive. En hyper-croissance, Stocard gagne 150.000 utilisateurs par mois dans le monde et compte passer de 2 à 3,5 millions d'utilisateurs en France d'ici à la fin de l'année 2018.

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a écrit le 05/06/2018 à 8:49 :
J'ai 3 cartes dites de fidélité, les magasins où je ne vais qu'une ou deux fois par an, j'en refuse la carte. Mon téléphone est 2G, pas facile de lui faire afficher un code barre, tant pis. :-)
Aux caisses, on voit parfois des gens avec une myriade de cartes bien rangées, eux ça leur rendra service.
Réponse de le 15/09/2018 à 12:56 :
C'est justement pour les gens qui ont une multitude de cartes de fidélité comme moi '( environ 30 cartes de fidélité) que cette appli est bien venue ..si tu as 2 ou 3 cartes,ça sert à rien .........sauf si tu les oublies à la maison !! lol
Réponse de le 15/09/2018 à 12:57 :
C'est justement pour les gens qui ont une multitude de cartes de fidélité comme moi '( environ 30 cartes ) que cette appli est la bienvenue ..si tu as 2 ou 3 cartes,ça sert à rien .........sauf si tu les oublies à la maison !! lol

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