La plateforme Booking.com va licencier un quart de ses effectifs

 |  | 394 mots
(Crédits : © Fabrizio Bensch / Reuters)
Avec une forte baisse sur les réservations de voyages liée à la pandémie, l'entreprise néerlandaise annonce de prochaines restructurations. Sur un marché ultra concurrentiel, les plateformes leaders cherchent en effet à conserver leurs marges pour continuer à investir dans l'innovation.

C'est un nouveau mastodonte sur le marché du voyage qui est contraint de se transformer sous la pression du Covid-19. La plateforme de réservation d'hébergement en ligne Booking.com a annoncé mardi qu'elle réduirait jusqu'à un quart de ses effectifs en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, menant à des milliers de licenciements.

Avec d'autres plateformes leaders que sont Airbnb et Tripadvisor, qui ont également annoncé se séparer de près de 25% de leurs effectifs, Booking, créée en 1996, fait partie des précurseurs en matière de digitalisation de la réservation hôtelière. En 2019, elle revendiquait plus de 28 millions d'hébergements dans plus de 147.000 destinations à travers le monde. Elle avançait aussi le chiffre de 3 milliards de voyageurs hébergés depuis 2017.

Basée à Amsterdam, elle emploie quelque 17.500 personnes à travers le monde. Elle n'a pas donné le nombre exact de postes concernés, affirmant que des détails seront communiqués "dans les semaines et les mois à venir".

Elle a toutefois prévenu que "jusqu'à 25%" des employés pouvaient être touchés par cette mesure "extrêmement difficile".

Lire aussi : Coronavirus : où voyager dans le monde ? Le point sur les restrictions en vigueur

Restructuration du modèle économique

"La crise du Covid-19 a dévasté l'industrie du voyage, et nous continuons à en ressentir l'impact avec les volumes de voyages qui restent considérablement réduits", a déclaré Booking.com dans un communiqué envoyé à l'AFP.

"Bien que nous ayons fait beaucoup pour sauver autant d'emplois que possible, nous pensons que nous devons restructurer notre organisation pour qu'elle corresponde à nos attentes concernant l'avenir (de l'industrie) du voyage", a ajouté la compagnie.

Sur un marché ultra concurrentiel, les plateformes leaders vont logiquement chercher à conserver leurs marges, afin de pouvoir continuer à investir dans l'innovation.

Jusqu'ici, le modèle économique de la plateforme reposait principalement sur le prélèvement d'une commission à l'hébergeur (environ 15%), à chaque réservation. La plateforme a également fait son succès sur le "revenue management", ou la tarification différenciée qui permet d'adapter un prix en fonction de plusieurs critères, dont la disponibilité des chambres et la demande.

Cotée au Nasdaq, Booking.com appartient à Booking Holdings, qui détient également Kayak, Rentalcars.com, ou encore Agoda.

Lire aussi : Airbnb : beaucoup de recherches pour l'été en France, mais pas de réservations

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/08/2020 à 9:50 :
Booking holding, Ex Priceline Group (enorme acteur US) est aujourd’hui une entreprise US avant tout en terme decisonelle.
Les hoteliers ne font que se plaindre de B.com, et n’ont menes aucun projet pour leur distribution durant les 20 dernieres annees.
Pire, ils sont en grande majortite incapable de gerer un site de reservation propre, de faire de l’acquisition ....
15% .... lorsqu’ils feront le travail eux-meme au lieu de pleurnicher .... cela leur coutera facilement 20 a 25%.
Sans compter que 80% du traffic direct des sites hoteliers provient deja, indirectement de b.com par ce qui s’appel le billboard effect : je vois l’hotel sur booking, je recherche le site en direct.

Donc les hoteliers, ils peuvent se de-referencer de booking et expedia, et faire le travail de distributeur tout seul .... mais ca... ca n’arrivera pas. La plainte est 100% sterile.
a écrit le 04/08/2020 à 19:02 :
Je pense que nombre d'hôtels traditionnels ne pleureraient pas si Booking disparaissait tout court.
a écrit le 04/08/2020 à 17:57 :
Booking doit être utilisée comme un annuaire... on cherche un hôtel et on appelle en direct l’hôtelier...
Basée aux Pays-Bas comme Airbnb est nuisible et en sus au moindre choc vire ses salariés
Leur chute est la bonne nouvelle de cette crise
Réponse de le 04/08/2020 à 22:06 :
Tout à fait s'accord, c'est comme ça que je fais. En plus, ça permet de faire plus facilement des modifications car il n'y a pas d'intermédiaire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :