Impactée par la Covid-19, la galaxie Airbnb prépare déjà la reprise
César Armand
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Gabrielle Lurie
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Rédaction de l'annonce sur la plateforme, état des lieux, remise des clés et réalisation du ménage, ce sont les quatre principales caractéristiques des conciergeries qui gravitent dans l'écosystème d'Airbnb. Même si le géant américain a licencié le 5 mai un quart de ses effectifs, les jeunes pousses françaises bénéficient, elles, du dispositif d'activité partielle, avec des résultats plus ou moins contrastés. Comme l'ensemble de l'industrie touristique à l'agonie, leur activité a été profondément impactée.
"L'entreprise se porte bien", affirme ainsi de manière surprenante Jacques Lavie, vice-président chargé de la croissance de GuestReady qui avait levé en juin dernier 5,3 millions d'euros. "Les appartements qui ont le mieux résisté sont les petites surfaces pas très chères, proches d'un bail classique, à savoir les studios et les deux-pièces", comme les réservations de moyenne durée. Cependant, les prestations annexes, type bouquet de roses, champagne et pétales de fleurs ; taxi, bagagerie et réfrigérateur rempli, ne sont "pas évidentes à assurer".
Pour Hostnfly, qui avait récolté 9 millions mi-juillet 2019, en revanche,"la situation est compliquée depuis le 15 mars", déclare son président Quentin Brackers de Hugo. Après "énormément d'annulations", la startup s'est repositionnée "depuis fin avril-début mai" sur la location moyenne et longue durée: 3 à 4 mois. Checkymyguest, qui avait bénéficié de 7 millions d'argent frais en septembre, a, lui, "travaillé sur la partie développement technologique", dit son co-fondateur Joffrey Ichbia.
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Parmi les dénominateurs communs aux trois startups liés à la crise sanitaire: elles ont logé, chacune, près d'une centaine de personnels soignants dans le cadre du partenariat entre Airbnb et le gouvernement. De même qu'après avoir promis des recrutements lors de leur dernière levée de fonds, elles ont décidé de les mettre sur pause.
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