Cloud : Telecom Italia noue un partenariat avec Google

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Avec ce partenariat, Telecom Italia ambitionne de devenir « une référence en Italie dans le cloud et l’edge computing [qui permet de traiter les informations de l’Internet des objets là où elles sont produites, Ndlr], deux marché qui seront de plus en plus importants avec la mise en place de la 5G », a déclaré Luigi Gubitosi, son chef de file.
Avec ce partenariat, Telecom Italia ambitionne de devenir « une référence en Italie dans le cloud et l’edge computing [qui permet de traiter les informations de l’Internet des objets là où elles sont produites, Ndlr], deux marché qui seront de plus en plus importants avec la mise en place de la 5G », a déclaré Luigi Gubitosi, son chef de file. (Crédits : Stefano Rellandini)
L’opérateur historique italien s’allie avec Google Cloud pour développer des services dédiés au stockage et au traitement des données à destination des entreprises et des administrations publiques.

Ils vont travailler main dans la main. Ce mercredi, Telecom Italia a annoncé la signature d'un partenariat avec Google Cloud. L'opérateur historique italien mise sur cette alliance pour proposer aux entreprises et administrations publiques toute une panoplie de services numériques, liés au stockage et au traitement des données. Avec ce partenariat, Telecom Italia veut devenir « une référence en Italie dans le cloud et le"edge computing" [qui permet de traiter les données de l'Internet des objets là où elles sont produites, Ndlr], deux marchés qui seront de plus en plus importants avec la mise en place de la 5G », a déclaré Luigi Gubitosi, son chef de file. De son côté, Thomas Kurian, le patron de Google Cloud, s'est félicité de cet accord visant à « accélérer la transformation numérique » des entreprises.

Pour Telecom Italia, ce renforcement dans les services cloud complète sa stratégie de diversification. Outre la connectivité, le groupe cherche à se développer dans des domaines voisins, comme les médias. Telecom Italia mise gros sur les services technologiques. L'opérateur espère qu'ils généreront 1 milliard d'euros de revenus, et 0,4 milliard d'Ebitda, à l'horizon 2024. Pour les dirigeants de TIM, cette diversification est hautement stratégique dans un contexte de très forte concurrence dans les services Internet fixe et mobiles traditionnels.

Bataille pour les données industrielles

Avec son partenariat avec Google, l'opérateur veut se mettre en position de générer un maximum de revenus avec la future 5G. De fait, la prochaine génération de communication mobile, aujourd'hui en plein déploiement, est perçue comme un moyen d'accélérer la numérisation des entreprises, en les faisant notamment basculer dans l'ère de l'Internet des objets. Comme beaucoup d'opérateurs à travers le monde, Telecom Italia espère vendre aux industriels de tous les secteurs d'activité des offres complètes, mêlant connectivité, hébergement et traitement des données.

Sur le papier, nul doute que ce partenariat fait sens. Mais il ne manquera pas de faire grincer des dents, en particulier à Bruxelles. De fait, avec l'arrivée de la 5G et l'essor de l'Internet des objets, l'Union européenne espère se repositionner dans la guerre des données, après s'être fait damer le pion, ces dernières années, par les services des Gafa. C'est du moins ce qu'espère Thierry Breton, le nouveau commissaire européen au Marché intérieur, comme il l'expliquait dans un entretien aux Echos il y a deux semaines. Constatant que l'Europe a perdu la bataille de « l'exploitation des données personnelles » au profit des Américains et des Chinois, il estime que le Vieux Continent a une belle carte à jouer « avec l'essor d'un nouveau type de données industrielles ».

Le commissaire y croît dur comme fer :

« Les réseaux 5G, ainsi que les capacités à intervenir au plus près de la création des données ("edge computing"), vont révolutionner des pans entiers de notre capacité à produire, à consommer, à se mouvoir, à interagir, détaille-t-il dans Les Echos. Le nombre de données émises par l'activité humaine va être multiplié par deux tous les dix-huit mois. Pour moi, l'Europe doit être le premier continent à tirer le plein bénéfice de cette vague. C'est l'un des enjeux les plus essentiels de la décennie qui vient. »

Reste que dans le cas des services cloud de Telecom Italia, c'est bien Google, membre éminent des Gafa, qui est en train de tirer son épingle du jeu.

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