Plan social chez Nokia : l’opacité du gouvernement en question

 |  | 738 mots
Lecture 4 min.
Des salariés de Nokia France ont manifesté ce mercredi, à Paris.
Des salariés de Nokia France ont manifesté ce mercredi, à Paris. (Crédits : Reuters)
Bercy refuse toujours de lever le voile sur les engagements pris par Nokia, notamment ceux portant sur l’emploi, lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2015. Une situation qui hérisse les salariés et les syndicats mobilisés contre un énième plan social. A leurs yeux, le groupe finlandais n’a pas tenu ses promesses.

Au regard de l'exécutif, Nokia compte-t-il encore dans le paysage français des télécoms ? Sans doute moins qu'avant. Un événement semble en témoigner : jeudi dernier, le gouvernement et Cédric O, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique, ont choisi d'annoncer le résultat de la vente des fréquences 5G aux opérateurs au siège français d'Ericsson, le grand rival suédois de Nokia sur le marché des équipements télécoms. Ce choix se justifie puisque Nokia France, sous le coup d'un énième plan social visant à supprimer 1.233 postes, vit des heures sombres. Mais il interroge. Nokia France n'est pas n'importe quel groupe industriel : il s'agit de l'ancien fleuron français des télécoms Alcatel-Lucent, racheté en 2015 par son rival finlandais avec la bénédiction de l'Etat. « Même si c'est compréhensible, je regrette que cette annonce n'ait pas pu avoir lieu chez chez-nous, grince un...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/10/2020 à 8:43 :
Ce ne sont pas nos LREM qui décident ! Ils n'y peuvent rien si les mégas riches évadés fiscaux n'ont pas encore pris leur décision !
a écrit le 08/10/2020 à 4:38 :
Le debat democratique n'existe plus en France. Confisque par l'enarchie.
Réponse de le 08/10/2020 à 8:08 :
Je suis d'accord avec vous, à une nuance près : confisqué de manière définitive par Macron et ses séides. Le débat démocratique était mal en point avant lui, mais il survivait (les fameux "courants" de l'Assemblee, à gauche comme à droite). Macron et Philippe l'ont achevé.
a écrit le 07/10/2020 à 20:47 :
"A leurs yeux, le groupe finlandais n’a pas tenu ses promesses."
ça dépend de ce qu'elles étaient. Parfois ils s'engagent à maintenir les emplois pendant 3 ans et à 3ans + 1J, licenciements, ils ont tenu leur engagement, à la lettre. On imagine que quand une durée est prévue, ensuite c'est au libre arbitre vs le contexte parfois organisé pour que ça soit irrémédiable (on n'a pas investi parce que ça aurait été gâché vu l'avenir qu'on vous réservait).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :