Quand les cadors des télécoms vantent une 5G « verte »
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Les inquietudes du haut conseil pour le climat au sujet de la 5g
Tingshu Wang
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Les inquietudes du haut conseil pour le climat au sujet de la 5g
Tingshu Wang
Après près de deux ans de polémiques et de critiques présentant la 5G comme une technologie énergivore et nuisible à l'environnement, les industriels des télécoms se mobilisent. Tous s'emploient, à grand renfort de communication, à convaincre qu'il n'en est rien. Ce mardi, Ericsson a souhaité mettre, à sa façon, les points sur les « i ». Lors d'une conférence intitulée « La 5G, outil de croissance durable pour tous », Franck Bouétard, le patron de l'antenne française de l'équipementier télécoms suédois, a carrément qualifié la nouvelle génération de communication mobile de « technologie verte ».
Selon le dirigeant, l'industriel, qui fournit des antennes de réseaux mobiles à Orange, SFR et Bouygues Telecom, la 5G est même essentielle. A l'en croire, elle permettrait de réduire « jusqu'à 15% l'empreinte carbone de l'humanité ». Comment ? En améliorant les processus industriels de tous les secteurs de l'économie, qui se numérisent à toute vitesse.
Franck Bouétard veut ainsi « remettre du rationnel » dans un débat, inondé, selon lui, de « beaucoup de fake news ». « Les technologie de l'information et de la communication ne génèrent que 1,4% de l'empreinte carbone mondiale, et ne représentent que 3,6% de la consommation d'énergie », insiste-t-il. Surtout, ce niveau « est stable depuis 2010 », notamment parce que les industriels prennent, selon lui, en compte les problématiques environnementales. « En 5G, le bit transporté consomme huit fois moins d'énergie qu'en 4G », ajoute-t-il. Le dirigeant rappelle que les antennes 5G s'éteignent lorsqu'elles ne sont pas sollicitées. A contrario des antennes 4G, qui fonctionnent en continu.
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Ericsson n'est pas le seul à donner de la voix. En la matière, tous les équipementiers, dont ses rivaux Nokia et Huawei, mènent aussi un intense lobbying pour vanter une 5G économe en énergie. Tous considèrent cette technologie comme un catalyseur pour accélérer, à tous les niveaux, la transition écologique. Idem chez les opérateurs, qui déploient cette technologie à toute vitesse. Chez Orange, le numéro un des télécoms en France, le discours est aussi bien rôdé. Selon Michael Trabbia, le patron de l'innovation de l'opérateur historique, « il faut se servir du numérique pour réduire l'empreinte carbone de tous les secteurs économiques ».