SoftBank Group s'envole avec un bénéfice semestriel de 6,4 milliards d'euros

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SoftBank Group a réalisé un excellent semestre mais pourrait être inquiété à cause de ses relations étroites avec l'Arabie saoudite.
SoftBank Group a réalisé un excellent semestre mais pourrait être inquiété à cause de ses relations étroites avec l'Arabie saoudite. (Crédits : Toru Hanai)
SoftBank Group a annoncé, ce lundi, un bénéfice net semestriel multiplié par huit sur un an, à hauteur de 6,4 milliards d'euros. Le conglomérat japonais va néanmoins devoir faire face aux conséquences de l'affaire Khashoggi.

SoftBank Group peut se frotter les mains. Le géant japonais des télécommunications et services en ligne a annoncé, ce lundi, un bénéfice net semestriel multiplié par huit sur un an. D'avril à septembre, le conglomérat nippon a dégagé un résultat net de 840 milliards de yens (6,4 milliards d'euros)Cette spirale vertueuse s'était déjà dessinée à l'issue du premier trimestre de l'exercice fiscal 2018-2019 où SoftBank avait vu son revenu opérationnel bondir de 49%.

SoftBank a également changé de dimension et s'apparente désormais de plus en plus à une entreprise financière entrant au capital de multiples sociétés via les fonds d'investissement qu'il contrôle dont le SoftBank Vision Fund largement alimenté par l'Arabie saoudite à hauteur de 45 milliards de dollars. Ce fonds, d'environ 100 milliards de dollars, investit notamment dans des entreprises de technologies et services en ligne.

Des tensions sur les prix de la téléphonie au Japon

Les comptes semestriels profitent largement de l'existence du SoftBank Vision Fund. Grâce à ses investissements et à des gains liés à des cessions de titres, SoftBank Group a vu grimper son bénéfice d'exploitation à 1.420,7 milliards de yens (+62%). Il a notamment profité de la vente de parts de Flipkart, consécutive à l'accord de reprise par le géant américain Walmart de ce site de commerce en ligne indien. Puis il a engrangé une recette de 504 milliards de yens découlant de la réévaluation d'actifs dans Nvidia et Oyo.

Hors gains relatifs au fonds d'investissement SoftBank Vision, le bénéfice d'exploitation a progressé de 14,5% grâce aux services cellulaires dans l'archipel et à la filiale de semi-conducteurs ARM, mais le bénéfice de Sprint (services mobiles au Japon et aux Etats-Unis) a reflué. Le chiffre d'affaires de SoftBank Group étant lié, lui, aux activités purement commerciales et non financières, il a augmenté de seulement 5,5% à 4.653 milliards. Sprint ainsi que le portail internet Yahoo Japan en particulier ont vu leurs revenus augmenter.

Des relations embarrassantes avec Riyad

Hors gains relatifs au fonds d'investissement SoftBank Vision, le bénéfice d'exploitation a progressé de 14,5% grâce aux services cellulaires dans l'archipel et à la filiale de semi-conducteurs ARM, mais le bénéfice de Sprint (services mobiles au Japon et aux Etats-Unis) a reflué. Le chiffre d'affaires de SoftBank Group étant lié, lui, aux activités purement commerciales et non financières, il a augmenté de seulement 5,5% à 4.653 milliards. Sprint ainsi que le portail internet Yahoo Japan en particulier ont vu leurs revenus augmenter.

Malgré ces bons résultats, SoftBank Group pourrait déchanter au cours des prochaines semaines. En cause, les pressions du gouvernement japonais pour faire baisser les prix de la téléphonie dans le pays. Le 31 octobre, il a décroché de 9,1% à la Bourse de Tokyo après que le premier opérateur mobile japonais Docomo a annoncé qu'il envisageait de réduire ses tarifs.

Lire aussi : SoftBank imagine investir 880 milliards de dollars dans la tech

De plus, des inquiétudes sur l'avenir du SoftBank Vision Fund, alimenté à hauteur de 45 milliards d'euros par l'Arabie saoudite, existent : SoftBank Group est éclaboussé par la récente crise liée au meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au sein du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul (Turquie), le 2 octobre. Cette dernière a entaché l'image du royaume sunnite et, en particulier, celle du prince héritier Mohammed Ben Salmanerégulièrement désigné comme  l'un des possibles commanditaires de cet assassinat. Or, Masayoshi Son, le patron de SoftBank Group, entretient d'étroits liens d'affaires avec "MBS". M. Son devrait être interrogé sur ses relations avec l'Arabie saoudite au cours d'une conférence de presse plus tard dans la journée.

(Avec AFP)

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