Télécoms : Ericsson, le champion suédois de la 5G, broie encore du noir
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Börje Ekholm, le patron d'Ericsson.
Reuters
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Börje Ekholm, le patron d'Ericsson.
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L'arrivée de la 5G promettait un avenir radieux à Ericsson et à ses rivaux Nokia ou Huawei. Las, jusqu'à présent, le géant suédois ne profite guère de cette nouvelle technologie, dont il vend des antennes et autres équipements aux opérateurs télécoms. Cela fait au moins trois ans, maintenant, qu'Ericsson est dans la tourmente. Et ses résultats au titre du troisième trimestre publiés ce mardi matin n'incitent pas à l'optimisme.
Les ventes, en premier lieu, dégringolent. Celles-ci ont chuté de 10% sur un an, à 68 milliards de couronnes (près de 5,9 milliards d'euros). Il s'agit d'un sacré revers pour l'équipementier. Celui-ci affirme que les ventes d'équipements mobiles, 5G notamment, ont chuté de pas moins de 16%... Ericsson souffre particulièrement en Amérique du Nord - essentiellement aux Etats-Unis, qui est un de ses principaux marchés - où son chiffre d'affaires s'est effondré de 60%. Börje Ekholm, le PDG du groupe, déplore « l'ajustement des stocks des clients, et un rythme de déploiement [de la 5G, Ndlr] plus lent ».
De manière générale, les opérateurs, qui souffrent d'un contexte économique difficile et de l'inflation - en particulier de la hausse des coûts de l'énergie - lèvent depuis des mois le pied sur leurs investissements dans la nouvelle génération de communication mobile. Maigre consolation : les ventes se portent plutôt correctement en Inde et dans certains pays qui ont adopté très tôt la 5G, souligne Ericsson.
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Surtout, l'équipementier suédois a enregistré, au troisième trimestre, une perte colossale de 30,5 milliards de couronnes (2,6 milliards d'euros). C'est la conséquence d'une importante dépréciation dans ses comptes de la valeur de l'américain Vonage, un spécialiste du cloud qu'il a acheté il y a deux ans pour 6,2 milliards de dollars. Malgré les difficultés de ce dernier, Ericsson continue de croire à l'avenir de sa filiale. Il l'estime stratégique pour croître sur le marché des entreprises.