Après Dunkerque, Verkor revoit sa copie en donnant plus de poids à Grenoble avec (entre autres) une mégafactory
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est désormais une forme de "3 en 1" que propose finalement Verkor, sur le site grenoblois de la Presqu'île scientifique, qu'il vient de choisir pour accueillir son siège : car si Grenoble n'aura pas sa gigafactory, la jeune pousse industrielle...
DR/Verkor
Après l’annonce de sa gigafactory à Dunkerque et une certaine déception enregistrée à demi-mots sur la scène locale, la pépite iséroise Verkor a adressé cette semaine une forme de « compensation » aux pouvoirs publics de son berceau local. En dévoilant son installation sur un ancien site industriel de Schneider Electric, où les travaux ont déjà démarré, Verkor a revu sa copie en donnant plus de poids à cette unité, qui comprendra également une unité de « méga-production » de batteries, ainsi qu'un campus de formation dédié à la filière. De quoi relancer le dialogue avec les collectivités...
« C'est une première étape importante et concrète dans la production de cellules de batteries bas carbone pour véhicules électriques et stockage d'énergie pour les marchés français et européens », affirme la pépite Verkor, qui rappelle qu'elle « a voulu rester en région Auvergne Rhône- Alpes, berceau de sa création en juillet 2020, pour implanter son siège social au sein de sa factory : le Verkor Innovation Centre ».
Cette semaine,la pépite très convoitée de par ses ambitions XXLa dévoilé le futur site d'implantation de son Verkor Innovation Center (VIC), qui représente lui aussi une carte maîtresse de son projet. Celui-ci pourrait même prendre plus de place que prévu au sein de la stratégie de la jeune pousse, qui se rêve déjà comme une future tête de pont de l'Europe des batteries.
Car en choisissent de « donner un nouvel élan à un site industriel historique à Grenoble », occupé successivement par Merlin Gerin, Schneider Electric et jusqu'ici Siemens, Verkor a souhaité s'inscrire dans la longue tradition industrielle grenobloise, mais aussi capitaliser sur des actifs industriels qui présentaient certains atouts. « Fondé en 1920, Merlin Gerin s'y installe pour le déploiement de son "révolutionnaire" disjoncteur haute tension, qui fera la réputation de l'entreprise, et deviendra plus tard, Schneider Electric », rappelle Verkor.
Le tout, avec un site de 15.000 m2 qui demeure à proximité de ses partenaires stratégiques grenoblois de la Presqu'îe scientifique, avec en première ligne, Schneider Electric, Cap Gemini, STMicroelectronics ou encore le CEA Grenoble, et un terreau fertile en matière de compétences, qui lui a déjà permis de recruter une centaine de personnes issues de 20 nationalités.
Le site retenu, qui serait encore à ce stade la propriété de Siemens, dispose déjà de qualités inhérentes à son bâti, et notamment d'une hauteur sous plafond de 10 mètres, « qui faisait partie des pré-requis pour la fabrication de batteries », atteste le cofondateur de Verkor et CTO, Sylvain Paineau. D'ailleurs, la startup industrielle a déjà engagé de premiers travaux d'aménagement, et s'apprête notamment à démolir et reconstruire une grande partie du bâti, en vue de répondre à ses nouvelles ambitions.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.