Quels facteurs jouent sur les perceptions de la densité ? Comment cette perception diverge-t-elle d'une personne à une autre ? Comment prendre en compte ces perceptions dans les projets d'aménagements urbains ? Y a-t-il un modèle de densité idéale ? Autant de questions posées lors de la restitution, mardi 17 octobre à Nantes, d'une étude réalisée par le promoteur nantais Réalités et l'école de commerce Audencia sur le thème de « La perception de la densité urbaine dans le contexte de l'objectif "zéro artificialisation nette" ».
Menée entre avril et octobre 2023, cette enquête se divise en trois volets : une revue littéraire ; un sondage auprès d'un échantillon de 2.000 répondants ; des enquêtes de terrain menées auprès de 21 acteurs de l'urbanisme sur huit territoires de l'Ouest de la France avec un focus sur cinq villes moyennes, deux petites villes et une métropole (Nantes, La Roche-sur-Yon, Laval, Poitiers, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Sablé-sur-Sarthe et Les Herbiers). L'étude s'est concentrée sur des quartiers aménagés à partir des années 2000 ou en cours d'aménagement (comme le quartier Prairie-au-Duc à Nantes), dont la superficie est comprise entre 5 hectares et 33 hectares et le nombre de logements réalisés ou projetés entre 210 et 850 unités.
«
Nous ne pourrons pas faire sans la densification. C'est une trajectoire réglementaire », avertit d'emblée Virginie Grandhomme, sociologue et co-titulaire de la
Chaire
Réalités x Audencia. Mais, contrairement à une idée reçue selon laquelle la densité urbaine est forcément négative, l'étude révèle au contraire que la densité est aussi largement associée à des représentations positives concernant l'accès aux services urbains : transports, commerces et équipements.