Ce n'est pas un nouveau Disneyland, ni un immense parc aquatique de plusieurs dizaines d'hectares. C'est en réalité un projet plutôt modeste, en comparaison avec les exemples précédemment cités. Pas de manège à sensation à l'horizon, pas de parking sur des dizaines de milliers de m² : il s'agit d'un parc de loisirs de 6,5 hectares autour des dinosaures, en particulier les reptiles aquatiques. Au programme, des maquettes 3D, mises en scène et agrémentées d'explications historiques et scientifiques. Le tout orchestré par un concept ludique visant une clientèle familiale et prenant place sur le site des Cascades, l'ancien parc aquatique de la commune de Trévoux (Ain) fermé l'année dernière.
Et pourtant, le projet Dinopedia déchire la commune de 7.200 habitants depuis plusieurs mois. D'un côté, l'entreprise, la majorité municipale et une partie des habitants. En face, une autre partie des Trévoltiens, l'opposition municipale, le collectif « Non aux Dinos » créé à l'automne 2023 et revendiquant 300 membres sympathisants ainsi que l'antenne locale de l'association militante GNSA (Groupe National de Surveillance des Arbres). Au cœur de la polémique : une problématique environnementale. Mais pas que.
Une décision que salue le collectif « Non aux Dinos ».
Le collectif estime également que « de graves infractions ont déjà été commises avec un passage en force des travaux. Ouvrir un tel parc en moins de six mois est impossible, au regard des règles d'urbanisme et d'environnement. Le chef d'entreprise est pressé, il veut aller vite en s'affranchissant des contraintes réglementaires. Après publication de la demande de la Préfecture, des travaux étaient encore en cours ce 9 mai, une intervention des gendarmes a même été nécessaire ».