Montagne : « Il ne faut pas arrêter d'investir, mais le faire différemment » (Anne Marty, Domaines Skiables de France)
Marie Lyan
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LA TRIBUNE - Directrice générale adjointe d'Altiservice, le premier exploitant des stations de montagne des Pyrénées (Font-Romeu Pyrénées 2000, Saint-Lary) et du téléphérique urbain de Toulouse, vous étiez déjà vice-présidente de Domaines Skiables de France (19.000 salariés, 238 sociétés de remontées mécaniques). Pour quelle raison vous êtes-vous engagée dans le syndicat professionnel des remontées mécaniques françaises, que vous êtes désormais la première femme à présider ?
ANNE MARTY - Il n'y a aucune logique à cela, simplement un sentiment très fort. Je ne viens pas du monde du ski, mais lorsque je suis arrivée à Altiservice, je savais pour la première fois pourquoi je me levais le matin, car je voyais quel impact mon travail avait sur la vie et l'emploi au sein du territoire. Et si, à l'issue de mon parcours à Altiservice ou à DSF, les enfants de mes salariés peuvent continuer à vivre à travailler sur ce territoire, j'en serai la plus heureuse.
Vous arrivez justement à la tête de l'un des plus importants syndicats de la filière, alors que la montagne se trouve à la croisée des chemins : post-Covid, la fréquentation et le volume des investissements sont repartis à la hausse en 2023, mais ceux-ci ne sont pas uniformes à travers les massifs et les différentes typologies des stations, tandis que l'enjeu de l'adaptation au changement climatique reste omniprésent...
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Si on le prend dans sa globalité, le contexte économique est bon, mais il existe effectivement des disparités en fonction des massifs et des stations. Le réchauffement climatique est là et rebat les cartes profondément. Pour autant, les investissements de la filière demeurent à un niveau très élevé (546 millions d'euros en 2023, contre 380 millions en 2022, ndlr), ils sont simplement pensés et prévus très différemment. C'est d'ailleurs à ce sujet que nous allons insister dans notre Congrès, car l'adaptation est dans notre ADN et sera la clé.
Marie Lyan
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