Le 24 juillet dernier, tous les soutiens de la candidature des Alpes françaises étaient réunis à la Clusaz pour fêter la nouvelle victoire de l'Hexagone. Mais un an plus tard, et malgré quelques avancées notables ces derniers mois, la sélection des sites qui accueilleront les épreuves peine à faire consensus dans les Alpes du Nord.
Au point même de voir Méribel annoncer la semaine dernière son retrait, si elle devait uniquement accueillir les épreuves paralympiques. L'occasion pour le maire de la station savoyarde de fustiger la hausse des coûts entraînée par l'ajout de Val d'Isère à la sélection, et une incohérence avec des Jeux présentés comme « responsables » par leurs instigateurs.
Des tensions qui se sont exacerbées ces dernières semaines et fait grincer des dents jusqu'à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, alors que les épreuves se dérouleront dans deux régions et plusieurs sites espacés de 500 kilomètres. « On s'est mis d'accord sur les épreuves et les villages, mais il y a un débat sur les paralympiques. Et dans le Nord, il y a également quelques arbitrages compliqués. Certaines grandes stations se sont réveillées après coup, alors qu'on était en avance de notre côté. En gros, ils veulent tout nous prendre. Même après que tout soit tranché, ils insistent sur le fait qu'ils savent faire ça et ça », taclait le président de la région, Renaud Muselier, auprès de Var Matin en juin. Allant jusqu'à mettre dans la balance la participation d'Isola 2000, évincée elle aussi des Jeux 2030.
À l'inverse, Fabrice Pannekoucke, qui a repris en main le sujet en succédant à Laurent Wauquiez à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, se « refuse à croire que la position de Méribel est définitive », même si la promesse de départ a changé, confiait-il au Dauphiné Libéré le 21 juillet.