« Le logement sera l’un des prochains enjeux de la présidentielle » (Hervé Legros, Alila)

Marie Lyan
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LA TRIBUNE - Vous vous qualifiez souvent comme le "Robin des bois" du logement accessible, depuis la création de votre groupe en 2004 qui enregistre depuis, une croissance à deux chiffres. Y compris en 2020, où vous affichiez +23% avec près de 754 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pourquoi êtes-vous devenu entrepreneur dans le domaine du logement social ?
HERVE LEGROS - Alila est aujourd'hui un acteur du logement au sens large depuis une vingtaine d'années, dont 14 ans sur la branche du logement social. Car nous avons la particularité de vouloir proposer du logement pour tous.
Nous souhaitions nous retrouver sur l'ensemble du parcours résidentiel, aussi bien du locatif que de l'accession sociale, du logement intermédiaire, du logement à prix maitrisé et abordable, jusqu'au logement libre, dans une moindre mesure.
Vous aviez construit 6.918 logements (dont 3.027 en AURA) au sein de dix régions françaises et vous visez désormais les 1.000 logements supplémentaires en 2021. Pour autant, ce type de segment, composé à la fois du logement social mais aussi des logements dits accessibles, était pourtant plutôt délaissé par les promoteurs traditionnels...
Il s'agissait en effet d'un marché qui était délaissé par la promotion immobilière classique qui se préoccupe davantage du marché lié aux lois de défiscalisation. Or, il y avait un besoin criant d'avoir un acteur majeur et investi au sein de ce secteur.
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D'ailleurs, nous ne sommes plus aujourd'hui les seuls, nous avons donné des envies à d'autres afin d'accompagner le monde institutionnel à produire des logements pour les gens, et pas uniquement pour des investisseurs...
Le Covid a-t-il là aussi joué un rôle dans cette prise de conscience ?
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Le Covid a surtout mis en lumière la grave crise du logement que l'on connaît depuis des décennies, car grâce à cet épisode et à l'essor du télétravail, les gens se sont aperçus que leur logement n'était pas fait uniquement pour dormir, mais qu'il fallait pouvoir y vivre.
Marie Lyan