LA TRIBUNE - Vous êtiez à Cannes en fin de semaine à l'occasion du Mipim et vous aviez vous-même créé les éditions asiatiques et américaines de ce salon en 1997 et 1998. Quel regard portez-vous sur cette édition post-crise ?
DIDIER CAUDARD BREILLE - En tant qu'ancien créateur du Mipim Asia et America, mon lien avec le Mipim est extrêmement fort. C'est donc pour moi une excellente nouvelle que ce salon reprenne, après les deux à trois années que nous venons de vivre. Et cette année, on a Mipim qui ressemble au salon d'avant, même s'il n'a pas encore retrouvé complètement son niveau d'avant-crise.
Les investisseurs sont cependant présents et il y a toujours une appétence très forte en matière d'investissement. Pour autant, cette année nous n'avons pas les visiteurs russes, ni certains pays d'Asie. Même les Allemands sont un peu moins présents, et assommés par le contexte actuel.
Quel impact a justement la guerre en Ukraine sur le marché de l'immobilier à ce stade ?
La première chose étant qu'il ne faut pas réduire cette guerre à un incident. Cette guerre est dramatique et nous touche tous et je pense que si on ne l'écoute pas, on ne peut pas comprendre ce qu'elle est réellement. Et forcément, celle-ci a un impact jusque chez nous, pour les pays qui sont à l'Est de l'Europe et qui sont limitrophes des combats.
On voit également que les banquiers sont aujourd'hui plus frileux car nous évoluons dans un contexte incertain. Il est très difficile de dire ce qui se passera demain, et quelles seront donc les conséquences précises qui pourront être observées sur le marché à moyen terme. Il faut rester humble car nous n'avons pas de boule de cristal et ce conflit pourrait être amené à durer.
Votre groupe de promotion est né à Lyon et vous vous considérez souvent comme un « Gone lyonnais » : la Métropole de Lyon a cette année voulu réaffirmer ses positions et la vision de son nouvel exécutif écologiste au Mipim. Que vous-a-t-elle inspiré ?