Immobilier : Lyon, seconde ville la plus chère de France en 2021, continue d'attirer malgré tout
Zoé Favre d'Anne
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Le marché des maisons situées à trente minutes et plus de Lyon serait devenu "extrêmement vivant" selon la Fnaim, qui remarquait également le retour de franciliens ou de lillois qui songent à s'installer désormais en région lyonnaise.
DR/ML
Des prix qui continuent de grimper, mais aussi d'attirer. Deux ans après le démarrage de la crise sanitaire, Lyon continue de séduire les acheteurs, selon le dernier bilan de la Fnaim, à l'intérieur de ses frontière comme au-delà. Et si cette dynamique peut sembler une bonne nouvelle, elle tend cependant les prix et pèse sur les portefeuilles, à l'achat comme à la location. De son côté, le Grand Lyon tente de tempérer cette hausse pour les locataires, en expérimentant l'encadrement des loyers depuis la fin d'année. Une mesure que la Fnaim condamne toujours sur le terrain.
Le marché immobilier continue de bien se porter à Lyon, malgré la crise sanitaire. Au total, ce sont près de 29.525 logements qui auront été vendus à travers le département en 2021, soit 16% de plus qu'en 2020. Un niveau qui dépasse même les chiffres de l'avant-crise en 2019, où l'on dénombrait 28.006 ventes.
Dans la région, le Rhône se place d'ailleurs en tête des départements qui ont enregistré le plus de ventes, suivis par l'Isère (22.217) et la Haute-Savoie (17.921).
Pour rappel, le département du Rhône compte ainsi un total de 927.000 logements, dont 70% sont des appartements et 29% des maisons. Sur les 829.000 ménages du département, 49% sont propriétaires, 32% sont locataires, 17% sont locataires du secteur social tandis que 2% sont logés gratuitement.
Au niveau des prix à l'achat, la hausse enregistrée depuis plusieurs mois déjà se poursuit : le mètre carré s'élevait à 4.483 euros en moyenne pour un appartement en novembre 2021 (soit +4,1% depuis 2020), et 3.643 euros pour une maison (+ 9,4% depuis 2020).
Alors que les prix de la pierre au sein de la capitale parisienne n'auront pas vraiment évolué cette année, on ne peut donc pas en dire autant de ceux de la province, et tout particulièrement de Lyon.
"On observe un rattrapage de la province sur l'Île-de-France", note Nicolas Bouscasse, président de la Fnaim du Rhône.
D'ailleurs, à cette occasion, Lilian Baule de la Fnaim du Rhône observait lui-même "beaucoup de Parisiens cette année" qui décident de venir vivre dans le département, malgré des prix considérés sur un "un plateau haut" désormais.
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"Depuis la crise, nous avons aussi été impactés, pas sur les prix et les volumes, mais de façon plus structurelle, par les habitudes des consommateurs qui ont évolué", estime Nicolas Bouscasse.