"Province, mon amour" : en 2021, l’immobilier neuf des Alpes a continué d'attirer, mais les stocks sont au plus bas
Marie Lyan
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Chaque année, la FPI Alpes publie son Observatoire annuel sur la conjoncture du marché local de l'immobilier collectif neuf. Et si 2021 peut être qualifiée de « bonne année » du point de vue des transactions, avec des têtes de pont régionales (Grenoble, Annecy, Chambéry, Aix-les-Bains) qui continuent d'attirer à la fois les locaux mais aussi les lyonnais et les franciliens par leur qualité de vie, elle fait déjà ressortir un premier élément d'inquiétude : celui de la tension sur le marché.
Car après deux années de crise et des élections municipales et métropolitaines qui ont provoqué attentes et changements de majorité, les délais de délivrance des permis de construire se sont rallongés dans l'ensemble des villes de l'arc alpin.
Un phénomène qui débutait en 2020, s'est accentué en 2021, et qui pourrait même atteindre son apogée en 2022, certaines villes comme Annecy bouclant l'année avec un stock de logements neufs collectif au plus bas.
Il faudra en effet compter 370.000 euros en moyenne pour se loger dans le neuf à Annecy, contre 293.000 euros à Aix-les-Bains Grand Lac ou 235.000 euros à Chambéry par exemple.
Même si, sur le papier, les chiffres de l'Observatoire de la FPI Alpes évoquent une très légère baisse des prix de -1% à Annecy, il s'agit d'un phénomène en trompe l'œil selon Vincent Davy.
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« Les niveaux de prix restent proches des années précédentes alors qu'en réalité, il s'agit désormais d'opérations menées sur des sites plus excentrés, moins proches du cœur de ville, et où le m2 devrait donc en théorie être moins élevé ». Et d'ajouter : « Compte-tenu du fait qu'il y a eu plus de 1 500 logements, dont environ 500 logements sociaux refusés à Annecy, les prix devraient encore augmenter très fortement, il ne sera pas possible de répondre à la demande ».
Marie Lyan
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