Grenoble va tester l'encadrement des loyers, les professionnels sont mitigés

Anne Taffin
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La Métropole de Grenoble expérimente l'encadrement des loyers jusqu'à fin 2026.
Andrei Kazarov/Fotolia

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La Métropole de Grenoble expérimente l'encadrement des loyers jusqu'à fin 2026.
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Depuis le 20 janvier 2025, 21 communes de la Métropole de Grenoble sont désormais soumises à l'encadrement des loyers. Le dispositif s'applique uniquement aux nouveaux baux et aux renouvellements de baux signés à partir de cette date. Ce, jusqu'en novembre 2026.
Attendue depuis 2019 par la capitale des Alpes, qui avait essuyé un refus lors de sa première candidature il y a six ans, la mesure doit permettre « de pouvoir proposer un logement abordable à tous », en évitant une explosion des prix dans le parc privé, alors que le loyer pèse pour une part de plus en plus conséquente dans le budget des ménages, explique Jérôme Rubes, vice-président de la Métropole de Grenoble à l'habitat et au logement.
Cela signifie néanmoins que 20% ne le sont pas. « Nous avons mis ce dispositif en place pour lutter contre les marchands de sommeil » qui profitent de la tension pour surévaluer les prix ou ceux qui cherchent à rentabiliser leur bien le plus vite possible. « Il fallait donner aux locataires des moyens de se défendre », poursuit-il. Grâce au simulateur mis en ligne, ceux-ci pourront, tout comme les propriétaires, évaluer l'échelle dans lequel le loyer doit se situer.
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A contrario, Cyril Ravier, président de la FNAIM Isère, tout comme Jérôme Aubreton, président de l'Union nationale des propriétaires immobiliers de l'Isère (UNPI 38), avancent d'autres chiffres. Ainsi, « 90 à 95% des loyers pratiqués sont dans la fourchette haute de l'encadrement avec des montants proches des loyers majorés », affirme ce dernier.
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