Alors que les travaux de la gare Part-Dieu, entamée il y a presque dix ans, touchent à leur fin, c'est un autre lieu de mobilité fort de la capitale des Gaules qui s'apprête à être rénové : l'échangeur de Perrache (CELP). Situé dans la Presqu'île lyonnaise, à quelques pas à peine de la gare ferroviaire Perrache, le lieu est un hub de mobilité à bien des égards.
Le centre d'échanges comprend sept passages routiers souterrains qui permettent à la fois le transit national et international, et la traversée est-ouest de l'agglomération et accueille également le terminus d'un métro et deux tramways. Sans oublier le transit de cars départementaux et internationaux via sa gare routière.
Inauguré en 1976, celui-ci est devenu une passoire thermique dont la configuration ne répond plus au besoin d'accueil des voyageurs. D'où sa mue.
Après des années d'attente, l'exécutif métropolitain a confirmé, en janvier dernier, le début des travaux préparatoires au cours du premier trimestre 2025, du projet de réhabilitation du CELP porté par le groupement mené par Quartus et Apsys. Celui-ci permettra de créer une « fenêtre urbaine » entre la place Carnot et la gare de Perrache, poursuivant ainsi le programme « Ouvrons Perrache » débuté en 2021. Ce, pour un montant évalué autour des 140 millions d'euros. La Métropole de Lyon participera à hauteur de 32,6 millions d'euros, Sytral Mobilités investira 4 millions et la société publique lyonnaise de mobilités (SPLM), 6 millions d'euros.
La rénovation du lieu se doublera d'une montée en puissance des mobilités avec une augmentation de 30% des capacités pour les transports en commun grâce à l'agrandissement des quais de trams qui pourront accueillir des rames de 43 mètres contre 32 auparavant. À cela s'ajoutent l'automatisation et le renfort de capacité de la ligne de métro A ainsi que le développement du TEOL (tramway de l'ouest lyonnais).