Les grévistes demandent à leur employeur une augmentation de salaire, une action sur la qualité de l'emploi ainsi que des investissements dans l'infrastructure et l'outil de travail. Ces revendications sont d'autant plus fermes qu'elles sont portées dans un contexte d'inflation, où Total a récemment réalisé ce qu'on nomme aujourd'hui des "super-profits".
Ce mouvement de grève qui a provoqué notamment des pénuries dans beaucoup de stations-essence en France. "Nous ne sommes pas là pour pénaliser les citoyens, mais c'est une conséquence de la grève", défend Pedro Afonso, délégué syndical CGT raffinerie Total Energies de Feyzin.
Stratégiquement, c'est le service Expéditions (gestion des flux entrants et sortants) qui est le plus concerné par un mouvement de grève "dur" avec 100% de grévistes sur ce secteur, soit 150 salariés sur les quelques 600 que compte la raffinerie.
Les grévistes demandent ainsi pour l'année en cours une augmentation de 10% sur les salaires soit 7% pour l'inflation, 3 % pour le partage de la richesse. TotalEnergies avait proposé "d'avancer la réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) qui a lieu tous les ans en fin d'année. Cette date a déjà été avancée au 18 novembre, pour encore être avancée aujourd'hui en octobre."