Une nouveauté dans le paysage routier. Depuis le 1er janvier, les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est expérimentent la gestion d'une partie du réseau routier national dans leur périmètre : soit 756 kilomètres de routes pour la première (la RN7, la RN88, la RN102, en Auvergne, dans la Loire et la Haute-Loire, pour ne citer qu'elles), et 524 km pour la seconde (la RN4 et l'A31, autoroute non concédée), jusqu'alors gérées par l'État. Cela représente 70% des routes nationales en Auvergne-Rhône-Alpes, désormais sous pavillon régional.
Une expérimentation de transfert de compétences sur cinq ans, jusqu'à fin 2029, rendue possible par la loi 3DS sur la décentralisation. Les deux collectivités, déjà compétentes en matière ferroviaire, ont saisi cette opportunité pour enrichir leurs stratégies et renforcer leur rôle dans la gestion des infrastructures.
« Nous aurons aussi bien la gestion du quotidien, l'entretien courant et la viabilité hivernale, que les grands travaux, les transformations, les créations si nécessaire », souligne Frédéric Aguilera, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, délégué aux Transports. Cela, sur des tronçons situés dans la moitié ouest de la Région, avec de forts enjeux d'aménagement du territoire, car dans les Alpes, « il y a assez peu de grands axes de traversées, ce sont notamment des autoroutes concédées ».