Assurance de prêt : quels sont les pièges à éviter avant de signer ?

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Copyright Reuters (Crédits : Simon Cohen)
Arnaud Giraudon, Président d'AcommeAssure.com, courtier en assurances

Un nombre croissant d'emprunteurs, plutôt jeunes et en bonne santé, souscrivent une assurance de prêt différente de celle proposée par leur banquier. Ils ont compris qu'ils peuvent économiser ainsi plusieurs milliers d'euros. Encore faut-il choisir un bon contrat et éviter quelques pièges.

Premier point : assurez-vous que le contrat prévoit bien une indemnisation forfaitaire en cas d'arrêt de travail. Pour un prêt assuré à 100 %, l'intégralité de votre échéance est alors remboursée par l'assureur. Certains contrats, moins onéreux certes, ne remboursent qu'à hauteur de votre perte de revenus, c'est-à-dire une fois pris en compte les remboursements de la Sécurité sociale et de la mutuelle.

Vérifiez ensuite que le tarif de l'assurance proposée est bien garanti pendant toute la durée du prêt, quelle que soit l'évolution de votre situation. Sinon, tenez- vous prêt à voir votre cotisation évoluer si vous changez de profession, par exemple.

Lisez également attentivement les garanties figurant dans la notice du contrat. Votre courtier vous aide à comprendre les termes et met souvent à votre disposition un lexique sur son site Internet. Sauf emprunt pour réaliser un investissement locatif, il est conseillé d'être couvert en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, partielle ou totale. En effet, si seulement l'invalidité totale et non partielle est garantie, les échéances de prêt d'une personne affichant un taux d'invalidité de 60 % ne seront pas prises en charge.

Cette liste non exhaustive illustre la complexité des contrats d'assurance de prêt. Il ne faut pas hésiter à se faire aider par un professionnel, comme un courtier par exemple. Il pourra analyser les contrats et vous en faciliter la compréhension.

 

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Commentaires
a écrit le 17/08/2011 à 15:55 :
Dans le cadre d'un emprunt avec caution hypothecare, le prêt est déjà appuyé sur une valeur immobilière d'une valeur double du montant emprunté. Quelles que soit les péripéties que l'emprunteur peut vivre ou ne pas vivre, le prêteur a toujours en garantie le bien hypothèqué. Si le bien a été correctement évalué, le préteur est donc sur d'être payé.


Malgré tout certaines banques exigent une assurance prêt qui peut se monter au tal à 10% du montant de l'emrprunt. Cela semble exagéré. Cela arrive dans le cas de personnes âgées.

Ne peut-on pas prooser une hypothèque sur un autre bien ? C'est bien moins cher et le prêteur ne risque rien.

N'y a t -il pas une anomalie ?

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