Le vin fait de plus en plus tourner la tête des investisseurs

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Source : Idealwine
Source : Idealwine
Alors que la Bourse recule, certains vins s'apprécient de 20 % en un an. La période des primeurs permet d'acheter à bon prix les joyaux de demain.

Tous les ans, la première semaine d'avril, une activité intense gagne la région de Bordeaux. C'est la période des primeurs : des centaines de dégustateurs venus du monde entier goûtent plus de 2.300 vins issus de la récolte de l'année. Tout droit sorti des chais, le vin de l'année passe le test de leurs papilles exercées. La période est cruciale, puisque ces dégustations permettent aux professionnels de déterminer le potentiel du vin, et donc les prix qui seront pratiqués par les négociants.

C'est surtout le bon moment pour investir ! Car, pendant cette période, le millésime est vendu moins cher, et hors taxe, par les distributeurs, cavistes, grandes surfaces et sites Internet. En revanche, inutile d'en faire la demande auprès du château. Bon à savoir : la « sortie en primeur » a lieu vers la mi-juin, mais les bouteilles sont livrées un an plus tard.

Et mieux vaut se dépêcher car les amateurs sont légion. Cet engouement se traduit dans les prix : d'après l'indice du site Internet IdealWine, le Bordeaux a bondi de 27,9 % en un an, les Côtes du Rhône de 24,7 %, et le Bourgogne de 11,4 % (voir l'illustration réalisée par Idealwine). De quoi faire pâlir les traders de la City !

Les vins à privilégier ? Les Grands Crus, bien entendu. Une valeur sûre, à condition d'en avoir les moyens. Le nec plus ultra : le Château Lafite Rothschild 1982, qui a plus que quadruplé entre 2005 et 2010, portant la bouteille à 3.455 euros ! Du même millésime, le Château Latour, à 1.156 euros, a pris 160 %.

Un peu cher pour vous ? Direction les « seconds vins », issus des jeunes vignes des domaines prestigieux, qui valent également le coup à en croire Angélique de Lencquesaing, associée fondatrice d'Idealwine. Le prix des « Carruades de Lafite » ou des « Forts de Latour » ont décollé ces dernières années. Comptez un budget d'environ 200 euros. Si ces seconds vins s'apprécient financièrement, c'est que la demande pour ces vins « labellisés » par des grands domaines, a explosé, notamment en Chine et à Hong Kong.

Bien sûr, pour dégager une belle plus value aux enchères ou chez le caviste, il faut accepter de conserver un moment ses bouteilles. « Au moins cinq ans et dans de bonnes conditions » conseille Angélique de Lencquesaing. Comme quoi, le vin n'est pas un placement... liquide.

 

Pour aller plus loin : notre espace vin

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Commentaires
a écrit le 07/10/2011 à 14:28 :
Bonjour,
Et pendant ce temps là,les gens crèvent de faim!
Quelle honte.

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