Immobilier : la distribution de crédits rebondit, le marché, pas encore...

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La production de crédits immobiliers en France a rebondi de 35,3%, au deuxième trimestre 2013, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Copyright Reuters
La production de crédits immobiliers en France a rebondi de 35,3%, au deuxième trimestre 2013, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La production de crédits immobiliers a rebondi de 35,3%, au deuxième trimestre, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Qui n'entrevoit pas encore de reprise du marché de l'immobilier ancien.

La crise du marché français de l'immobilier est-elle en passe de s'achever ? Au deuxième trimestre 2013, la production de crédits immobiliers a rebondi de 35,3%, par rapport aux trois premiers mois de l'année, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA publié mardi. Un véritable renversement de tendance, après la chute de 26,4% accusée sur l'ensemble de l'année dernière, laquelle avait été suivie par une nouvelle baisse - de 8,7% - au premier trimestre 2013 (par rapport aux trois derniers mois de 2012).

Il faut dire que la faiblesse des taux d'intérêt incite à s'endetter. Au deuxième trimestre, le taux moyen d'un crédit immobilier était de 2,95%, soit un plongeon de 70 points de base en l'espace d'un an. « Nous n'avions jamais vu des taux aussi bas depuis 1950 », insiste l'Observatoire. Qui n'entrevoit pas de remontée significative des taux dans les prochains mois, mais plutôt une stabilisation vers les 3% d'ici à la fin 2013.

La capacité des ménages à disposer d'un apport personnel diminue

De la à imaginer que le marché de l'immobilier est tiré d'affaire, reste un pas, que Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris Ouest et co-auteur de l'étude de l'Observatoire, refuse de franchir : « Au 30 juin, sur un an glissant, la production de crédit est en progression de 4,9% seulement. » De plus, si celle-ci est repartie à la hausse, c'est notamment parce que la capacité des ménages à disposer d'un apport personnel pour financer l'acquisition d'un bien diminue.

Ainsi, sur le marché des logements anciens, le niveau des apports personnels mobilisés a chuté de 11,6% depuis janvier, par rapport à la même période de l'année précédente, alors qu'il avait progressé de près de 5% en 2012. La faute en partie à un marché de la revente qui demeure bloqué, et qui ne permet donc pas aux ménages d'utiliser le produit de la cession d'une première acquisition pour en financer une deuxième.

Les jeunes ont été chassés du marché de l'ancien

De fait, Michel Mouillart n'entrevoit pas encore de « reprise du marché de l'ancien, bien que celui-ci ait atteint son point bas entre la fin 2012 et le début 2013. »Un marché dont, au passage, les jeunes de moins de 35 ans ont été chassés, avec la limitation, depuis le 1er janvier 2012, du prêt à taux zéro plus (PTZ+) aux primo-accédants réalisant des acquisitions dans le neuf uniquement. Et « ce choc connu en 2012 dans l'ancien, on le voit aujourd'hui dans le neuf », regrette Michel Mouillart. En raison, là encore, d'une redéfinition du PTZ+, qui n'est plus alloué, depuis le 1er janvier 2013, qu'aux ménages disposant de revenus modestes, soit un revenu fiscal compris entre 18.500 et 36.000 euros.

 

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a écrit le 24/07/2013 à 16:39 :
Merci à La Tribune d'avoir fait passer, une fois de plus, notre message publicitaire, déguisé sous forme d'article.
a écrit le 24/07/2013 à 15:51 :
Vous inquiétez pas les demandes de rachat de crédit sont presques toutes effectuées, la réalité va vite rattraper les chiffres manipulés.
a écrit le 24/07/2013 à 13:19 :
Les crédits sont aux plus bas...mais les stocks augmentent avec des délais de ventent qui s'allongent.....c'est logique ? Oui car les gens ne peuvent plus mettre des sommes délirantes dans des cages à lapin.....Dans mon quartier les prix baissent mais lentement....il faudrait que l'immobilier perde entre 20% et 30% pour sortir de la bulle immobilière Francaise.
a écrit le 24/07/2013 à 12:16 :
Merci de donner la proportion de rachat de credit. Effectivement, avec les taux bas, beaucoup revoit leur crédit. Tous les crédits ne sont pas des achats immobiliers.
a écrit le 24/07/2013 à 11:09 :
Le ratio prix/revenus est quand même loin d'être bon. Et vu les perspectives de conserver un emploi sur 15 ou 20 ans qui sont des plus faibles, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait inciter à l'optimisme, enfin à l'optimisme des prêteurs, des agences et des "observatoires".
a écrit le 23/07/2013 à 22:39 :
Quelle part de ces crédits vient des rachats de crédit pour profiter de la baisse des taux, et quelle part vient des crédits réellement émis pour nouvel achat?
a écrit le 23/07/2013 à 20:54 :
"les jeunes de moins de 35 ans ont été chassés, avec la limitation, depuis le 1er janvier 2012, du prêt à taux zéro plus (PTZ+) aux primo-accédants réalisant des acquisitions dans le neuf uniquement" : Parce-qu'avant 2012, il y avait des myriades de primo-accédants peut-être? Toujours à pleurer des subventions pour rendre la demande solvable et augmenter les prix sans se poser la question des revenus... Dire que les bénéficiaires de cette escroquerie osent parler d'assistanat.
Réponse de le 24/07/2013 à 7:50 :
et ça vote massivement UMP (union pour le maximum de profit ) sans rien branler
Réponse de le 24/07/2013 à 9:46 :
ou PS Profits jusqu'à Saturation célèbre phrase de Cahuzac.
Réponse de le 24/07/2013 à 10:14 :
Qui êtes-vous pour dénigrer ainsi la jeunesse dont je fais partie? A notre âge, vous n'aviez pas 1/4 des problèmes que nous connaissons aujourd'hui ( chômage, logement, etc...). Et ça ose nous insulter de la sorte? Pfff vous avez eu vos moments de gloire mais la roue tourne, ne soyez pas jaloux. Place aux jeunes ne vous en déplaise.
Réponse de le 24/07/2013 à 11:16 :
Visiblement vous n'avez strictement rien compris... Personne n'a critiqué les jeunes ici, mais ceux qui demandent en permanence des subventions, c'est à dire le lobby de l'immobilier. Réfléchissez un peu avant d'écrire n'importe quoi !
a écrit le 23/07/2013 à 19:58 :
il faut faire attention aux formules employée, on parle ici de production de prêts immobiliers, d'accord !!! mais qu'elle est la part des prêts rachetés du fait de la baisse des taux.... hhuumm pas sur que l'ensemble de la production concerne uniquement le financement de prêts pour l'achat de biens immobiliers....
a écrit le 23/07/2013 à 19:00 :
Les taux sont à un plus bas historique, et pourtant il y a rarement eu autant de biens à vendre... Les taux risquent de remonter prochainement, cf fin du quantitative easing aux USA. Ceci risque de plomber un peu plus les ventes immobilières. Le marché est bloqué car les prix sont trop hauts à cause de taux trop bas et de trop d'aides fiscales ces dernières années, et une baisse fera le plus grand bien à ce marché : la loi de l'offre et de la demande veut que quand il n'y a plus de demande, les prix baissent, c'est ainsi, ça marche dans les deux sens.
Réponse de le 23/07/2013 à 23:25 :
La FED ne fixe pas encore les taux ici. Par ailleurs tant que l'economie europeenne a le profil actuel une hausse massive des taux est peu probable.
Réponse de le 24/07/2013 à 11:17 :
Les taux manipulés par la Fed aux USA ont une influence considérable sur les taux en Europe. Regardez par exemple la montée des taux français après les annonces de la fin du QE et vous comprendrez votre erreur.
a écrit le 23/07/2013 à 18:24 :
C'est Nostradamus qui l'a dit... la fin des temps était prévue l'année dernière et la hausse des prix immobiliers à partir de 2014.
a écrit le 23/07/2013 à 18:10 :
pas ouvert le bon fichier : http://www.creditlogement.fr/Upload/Observatoire/Fichier_189.pdf
a écrit le 23/07/2013 à 17:45 :
Une erreur s'est glissée qui surévalue la reprise de l'immobilier. Vous écrivez : "Au deuxième trimestre 2013, la production de crédits immobiliers a rebondi de 35,3%, par rapport aux trois premiers mois de l'année, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA".
La progression rapportée par l'Observatoire/CSA est en réalité de "+ 7.0 % au cours du 2ème trimestre" http://www.creditlogement.fr/Upload/Observatoire/Fichier_188.pdf
a écrit le 23/07/2013 à 17:37 :
on commence a voir des promoteurs essayer de fourguer leurs invendus sur "de particulier a particulier" c'est dire comme ca rebondi !
a écrit le 23/07/2013 à 17:35 :
C'est proche de la désinformation : il annonce +35% mais compare le T2 au T1, et non pas le T2 2013 au T3 2012.
Il y a toujours autour de +30% entre janvier et juin, puisqu'on compare la période la plus morte de l'immobilier avec la haute saison. C'est un effet saisonnier naturel.

La vérité c'est surtout que le marché ne repart pas alors que les taux n'ont jamais été aussi bas depuis l'après guerre. Suffit de regarder les évolutions de prix des annonces en province avec pticaillou ou Castorus, pour se rendre compte que les annonces traînent maintenant des mois et que rares sont celles qui ne baissent pas passé le troisième mois. Et avec la hausse des droits de mutations c'est pas près de s?arranger. Quand les notaires sortiront leurs stats cet hiver, tout le monde fera semblant d'être étonné... et pourtant.
a écrit le 23/07/2013 à 17:32 :
Les prix vont remonter a l'evidence. La correlation entre credit et prix immo est indiscutable et explique en partie l'evolution des prix ces dernieres annees. La question est comment eviter que cela ne finisse mal car rine ne justifie actuellement une remontee des prix de l'immo. Cela ne signifie pas forcement une bulle mais en tout cas tant que les fondamentaux seront ce qu'ils sont toute augmentation des prix est suspecte.
Réponse de le 23/07/2013 à 18:48 :
FAUX il n'y a pas de réelle corrélation directe entre prix/taux, la preuve cette année 2012 les taux étaient à un plus bas historique, jamais il n'y a eu aussi peu de ventes. La seule corrélation est prix/revenus.Or actuellement nous sommes en bulle (les prix ayant augmenté d'une manière anormale de 130% sur 10 ans alors que le pouvoir d'achat de 25%, décoréllation évidente) et cette bulle au vu de la conjoncture économique actuelle (chômage en très forte hausse, baisse des revenus, aléas économiques, confiance en l'avenir au plus bas ceci est un facteur prépondérant pour l'achat) ne peut rester ainsi, une bulle explose c'est sa nature,
Réponse de le 23/07/2013 à 19:01 :
La ligne 1 et la ligne 3 de votre commentaire sont en contradiction...
a écrit le 23/07/2013 à 17:20 :
ouf, les baby boomers ont hâte de vendre leur appart 15 fois le prix d'achat pour des petits jeunes qu'ils voient comme des fainéants et bons à rien
Réponse de le 23/07/2013 à 18:28 :
15 fois le prix d'achat, non vous êtes en dessous de la réalité enfin nous ne sommes pas en Espagne..Nous devons continué à partir en croisière,aider nos enfants sans emplois et payer des impôts pour tous les profiteurs de la politique et assistés en tous genre du système....
Réponse de le 23/07/2013 à 19:18 :
eh comique , les petits jeun sont les enfants ou les petits enfants des baby boomers ..... Arretez un peu avec vos delires intergenerationnel. Et pour le chomage des jeunes ils etait 674.000 chomeurs de 15-24 ans en 1984 dans une france de 55 millions . E n fin 2012, ils etait 680.000 dans une france de 65 millions .... alors halte au delire , chaque generation a eu ses problemes (guerre d'algerie des uns , 1968 des autres (+30% por le smic al a sortie), les bombes sur le sols allemands dans la guerre URSS USA, puis les departs de khomeny avec la continuelle poudriere voisine israelo-palestinienne.... alors le drame generationnel avec xbox; smartphone et impriamnte 3D, merci de remettre les bonnes focales pour les bonnes mises en perspectives. En 2013, 9% des jeunes qui ont entre 15-24 sont au chomage , cela fait 91% qui ont une activité qui n'a pas a le s mettrre en stress a chaque ouverture d'un media
Réponse de le 24/07/2013 à 8:37 :
"En 2013, 9% des jeunes qui ont entre 15-24 sont au chomage , cela fait 91% qui ont une activité qui n'a pas a le s mettrre en stress a chaque ouverture d'un media" : Justement non... Le taux est de 9% pour l'ensemble de la population et de 25% pour les 15/24 ans (http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=14). On ne peut que se demander ce que donnerait un découpage moins fortuit excluant des étudiants : 21/35 ans par exemple. Quitte à sortir des chiffres pour faire dans le déni de réalité en prétendant que les jeunes s'amusent comme des fous avec des nouvelles technologies et qu'après tout, louer 30m² à 700 euros jusqu'à 35 ans n'est pas si grave : Sortez au moins des chiffres justes. Du reste, profitez bien de vos cailloux sur-évalué qui vous permettent de siphonner les revenus des enfants des autres : Avec 100% de PV pour les vendeurs, les acheteurs payent le double; avec des prix à l'achat délirant, les plus jeunes restent locataires. Seulement, dites vous bien que la fête touche à sa fin et vous finirez par payer le fruit de la rupture générationnelle provoquée par votre boulimie sur des biens de première nécessité.
a écrit le 23/07/2013 à 16:53 :
Quelle est la part de "nouveaux crédits" liés à un achat, et celle des rachat de crédit pour profiter du niveau historiquement bas des taux d emprunt ?... qui peut répondre ?
a écrit le 23/07/2013 à 16:42 :
la production vient essentiellement de renégociation de taux, pour les crédits mis en place de 1 à 5 ans. Sans ces renégociations, la production "réelle" cad destinée à financer l'achat d'un logement, est en baisse de 20 à 30 %, comme le nombre de transactions, ce qui est parfaitement logique. Dès que les taux remontent, le crack immobilier se déclenche....
Réponse de le 23/07/2013 à 17:12 :
@john galt : une renegociation de crédit n'est pas un nouveau crédit donc ne rentre pas dans la production. Par contre les rachats des crédits par la concurrence (en cas de refus de renego par exemple) sont bien des nouveaux crédits. Maintenant l'article ne dit pas si cette hausse concerne la production nette de crédits (nombre de nouveaux crédits) ou l'encours de crédits (nouveaux crédits - crédits remboursés). Ce n'est pas la même chose et je pense que c'est plus là que vous vouliez en venir.
Réponse de le 23/07/2013 à 19:20 :
trs pertinent le point sur les renegociation .... d'ailleurs on se demande en quoi les banques ne mettent pas leur futurs clients dans l'incapacité d'ouvrir leur porte si elles ouvrent continuellement la porte aux renegociations de ceux qui ont achete dans un cadre auquel ils n'ont qu'a se tenir. C'est trop facile . Car pour financer ces renegociations à la baisse , la banque continue a faire payer les suivants davantage....
a écrit le 23/07/2013 à 16:29 :
Les taux sont reparti a la hausse depuis mi juin, 40% des banques ont ainsi augementés leurs taux, certe la hausse est faible mais quand même, les primo accèdent ne sont tjr pas revenu, je ne vois pas le marché reprendre cette année.
a écrit le 23/07/2013 à 16:24 :
A voir si il s'agit, pour une part, de rachat de crédit suite à la baisse des taux récente...
a écrit le 23/07/2013 à 16:24 :
A voir si il s'agit, pour une part, de rachat de crédit suite à la baisse des taux récente...

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