Tirer le meilleur parti de vos placements pour la retraite

 |   |  525  mots
Quelle que soit l'issue de la concertation sur les retraites, une chose semble certaine : il faut épargner aujourd'hui pour compléter les pensions de demain. Et les meilleurs chemins ne sont pas toujours ceux qu'on croit !

Le gouvernement va rendre publiques ses propositions vers la mi-mai et présenter son projet de loi avant le 14 juillet : faudra-t-il travailler plus longtemps, payer des cotisations plus importantes, recevoir des pensions moins élevées ? Quelle que soit l'issue des concertations entre pouvoirs publics et partenaires sociaux, l'équation à résoudre pour les actifs d'aujourd'hui risque de ne pas beaucoup changer : pour s'assurer des revenus confortables lors de la retraite et maintenir un bon niveau de vie, il faudra disposer d'une épargne volontaire.

Pour des cadres supérieurs ou des non-salariés dont les revenus diminueront de 60% ou plus à la retraite, c'est indispensable, même si les régimes restent à l'équilibre. Dans l'hypothèse de retraites moins généreuses, un complément pourrait également être d'un grand secours à l'ensemble des actifs, au risque de devoir serrer le budget pendant toute la fin de vie...

Mettre de l'argent de côté pour la retraite relève donc, pour tous ceux qui n'ont pas un patrimoine solidement établi, de l'urgence. Même si l'objectif à atteindre est flou, car il est difficile de prédire le montant des retraites futures et des compléments de revenus à générer. Ce n'est toutefois pas une raison pour attendre, au vu des perspectives des régimes (rappelons que la valeur des points Arrco et Agirc évolue déjà nettement moins vite que l'inflation depuis plusieurs années) et des sommes à mobiliser. En effet, avec un capital de 100.000 euros investi aujourd'hui dans un placement à revenu peu risqué, vous n'obtiendrez que 3.500 euros environ de complément de revenu annuel, soit moins de 300 euros par mois avant impôts...

Avantage fiscal et déduction

Pour abriter cette épargne destinée à la retraite, il existe quelques produits très spécifiques, comme le Plan d'épargne retraite populaire (Perp), le Corem, les contrats "Madelin" pour les non-salariés ou la Préfon pour les fonctionnaires et assimilés. Dotés d'un avantage fiscal à l'entrée avec une déduction des cotisations investies, ils sont toutefois lourds de contraintes, car l'épargne y est bloquée à vie et ne peut être récupérée qu'après la cessation d'activité et seulement sous forme de rente viagère. Celle-ci étant imposable et soumise aux cotisations sociales, le gain fiscal à en attendre est limité, sauf pour les plus hauts revenus qui ne comptent que sur une minuscule retraite. De plus, comme les rentes sont calculées en fonction de prévisions optimistes sur l'allongement de la durée de vie, elles se traduisent par des montants peu élevés : 4.200 euros par an environ pour un homme de 65 ans disposant de 100.000 euros et 3.700 euros pour une femme (avant impôts).

A l'occasion de la réforme des retraites, ces produits, notamment le Perp, pourraient faire l'objet d'un remodelage, réclamé par les professionnels. Mais d'ici là, il n'y a pas de temps à perdre et mieux vaut mettre à contribution des produits classiques, qui ont déjà fait leurs preuves, en les gérant pour les transformer en efficaces machines à compléter vos revenus.

Pour accéder aux articles de notre dossier, cliquez sur les liens ci-dessous

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/05/2010 à 23:28 :
De 1910 (l'or) à 2010 (caisse d'épargne) l'état français n'a jamais cessé de s'approprier les épargnes des petits épargnants. Deux exceptions toutefois :
Le Pinay et le Balladur ! C'est très peu en 100 ans ! Pensez vous que cela va changer ? De dévaluation en emprunts bidons en taux ridicules et en fiscalité assassine ! Le bon filon c'est l'épargnant ! Et on ne change pas une équipe qui gagne que je sache ? A.C
a écrit le 09/05/2010 à 21:53 :
De l'obligation de se défaire de son or au début du siècle (un peu avant
la guerre de 14/18 si ma mémoire est bonne) aux "emprunts "d''état" dont
LES SEULS qui n'ont pas ruinés leurs malheureux possédant furent le célèbre "Pinay" et ... le Balladur qq décennies plus tard. A part ces exemples HÉLAS célèbres par leur rareté, L'ÉTAT FRANÇAIS À TOUJOURS RUINÉ
SA PETITE ÉPARGNE considérant que l'argent épargné LUI APPARTENAIT BIEN PLUS QU'À CELUI QUI L'AVAIT (chèrement) gagné !
Ép
a écrit le 07/05/2010 à 12:54 :
Une simple question.
Croyez vous vraiment ce que vous dites ??
J'attend la réponse dans votre journal, merci .
a écrit le 07/05/2010 à 10:15 :
il ne faut jamais croire l'état : Il y a 40 ans on recommandait le placement immobilier pour vos vieux jours (ça continue avec une autre finalité , vous refiler des cas sociaux insolvables) . Ceux qui ont eu la malchance de vivre vieux se sont faits gruger jusqu'au trognon par l'état , désignant les propriétaires comme d'horribles nantis . Les pauvres vieux ont vu leurs retraites fondre comme neige au soleil sous le regard ravi des statutaires de Bercy . C'est une honte et je suis prêt à en débattre .
a écrit le 07/05/2010 à 9:58 :
S'il y a urgence à économiser cela revient à étouffer toutes les formes d'emploi par insuffisance de commandes. Que se passera-t-il si certains ont et les autres pas? Achetons local ou tout du moins auprès de gens qui sont comme nous. Parfois l'argent n'achète pas tout.
a écrit le 07/05/2010 à 8:22 :
la capitalisation n'est qu'un leurre; en plus dans l'article vous abordez un exemple d'investissement très représentatif de la population française.....un placement de 100 000 euros !!

on veut nous faire croire que la capitalisation est une très bonne solution, parlez en aux personnes multipliant les emplois précaires, les périodes de chômage et les faibles salaires;

expliquez moi comment ces personnes peuvent capitaliser et même si elles le voulaient, il faut capitaliser de gros montants pour espérer toucher de bons compléments mensuels; donc c'est une imposture !

investissez dans les actions, ça rapporte sur le long terme ( c'est se qu'on essaie de nou faire avaler !)c'est très porteur.....enfin ça dépend quand....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :