Ces universités qui font trembler les grandes écoles

 |   |  1224  mots
DR
Selon le classement SMBG des meilleurs masters, MS et MBA, publié ce samedi, plusieurs universités devancent ou talonnent les écoles de commerce prestigieuses dans certaines spécialités économiques et financières. Découvrez lesquelles...

C'est un fait : les Français sont friands de classements mais ceux-ci, souvent critiqués, sont à interpréter avec prudence, ne serait-ce que par leurs différences de méthodologie. Publié par le cabinet de conseil en orientation SMBG-Eduniversal à l'occasion de son salon des meilleurs masters, mastères spécialisés et MBA qui se tient ce samedi 5 mars à la Villette à Paris (et en province du 12 mars au 9 avril), le classement SMBG, dont La Tribune publie en avant-première le top 10 de huit spécialités (Banque-finance, entrepreneuriat, fiscalité, gestion du patrimoine, gestion des risques, management de l'environnement et du développement durable, management de l'innovation et Droit des affaires et management), présente l'intérêt de comparer les diplômes de niveau bac + 5 / bac + 6 et MBA des grandes écoles et des universités (44% des 120 établissements représentés et 38% des 476 programmes classés concernant 52 spécialités de management, marketing, commerce, droit, gestion, ressources humaines, ingénierie, systèmes d'information...).

Trois critères ont prévalu pour l'enquête 2011 qui a interrogé 3.500 à 4.000 formations, 20.089 étudiants et un millier de professionnels RH : la notoriété de la formation, le salaire de sortie et le retour de satisfaction des étudiants. A noter que ce sont les formations qui sont classées (de 1 à 4 étoiles en fonction de la note finale obtenue entre 1 et 15) et non les établissements.

Paris-Dauphine et Panthéon-Assas toujours bien classées

Si les universités Paris-Dauphine (vingt-neuf masters classés en 2011) et Panthéon-Assas (vingt masters classés en 2011) figurent toujours dans ce classement depuis sa création en 2002, Marie-Anne Binet, responsable des classements et associée de SMBG-Eduniversal, note "une poussée des universités". Non que celles-ci étaient moins performantes auparavant, mais "les masters universitaires souhaitent de plus en plus entrer dans la compétition, ce qui passe par une logique de marque". Un mouvement amorcé avant même la loi LRU sur l'autonomie des universités de 2007, dû en grande partie à "une prise de conscience des enseignants et des directeurs d'UFR", la notoriété des masters relevant plus de leur directeur de programme que de l'institution elle-même dans le monde universitaire.

Mais avec l'autonomie des universités et la possibilité de créer des fondations, la création de pôles, l'opération campus et les projets d'excellence dans le cadre du grand emprunt, de nombreuses universités sont en train de mettre en place de véritables stratégies marketing. Pour Marie-Anne Binet, la LRU est aussi un atout pour gagner en compétitivité, même si "l'université française n'a pas eu besoin de la LRU pour dispenser de très bons programmes", puisque c'est là que l'on trouve "depuis toujours les meilleurs enseignants français".

Huit spécialités à la loupe

Ainsi, dans les huitspécialités publiées par La Tribune, les universités tiennent parfois la dragée haute aux grandes écoles, et s'immiscent sur de nouveaux territoires. Dans les top 10 des spécialités "Banque Finance" et "Fiscalité", disciplines traditionnellement universitaires, on retrouve ainsi respectivement 6 et 9 universités (dont un institut d'administration des entreprises). Dans le premier, Paris 1 Panthéon-Sorbonne pointe aux 1er et 5ème rangs, Assas (2ème rang) gagne même deux places et Dauphine (3ème et 6ème rang) une au détriment de l'ESCP Europe qui en perd deux (mais conserve ses 4 étoiles).

A l'inverse, l'"Entrepreneuriat" et la "Gestion de patrimoine" restent dominées par les écoles de commerce (ESCP Europe, EMLyon, HEC, BEM Bordeaux Management School...). Seule Dauphine figure dans la spécialité "Entrepreneuriat". Quant à la "Gestion de patrimoine", il est à noter la présence au 4ème rang de l'université d'Auvergne (Clermont 1), dont le master est historiquement réputé, mais aussi l'entrée en scène, à la 3ème place, de l'IAE de l'université Paris Est Créteil (Upec).

En "Gestion des risques", le top 5 n'est qu'exclusivement constitué d'écoles, l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en étant sorti au profit de Mines ParisTech. Mais l'université figure à la 9ème place de la spécialité "Management de l'environnement et du Développement durable", dominée par HEC (à noter là aussi la présence des IAE de l'Upec et de Valenciennes). En "Management de l'innovation", où l'EMLyon emporte la palme, l'université Paris 8 Vincennes Saint-Denis sort au profit de Dauphine, 6ème derrière l'IAE d'Aix-en-Provence.

Enfin, la spécialité "Droit des affaires et Management" est une "belle illustration de la poussée des universités, sur des spécialités habituellement réservées aux écoles de commerce", relève Marie-Anne Binet. Ainsi, le MBA-Master 2 de droit des affaires et management-gestion d'Assas, créé il y a seulement trois ans, est-il passé de la 5ème à la 1ère place. Les grandes écoles occupent certes les quatre rangs suivants (EMLyon, Essec, ESCP Europe, HEC) mais figurent à des places plus qu'honorables l'université Lyon 3 Jean Moulin (6ème) et l'université François Rabelais de Tours (10ème). Cette percée des universités, pousse d'ailleurs les écoles à "créer de plus en plus de programmes sur des domaines traditionnellement réservés aux universités" tels le droit ou la fiscalité, constate Marie-Anne Binet.

Notoriété grandissante

Reste à savoir si cette percée a des incidence sur le marché de l'emploi, alors dans le cadre de la loi LRU, les universités ont désormais des comptes à rendre en matière d'insertion professionnelle. Dans un contexte de crise, note Cécile Escape, directrice générale, associée de SMBG, les entreprises, qui peinent à se retrouver dans le maelstrom des formations universitaires, "se rassurent en privilégiant la marque des établissements même si la notoriété des programmes, révélée et développée par nos classements, est de plus en plus prise en compte par les recruteurs". De fait, les masters universitaires commencent à gagner leurs galons auprès des recruteurs avec le développement de réseaux d'anciens mais aussi de passerelles entre universités et écoles.

D?ailleurs, les différences de rémunération entre les diplômés d?université et ceux des grandes écoles sont moins importantes qu?attendu. "Plus qu?entre grandes écoles et universités, les écarts de salaires existent entre le haut de tableau et le bas de tableau de nos classements. Ces écarts sont renforcés par la différence Paris/province", analyse Cécile Escape Pérochain. Ainsi y aura-t-il des écarts de salaire de quelques milliers d?euros par an entre les salaires des diplômés des trois ou quatre premières formations en Banque Finance et celles situées aux 8e, 9e ou 10e rang, qu?il s?agisse d?universités ou de grandes écoles. Pour autant, contrairement aux salaires moyens, les diplômés de grande école continuent de bénéficier de "niveaux de salaires maximum que les universités sont loin d?atteindre", rappelle Cécile Escape Pérochain, du fait notamment du profil d?origine des candidats et de leurs choix professionnelles. Mais précise-t-elle, ces écarts de salaires peuvent aussi être dus aux étudiants en formation continue qui intègrent certains programmes de grande école après plusieurs années d?expérience et bénéficient donc de rémunérations plus favorables. Un phénomène plus couramment constaté dans les grandes écoles.

Retrouvez l'intégralité du classement SMBG 2011 ce vendredi 4 mars à 20 heures sur www.meilleurs-masters.com

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/10/2016 à 12:49 :
Je souhaite recevoir des informations sur les procédures d'admissions.
a écrit le 04/07/2016 à 4:38 :
J'ai un choix a établir entre l'Ieseg (classement entre 6 et 10) et la Sorbonne Paris 1 Entrepreneuriat et innovation?

des avis?
a écrit le 27/06/2013 à 20:49 :
La preuve en est une école du nord m'a recalée à l'admission. Mon cursus : un BTS management des Unités Commerciale, une licence pro droit, eco, gestion mention gestion d'entreprise, plusieurs expériences (autoentrepreneur, dernière année de licence en alternance en tant qu'assistante de gestion). Ma demande un master 1 droit economie, gestion mention management et entreprenariat des entreprise. Le motif de rejet : mon cursus universitaire est inadapté à la demande il est précisé manque de pré-requis. J'ai 25 ans et 4 année d'activité à mon actif, j'ai 13.90 de moyenne au semestre 5
Réponse de le 08/10/2014 à 10:57 :
Wouaou mec, trop fort. Surtout ta moyenne, c'est impressionnant!
a écrit le 18/11/2012 à 0:43 :
Ce que valent les classements SMBG : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120614.OBS8389/l-orientation-des-etudiants-un-juteux-business.html
a écrit le 18/05/2011 à 22:46 :
moi je pense qu'il faut tout simplement supprimer les diplômes de grandes écoles et plutôt les remplacer par des Master et non pas leur donner une équivalence master. De toute façon, c'est pas votre diplôme qui comptera dans votre carrière, mais plus ce que vous savez faire...
Réponse de le 17/06/2011 à 9:01 :
Tu te trompes...à ton premier boulot..ils te jugeront uniquement sur tes diplomes..et la le nom de ton ecole determinera bcp..c'est comme ça..et si tu ne sors pas d'une grand tu as beau dire mais je sais faire ça ou ça ..pour certains postes..tu n'auras mm pas la chance d'etre accepté à un entretien...
Réponse de le 17/09/2011 à 14:15 :
BEN le petit militant des grandes écoles... tu as été payé combien pour répondre à toutes les critiques défavorables à ce classement?
Réponse de le 13/11/2011 à 8:11 :
@ benjamin. Un commentaire comme le vôtre dévalorise lesdites grandes écoles.
a écrit le 30/03/2011 à 12:27 :
Ce classement est une bouffonnerie. Plus précisément c'est un business ; plus vous payez, mieux vous êtes classé.
Réponse de le 17/06/2011 à 8:58 :
Cela prouve que vous n'y connaissez vraiment rien...
Réponse de le 07/03/2012 à 18:18 :
Non c'est en partie exact. Le financement joue un rôle dans le classement, avec le retour des étudiants notamment. Bref, il reste assez subjectif...
a écrit le 29/03/2011 à 6:36 :
La France et ses classements. Il est bon de se rassurer en montrant que les formations françaises sont les meilleures (En France) mais sur quels critères?
La France est le pays des diplômes : même à 50 ans et une carrière probante, on se demande toujours pourquoi vous n'avez pas le diplôme approprié...et en plus si on est noir..alors la...c'est mort : pas de boulot
Réponse de le 17/06/2011 à 9:00 :
Arretons avec ces lamentations... en travaillant on obtient ce qu'on veut ... a HEC il y a plus de noirs, de chinois ou de maghrébins que partout ailleurs ....et je vous garantis qu'a la sortie..ils ont du travail .!
Réponse de le 07/02/2014 à 16:49 :
C'est un peu exagéré de dire qu'il y a autant de diversité à HEC qu'ailleurs. Il me semble que les statistiques concernant les étudiants des ces écoles de commerce ne disent pas tout à fait cela...
a écrit le 09/03/2011 à 20:38 :
Les grandes écoles forment juste des incompétents (au mieux, des magouilleurs) à l'égo démesuré...
a écrit le 09/03/2011 à 11:48 :
En même temps, en faisant une Grande Ecole, on ne s'attend pas à un enseignement de qualité. On s'en fiche, à vrai dire!! Le vrai plus, c'est le RESEAU, l'annuaire des anciens (évalué à 8000 euros si je vendais celui de mon école à un recruteur; ça rembourserait presque 8 ans de frais de scolarité!). Mais, je dois reconnaître que les universités commencent à le faire, ce qui est une bonne nouvelle!!
a écrit le 08/03/2011 à 17:18 :
Il ne faudrait pas confondre les grandes écoles de commerce où l'on apprend à brasser du vent et les grandes écoles d'ingénieurs.
Réponse de le 29/03/2011 à 6:33 :
encore un commentaire constructif....il y a autant de charlatanisme dans les Ec D'ing que les Ec de Co...et d'ou vient cette comparaison? ce sont des finalités professionnelles différentes...on ne forme pas des politiques mais des professionnels, chacun dans son domaine.
a écrit le 06/03/2011 à 16:53 :
Les grandes écoles de quoi, encore un phobie ou un fantasme à la frAMçaise. Que du vent.
Réponse de le 08/03/2011 à 17:46 :
Peut-être mais bon, fais ton Université et regarde ce que tui auras à la fin : rien
Bac + n et / rien
Jaloux le pépère !! lol
a écrit le 05/03/2011 à 21:52 :
Attention à ce pseudo classement, il suffit de taper SMBG bidon sur google pour comprendre ...
Réponse de le 06/03/2011 à 16:44 :
il y a toujours des jaloux pour critiquer, pour plomber les classements qui nuisent à leur intérèt.
a écrit le 05/03/2011 à 13:38 :
Le mythe des grandes écoles... Moi alors que je suis issu d'une université de province j'ai été recruté en quelques semaines par un cabinet de consulting international après mon master finance.
Réponse de le 05/03/2011 à 16:10 :
Ou t'as de la chance, ou tu rêves ou les mecs ils ont baissé leurs salaires ou alors ils ont compris qu'ils se trimbalaient beaucoup de nuls trop chers payés.
Réponse de le 29/12/2014 à 8:36 :
Que de bonnes raisons
a écrit le 05/03/2011 à 10:14 :
la sélection des pseudo grandes écoles notamment de management (ex commerce) et le contenu de l'enseignement c'est ça le problème. Du bachotage et des maths, c'est pas avec ça qu'on fait des dirigeants éclairés, surtout qu'après l'intégration, leur niveau de culture générale et leur capacité critique s'effondre, remarquez il n'était déjà pas bien élevé. ça donne des boîtes gérées comme : Renault, Edf, France Télécom, Société Générale...
Réponse de le 05/03/2011 à 16:58 :
Dans un certain nombre d'écoles qui s'autoproclament "grande", il n'y a aucune sélection, tous ceux qui acceptent de payer sont pris. Elles acceptent même en cursus ingénieur des étudiants qui se sont fait jeter par les formations a priori inférieures de BTS... Elles leur donnent alors une formation creuse et ronflante, et gonflent artificiellement leur renommée par des pages de pub à volonté... Méfiez vous de l'appellation "grande école" et de l'appellation "ingénieur". Seul le nom de l'école a une valeur : X, Centrale, Mines, ENS, etc, OK. Mais petite école privée, qui fait beaucoup de publicité : méfiance absolue !!!
Réponse de le 07/03/2011 à 14:23 :
"Méfiance absolue"?? Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... Non cher monsieur! Il n'y a pas qu'HEC, l'ESSEC et l'ESCP-EAP... Il ya un label de qualité qui défini les écoles sérieuses : la conférence des grandes écoles!! Et elleS n'y sont pas que 4...
Je SUIS dîplomé de l'EDC, petite école qui monte, certes elle fait de la pub pour ses masters afin de se faire connaitre auprès des élèves, mais elle est aussi très appréciée des recruteurs. J'en veux pour preuve : sorti dîplomé fin 2009, mon salaire dépasse aujourd'hui celui des dîplomés d'HEC à expérience égale...
a écrit le 05/03/2011 à 0:38 :
Le problème des grandes écoles, c'est qu'elles ne possèdent pas le personnel enseignant chercheur pour dispenser les enseignements à la pointe de la recherche. Je ne connais personnellement pas de chercheur reconnu dans un grande école (à part les ENS et Polytechnique, et les écoles intégrées dans un campus universitaire). Une bonne partie de leur formation est donc hélas "bidon" (des cours pipeau, comme on dit : communication, marketing, et des vieux cours fait par des gens pas à la pointe de la recherche). Et les étudiants ont tendance à se reposer après l'effort de la prépa, en se reposant sur la notoriété de l'école... Alors que les masters universitaires sont fait par des chercheurs spécialisés dans la discipline. D'où l'intérèt, pour un élève de grande école, d'aller acquérir les connaissances spécialisées dans des masters, après sa grande école, ou pendant la dernière année.
Réponse de le 09/03/2011 à 7:51 :
Je suis dans une "petite" école d'ingé, on a des enseignants qui ont :
- Double agrégation
- Plus jeune agrégé de France
- Meilleure thèse de France dans leur domaine
- Publications de livres et d'articles dans des revues scientifiques...

Les cours qu'on suit sont généralement très bons et ceux qui les enseignent savent de quoi ils parlent.
a écrit le 04/03/2011 à 19:12 :
Sachez que le master EMPMO (Entrepreneuriat et Management des Moyennes et Petites Organisations) de l'IAE de l'université de Lyon 3 est classé 8ème de ce classement SMBG cette année et donc qu'il n'y a pas que Paris Dauphiné représentant les Universités.

Encore une fois le raccourci "Paris plus fort que la province" est rapidement établit mais il suffisait ici de lire attentivement le classement.

a écrit le 04/03/2011 à 18:49 :
Les Universités ne sont pas aussi à la ramasse que ça, à force de mettre toujours en avant les points négatifs (certes il y en a) on en oublie presque qu'il existe d'excellentes formations dans beaucoup de domaines. Contrairement aux idées reçus certaines filières sont également sélectives (Magistère, MSG, MSTCF, Bi-licence...) et beaucoup de M2 sont trés bien représentés auprès des entreprises et leurs étudiants trouvent fort heureusement aussi de bons jobs.
a écrit le 04/03/2011 à 18:10 :
je suis heureux, en tant que candidat au cycle de doctorat en gestion, de voir l'université Panthéon-Assas parmi les établissements qui gagnent en célébrité.
a écrit le 04/03/2011 à 16:21 :
Classement faussé : il ne prends pas en compte les programmes "grande école" qui sont les programmes phares et où se retrouvent les meilleurs élèves... par exemple, en Finance, les bons élèves ne se retrouvent pas un master spécialisé (qui sont souvent des vaches à lait pour les écoles et un moyen de mettre une ligne prestigieuse sur leur CV pour des étudiants ayant fait un cursus moins réputé) mais bien en programme grande école. Les débouchés également n'ont absolument rien à voir...
Réponse de le 04/03/2011 à 18:23 :
Normal, c'est un classement de masters et pas de grandes écoles accessibles après le bac ou une prépa non ?Mais je comprends ton point de vue...
Réponse de le 05/03/2011 à 0:31 :
Pour ce qui est de la finance, la plupart des bons étudiants font une grande école ET un master spécialisé. La grande école, seule, est insuffisante, parce qu'elle ne possède pas le personnel suffisant (chercheurs de haut niveau) pour former les étudiants dans des domaines de pointe très spécialisés; Les étudiants ont donc tout intérèt à se spécialiser dans des masters universitaires. 2 masters de finance, universitaires, attirent d'ailleurs à eux seuls plus de 20% des diplômés de Polytechnique, entre autres. Les deux mondes "universités" et "grandes écoles" sont de plus en plus interconnectés, avec des passerelles de l'un à l'autre, et des enseignants chercheurs intervenant dans les deux types de structures.
a écrit le 04/03/2011 à 15:49 :
Enfin nos universités sont de plus en plus reconnues, car le mythe des grandes écoles = compétences a été une des raisons du retard de la France au niveau de l'économie mondiale.
Les universités françaises ont toujours manquées de moyens mais on leur également imposées de "prendre" tout ce qui était sur le marché.
J'espère que les manageurs décideurs venant des universités vont enfin prendre les rênes des embauches des managers de demain.
Réponse de le 09/03/2011 à 12:10 :
Tout a fait d'accord, d'ailleurs, sortit de l'hexagone ces "grandes ecoles" sont inconnues au bataillon
a écrit le 04/03/2011 à 14:46 :
Le marketing de communication n'a jamais été l'apanage des universités, et le lobying de cooptation des anciens promus n'a jamais été développé dans les facs. Ceci explique à mon sens ces classements qui ne veulent pas dire grand chose sur la qualité des enseignements, mais refletent plus à mon sens le nombre de salariés cadres cooptés dans certains secteurs d'activités tels que par exemple la finance.
Pour en faire partie depuis des années, les cadres en place recherchent systématiquement dans les viviers détudiants des écoles dont ils sont issus. Les offres de stages sont affichées aux murs de ces mêmes écoles, un universitaire s'il veut integrer ces entreprises doit ramer 10 fois plus.
a écrit le 04/03/2011 à 14:06 :
le classement du Financial Times m'a toujours semblé suspect (c'est mon point de vue, j'ai droit d'en avaoir un, non?) et surtout complément normé. Par exepmple, ce journal a toujours fait la part belle à HEC, probablement des échanges de bons procédés ou de servicese entre anciens. Le système, dit de réseau, des soi disant grandes écoles, m'a toujours insupporté, c'est presque mafieux cette histoire. Ce qu'il faut éviter c'est justement ce système de "mafias", que l'on trouve du côté des anciens de l'ENA passés dans le secteur privé notamment en provenance de l'Inspection des Finances, ou d'écoles d'ingénieurs comme Polytech. Pourquoi? Demandez à ceux qui font du business à un certain niveau notamment en Finances, comment es tu toi choisi pour faire un deal ou pour que le deal que tu as en main soit accepté? Tu prends je te te revaudrais ça.
a écrit le 04/03/2011 à 12:48 :
Les facs ont longtemps manqué de pouvoir de communication dont jouissent les Écoles de Commerce : pas de brochure sur papier glacé, pas de visite dans les lycées d'étudiant en costard cravate etc. Pourtant à y regarder de plus près, les Grandes Écoles ouvrent de plus en plus leurs concours aux étudiants en fac, et inversement beaucoup de Master 2 (ex DEA-DESS) réputés sont composés d'étudiants venant des Écoles et qui souhaitent soit se spécialiser dans un domaine, soit acquérir le bagage théorique pour faire de la recherche. Mais dans l'imagination collective, les universités restent les parents pauvres de l'Education alors que leur budget par tête est 2 à 5 fois moins élevé que ceux des Grandes Ecoles. Personnellement je suis dans la banque-finance et lorsque je discute avec mes proches qui ont des enfants je leur dit de bien réfléchir avant d'envoyer leur progéniture dans le schéma traditionnel prépa+école de commerce car mis à part peut être les 3 grandes (HEC, ESSEC et ESCP) le reste est quasiment équivalent avec la facs ou les IAE alors que les frais de scolarité y sont quasi gratuits. Après comme partout il y a de bonnes et de moins bonnes formations mais j'estime que le meilleur diplôme, c'est celui qui vous permettra d'avoir LE job que vous souhaitez exercer et ce, quelque soit l'établissement où vous l'obtiendrez.
Réponse de le 04/03/2011 à 16:23 :
En Finance, dans certaines banques et filières très réputées, on ne croise quasiment jamais un jeune diplômé en dehors du top4 école d'ingénieur et top3 écoles de commerces...
Réponse de le 04/03/2011 à 16:46 :
Pour info, l'EMLYON est mieux classée que l'ESCP donc revoyez vos informations !
De plus, le top 8 des grandes écoles de commerce reste largement au-dessus des facs. Ne serait-ce que parce que les meilleurs choisissent encore les GE à l'université.
Cela bougera le jour où les facs seront vraiment indépendantes dans leurs budgets, et la sélection, à la fois, de leurs étudiants et de leurs profs.
Réponse de le 04/03/2011 à 17:32 :
@hum. Ce qui vous dites est vrai pour certain métier dans des banques françaises mais certainement pas pour les établissements anglo-saxon qui restent majoritaires dans le monde de la finance de marché qui est, je pense, la "filière très réputée" dont vous faites allusion. D'ailleurs on peut noter que recruter exclusivement des X ne garantie pas de meilleurs résultats (cf SoGé). Mais bon là on s'égare sur le problème de ce système général de copinage qui s'auto-entretient typiquement français.
@ Vincent. Je ne suis issu d'aucune des deux mais c'est l'ordre dans lequel les écoles sont le plus souvent données dans les classements, désolé j'en suis pas l'auteur. Après il est évident qu'à la manière des écoles qui cherchent à se vendre, on pourra toujours prendre comme référence le classement qui nous donne la meilleure place. Après je ne suis pas d'accord avec vous, le top 8 au dessus des facs ? Donc Grenoble au dessus de Dauphine ? J'en doute fort et je pense que vous surestimez les formations GE, d'ailleurs vous pouvez vous renseigner sur les postes qu'occupes la majorité des ces élèves, franchement on est très loin du "golden boy" avec de l'audit, back-office, control, etc, qui sont des métiers accessibles avec une bon IAE ou un bon Master le tout presque gratuitement. Je ne parle ici des écoles d'ingé qui pour le coup ont peu d'équivalent universitaire hors recherche, mais les frais de scolarité sont pratiquement les mêmes que dans une fac classique, i.e dans les 400?/an.
Réponse de le 04/03/2011 à 17:49 :
l'EML mieux classé que l'ESCP ? Par qui ? Ni par les étudiants issus de classe préparatoire au niveau de leur choix, ni par le Financial Times ou tout autre classement un minimum sérieux, ni au niveau des débouchés en entreprise...
Réponse de le 30/05/2011 à 22:40 :
Il y en a qui prennent leurs rêves pour des réalités... l'EM LYON ne sera jamais dans le top 3 français des grandes écoles de commerce, car elle est... à Lyon ! Et qu'il existe déjà à Paris 3 énormes écoles, ancienne et bien implantées, avec un immense réseau d'anciens.
Réponse de le 17/06/2011 à 9:04 :
Pas tout a fait d'accord sur le fait que c'est parce qu'elle est à Lyon car la localisation de l'école ...objectivement ça sert à pas gd chose..si demain HEC part s'installer en Normandie je te parie qu'elle sera toujours très bien coté..mais tout a fait d'accord sur le fait que les 3 parisiennes...sont de loin les meilleures..et mm plus précisément ESSEC et HEC ! cest un fait ..que les gens le veuillent ou non..
a écrit le 04/03/2011 à 10:04 :
Il faut que la tribune soit vraiment aux aboies pour oser publier le classement SMBG. mega LOL.
Réponse de le 04/03/2011 à 10:46 :
Aux abois...
Si vous y êtes (aux abois) pour écrire, pensez à utiliser le vérificateur d'orthographe et de grammaire.
Réponse de le 05/03/2011 à 18:37 :
J'adore le commentaire de Herveline !
Réponse de le 11/03/2011 à 13:54 :
Nous ne sommes pas tous docteurs en Lettres, mais nous pouvons tous donner un avis sur ce classement sans être jugé sur la forme. Sachant que Bidule n'élève pas plus le débat sur l'interet de ce classement.NE Faut il plutot s'inquieter de la qualité de l'enseignement Publique et Privé et Remettre en cause les diplômes à la carte et à cette selection financiere des écoles de commerce. La France ne priviligie t elle pas une chance pour tous et non une chance pour combien?
Réponse de le 11/03/2011 à 14:40 :
Il n'est point besoin d'être Docteur en Lettres pour savoir cliquer sur "Outils", puis "Grammaire et Orthographe".
La forme est parfois aussi utile que le fond.
Il est aussi utile de distinguer le masculin du féminin : l'Enseignement Public (et non publique).
Réponse de le 11/03/2011 à 20:44 :
merveilleux classements
Réponse de le 15/03/2011 à 12:16 :
je suis d'accord avec BOB, le fond est primordial alors que la forme reste une notion subjective et propre à chaque individu. Posons nous les bonnes questions et preparons nous aux inquietantes futures réponses.
Réponse de le 30/03/2011 à 9:33 :
vouz avé dis keu la faurme n'ê paz aimpaurtente ! ben vouaillont ;-)
Réponse de le 08/12/2014 à 17:25 :
Bonjour
Actuellement je suis à la recherche de formations universitaires en licence ou master pour l'année 2015
Pouvez-vous me dire si l'université de paris 8 vincennes Saint-Denis à une bonne notoriété en terme d'enseignements et de la régularité des professeurs svp?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :