Une monnaie locale et complémentaire, c'est quoi ?

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Des billets de la monnaie locale de Villeneuve-sur-Lot, l'abeille.Copyright Christophe Ducamp/ Flickr CC
Des billets de la monnaie locale de Villeneuve-sur-Lot, l'abeille.Copyright Christophe Ducamp/ Flickr CC (Crédits : Christophe Ducamp/ Flickr CC)
On en entend régulièrement parler, mais que se cache-t-il derrière cette formule générique ? Sont-elles des concurrentes de l'euro ? Dans quel but circulent-elles ? Quel intérêt revêtent-elles ? La Tribune vous propose un point pratique sur ces monnaies complémentaires qui incarnent les valeurs de tout un pan de l'économie sociale et solidaire.

? Quel est le principe ?

Créer une monnaie pour une zone géographique limitée, qui fonctionne en complément de la monnaie nationale, pour défendre des principes liés à l'économie sociale et solidaire. Elle n'a pas cours légal et ne peut faire l'objet de spéculation. Son but principal ? Dynamiser l'économie locale. Certaines d'entre elles, comme le chiemgauer en Allemagne ou le sol Violette à Toulouse, sont des monnaies fondantes. Elles perdent peu à peu de leur valeur au fil des mois.

Le concept de monnaie fondante vient d'un économiste du début du XXème siècle, Silvio Gesell, et a été appliqué pour la première fois à la monnaie locale de Wörgl (en Autriche) pendant la Grande Dépression des années 1930. Garder de la monnaie coûte de l'argent. Ainsi, les échanges sont accélérés, et c'est là l'un des intérêts de la monnaie locale. "On estime qu'un euro est échangé 2,4 fois en moyenne entre deux passage par la banque. Pour une monnaie solidaire comme le Sol Violette, c'est plutôt 6 fois !" explique Philippe Charbois, responsable administratif du Crédit Coopératif de Toulouse, l'institution bancaire qui soutient le projet. Ce qu'il décrit, c'est ce qu'on appelle l'indice de circulation de la monnaie. Une devise complémentaire, locale, circule beaucoup plus vite ! Et c'est ainsi que les échanges locaux sont ravivés, donnant alors un coup de fouet à l'économie locale. Soutenir l'emploi local et éviter les délocalisations est un bénéfice indirect attendu en lien avec la mise en place d'une monnaie complémentaire.

? Quel est l'intérêt d'un tel projet ?

Outre dynamiser l'économie locale, les différents projets comportent souvent des spécificités, et ont ainsi des intérêts complémentaires divers. Certaines sont très territorialisées, et favorisent particulièrement le lien social. C'est par exemple le cas de la mesure à Roman. D'autres visent à promouvoir un autre type de consommation (pour protéger les ressources naturelles notamment). Cela semble l'orientation privilégiéepar la région PACA.

D'autres encore, entendent favoriser le fonds de roulement des entreprises, consolider leurs finances : celle en projet au sein de l'APEAS, en PACA. L'idée est de créer ue monnaie qui puisse s'utiliser à la fois en B to B et en B to C. Enfin, il existe des monnaies complémentaires à vocation sociale. Dans cette idée, la mairie de Toulouse distribue une petite partie des prestations sociales en sol Violette. Une monnaie sociale donne accès à plus de biens et oriente vers un autre type de consommation.

"Le but d'une monnaie complémentaire c'est avant tout de sensibiliser à des valeurs par le biais d'un outil d'échange que tout le monde utilise: la monnaie. Il s'agit de déclencher une prise de conscience de l'importance des échanges locaux, promouvoir une certaine éthique. Je crois surtout qu'il peut y avoir un impact en termes de transformation des valeurs et des habitudes" explique Jérôme Blanc, enseignant-chercheur à l'université Lyon 2, et spécialiste des monnaies locales.

? Quel impact sur l'économie à l'échelle d'un pays ?

L'impact global des monnaies complémentaires est à nuancer. Bien que bon pour l'économie locale, le système semble ne pouvoir avoir qu'un impact limité sur l'activité économique globale. "A l'exception notable de l'Argentine, nulle part les monnaies sociales n'ont acquis de taille significative par rapport à l'activité économique et sociale nationale" jugeait en 2006 Jérôme Blanc. "D'un point de vue macroéconomique, l'impact d'une monnaie locale est limité, vu l'ampleur du territoire concerné" explique aujourd'hui ce chercheur. Il n'en reste pas moins que l' "impact économique positif demeure car il y a un accroissement des échanges, un dynamisme favorable à l'emploi" nuance-t-il aujourd'hui.

"Le sol est d'abord un projet démocratique, un outil d'éducation populaire qui vise à inciter les gens à se réapproprier leur argent, en leur faisant comprendre que la monnaie est un objet politique" confiait en mars 2012 à Télérama Frédéric Bosqué, à l'origine de la monnaie locale toulousaine.

? Quel cadre légal doivent-elles respecter ?

Le cadre légal qui s'applique à une monnaie locale est le Code monétaire et financier. La légalité du dispositif tient du fait qu' "on ne créé pas de monnaie, on ne fait que substituer des euros au système de façon momentané" indique Dante Edne-Sanjurjo, responsable de la monnaie basque. Il ne peut donc y avoir d'effet sur le cours de la monnaie nationale de référence.

? Depuis quand existent-elles ?

A travers l'historique, on s'aperçoit que les monnaies locales rencontrent particulièrement le succès en période de crise économique. Mais les contextes restent différents entre les initiatives des années 1930 et celles apparues en France depuis les années 1990. Pour faire face à un contexte macroéconomique particulièrement dégradé, la création d'une devise locale complémentaire permet à l'économie réelle locale de continuer à fonctionner, et donc aux habitants de répondre à leurs besoins les plus primaires : manger, se vêtir, se loger, se déplacer, se chauffer...

Le concept de monnaie locale daterait du XIXème siècle, il a aussi été appliqué à Wörgl pendant la Grande Dépression (où la monnaie solidaire circulait alors 13 fois plus vite que le shilling et servit de catalyseur à l'économie locale). L'Argentine a massivement appliqué un concept similaire suite à la grave crise économique qu'à connu le pays au tout début des années 2000. Aujourd'hui, des monnaies alternatives commencent à se développer en Grèce. En revanche, celles qui se développent en France répondent davantage à des considérations idéologiques, d'après Jérôme Blanc.

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a écrit le 07/03/2016 à 16:03 :
Bonjour,
votre article sur la monnaie locale était très intéressant !
Nous sommes trois étudiants qui travaillons sur un site pour promouvoir la Doume, monnaie locale du puy de dôme. Pour plus d'information venez sur https://cadoumeenauvergne.wordpress.com/ ! :D
a écrit le 26/02/2013 à 1:30 :
Il me semble que la première monnaie fût lancée par le Roi Salomon, sous forme de pièces d'or, portant l'éffigie du Roi sur une face et la valeur de pièce sur l'autre face. Sa circulation était restricte au royaume du Roi Salomon. Vers 800, les Chinois ont lancés le premier papier monnaie de l'histoire, valable exclusivement sur le territoire Chinois.
En commun, ces deux monnaies, soi en or ou en papier signifiaient la même chose: le Roi avait transformé toutes les richesses de son royaume dans un objet de sa propriété. Donc, toutes les richesses du royaume lui appartenait. Voilá l'essence d'une monnaie. Le Roi Salomon et des milliers d'années plus tard les Chinois, avaient une bonne manière de faire marcher leur monnaie: toutes les transactions financières du royaume devaient, obligatoiremente, se faire dans la monnaie du Roi. Dans le cas contraire, la peine était la mort. Donc, une monnaie en or, durable, faite d'un matériel inerte et portant l'effigie du Roi aidait à consolider le pouvoir du Roi dans son Royaume et communiquer à son peuple l'identité du Roi. C'était donc aussi un instrument de pouvoir. Pour les Chinois, leur Territoire colosal leur permettait de vivre dans une économie fermée. Toutefois, les voyageurs où marchants qui venaient négocier en Chine, devaient acheter de la monaie locale. Ils les achetaient en Or, bien sûr. Donc, une monnaie locale n'à de sens que si celui qui l'émet à l'intention de s'approprier des richesses locales. À l'échelle planétaire, on envisage le dollar universel, qui serait l'equivalent de toutes les richesses mondiales. Euro ou Dollar? trop tôt pour le savoir, mais je pense que l'euro est mal partit.
a écrit le 26/02/2013 à 1:30 :
Il me semble que la première monnaie fût lancée par le Roi Salomon, sous forme de pièces d'or, portant l'éffigie du Roi sur une face et la valeur de pièce sur l'autre face. Sa circulation était restricte au royaume du Roi Salomon. Vers 800, les Chinois ont lancés le premier papier monnaie de l'histoire, valable exclusivement sur le territoire Chinois.
En commun, ces deux monnaies, soi en or ou en papier signifiaient la même chose: le Roi avait transformé toutes les richesses de son royaume dans un objet de sa propriété. Donc, toutes les richesses du royaume lui appartenait. Voilá l'essence d'une monnaie. Le Roi Salomon et des milliers d'années plus tard les Chinois, avaient une bonne manière de faire marcher leur monnaie: toutes les transactions financières du royaume devaient, obligatoiremente, se faire dans la monnaie du Roi. Dans le cas contraire, la peine était la mort. Donc, une monnaie en or, durable, faite d'un matériel inerte et portant l'effigie du Roi aidait à consolider le pouvoir du Roi dans son Royaume et communiquer à son peuple l'identité du Roi. C'était donc aussi un instrument de pouvoir. Pour les Chinois, leur Territoire colosal leur permettait de vivre dans une économie fermée. Toutefois, les voyageurs où marchants qui venaient négocier en Chine, devaient acheter de la monaie locale. Ils les achetaient en Or, bien sûr. Donc, une monnaie locale n'à de sens que si celui qui l'émet à l'intention de s'approprier des richesses locales. À l'échelle planétaire, on envisage le dollar universel, qui serait l'equivalent de toutes les richesses mondiales. Euro ou Dollar? trop tôt pour le savoir, mais je pense que l'euro est mal partit.
a écrit le 25/02/2013 à 17:41 :
Malgré la vingtaine de monnaies en cours actuellement en France (et la quarantaine de projets avancés), le dogmatisme de leurs géniteurs semble les cantonner dans la plus stricte des confidentialités... Ces "intellectuels" semblent d'ailleurs être beaucoup plus compétents pour en parler que pour les faire fonctionner (sauf si "on" leur donne des -grosses- subventions comme à Toulouse).
En effet, en dehors du Sol Violette, aucune de ces "monnaies" ne semble dépasser les 100 utilisateurs... c'est dire qu'elles restent bien confinées dans les sphères intellectuelles qui les créent.
Et c'est bien dommage ! Le principe, pour peu que l'on essaye de le comprendre, est remarquablement intelligent : à l'image d'un SEL (qui lui est uniquement réservé aux échanges de temps), ces monnaies permettent un développement économique local (et oui !), l?inclusion sociale, la consommation solidaire et locale et le financement de projets de création d?entreprises. Bref tout ce que la mondialisation défait, une monnaie locale complémentaire permet de le faire !
Malheureusement, en Europe seul le WIR suisse semble avoir trouvé sa voie (depuis 1934 qu'il existe mais uniquement en BtoB !) avec plus de 60.000 entreprises concernées et environ l'équivalent de 2 milliards d'euros d'échanges ; ce n'est donc pas par hasard si la ville de Nantes à engagé un projet de ce type dans le but d'alléger la trésorerie des entreprises (cf. chambre de compensation).
En Allemagne aussi, ces monnaies locales se développent mais de l'autre coté du Rhin on semble plus "motivés", question de culture probablement (cf. Wara ou Wörgl autrichien)
En France, le Code Monétaire et Financier empêche toute velléité de véritable développement, donc pas de risques de les voir fonctionner chez nous avant un certain temps comme du coté de Marrans (17) ou Lignières en Berry (18) dans les années 50 où la police (...) a mis rapidement fin à ces expériences.
Aujourd'hui encore, et malgré la stricte réglementation de la création et de l?usage, la mise sous séquestre des fonds dans une banque, la Loi vous interdit de régler les "services publics" avec une monnaie locale.
Et pour ceux qui s'inquiètent légitimement de savoir si la TVA, les taxes, etc., sont régulièrement et intégralement acquittées... bien sûr que oui ! (les échanges avec une monnaie locale complémentaire ne représente qu?une infime partie des flux financiers d?une entreprise).
a écrit le 25/02/2013 à 11:17 :
Bonjour,

A ce sujet, je viens de lire un très bon dossier sur ce site : http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/Les-monnaies-locales-et-complementaires

Néo
a écrit le 25/02/2013 à 10:13 :
... les partisans du retour au Franc, qui mettent toute la misère du monde sur le dos de l'euro, me fatiguent. Quand comprendront-ils qu'une monnaie n'est que la traduction de l'économie, donc de la production de biens, de services, donc de valeurs, et des échanges de ces biens. Ceux qui pensent que le retour au Franc améliorerait l'économie se mettent le doigt dans l'oeil bien profond, ils voient le problème à l'envers. Le jour où l'économie ira mieux et que le pays prospèrera, tout le monde dira "l'Euro c'est formidable", mais il n'en sera pas davantage responsable.
Est-ce que les partisans du Franc oublient qu'entre 1973 et le traité de Maastricht, la situation économique et le chomage se sont dégradés de manière dramatique dans ce pays ? Et l'Euro n'avait pas cours à l'époque.

Seules la situation économique et la croissance importent, et ça ce n'est pas la volonté du saint esprit ou de l'Euro, mais le résultat de politiques économiques et de compétitivité, il faudra peut-être s'en soucier un jour.
a écrit le 25/02/2013 à 10:06 :
Ce que l'article ne dit pas c'est que paradoxalement, un intérêt (un peu tabou) des monnaies locales est d'éviter la TVA et les charges sociales sur les échanges concernés, ce qui effectivement rend les activités dont elle fait l'objet nettement plus compétitives. Mais ceci sans contribution à la communauté, puisque pas de taxes.
Donc c'est une tolérance de temps de crise, mais certainement pas un modèle pour une démocratie régulée. Enfin les ultra-libéraux ne doivent pas être contre ce genre de système, évidemment ^^
Réponse de le 25/02/2013 à 10:28 :
vous êtes sur pour la TVA?
Réponse de le 25/02/2013 à 11:14 :
Vous vous voyez faire une déclaration de TVA en chiemgauer ou en sol violette ? Les services fiscaux vont tiquer.

http://monnaies.locales.free.fr/index.php?title=Accueil
"En plus de fournir des ressources nouvelles pour valoriser la production locale, les monnaies locales permettent aussi d'échapper à certaines taxes comme la TVA, ce qui fausse la concurrence au profit des prestations locales (la TVA devenant un droit de douane local). "
Réponse de le 28/08/2013 à 15:26 :
Merci la désinformation !
Des échanges en monnaie locale sont bien évidemment soumis à la TVA. La monnaie locale a le même statut que les tickets-restaurants (ce sont des moyens de paiement).

En comptabilité, tout est exprimé en euros (chèques vacances, tickets restaurants, monnaies étrangères, monnaies locales, ...) et donc soumis à cette TVA.

Les 60 000 entreprises qui utilisent le WIR en Suisse, elle passe outre la fiscalité aussi ?
a écrit le 24/02/2013 à 19:26 :
Voilà une bonne idée , on aurait l'Euro et le Francs localement pour doper la croissance.
a écrit le 24/02/2013 à 13:18 :
me dit qu'une monnaie locale c'est la cata complète car , qui décide , avec qui , avec quoi , pour faire quoi , où et comment !!! il n'y a pas mieux pour tout faire péter !! même pas en rêve . si aujourdh'ui celà fonctionne à quelques endroits , c'est surement sur une partie de l'activité mais les besoins essentièls tels les services ( c'est pratiques cà ! ) eux continuent à se faire dans la monnaie la plus utilisée faut pas déconner ou alors ils renoncent à tout ! et j'en doute ..........la monnaie la plus usitée c'est le travail au noir !! avec toutes ses dérives .
Réponse de le 24/02/2013 à 21:58 :
C'est pas le cas aux usa ou c'est déjà en place dans plusieurs état, la monnaie locale est garantie par l'or, car ils ont la crainte du dollar crash, ca fonctionne bien. elle est ou votre cata ? parce ce que vous dites est démenti par les faits. Pourquoi eux ils le feraient et pas nous ? pourquoi on s'interdirait cela ?
a écrit le 24/02/2013 à 12:47 :
N'ayant pas de valeur propre, n'étant qu'un substitut à l'euro, les monnaies locales ne sont pas des monnaies. On se donne l'illusion d'échanger une monnaie X, en réalité on échange des euros. Si l'euro perd 20% de son pouvoir d'achat à cause de la spéculation des politiciens (par exemple Hollande qui prétend manipuler le cours de l'euro à la baisse), la monnaie locale perdra inéluctablement 20% de son pouvoir d'achat. Ainsi, les fausses monnaies locales sont soumises à la spéculation des politiciens, exactement comme l'euro. La monnaie ne doit surtout pas être un objet politique. C'est justement parce que les politiques font de la monnaie un objet politique à leur service, donc aux dépens des populations, que les crises surviennent. Enfin, l'usage de l'expression "monnaie solidaire" dénote une incompréhension profonde de ce qu'est la monnaie : toute monnaie ayant cours légal rend par définition ses détenteurs solidaires entre eux. Pour empêcher les politiciens de spéculer sur la monnaie, la seule solution est la concurrence monétaire, où plusieurs monnaies entrent en concurrence sur un même territoire.
Réponse de le 24/02/2013 à 15:06 :
L'euro peut être thesorisé et l'emploi d'une monnaie locale permettre néanmoins d'augmenter les échanges!
a écrit le 24/02/2013 à 12:35 :
Après on s'étonne qu'en France au niveau économique et financier est hyper compliqué au lieu de faire de telle foutaise qui vont nous coûter très chère revenons au franc comme le dis une un internautes visus le franc serait le mieux économique pour toute les transactions déjà en France et à l'étranger, l'euro est qu'un morceau de papier.
Réponse de le 24/02/2013 à 12:49 :
Revenez au franc si ça vous amuse, mais n'imposez pas votre franc à ceux qui n'en veulent pas !
Réponse de le 24/02/2013 à 19:45 :
@ Pas le franc, non ce ne m'amuse pas car si on revenait au franc cela voudrais dire qu'on va courir à la catastrophe, ce ne m'amuse pas pour ceux qui n'en veulent pas mais d'avoir l'euro nous à pénalisez à tout niveau on aurait pas signé cette accord pour avoir cette argent l'euro et vue les catastrophes qui ont suivis économiquement sur tout les terrains mieux vaut rester à l'euro et en subir les catastrophes.
a écrit le 24/02/2013 à 10:59 :
Merci pour cet article informatif qui montre une autre face de l'Economie, réelle celle-là. Mais il existe d'autres "écosystèmes" qui font leur chemin à l'ombre des médias et des marchés, tels les SEL (Système d'Echange Local, http://www.selidaire.org) ou encore les quasi-monnaies que sont les bons d'achat, tickets-restaurant, les "miles" des compagnies aériennes, chèques-vacances, etc qui rappellent que la monnaie est avant tout un moyen d'échange et de lien social.
Réponse de le 24/02/2013 à 11:44 :
Toutes vos affabulations économiques fantasques ne reposent que sur du vent. Comme tous les défenseurs des monnaies en papier vous n'avez toujours pas compris que seul l'or est la seule monnaie qui soit depuis 5.000 ans, et tous les utopiques comme vous ne font que dire n'importe quoi. Ah les beaux réves..pendant ce temps la toutes les banques centrales dans le monde sont entrain d'acheter de l'or physique, en prévision de l'écroulement de toutes les monnaies papier dans le monde, ruinant les idiots comme vous, ou ceux qui les suivent, avec vos monnaies de singe, ainsi que l'euro papier (idem USD ou autres).
Réponse de le 25/02/2013 à 0:41 :
En tout cas ceux qui vendent de l'or aux banques centrales contre de la monnaie en papier ne partagent pas votre analyse.
a écrit le 24/02/2013 à 10:46 :
il faudrait recréer le Franc au plan local de la France, puisque nous avons l'euro au niveau européen. Indicé sur la valeur or,argent,bronze. plusieurs états de l'état fédéral américain (USA) ont fait une monnaie pour éviter le risque de crash du dollar en cas de crise, ce n'est pas idiot et cela a des effets positif inattendus sur l'economie locale. Mais il faut garantir la monnaie par l'or,platine,pierre précieuse,argent, il devra être interdit de vendre le stocks, puisque c'est la garantie. Cela permettrait de favoriser l'artisanat et les productions locales
La chine achète tout ce qu'elle peut en la matière. l'échange franc/euro, ne peut etre possible qu'en France.
Il faut procéder région par région.
a écrit le 24/02/2013 à 10:28 :
L'erreur de l'euro c'est d'avoir détruit les monnaies nationales qui permettaient de localiser les échanges au lieu de s'appuyer sur elles pour faire l'Union, l'euro a été consideré comme un "but" au lieu d' un "moyen" économique.
Réponse de le 24/02/2013 à 11:50 :
Oui, comme toutes les monnaies papiers...
Réponse de le 24/02/2013 à 12:56 :
Que Visu se rassure ! Quelle que soit la monnaie, les échanges sont déjà localisés... sur Terre. Plus sérieusement, pourquoi chercher à m'imposer d'échanger localement si je n'ai pas envie d'échanger localement ? Encore une fois, à travers les monnaies locales, on voit bien que c'est la concurrence, donc la liberté individuelle, qu'on cherche à étouffer. Les monnaies locales, à l'instar de toutes les manipulations économiques des socialistes, sont intrinsèquement liberticides.
Réponse de le 24/02/2013 à 15:11 :
Il est vrai que la liberté individuelle est mise a mal quand les produits locaux sont concurrencé a seule fin d'abattre la diversité!

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