La Grèce aurait gonflé son déficit public sous l'oeil de Bruxelles pour justifier l'austérité

 |   |  787  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le patron et deux autres cadres de l'office des statistiques grecs ont fait l'objet mardi de l'ouverture d'une enquête judiciaire pour avoir gonflé artificiellement le déficit public de la Grèce pour l'année 2009. L'objectif: justifier auprès de l'opinion la cure d'austérité imposée par Bruxelles et le FMI en échange de l'aide pour faire face à la crise de la dette. L'Union européenne, via l'institut des statistiques Eurostat, pourrait être impliquée.

La Grèce, son port du Pirée, ses îles... et ses scandales politico-financiers. En tête mardi, l'ouverture de poursuites par la justice grecque contre trois cadres de l'office national des statistiques (Elstat) de la péninsule. Les trois sont soupçonnés d'avoir manipulé le déficit public du pays pour l'année 2009. Ni plus ni moins.

Manipuler les chiffres pour vendre l'austérité

Les faits reprochés sont graves. A l'origine du scandale, une ancienne cadre démissionnaire d'Elstat avait accusé l'office d'avoir artificiellement gonflé le déficit public de l'État grec en 2011 afin d'en faire un record en zone euro. La supercherie, si elle est avérée, aurait eu pour but de choquer l'opinion afin qu'elle accepte mieux la cure d'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de leur aide financière.

Dans le viseur de Zoe Georganta, qui porte ces accusations, son patron à Elstat et ancien statisticien au FMI, Andréas Georgious, qu'elle accuse d'avoir insisté pour faire entrer dans le déficit public de l'État les dettes des entreprises publiques de la péninsule hellénique. Une pratique à laquelle elle s'était opposée. Selon elle, sans cette manipulation, le déficit public pour l'année 2009 ne dépassait pas 12,5%, au lieu des 15,4% annoncés, et aurait pu être aisément ramené en dessous des 10% à l'aide de mesures immédiates.

Le gouvernement savait selon l'accusatrice

Suite à ces accusations, Grigoris Peponis, le procureur d'Athènes, avait réclamé la mise en place d'une commission parlementaire chargée d'étudier le niveau réel du déficit public en 2009. La Vouli, le parlement grec, a finalement accédé à cette demande en février dernier, mais l'enquête n'a pas abouti.

Devant cette commission, Zoe Georganta s'était montrée peu diserte sur la question de savoir si le gouvernement de l'époque, celui du socialiste Georges Papandréou, pouvait être derrière cet acte de tromperie présumé. Tout juste s'était elle contentée d'avancer une hypothèse selon laquelle le gouvernement pouvait avoir fait preuve "d'inexpérience ou de maladresse", concédant à peine que certains de ses membres pouvaient "peut-être en avoir profité".

Interrogée mardi sur une radio athénienne, Zoe Georganta s'est cette fois montrée plus catégorique, affirmant que Georges Papandréou et le ministre des Finances de l'époque, Georges Papaconstantinou, avaient approuvé le maquillage, sans pour autant être capable de dire qu'ils y avaient participé.

Soupçons à l'échelle européenne

A cette question de l'implication du gouvernement, réfutée par ailleurs par Andréas Georgiou, s'ajoute celle de l'Union européenne. Les comptes publics de la Grèce avaient à l'époque été validés sans le moindre signe de soupçon par Eurostat, que Zoe Georganta accuse d'avoir couvert l'affaire. A Luxembourg, l'institut européen des statistiques s'était à l'époque empressé d'attester de la régularité absolue des comptes grecs présenté par Elstat. Et le patron de cette dernière avait garanti que son calcul du déficit public avait été effectué en toute indépendance vis-à-vis du gouvernement de l'époque.

Il est vrai qu'Elstat avait été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts de statistiques européens avec pour objectif principal de la rendre indépendante du pouvoir politique. A l'époque, le New York Times venait de révéler que la banque Goldman Sachs avait aidé le gouvernement grec à truquer ses comptes publics pour faire croire à son respect des critères requis pour l'adoption de l'Euro.

Des indices d'infractions selon les procureurs

Avant de désigner des responsables, il faudra toutefois déterminer si oui ou non, les comptes ont été maquillés. Selon une source judiciaire, les deux procureurs à l'origine de l'enquête parlementaire et de l'ouverture de l'enquête judiciaire ont fait état "d'indices d'infractions". La justice grecque en serait déjà au stade de la recherche "d'instigateurs moraux".

Pour sa défense, Andréas Georgiou, qui dément les accusations dont il fait l'objet, avait pourtant transmis à la justice grecque un dossier de 74.500 pages censé expliquer la méthode de calcul du déficit public. Selon le quotidien grec Ekathimerini, il aurait insisté lors de sa déposition sur la surveillance européenne, gage selon lui de la justesse de ses calculs.

Il serait en tous cas souhaitable pour la crédibilité de la supervision des réformes grecques par la Troïka (BCE-UE-FMI) que les accusations ne soient pas fondées. Car si les faits étaient avérés, il y a fort à parier que l'effet de la tromperie soit l'inverse de celui escompté.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 9:31 :
Le chef de Eurostat qui ordonné Andreas Georghiou de manipuler le déficit public etait l'Allemand Walter Radenmacher ( et comme Allemand,selon la propagande germanique, est... trés honnête)
Réponse de le 09/04/2013 à 15:55 :
Oui, vous avez raison, c'est la faute aux allemands, d'ailleurs l'hiver qui dure en Europe c'est aussi la faute aux allemands...
a écrit le 07/02/2013 à 18:32 :
tout le monde sait que c'est Goldmann Sachs qui gouverne l?Économie de l'Italie et de toute l'Europe",Banque Européenne" qui multiplie les euros comme Moise les pains, tous sont des anciens de cette banque mafieuse. La pieuvre est dans tous les coups tordus, et nos politiques et économistes ne sont que des marionnettes. Qui va trinquer dans les prochains mois, car plusieurs banques vont droit à la faillite. C'est incroyable qu'ils ne soient pas derrière les barreaux, quand on voit de simple petits voleurs ou escrocs pour quelques billets sont en prison??? Eux ils dilapident des milliards, et c'est nous qui banquons?????? Ces banqsters vont continuer a s'(en mettre plein les poches, et ramassent en plus des millions de bonus, des retraites chapeaux, et font des états des marionnettes comme au monopoly..... il y a dans ce monde une justice pour les lambdas et une autre pour les politiciens et banquiers qui sont responsables mais jamais coupables. Un simple idiot paie à leurs places......

a écrit le 24/01/2013 à 1:42 :
La Mercedes ou Audi destinée au directeur de banque à Athènes ne doit pas forcement être construite en Allemagne et par des Allemands, elle peut être construite en Grèce par des Grecs, ce qui non seulement réduirait le chômage des jeunes en Grèce (plus de 50%) mais réduirait également le déficit de la balance du commerce de la Grèce et par conséquent également le déficit budgétaire grâce au impôts et cotisations sur les revenus des emplois ainsi créés.
Réponse de le 24/01/2013 à 5:13 :
@ Réduire le déficit budgétaire (de la Grèce) grâce au impôts et cotisations sur les revenus des emplois créés,
Proposition intelligente mais, crois tu que la Merkel (Mme Nein) serait d'accord?
Réponse de le 25/01/2013 à 7:44 :
@ crois tu que la Merkel?

je ne sais pas, mais si l'Allemagne de Merkel ne le fait, les Chinois, les Japonais ou Coréens roisquent de le faire.
a écrit le 23/01/2013 à 18:01 :
Ce dossier de 74500 pages était sensé expliquer, si je ne trompe, le mode de calcul des statistiques étatiques grecques.
Quel être humain, même en s'y mettant à plusieurs pourrait y comprendre quelque chose. Toutes les boîtes d'aspirine mondiales y passeraient.
De plus, avec toutes les traductions que ça doit impliquer, il y a de quoi de faire!
a écrit le 23/01/2013 à 17:21 :
Chaque jour donne un peu plus de force aux écrits des eurosceptiques qui ne sont rien d'autre que des réalistes.
a écrit le 23/01/2013 à 15:59 :
Cette affaire est un règlement de compte politique qui vient encore obscurcir le panorama grec. Ils pourront toujours discuter pour savoir si les règles appliquées étaient correctes ou non. Toujours est-il que la situation réelle (mais le sait-on ?) de l'économie grecque était de toutes façon encore pire. Au lieu de perdre du temps en règlements de compte, la mise sur pied d'une administration fiscale et budgétaire qui fonctionne a minima sans trop de corruption serait le meilleur objectif à atteindre.
Réponse de le 23/01/2013 à 16:30 :
Bon allé, soyons militants, allons tous acheter une bouteille d'huile d'olives et un carré de feta de provenance turque, ils payent leurs impôts eux et ont peu de dettes.
a écrit le 23/01/2013 à 14:31 :
Ayez confiance dans l europe qu ils nous disaient...au niveau national ils sont deja incompetents et/ou corrompus au niveau europeen 3 fois plus...elle est belle l europe.
D une belle idee ils en ont fait un monstre hideux, corrompus dispendieux et....sans avenir au mieux...en esperant qu on ne se mette pas a se battre ensemble
Réponse de le 23/01/2013 à 22:31 :
Et toi? tu es incompétent, inutile, aigri et réactionnaire? Tu devrais en tous cas arrêter de commenter!
a écrit le 23/01/2013 à 14:12 :
Je ne comprends pas. l'essentiel de la pseudo-supercherie serait basé sur l'inclusion ou la non-inclusion des déficits des entreprises publiques dans le deficit national? Et, quelqu'un peut-il nous expliquer pourquoi il faudrait exclure ces déficits s'il vous plaît? Si l'entreprise publique fait défaut, le gouvernement doit payer, donc le déficit des entreprises publiques devraient naturellement faire partie du déficit public du pays... ou bien?
Réponse de le 23/01/2013 à 14:29 :
Il ne s'agit pas de l'inclusion des déficits des entreprises publiques dans le déficit public, mais de l'inclusion des dettes des entreprises publiques dans le déficit public. Ce qui change tout.
Réponse de le 23/01/2013 à 14:31 :
suite - d'autant plus lorsque l'on sait le poid des entreprises publiques dans l'économie grèque. il ne faut pas oublier que l'on parle d'un pays quasi-communiste. Donc non, à mon sense, il n'y a pas de surestimation des chiffres du déficit public, simplement un juste mesure lorsque l'on considère leur économie.
Réponse de le 23/01/2013 à 14:42 :
S'il s'agit des dettes à moins d'un an, alors c'est normal qu'elles fassent parties du déficit public, Est-ce que le journaliste qui a eu la bienséance de faire des recherches sur ce sujet avant de publier son article pourrait nous éclairer?
Réponse de le 23/01/2013 à 14:43 :
"...faire entrer dans le déficit public de l'État les dettes des entreprises publiques de la péninsule hellénique." Les dettes, non les déficits. Il me semble bien qu'il y a là fraude. (voir @lecture, plus bas) Ceci dit, vous avez raison sur le fond: si les entreprises publiques font faillites, l'Etat doit payer.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:02 :
Je complète: à l'époque, il devenait exclu pour le gouvernement comme pour les entreprises publiques de pouvoir se refinancer sur le marché. En conséquence, les dettes à moins d'un an des entreprises publiques devaient bien devoir être refinancées par le gouvernement, lui-même refinancer par les bailleurs de fonds de la zone Euro. Donc, techniquement, j'assimile ces dettes à du déficit public.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:20 :
S'il s'agit de ça en effet. Mais l'affaire a éclaté il y a deux ans et les deux procureurs qui suivent le dossier ne lâchent pas la grappe, malgré la communication d'un certain nombre de pièces de la part d'Elstat. Maintenant que la mascarade d'enquête du parlement est terminée et qu'une enquête judiciaire est ouverte, espérons que l'on aura de nouveaux éléments pour en savoir un peu plus. Toute la clé est dans l'audit de ces fameux comptes publics. On sait très bien qu'en comptabilité, on peut faire rentrer du négatif dans des cases foure-tout, sans qu'on sache vraiment à quoi cela correspond. La difficulté pour les juges est sans doute de déterminer d'où proviennent un certain nombre de postes négatifs peu précis.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:27 :
Oui, vous. Et on vous comprend. Mais si on a mis en place des normes comptables communes, c'est pour qu'on parle tous le même langage, et qu'on puisse ainsi comparer ce qui est comparable; Si on se met à faire rentrer telle ou telle donnée sur de simples considérations personnelles, imaginez un peu la situation. Tout le monde adapterait les chiffre à sa sauce, de manière encore plus criante qu'aujourd'hui, et tout contrôle de la sincérité des compte serait rendue impossible. Vous pouvez critiquer les règles, militer pour qu'elles soient changées, mais tant qu'elles sont en place, il faut les respecter.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:48 :
Bon - j'accepte toutes ces remarques. AU final, ce sont donc des queues de cerises. La presse populaire gauchiste veut faire passer cela pour une manipulation de bureaucrates sadiques qui s'acharnent sur le peuple travailleur et innocent, alors qu'il s'agit d'une entreprise pleine de bon sens qui s'est heurtées au tatillonisme de comptables qui veulent pouvoir justifier de leur métier en disant qu'on ne change pas les règles comptables quand bien même cela rend l'image plus proche de la réalité. Bref, une querelle d'expert qui n'a rien à faire dans les média.
Réponse de le 23/01/2013 à 16:02 :
@ttt : d'accord avec vous, ce règlement de comptes politique n'est que de la poudre aux yeux qui détourne des vrais problèmes qui restent à traiter.
a écrit le 23/01/2013 à 14:11 :
A qui prodite essentiellement cette fraude ?
Certainement pas aux Grecs qui sont victimes d'un génocide économique soigneusement organisé par les Européesn et une troÎka mafieuse entièrement à la botte des banksters. certainement pas non plus à l'état grec qui ne voit quasiment rien de l'argent soi-disant versé en "aide" (à peine 15 % de la pseudo-aide accordée, le reste allant directement chez les banquiers ou dans les caisses de certains états-voyous européens, France et Allemagne en tête).
Les véritables bénéficiaires de cette gigantesque arnaque sont les banques et les états français et allemands qui, directement et indirectement (pas "ou", mais bien "et") reçoivent de facto l'essntiel de l'aide soi-disant grecque. A l'époque du duo diabolique Merkozy, la voyoucratie européenne était à son apogée. Elle n'a malheureusement pas changé depuis que Merkozy est devenu Merhollande. Il y a certains états où la voyoucrate est un "art" de vivre. La France, qui continue à vivre au crochet des courageux Grecs, en est un pitoyable exemple.
Réponse de le 19/02/2013 à 9:10 :
Je suis d?accord. L?Allemagne a gagné par la crise grecque (crise européenne) jusqu? à la fin de 2011 environ 80 Mds euros et a acheté au prix très bas (dans un jeu d?une ??aide spéculative??) des infrastructures considérables de la Grèce
a écrit le 23/01/2013 à 13:54 :
Mais quand nos mauvais politicards arrêteront ils leurs manipulations foireuses .?
a écrit le 23/01/2013 à 13:34 :
La Grèce est un test : il s'agit de savoir jusqu'où l'on peut presser le bon peuple pour ajuster les politiques économiques, sociales, en conséquence. Il s'agit de placer le curseur juste un millimètre en deçà de l'explosion sociale complète et du chaos économique total. Pendant ce temps, les contribuables de tous les pays se saignent pour renflouer les banquiers qui peuvent continuer à spéculer sans limite. Quant à l'Allemagne, avec ses millions de travailleurs pauvres qui gagnent moins que des Grecs c'est sûr qu'elle y est aussi pour quelque chose...
Réponse de le 23/01/2013 à 14:37 :
C'est un test sain. Il faut savoir où sont les limites. Tant qu'il n'y a pas de révolution, cela veut dire que le niveau d'oppression n'est pas si insupportable que cela. Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent de toute façon.
Réponse de le 23/01/2013 à 20:40 :
On espère en vous lisant que l´inertie à réagir des peuples est prise en compte par ceux qui pensent comme vous... Parce que le jour où un curseur aura été mal plaçé, il sera trop tard, et toutes les économies étant interdépendantes... Vous étudierez sans doute avec interèt les réactions en Espagne à ces nouvelles venant de Grêce. L´effet inertie risque de vous surprendre, même si le peuple espagnol est aujourd´hui très profondément pacifique...
a écrit le 23/01/2013 à 13:01 :
Ce qui est scandaleuse c'est que tous le monde savais à Bruxelles, pour voir ce que on pouvais imposer au peuple européen avec la Grèce comme test.
Il est temps de sortir de ce gouffre infernal sans fond et de ces manipulateurs de Bruxelles.
Vive la France........ sans l'Europe qui nous porte à la ruine.
a écrit le 23/01/2013 à 12:17 :
La Grèce a ENCORE menti, et on y a ENCORE cru...
C'est à se demander si la crédulité des uns n'est pas plus coupable que la duplicité des autres.

En attendant, pour savoir ce qui se passe en Grèce, depuis Athènes :
http://retoureneurope.blogspot.gr/
Réponse de le 23/01/2013 à 12:35 :
Ce qu'il faut retenir ce n'est pas que la Grèce ait menti, d'ailleurs, on est encore au stade de la présomption. Ce qu'il faut retenir, c'est que si la Grèce a effectivement menti, c'est à sa population, pas au reste de l'Europe, et ce avec la complicité de Bruxelles. Espérons que ce soit faux...
a écrit le 23/01/2013 à 10:16 :
Les technocrates: nouvelle oligarchie asservissant les citoyens...
a écrit le 23/01/2013 à 9:49 :
Il serait grand temps que l'on admette (je suppose que on l'aura déjà compris) que ce sont les déséquilibres des balances commerciales qui sont à la base de la crise et du problème du surendettement.. .
Que un pays comme l'Allemagne, avec ses moyens de production modernes, considère que vouloir défendre et même accroître son excédent de la balance commerciale aux dépends des autres est légitime et même digne d'être imité (Modèle Allemand?) par les autres pays de l'Union Monétaire, prouve que le chauvinisme l'emporte sur la raison en Allemagne. La vérité est que en ce faisant l'Allemagne exporte son chômage.
Produire plus que l'on consomme et par là noyer l'économie des autres pays de l'Union Monétaire (moins fort économiquement) c'est faire preuve d'un manque de prévoyance et de maturité politique criminelle. À défaut d'un centre des impôts Européen, il faut que les balances commerciales entre les pays de l'Union Monétaire soient équilibrées.
Réponse de le 23/01/2013 à 12:11 :
Vous pointez une vérité: pour être un pays exportateur il faut que des pays acceptent d'avoir des déficits commerciaux.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:43 :
C'est juste ! Et cela démontre que l'idée même de vouloir copier par mimétisme le modèle économique Allemand n'a pas de sens !
Imaginez donc si tous les pays de la zone euro imitaient tous le "modèle", notre situation économique d'ensemble, même s'il faut relativiser, serait à coup sûr plus grave qu'aujourd'hui car il y aurait toujours des déséquilibres (ce que l'on gagne d'un côté on le perd de l'autre) et de mon point de vue nettement plus importants qu'aujourd'hui !
Tous les pays de la zone euro ne peuvent pas être des "exportateurs nets", d'autant plus en même temps ! Même avec un modèle unique, sachant que les européens de la zone euro ont pour principaux partenaires économiques les autres pays de cette zone, il y aura toujours des gagnants et des perdants...
Réponse de le 24/01/2013 à 4:44 :
@ fr,
en fait il n'y a pas vraiment de - Modèle Allemand - L'Allemagne se comporte comme si elle était en compétition permanente (J'allais écrire - en guerre -) (voire l'expression Deutschland AG)
Le peuple Allemand, plus enclin à la subordination au pouvoir que la plus part des autres peuples (sauf les Russes), va accepter des sacrifices s'il les considère nécessaires. Il s'agit pour l'Allemagne de gagner, l'adversaire n'est pas le patron qui les exploite, l'adversaire ce sont les autres pays qu'il faut battre. Conflit permanent, en somme. Les accords imposés par l'axe franco-allemand favorisent ce genre de comportement, vu qu'ils interdisent le protectionnisme. Ainsi l'Allemagne peut inonder le reste de l'Europe (et du monde, mais la on s'en fout) de ses produits, ce que les autres pays signataires sont obligés d'accepter.
L'allemagne prendra toujours les mesures nécessaires pour pouvoir garder cet avantage. Étant avantagées par de multiples facteurs naturels et immuables, elle y parviendra toujours, quoi que fassent des pays comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne et même l'Italie.. Étant industriellement et économiquement parmi les pays les plus avancés, elle peut dicter aux autres pays un Modus Vivendi qui l'avantage.
La France pourrait essayer d'imiter l'Allemagne en adoptant certaines mesures que le peuple Français n'accepterait pas. Exemple : Il n'y a pas de salaires minimum en Allemagne et les salaires horaires de 4,-Euro de l'heure ne sont pas rares. Sous certaines conditions ces salariés sont ce que l'on appelle des - Aufstocker - c'est à dire que s'ils n'ont pas d'autres revenus l'état complète leur salaires par un appoint de façon à ce qu'ils arrivent au minimum vital (autour des 800,- Euro par mis).
En fait cet ? appoint ? n'est rien d'autre qu'une subvention déguisée, puisque cela permet à certains employeur de payer des salaires de misère. Cela permet aussi de fausser les statistiques du chômage, puisque sans cet appoint ces emplois n'existeraient pas.
Je pense que la seule solution, en tout cas tant que nous n'aurons pas une Europe Fédérale avec Ministère des finances Éuropéen, selon le Modèle Fédéral Allemand d'ailleurs, la seule solution je disais sera d'autoriser un minimum de protectionnisme pour protéger du cannibalisme les économies des pays les plus désavantagés.
a écrit le 23/01/2013 à 9:47 :
Lamentable cette Europe où on ment aux peuples pour pourvoir l'appauvrir sous le poids de la culpabililisation ? A quand un vrai débat en France sur l'intérêt ou non de sortir de ce machin ? Pourquoi seule la pensée dominante est présente dans les médias de masse ? A quand la parole aux idées autres que celles martelées par les européistes ?
a écrit le 23/01/2013 à 9:24 :
On fait bien dire ce qu'on veut aux statistiques, alors : est-ce si important si les chiffres eux-mêmes sont hasardeux ?
Réponse de le 23/01/2013 à 10:05 :
C'est vrai, mais là ce qui est important, c'est la volonté de tromper de manière organisée au niveau de l'UE.
Réponse de le 23/01/2013 à 12:37 :
le déficit est réel d?après l'article! une entreprise publique fait partie de l'état. l'histoire et les accusation serait inverse si ce déficit, réel, était exclus, AU final on tourne autour des mêmes manques!
Réponse de le 23/01/2013 à 13:13 :
Non. Vous confondez deux notions, dette et déficit. Le déficit est ce qui manque dans le budget annuel, la dette c'est ce que l'on doit. Par exemple, si vous faites entrer le montant total de votre prêt immobilier dans votre budget annuel, vous risquez d'être sérieusement dans le négatif. Dans le cas présent, Elstat est soupçonnée d'avoir fait entrer dans le calcul de son déficit les dettes des entreprises publics, et non leur déficit. Quoiqu'il en soit, une entreprise publique a une comptabilité distincte de celle de l'Etat. cela signifie juste que l'Etat en est actionnaire majoritaire.
Réponse de le 23/01/2013 à 15:11 :
Bien lu votre commentaire @lecture mais je ne partage pas cette vue. En grèce en fait, la comptabilité de l'Etat, des partis politiques, des syndicats et des entreprises publiques devrait être consolidée en une compta unique: le pays est tellement gangréné qu'il s'agit bien de la même poche (dans les faits).
Réponse de le 23/01/2013 à 15:23 :
Oui, mais enfin si l'on change les normes comptables d'un pays à l'autre sur des critères potentiellement subjectifs comme vous semblez le préconiser on ne s'en sort plus. Les critères doivent être les mêmes pour tout le monde. Et les instances chargées de leur bonne application doivent fonctionner correctement. Ensuite, rien n'empêche de faire une analyse séparée sur la dette de l'Etat latente, c'est à dire ce que ne doit pas un État à l'instant T mais qu'il pourrait devoir parce qu'il est garant.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :