Il y a un an, Mario Draghi sauvait l'euro (si, si ! )

 |   |  1692  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
« Whatever it takes... » Dans un discours à Londres le 26 juillet 2012, le président de la BCE s'engageait à tout faire pour sauver l'euro. L'OMT, dispositif consistant à racheter de la dette sur le marché secondaire, allait bientôt naître et changer la nature de la crise européenne.

C?était il y a un an. Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne s?exprime devant des investisseurs à Londres. L?ambiance est lourde. La veille, les taux des pays périphériques de la zone euro ont connu un nouveau coup de chaud. Le 10 ans espagnol est au plus haut depuis un an à 7,62 %, soit 638 points de base au-dessus du Bund allemand. Son équivalent italien ne se porte guère mieux à 6,597 %, 536 points de base au-dessus du taux allemand.

Inquiétudes sur les marchés

Les marchés s?inquiètent avec raison des effets de la récession induits par la consolidation. Surtout, après la restructuration de la dette grecque en mars, on doute de plus en plus de la solidarité au sein de la zone euro. La menace à peine voilée d?exclure la Grèce de l?union monétaire si le résultat des élections du 17 juin ne convenait pas à ses partenaires a renforcé cette crainte en multipliant les scénarii de « Grexit » (sortie de la Grèce de la zone euro). La situation des banques espagnoles inquiète et Madrid vient d?obtenir, le 20 juillet, l?aide du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière)  pour son secteur financier.

Alors qu?on se demande si le FESF aura les moyens de soutenir l?ensemble des banques espagnoles, on craint que l?Italie, compte tenu du niveau de ses taux, ne doive à son tour réclamer l?aide européenne. Or, dans ce cas, les 500 milliards d?euros du FESF ne seront pas suffisants pour assurer le refinancement de la Péninsule. D?autant que l?action des gouvernements européens semblent peu rassurante. Depuis l?élection de François Hollande en mai, le couple franco-allemand bat de l?aile et Berlin donne surtout l?impression de vouloir payer le moins possible. Depuis le début de la crise grecque, on a surtout géré l?urgence. En bref, la monnaie unique semble en sursis.

la BCE entre en lice

Jusqu?ici, la BCE s?est montré prudente. Elle a certes racheté de la dette grecque, irlandaise et portugaise et lancé un programme de refinancement à long terme (LTRO) qui a apaisé au printemps la crise. Le 5 juillet, le taux de refinancement a été réduit d?un quart de point, à 0,75 %. Mais vainement. Devant l?incapacité des politiques à maîtriser l?incendie, Mario Draghi, arrivé à la tête de l?institution de Francfort en novembre 2011, décide d?aller plus loin.

En quelques mots, il va ouvrir une nouvelle phase de la crise européenne. « A l?intérieur de son mandat, la BCE est prête à faire toute ce qui est nécessaire pour sauver l?euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant. » Les marchés retiennent cette expression : « whatever it takes? » et l?annonce fait l?effet d?une bombe. Les investisseurs comprennent vite le message : la BCE va agir massivement. Et elle a les moyens d?agir sur les marchés en rachetant des titres sans limites.

Décrue des taux

Rapidement, les taux entament leur décrue. Reste néanmoins une inconnue : l?Allemagne, si soucieuse de la « stabilité monétaire » va-t-elle accepter de laisser la BCE agiter la menace de la planche à billets? Mais en réalité, Mario Draghi n?a pu prononcer ce discours qu?avec le soutien de Berlin. Rapidement du reste, dans deux communiqués communs, signés avec François Hollande et Mario Monti, le premier ministre italien, la chancelière appuie la nouvelle position de la BCE.

Mi-août, depuis ses vacances dans le Tyrol du sud, la seule région germanophone d?Italie, la chancelière se dit « absolument sur la même ligne » que Mario Draghi. Les marchés respirent encore un peu plus. Fin août, l?écart (« spread ») entre le 10 ans italien et le 10 ans allemand n?est plus que de 410 points de base. Le spread espagnol atteint 465 points de base.

Les origines de l?accord allemand

En réalité, l?idée d?un « bouclier anti-spread » est largement répandue depuis plusieurs mois en Italie. Malgré ses mesures sévères qui commencent à irriter la population, Mario Monti ne voit pas réellement d?améliorations de la confiance des marchés. Ce ne peut donc être que le fruit d?un complot de spéculateurs qu?il faut briser en intervenant lsur les marchés. Longtemps, la chancelière ne veut pas en entendre parler. Elle craint que l?on utilise le contribuable allemand comme une « vache à lait », et qu?à l?abri de cette protection, les pays du sud refusent de « faire leurs devoirs. »

Mais fin juin, lors du sommet de Bruxelles, Mario Monti et Mariano Rajoy, son homologue espagnol, décident de faire front. Le premier veut une union bancaire, le second la possibilité pour le MES (Mécanisme européen de stabilité) de racheter des obligations d?Etat sur le marché, le fameux « bouclier anti-spread. » Pour la première fois, Angela Merkel doit faire face à un vrai chantage : ou elle accorde ces concessions, ou le sommet s?achèvera sur un échec. La chancelière cède : elle est à un an des élections fédérales allemandes et elle a besoin de retrouver le calme dans la zone euro, dût-elle faire quelques concessions à priori inacceptables.

Au même moment, en effet, l?Allemagne peine à ratifier le traité budgétaire qui est l??uvre même d?Angela Merkel. Elle va devoir s?appuyer sur l?opposition de gauche pour assurer sa majorité. Elle doit se prémunir contre ce type de mésaventure avant le scrutin. Sa décision est prise : il faut à la fois apaiser la situation et réduire le risque d?un appel à la solidarité des contribuables allemands. D?où l?idée de recourir à la BCE pour organiser le « bouclier anti-spread », calmer les marchés et réduire le besoin d?un recours aux fonds du FESF. Mario Draghi a la voie libre.

>> Lire aussi : La vraie nature du pacte budgétaire européen

La naissance de l?OMT

Le 6 septembre, lors de la réunion mensuelle de la BCE, Mario Draghi dévoile son dispositif « anti-spread » baptisé dans un anglais plus francfortois que shakespearien Outright Monetary Transactions (Transactions monétaires complètes). L?histoire va en conserver l?acronyme OMT. Mario Draghi ne rentre guère dans le détail, mais il en dresse les principes : la BCE peut désormais, avec ce programme, racheter des obligations souveraines de pays de la zone euros de façon illimitée.

Elle « stérilisera » ces achats et un cadre conditionnel est cependant dressé : les pays qui bénéficieraient de cette protection de la BCE devront adopter un programme « d?ajustement » dans le cadre d?une aide du MES et ils ne doivent pas encore avoir perdu l?accès au marché. Autrement dit, la BCE aidera certains pays, mais ces derniers devront mettre en place des programmes d?austérité sévères et ne pas dépendre que de la BCE pour se financer. L?équilibre est subtil pour satisfaire, grosso mode, Italiens et Allemands.

Succès réel

L?objectif de l?OMT est de ne surtout pas être activé. Nul ne sait du reste réellement comment il pourrait être mis en place concrètement. Mario Draghi avait promis la publication du cadre juridique de l?OMT, mais on l?attend toujours. Lors de sa dernière conférence de presse, en juillet 2013, il a indiqué que ce « n?était pas sa priorité. » Autrement dit, l?OMT reste un simple spectre, une menace. Mais une menace efficace.

>> Lire aussi : Pourquoi la BCE ne va pas (encore) activer l'OMT, son arme nucléaire?

Jusqu?ici, Mario Draghi a gagné son pari. La menace a suffi à apaiser les marchés. La crainte d?une action de la BCE a mis fin aux poussées de fièvres sur les taux. Les spreads peuvent parfois remonter, mais jamais aux niveaux de 2011 et 2012. Un an plus tard, le 10 ans italien rapporte 4,41 %, l'espagnol 4,61 %. La situation sur les marchés semble sous contrôle et Mario Draghi ne perd jamais une occasion de saluer ce succès.

L?OMT ne peut pas tout

Mais l?OMT n?a pas tout réglé. Depuis septembre 2012, la zone euro est entrée dans une récession dont elle pourrait sortir péniblement, et sans élan, au second semestre 2013. Les tensions politiques sont encore présentes, les programmes « d?ajustement » sont toujours aussi inefficaces, le crédit est au point mort dans les pays périphériques. Un an plus tard, l?OMT a réussi, mais il ne suffit plus.

Depuis mai dernier, la BCE tente de trouver d?autres leviers : elle a encore baissé ses taux et a assoupli sa politique de collatéral pour préparer une action sur les crédits aux PME. Surtout, début juillet, Mario Draghi a lancé une seconde bombe : il a rompu avec le « we never precommit » de Jean-Claude Trichet, son prédécesseur. Il s?est engagé à maintenir « durablement les taux bas actuels ou des taux plus bas. » Un engagement qui vise à donner de la visibilité aux agents économiques pour assurer la reprise. Encore une fois, devant l?incapacité des politiques à prendre la mesure de la situation et à agir concrètement, la BCE a amorcé une politique plus agressive. Elle est désormais en première ligne pour empêcher toute rechute, mais comme le dit souvent Mario Draghi, elle ne peut pas tout.

>> Lire aussi : BCE : que peut encore faire Mario Draghi ?

Risques

Si la sortie de la récession est plus faible qu?espérer, comme on le croit justement à la BCE ; si le problème de la restructuration des dettes portugaise, irlandaise et grecque n?est pas pris à bras le corps ; si enfin la Cour constitutionnelle allemande pose des limites implicites à l?action de la BCE, elle ne pourra plus agir seule. La crise de la zone euro pourrait y perdre alors la protection de sa seule vraie digue.


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/10/2013 à 0:34 :
L'incompétence est bien à tous les étages, le 1er étant l'immunité aux marchés pollués. Qui gère ? Les financiers, les analystes économiques, la BCE à la botte de la FED? Sous prétexte de résolution "nos savants" imaginent des schémas toujours plus complexes qui ne font qu'aggraver l'état des finances des "Européens". D'ailleurs quelle Europe ? Les Anglais qui ne font pas partie de la zone Euro et qui absorbent les capitaux Européens à l'aide de leur banque centrale, les Suisses qui sous prétexte de secret bancaire détournent les capitaux Européens, les paradis fiscaux qui captent l'impôt à la place des états ? Les Européens eux mêmes (Allemagne en tête) qui entretiennent une concurrence incohérente ? En crise depuis 2008 au moins, Il y a une fuite, il devient urgent de la stopper et de s'armer pour reconstruire de nouvelles bases Européennes d'Union. Cette Europe est vouée à l'échec, et plus grave encore elle est source de guerre !
Draghi aurait "sauvé" l'Euro ? En tout cas pas pour les intérêts la zone Euro car en 5 ans rien n'a été fait pour s'immuniser ! En France l'impôt devient insoutenable, la dette et le chômage poursuivent leurs croissances. Cette Europe ... qui en veut ? Un vrai choix des Européens aurait été le bienvenu. Draghi travaille pour Goldman Sachs pas pour la zone Euro.
Piégé par une naïveté totale, on observe que le passé ne semble pas avoir laissé de trace !

a écrit le 08/08/2013 à 1:56 :
Ne jamais oublier les raisons pour lesquelles la France (et Mitterrand en particulier) a voulu l'?uro :pour une raison politique, i.e. pour assurer l'ancrage européen de l'Allemagne après sa réunification. Le marché s'est donc conclu dans ces termes: la France donnait son aval à la réunification allemande en échange de l'?uro, l'Allemagne acceptait l'?uro à condition que l'?uro et la BCE soit gérés sur des critères proches de ceux en usage à la Bundesbank... L'Allemagne a su adapter sa politique aux deux bouleversements que constituaient la mise en place de l'?uro, d'une part, la mondialisation économique accélérée par la montée en puissance, d'autre part. La France n'a conduit aucune des adaptations nécessaires et les politiciens français , pour justifier leur immobilisme, ont entretenu les peurs des Français à l'égard de l'?uro et des transformations économiques du monde. Sur ce point, mais sur ce point seulement, ces politiciens ont réussi..!
a écrit le 29/07/2013 à 15:00 :
Qu'il ait sauvé l'Euro , l'on s'en tamponne le coquillard....
Reste à sauver la France et ça s'est une autre paire de manches....
a écrit le 28/07/2013 à 13:47 :
Il me semble que c'était la seule voie logique pour la BCE d'agir comme la BoE, c'est à dire bloquer les taux obligataires à un certain seuil, par exemple 3% pour le 10ans, en achetant tout ce qui dépasse, on parle d'ordre iceberg.
La BCE ne le fait pas encore, mais elle devra un jour ou l'autre le faire, le marché la testera. Les pays du sud de l'europe et même la France n'arrivent toujours pas à s'en sortir. Je ne vois pas l'intérêt des différents fonds européens de financement créés pour ces pays, seule la BCE a moralement le droit d'agir sur ce point, en répercutant le problème sur la masse monnaie, de même c'est à la BCE d'agir en conjugaison avec une autorité bancaire européenne pour régler les problèmes des banques, ce ne sont pas aux états ou aux peuples de payer pour des banques le plus souvent internationales, donc dépassant les frontières de leur état d'origine.
Celui qui gère mal perd sa liberté, c'est un principe immuable, on l'applique en France quand une collectivité fait faillite, c'est le préfet qui dicte sur les recommandations d'un conseil d'experts, le temps qu'il faudra pour revenir en positif. Pour éviter les abus, il faut écrire à l'avance en quoi consistera après une faillite une remise à flot, avec quels objectifs. Le pire serait évidemment d'avoir une dette ad vitam eternam qui sert à abreuver des banques et des fonds de pensions, sans jamais pouvoir l'abaisser, ce serait simplement de l'esclavage économique.
a écrit le 28/07/2013 à 9:19 :
Bientôt nous allons entendre que c'est a cause des eurosceptiques si rien ne fonctionne en Europe! L'U.E; a tendance a confondre "causes" et "effets" et surtout "but" et "moyen". Il y a bien d'autre moyen d'unir notre continent qu'une monnaie inadapté!
Réponse de le 28/07/2013 à 11:37 :
Ce n'est pas "bientôt", mais bien déjà que nous entendons ces discours. Les européistes vous diront que si l'UE ne fonctionne pas et que si l'Euro est attaqué c'est dû aux "égoïsmes nationaux". Il faut comprendre que nous sommes "égoïstes" parce que nous ne voulons pas sombrer comme les Irlandais, les Grecs, les Portugais, les Chypriotes, les Espagnols et les Italiens.
a écrit le 27/07/2013 à 14:59 :
Et concrètement ? Quel est le résultat concret de ce "beau discours" ? Réponse : Le résultat concret de ce "beau discours" de Mario Draghi est nul. C'est un échec. C'est un échec total. Aujourd'hui, la dette publique de neuf pays européens atteint des sommes inimaginables. Aujourd'hui, nous savons que neuf pays européens foncent vers le défaut de paiement. Pronostic :

Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si affinités.

1- Médaille d?or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d?euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d?argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d?euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d?euros, soit 127,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d?euros, soit 125,1 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d?euros, soit 104,5 % du PIB.

6- France : dette publique de 1870,294 milliards d?euros, soit 91,9 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d?euros, soit 88,2 % du PIB.

8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d?euros, soit 86,9 % du PIB.
Réponse de le 27/07/2013 à 16:47 :
Mario Draghi ne peuvent etre tenus responsables de 40 années de politique budgétaire délirante et irresponsable des états européens. Avec les armes à sa dispostion, il cherche simplement à "acheter du temps" pour que les politiques fassent les ajustements qu'ils n'ont pas voulu ou pas su faire durant ces décennies de folies dépensières.
Réponse de le 28/07/2013 à 5:52 :
@BA lorsque l'on parle de l'Union on doit mettre son poids au niveau mondial. Le PIB de l'Europe environ 23 pc pour un montant de 16600 milliards avec il est vrai un perte de 7 points en 8 ans. Les US 22 avec une perte importante sur la même période, la Chine 11 avec une croissance de 6 points en 8 ans la Japon 11 avec également une perte mais moins forte, les pays suivants inférieurs à 5 points. Les déficits des "petits" pays de l'Union sont certes non négligeables mais gérables, plus compliqués il est vrai pour l'Italie, l'Espagne la France ..... L'Europe pèse encore environ un quart du PIB mondial de ce fait les spéculateurs joueront toujours avant la limite du décrochage car ces derniers feraient tomber toute l'économie mondiale. Les spéculateurs "joueront" soit pour influencer certaines décisions économiques ou pour amasser plus mais jamais pour la perte de leur investissement. La BCE a tardé à prendre les affaires en mains bloquée par l'Allemagne mais également par une mauvaise prise en compte des difficultés de l'Europe par l'ancienne équipe de la BCE. M. Trichet semblait avoir un train de retard sur les capacités de l'Union à faire face à ses propres défis mais également aux nlles puissances émergentes dont les capacités en R&D et en puissance industrielles ont vite pris le pas sur la pure copie et donc devenues de réelles concurrentes aux entreprises européennes.
Le politique et la commission restent les deux boulets de l'Europe car incapable par, pour un, ses visions purement électoraliste donc clientéliste et pour les deux par une incompétence génétique à comprendre l'économie, ne pas oublier que la majorité des membres de la commission sont "les virés" des partis politiques nationaux recasés par amitié des services rendus, dans la commission.
a écrit le 27/07/2013 à 13:45 :
Si,si : ça marche de faire le charlatan pour faire tourner le manège de la spéculation. Les marchés aiment bien, même quand on ne les abreuve pas de beaucoup de liquides. C'est la loi des flux pour circuler et appâter le poisson avant de le ferrer, tant qu'il y a du liquide.
a écrit le 27/07/2013 à 11:28 :
"En réalité, l?idée d?un « bouclier anti-spread »" = un bouclier anti-hausse des taux d'intérêt!
.... Ben wai les journalistes de la tribune ce la pète !
a écrit le 27/07/2013 à 11:22 :
je n'ai pas beaucoup de considération pour M. TRICHET dans la mesure où après la chute du mur de Berlin, à l'époque la RFA c'est retrouvée dans une période inflationniste .... des mesures ont été prise par Otto Peul (gouverneur de le BUNDESBANK) pour la réduire ... la situation en France n'était pas du tout la même d'où la récession de l'époque (1990) ! L' Angleterre pour ces raisons s?était sortie du serpent monétaire européen ... TRICHET voulait à tous pris que la France adhère à l'euro ... donc suivait la politique monétaire Allemande ! (j'habitais en Allemagne)
Réponse de le 27/07/2013 à 11:30 :
"t" pardon
Réponse de le 27/07/2013 à 11:36 :
dediou ... j'ai fais plein de fautes ... vous m'excusez avec mes 3 AVC .... bref on dit que orthographe (voir grammaire en plus) est la science des idiots ... dont je suis membre ! looooooooooooool
Réponse de le 27/07/2013 à 12:40 :
on tekscuz meque . ! lol
y'a que les casses pieds qui t'embeteront

a écrit le 27/07/2013 à 10:22 :
C'est quoi le délire avec les SI SI ! dans les titres ?
a écrit le 27/07/2013 à 7:58 :
Il n'a rien sauvé du tout (mis a part ses fesses peut etre), il a juste gagné du temps.... Et le chute n'en sera que plus douloureuse.
A vouloir sauver l'?uro, ils vont tuer l'europe ce qui est bien plus grave.
Réponse de le 27/07/2013 à 11:00 :
l?Europe j'y crois plus hélas !
a écrit le 27/07/2013 à 3:06 :
Draghi, ancien de Goldmansachs, en poste lors de l'operation camouflage de dette de la Grece lors de son entree dans l'euro....Trichet, profil similaire. Lorsque les endetteurs sont ensuite aux commandes du redressement, la je vous le dit, on nous prend pour des pigeons...ces hommes sont au pouvoir pour s'assurer que les dettes contract?es " ill?galement " soient rembours?es...mais qui nous prot?ge d'eux ?
Réponse de le 27/07/2013 à 5:17 :
+10000 rien a ajouter...on vous met en garde ? vue et ?crou? pour un d?lit mineur...mais si on vole des populations enti?res par des endettements ill?gaux, il n'y a pas de soucis.
a écrit le 26/07/2013 à 20:52 :
la France et l?Allemagne qui paye la plus lourde contribution au (Mécanisme européen de stabilité)
des centaines de milliards , ceci ne nous arrange pas du tout pour réduire nos déficits ,

(Mécanisme européen de stabilité) avait était signer sous SARKOZY le 5 janv 2011


Le MES dispose d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros, auxquels ajouter les 200 milliards d'euros du FESF qui prendra fin le 1er juillet 2013 et les 100 milliards d'euros du MESF.

Qu'est-ce que le Mécanisme européen de stabilité (MES) ? Questions/Réponses - Touteleurope.eu

Cette somme sera versée d'ici 2014 par chacun des dix-sept pays membres de la zone euro, au prorata de sa participation au capital de la Banque centrale européenne. De cette manière, la participation de l'Allemagne s'élèvera à 27,15% des contributions, soit environ 190 milliards d'euros. La France participera quant à elle à hauteur de 20,39% soit environ 165 milliards d'euros ,et l'Italie de 17,91, soit les sommes de 142 milliards et 125 milliards d'euros respectivement.
Réponse de le 27/07/2013 à 12:02 :
Nos destins sont li?s aux autres pays de la zone euro...peu importe la MES...nous avons l'euro en commun...bien qu'avant toutes les monnaies n'avaient pas du tout le m?me pouvoir ; d?cider de mettre le dragme ? la m?me enseigne que le mark ?tait une id?e FOLLE !!! C'est comme vouloir donner la meme valeur au kilo a des patates et a des truffes...
a écrit le 26/07/2013 à 19:20 :
Et si l'euro était sauvé provisoirement ? En suris de quelques mois ou au mieux de quelques années ? L'Italie pourrait bien servir de détonateur. L'avenir de l'euro n'est pas si radieux que ça.
a écrit le 26/07/2013 à 18:01 :
Bonjour, à l'exception des lecteurs dont les pseudos sont "yop" et "corso", pas de récations.
Les ténors du commentaire, les doctes donneurs d'avis, sont absents et c'est tant mieux. Votre article résume la mise en place d'un dispositif, mais n'entre pas dans le fond du problème. Veut-on que l'europe s'en sorte ou pas? La réponse est OUI, si elle accepte les exigences américaines dans l'accord de libre-échange, à défaut la réponse sera NON. Et la comme par un fait du hasard, c'est la ruine programmée par Goldman Sachs ( dont Draghi était une des éminences, mais aussi Paulson, le secrétaire d'Etat au Trésor US qui décida de ne pas aider Leehmann Brothers en sept 2007 et provoqua de fait cette crise trop vite baptisée des subprimes...Les pauvres peuvent aussi servir à masquer les coups tordus des riches...C'est en effet une lutte pour la domnation mondiale qui est le fond de cette "crise" qui malgré tous les mensonsges et artifices des média, des politiques, révèle chaque jour, l'ampleur de l'entente mafieuse qui règne sur les marchés financiers, et la mansuétude des politiques des blocs OCDE mais aussi des BRIC et des autres zones ou sévit l'appa^t du gain et le blanchiment, pour faire en sorte que ceux qui sont riches, le soient davanatge et que les autres s'en débrouillent. Qui peu encore croire au cecle vertueux de ces donneurs de leçons qui veulent des plans d'austérité pour ensevleir les nations sous leur bottes anonymes? Europe deviens donc cette banlieue des USA, et savoure ainsi ta noyade dans un modèle qui s'auto-régule et se passera un jour de la grande majorité de nous tous...
Réponse de le 26/07/2013 à 18:39 :
Ou peut-être est-ce un vendredi après-midi d'été et les gens ont autre chose à faire que de commenter pour la n-ième fois les cabrioles de nos banquiers centraux... Et je les comprends.
Réponse de le 26/07/2013 à 18:51 :
C'est plus simple que cela : dehors, il fait beau et ce n'est pas l'article d'un eurobéat qui passe sous silence l'accroissement énorme du taux de pauvreté, de chômage et de suicide dans l'union européenne qui nous fera changer d'avis, sans compter que la BCE a ruiné toutes les économies, Allemagne comprise. D'ailleurs, vous vous en rendrez vite compte lorsque les pays périphériques feront défaut. Mais libre à vous d'acheter des obligations souveraines. Après tout, chaque jour nait un pigeon.
Réponse de le 27/07/2013 à 5:23 :
On se comprend...Mais tout ceci n'aura qu'un temps...patience ;)
a écrit le 26/07/2013 à 17:35 :
Sans déconner...
a écrit le 26/07/2013 à 17:31 :
Actuellement on ne fait pas remonter les pertes des pays car elles destabiliseraient les notes des prêteurs en les lançant dans une spirale dépressionniste à leur tour. Tout le monde attend la reprise qui comme Godot ne vient pas et pour cause! Bientôt reviendront les questions de la Grèce, de l'Espagne et peut-être de l'Allemagne. Un cycle. Ce n'est plus du Ponzi qui était un pari risqué mais possible, c'est du Draghi qui est une folie pure!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :