L'enseignement numérique : une nécessité urgente pour la France !

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Les élèves américains sont depuis longtemps formés aux nouvelles technologies et à la communication. | REUTERS
Les élèves américains sont depuis longtemps formés aux nouvelles technologies et à la communication. | REUTERS (Crédits : Reuters)
L'absence de consensus sur le modèle de l'école française passe à la trappe la question pressante de l'enseignement des technologies de l'information et de la communication aux jeunes français. Pourtant, il y a urgence !

Dans un article récent [1], la fracture numérique entre les élites et une partie des français était mise en exergue. Evidemment, ces questions peuvent paraître peu importantes aux vues des défis qui attendent notre système éducatif de plus en plus inégalitaire. C'est justement le problème : alors que les débats sur l'éducation en France tournent encore autour de questions idéologique,  le manque de consensus autour du modèle que nous souhaitons pour notre école empêche de se concentrer sur des questions pressantes pour nos élèves telles que la place de l'Anglais ou les modalités de l'enseignement des technologies de l'information et de la communication.

L'importance des TIC à l'école

C'est cependant une erreur, l'Anglais comme les TICE font désormais partie intégrante du bagage commun que tout élève se doit de maitriser à la fin de la scolarité obligatoire. Ainsi, l'Anglais est devenue dans le monde une sorte de nouvelle lingua franca et de sa propagation découle d'importantes implications politiques, économiques et culturelles[2]. En tant qu'individu, maitriser une ou plusieurs langue étrangère et le numérique, permettra de vivre une vie épanouie et productive.

Mais notre pays doit avoir des citoyens capables de communiquer efficacement d'un point de vue technique et langagier. L'emploi des TIC à l'école est donc primordial dans le processus d'acquisition des compétences du XXIe siècle composées des « 4C » : la communication, la collaboration, la pensée critique (critical thinking) et la créativité. La maitrise de ces quatre compétences facilite en effet la réussite des élèves à l'université, au travail et en tant que citoyen[3].

Quelle place pour le numérique à l'école ?

Dans ce contexte, l'enseignement au numérique piétine. Dans l'article "Un combat contre l'inertie en éducation", M. Girard montre que l'intégration des TIC n'est pas simple à l'école et que "l'intégration des TIC à la pédagogie est un sujet chaud et qui comporte son lot de détracteurs, à commencer par les enseignants eux-mêmes".  L'angoisse souvent, le conservatisme parfois prennent le pas sur l'enthousiasme pour de nombreuses raisons.

La place de l'iPad à l'école, de la programmation ou du tableau blanc interactif est à ce titre éclairante. En ce qui concerne la programmation à l'école, l'article "We Need Coding in Schools, but Where are the Teachers?"[4] met bien en exergue que la grande majorité des étudiants font très bien leur première heure ou deux de programmation, lorsque cela existe, mais quand ils commencent à programmer eux-mêmes ils sont frustrés et ont besoin de l'étayage de l'enseignant.

Or très peu de nos enseignants en sont capables pour le moment. Pour cela, il faudrait en effet dans les établissements des équipes pouvant mettre en place des projets de cet ordre car la programmation devient dorénavant fondamentale et l'école doit créer ce système où tout le monde a une occasion d'y être exposé, et pas seulement les quelques-uns qui auraient probablement appris en famille.

Des outils désuets, une utilisation inefficiente 

L'exemple du Tableau blanc interactif est aussi éloquent. Une étude récente sur leur intégration dans les écoles québécoises concluait que 86 % des enseignants sont insatisfaits de la performance de cette technologie à cause du manque de préparation à son utilisation efficiente[5]. Le manque de formation est une constante en éducation, en France comme ailleurs dans le monde, et traduit à la fois la faiblesse de l'engagement des gouvernements dans l'enseignement numérique et au numérique, mais aussi la probable désuétude des outils utilisés par manque d'accompagnement des équipes.

Cet exemple met encore en évidence au Québec comme en France le déficit d'innovation et de stratégies politiques et le rôle que doivent jouer les concepteurs de la politique éducative quant à la nécessité d'une approche systémique centrée sur la formation aussi bien pédagogique que technologique des professionnels de l'enseignement, accompagnée de réformes politiques et institutionnelles permettant une exploitation efficiente du potentiel éducatif de ces outils [6]. Pour le moment, les formations sont souvent offertes par les fabricants des TBI et sont loin d'être exploités à leur pleine capacité. 

Méconnaissance des élites françaises en matière de numérique

Par conséquent, l'on assiste à une situation où tout le monde croit éduquer aux nouvelles technologiques car la pénétration de l'outil et de la technologie dans les classes est importante - comme pour l'iPad ou bientôt le chromebook - mais leur utilisation efficace est en fait proportionnellement faible dans les pratiques quotidiennes.

Les pratiques pédagogiques du numérique peu étoffées sont donc largement représentées dans le monde mais restent préoccupantes en France. Dans l'hexagone, elles répondent de plus largement  aux méconnaissances des élites françaises en matière de numérique et comme le remarque Le Monde dans son édition du 26 décembre : cette déconnexion se notamment traduit par « l'usage de l'expression "nouvelles technologies". Ils [les élites] parlent de "plan numérique" comme si on planifiait la récolte de blé en URSS, cherchant à contrôler des choses qui ne sont pas contrôlables. »[7]. Face à cela, des principes forts pour une éducation numérique sont indispensables.

Principes pour une éducation numérique en France

Dans son article de 2013, M. Girard rappelait que :

"La cohorte d'élèves qui fera son entrée au secondaire l'an prochain sera sur le marché du travail autour de 2025, pour s'en retirer vers 2060. Nous devons former ces élèves à employer des outils qui n'existent toujours pas. À tout le moins, nous devons les éduquer à être ouverts au changement, à l'exploitation d'une pléthore d'outils TIC, mais surtout, nous devons leur permettre d'apprendre à trouver le bon outil et à en analyser et critiquer l'information qui s'y trouve. Car au XXIe siècle, la pire attitude que le monde de l'éducation peut adopter face aux défis qui se posent dans la société, c'est l'immobilisme".

L'immobilisme nous guette donc et l'empêcher nécessite un changement de perspective que la France se doit d'appréhender au plus vite. A ce titre, un groupe de travail s'est réuni à Palo Alto, en Californie, le 14 décembre 2012 afin de proposer un  "A Bill of Rights and Principles for Learning in the Digital Age ".

Cette charte qui contient des principes pour un apprentissage de qualité à l'ère numérique a été rédigée par une douzaine de formateurs réunis autour du pionnier des MOOC Sebastian Thrun. Elle propose un ensemble de « droits inaliénables » que les élèves et les enseignants devraient exiger des institutions et des organisations qui offrent des cours en ligne et des outils technologiques[8]. Certains de ces principes peuvent être intégrés dans notre système scolaire afin de mieux répondre aux besoins des élèves dans un monde numérique globalisé, interactif et connecté[9].

Les droits essentiels de l'enseignement numérique

Les élèves ont des droits inaliénables quant à l'enseignement numérique. Ils comprennent:

  • Le droit d'accès

Tout le monde devrait avoir le droit d'apprendre et d'apprendre grâce au numérique : les étudiants traditionnels ou non-traditionnels (formation continue, enseignement à distance, etc.). Ajoutons, que tout le monde doit avoir le droit à un apprentissage numérique de qualité.

  • Le droit à la vie privée

La vie privée de l'élève est un droit inaliénable, indépendamment du lieu d'apprentissage (en présentiel ou à distance). Les étudiants ont le droit de savoir comment les données recueillies au sujet de leur participation dans des systèmes numériques seront utilisés par l'organisation et mis à la disposition d'autres organisations.

  • Le droit de créer un savoir rendu public

Les apprenants utilisant des outils numériques au niveau mondial contribuent à la connaissance publique ; ils peuvent partagent leurs idées et leur savoir de façon ouverte. Ils ont le droit de posséder leurs propres données personnelles et de conserver la propriété intellectuelle des données liées à leur participation à des cours en ligne ou à des activités en ligne.

  • Le droit à la transparence financière

Les étudiants ont le droit à l'équité, l'honnêteté et la transparence financière.

  • Le droit à la transparence pédagogique

Les étudiants ont le droit de savoir à quoi ils seront formés : quels sont les résultats escomptés d'un programme ou d'une initiative en ligne.

  • Le droit à une relation pédagogique de qualité

Les étudiants ne sont pas un produit.  L'éducation est une question de confiance et apprendre sans but lucratif est le but principal de toute éducation.

  • Le droit d'avoir des bons enseignants

Tous les élèves ont besoin d'enseignants bien formés : des spécialistes des environnements d'apprentissage numériques qui soient attentifs à leurs besoins et aux objectifs d'apprentissage spécifiques.

  • Le droit à être des enseignants

Les étudiants ont le droit à la participation engagée dans la construction de leur propre apprentissage.

Un apprentissage connecté, global et  évolutif

Voici les principes vers lesquels un apprentissage numérique devrait tendre :

  • Une contribution globale

L'apprentissage du numérique et l'apprentissage en ligne devraient être mis en place partout sur ??la planète, pas seulement dans des pays technologiquement favorisés. Ils devraient maximiser les possibilités pour les étudiants de différents pays de collaborer les uns avec les autres.

  • Fonctions et valeur de l'apprentissage numérique

Ces fonctions sont de permettre aux étudiants de se doter d'outils afin de relever les défis et les exigences de la vie et du travail.

  • La flexibilité

Les étudiants doivent avoir de nombreuses options pour l'apprentissage en ligne et numérique. Les meilleurs programmes d'apprentissage ne seront pas simplement le reflet des formes existantes de l'enseignement mais un éventail de possibilités d'apprentissage flexibles qui tirent parti des nouveaux outils numériques, des différends styles et des besoins d'apprentissage.

  • L'apprentissage hybride

L'apprentissage par et au numérique devrait être connecté au monde réel et avoir des applications sur de séries de problèmes du monde réel. Il devrait combiner enseignement présentiel et en ligne.

  • La persistance

L'apprentissage numérique est émergent, il nécessite une poursuite tout au long de la vie par l'apprenant qui devrait en avoir la possibilité technique.

  • L'innovation

L'innovation technique et pédagogique devrait être caractéristiques des meilleurs environnements d'apprentissage. Une grande variété d'approches pédagogiques, d'outils d'apprentissage, de méthodes et pratiques devrait soutenir des modes d'apprentissage variés des élèves. L'apprentissage devrait être flexible, dynamique et individualisée.

  • L'évaluation formative

Les élèves devraient avoir la possibilité de réviser et de réapprendre jusqu'à ce qu'ils atteignent le niveau de maîtrise qu'ils désirent dans un sujet ou une compétence donné. En termes pédagogiques, cela signifie un enseignement individualisé et de nombreux feed-back (évaluation formative) plutôt qu'une évaluation de  fin de formation (évaluation sommative).

  • L'expérimentation

L'expérimentation devrait être une composante importante de l'apprentissage numérique.

  • Curiosité

L'éducation au numérique devrait inspirer l'inattendu, l'expérimentation, et le questionnement. Cela permet de travailler de nouvelles compétences indispensables au XXIe siècle: expérimenter et être capable d'embrasser le changement.

Cette version simplifiée du « «  Bill of Rights and Principles for Learning in the Digital Age » peut être adaptée à notre politique d'éducation au numérique en France. Elle a l'intérêt de poser les grands défis et les grands objectifs d'un enseignement numérique de qualité pour notre pays. Force est de constater que nous n'y sommes pas encore. Le débat est ouvert.

____________________________________________________________________

[1]« Les élites débordées par le numérique », in Le Monde.fr, 26 décembre 2013.

[2] Paul Rigg, "English as the lingua franca of higher education?" in University world news, 22 novembre 2013, numéro 297.

[3] PISA Results Reaffirm Need for Assessment of the 4Cs. Voir ici 

[4] Sheena Vaidyanathan, "We Need Coding in Schools, but Where are the Teachers?", in Edsurge, 9 décembre 2013.

[5] Jason Orbaugh, "Lessons from the Downfall of Interactive Whiteboards", in Edsurge, 22 octobre 2013.

[6] Jean-Marie Muhirwa, « TICs, didactique et Innovation. Nécessité d'une approche systémique », in Education Canada, novembre 2013.

[7] Cité dans « Les élites débordées par le numérique », in Le Monde.fr, 26 décembre 2013.

[8] Voir la charte ici

[9]Betsy Corcoran, "A Bill of Rights and Principles for Learning in the Digital Age", in Edsurge, 25 janvier 2013.

 

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Commentaires
a écrit le 15/01/2014 à 18:01 :
Ca fait 10 ans que l'on soulève le même problème. Arrêtons la théorie et considérons la pratique :
1° on n'apprend rien (ou beaucoup moins bien) devant un écran rétro-éclairé (d'où sans doute la position de la WaldorfSchool sur le sujet),
2° les enfants (et pas mal d'adultes) se noient bien vite dans la masse d'internet et, au bout de 5 minutes, sont hors-sujet par rapport à ce qu'on leur a demandé de faire (quand ils ne sont pas carrément sur des choses qu'ils ne devraient pas voir),
3° ET POURTANT... ces machines à écran rétro-éclairé sont de véritables fenêtres sur le monde, au point de s'être rendues indispensables,
4° la plus grande partie du contenu intéressant (et surtout efficient) est en anglais.

La question est donc : comment lancer un enfant là-dedans sans faire de dégât ?

Quelques éléments de réponse (mais, en attendant des expérimentations, c'est juste mon opinion) :
1° il ne faut en aucun cas mettre tout de suite un ordinateur connecté à internet entre les mains d'un enfant : il apprendra bien mieux à gérer une masse de données si, celle-ci, au début, est réduite. Pour un exposé, par exemple, on peut imaginer que le professeur donne un sujet et l'accès à une session où seules sont accessibles les pages html qu'il y aura pré-chargées. Comme le professeur a autre chose à faire, les éditeurs de manuel pourraient livrer des CD-Rom "clé-en-main" (ou autre support pré-enregistré).

2° Pour la messagerie, la mise en place d'un intranet sérieux (coupé d'internet) au sein de chaque établissement et d'un "correspondant" du même établissement (comme on en a dans un pays étranger) pourrait marcher.

3° Avant d'aller sur un ordinateur... il faut apprendre à taper au clavier sérieusement (et pas à la manière pathétique de la plupart des adultes). Un détour par les antiques machines à écrire pour les niveaux CP-CE1 pourrait s'avérer fort utile (au moins, il n'y aura pas des machins qui clignotent dans tous les sens ni d'écran rétro-éclairé pour ralentir l'apprentissage). Une fois cela fixé, on peut aller sur de la bureautique.

4° Il faudra assumer le fait que tout ce qui aura été fait sur ordinateur n'aura pas été correctement assimilé, en tout cas pas aussi bien que si c'était fait avec des livres et du papier. Quand on a un stylo dans la main, on réfléchit avant d'écrire car ça demande un effort : à l'ordinateur, taper est beaucoup moins coûteux en énergie, quant à copier/coller, il suffit d'un doigt et de deux clics...

5° Tout à fait d'accord pour dire que savoir lire l'anglais est très important (peut-être même plus que communiquer à l'oral en anglais, d'ailleurs... d'où un changement des perspectives d'enseignement pour cette langue en particulier).

Une seule certitude : mettre entre les mains d'un jeune enfant un ordinateur connecté à internet, c'est comme si on lui mettait entre les mains une encyclopédie contenant le programme d'histoire du CP à la Terminale. Ca ne sert à rien.
a écrit le 15/01/2014 à 18:00 :
Ca fait 10 ans que l'on soulève le même problème. Arrêtons la théorie et considérons la pratique :
1° on n'apprend rien (ou beaucoup moins bien) devant un écran rétro-éclairé (d'où sans doute la position de la WaldorfSchool sur le sujet),
2° les enfants (et pas mal d'adultes) se noient bien vite dans la masse d'internet et, au bout de 5 minutes, sont hors-sujet par rapport à ce qu'on leur a demandé de faire (quand ils ne sont pas carrément sur des choses qu'ils ne devraient pas voir),
3° ET POURTANT... ces machines à écran rétro-éclairé sont de véritables fenêtres sur le monde, au point de s'être rendues indispensables,
4° la plus grande partie du contenu intéressant (et surtout efficient) est en anglais.

La question est donc : comment lancer un enfant là-dedans sans faire de dégât ?

Quelques éléments de réponse (mais, en attendant des expérimentations, c'est juste mon opinion) :
1° il ne faut en aucun cas mettre tout de suite un ordinateur connecté à internet entre les mains d'un enfant : il apprendra bien mieux à gérer une masse de données si, celle-ci, au début, est réduite. Pour un exposé, par exemple, on peut imaginer que le professeur donne un sujet et l'accès à une session où seules sont accessibles les pages html qu'il y aura pré-chargées. Comme le professeur a autre chose à faire, les éditeurs de manuel pourraient livrer des CD-Rom "clé-en-main" (ou autre support pré-enregistré).

2° Pour la messagerie, la mise en place d'un intranet sérieux (coupé d'internet) au sein de chaque établissement et d'un "correspondant" du même établissement (comme on en a dans un pays étranger) pourrait marcher.

3° Avant d'aller sur un ordinateur... il faut apprendre à taper au clavier sérieusement (et pas à la manière pathétique de la plupart des adultes). Un détour par les antiques machines à écrire pour les niveaux CP-CE1 pourrait s'avérer fort utile (au moins, il n'y aura pas des machins qui clignotent dans tous les sens ni d'écran rétro-éclairé pour ralentir l'apprentissage). Une fois cela fixé, on peut aller sur de la bureautique.

4° Il faudra assumer le fait que tout ce qui aura été fait sur ordinateur n'aura pas été correctement assimilé, en tout cas pas aussi bien que si c'était fait avec des livres et du papier. Quand on a un stylo dans la main, on réfléchit avant d'écrire car ça demande un effort : à l'ordinateur, taper est beaucoup moins coûteux en énergie, quant à copier/coller, il suffit d'un doigt et de deux clics...

5° Tout à fait d'accord pour dire que savoir lire l'anglais est très important (peut-être même plus que communiquer à l'oral en anglais, d'ailleurs... d'où un changement des perspectives d'enseignement pour cette langue en particulier).

Une seule certitude : mettre entre les mains d'un jeune enfant un ordinateur connecté à internet, c'est comme si on lui mettait entre les mains une encyclopédie contenant le programme d'histoire du CP à la Terminale. Ca ne sert à rien.
a écrit le 15/01/2014 à 16:47 :
Cela fait deux fois que vous censurez mes commentaires. Pourquoi ?? Cet article est nul, j'ai le droit de le dire. Pas brillant de la part de la tribune !
a écrit le 15/01/2014 à 11:51 :
Vous confondez enseigner l'utilisation d'outils
informatiques accessibles facilement à tout le
monde y compris des enfants (tablettes, tableau
blanc numérique...), avec la nécessité de
véritables enseignements qui s'appuient sur des
connaissances de base qui manquent cruellement
aux élèves aujourd'hui!Ne serais-ce que savoir
lire et écrire correctement.Et on n'aborde pas de
bonne formation technique sans un minimum de
connaissances mathématiques. Et de quoi
parlez-vous quand vous parlez de "programmation"
?? C'est de l'enfumage tout cela !!
a écrit le 15/01/2014 à 0:15 :
C'est n'importe quoi cet article ! Une vraie "tarte à la crème" ! Vous confondez l'utilisation d'outils informatiques accessibles aujourd'hui à des enfants et les véritables enseignements techniques qui s'appuient sur des connaissances de base ! De quoi parlez-vous quand vous parlez de programmation ??
a écrit le 14/01/2014 à 20:56 :
Aux usa, c'est les parents qui payent l'école et le lycée (c'est privé !!) . En france, c'est public, c'est les impots, mais vous voulez pas qu'on augment les impots non? Comme si l'état devait tout payer, avec quel argent ? On a 2000 milliard de dettes, vous etes fous ?
a écrit le 14/01/2014 à 12:10 :
Au même titre qu'il y a des enseignements de chimie, de mécanique au autre, il devrait y avoir un enseignement des techniques informatiques, bien plus tôt que dans l'enseignement supérieur. D'abord pour comprendre ce qu'il y a derrière des icônes ou des messages électroniques, ensuite pour donner du recul à tous en vue d'appréhender les outils qui n'existent pas encore. L'usage élargi mais superficiel de tablettes, tableau blanc interactif, MOOC... n'a aucun intérêt s'il ne sert qu'à remplacer la craie. Le bénéfice du savoir est la maitrise des signes que dessine la craie.
a écrit le 14/01/2014 à 9:16 :
Dans la Silicon Valley en Californie, les cadres des entreprises du numérique se battent pour envoyer leurs enfants dans l'école qui a les meilleurs résultats: la waldorf school. C'est l'élite de la Silicon Valley qui accède à cette école. Pourquoi ? c'est une école qui bannit TOTALEMENT les ordinateurs, smartphones, tablettes et technologies numériques. L'enseignement y est 100% neurones et usage du papier. A l'inverse des lois que viennent d'adopter 47 états des USA qui ne rendent plus l'apprentissage de l'écriture manuscrite obligatoire, une catastrophe pour le développement cérébral, la Californie, pays du numérique mondial, vient de renforcer l'apprentissage de l'écriture manuscrite ! Vous voulez faire des générations d'incultes maladifs ? faites rentrer le numérique à l'école...
a écrit le 13/01/2014 à 23:00 :
Oui, oui, tout ça c'est très bien, mais pour souder un bout de tôle, il faut simplement savoir souder correctement, pas besoin de tablette, de facebook. Que l'on apprenne l'anglais le plus tôt possible est une très bonne chose, mais que l'on apprenne aussi le français et les mathématiques. Ce n'est pas le fait d'être "connecté" qui apprend le raisonnement. Tablettes, PC, smartphones ne sont que des outils permettant l'accès à la connaissance à conditions de savoir ce qu'on cherche. Dans cet article que veux dire "programmation" (langage C++, COBOL, FORTRAN, faire des macros dans excel...) eh bien c'est comme pour souder, ça s'apprend, sur le tas ou autrement.
a écrit le 13/01/2014 à 22:28 :
L'éducation des citoyens, ne passe pas uniquement par une formation des enseignants par le numérique. Pourquoi donner des tablettes aux élèves, alors que la seule vocation de celle ci reste le divertissement ? La tablette oui, mais seulement, si elle possède une utilité pédagogique....ce qui n'est pour le moment pas vraiment démontré !
a écrit le 13/01/2014 à 21:18 :
Demandez à un gamin s'il sait compter sans sa calculette, ou évaluer une surface "à la louche" ?
L'informatique, oui, mais pour améliorer les capacités du cerveau des apprentis.
a écrit le 13/01/2014 à 16:29 :
Devoir appuyer ses écrits par autant de sources, "chapeau". Sinon, l'" éducation" française n'est pas en retard, et même dans la moyenne. Grâce à la télé... Nous avons bien reçu le message qu'il fallait privatiser l'"enseignement". Merci.
a écrit le 13/01/2014 à 15:46 :
Comme partout, on ne parle que de droits. Même s'ils sont acceptables, quand parlera-t-on aussi des devoirs de tout individu vivant en société ?

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