"Marseille, c’est Barcelone le jour, Barcelonnette la nuit" (Patrick Mennucci)

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Patrick Mennucci, candidat PS à la mairie de Marseille. / DR
Patrick Mennucci, candidat PS à la mairie de Marseille. / DR (Crédits : DR)
Patrick Mennucci, candidat socialiste à la mairie de Marseille, livre un nouveau volet de son "Journal de campagne" où il évoque un voyage au coeur de la ville de Marseille la nuit !

J'emmène ma colistière et amie Laurence Vichnievski dans une déambulation vespérale qui nous conduit dans plusieurs lieux branchés de Marseille.

Au Waaw, le bar de plus en plus couru, chez Oogie, le concept store du cours Julien, à La Tasca, le bistrot à tapas de la rue Ferrari qui fait le plein tous les soirs, nous rencontrons les gérants des établissements de la nuit, les musiciens qui font résonner la joie dans notre ville. Mais tous partagent le même dépit. Passé 22 heures, une sorte de couvre-feu s'abat sur notre ville.

Chacun se répète le bon mot qui veut que « Marseille, c'est Barcelone le jour, Barcelonnette la nuit ».

À chaque étape, je suis accueilli avec beaucoup plus que de la politesse. Je ressens que tous ces Marseillais comptent à leur façon sur moi pour réveiller leur ville. Ceux auxquels je m'adresse sont relax, parfois goguenards, certains sceptiques.

Je leur dis : « Si je deviens votre maire, je ne décréterai pas où doit s'organiser la vie nocturne ».

Jean-Claude Gaudin veut la parquer sur le port de la Joliette, sur l'ancien terminal maritime J1. C'est un non-sens et une promesse de gascon puisque ce bâtiment appartient au port. Non, le maire doit s'intéresser à la vie nocturne là où elle s'est spontanément installée.

« Si je suis votre maire, je prolongerai le dialogue que j'ai entrepris de longue date comme maire de secteur avec les propriétaires et les gérants des établissements de nuit et avec les riverains car je veux que la nuit marseillaise qui génère une activité économique importante puisse se développer en harmonie avec les habitants. »

Je ne suis pas laxiste. La police municipale travaillera la nuit et fera respecter les arrêtés. Ainsi j'interdirai la vente d'alcool dans les épiceries ouvertes la nuit qui deviennent de fait des bars clandestins.

Ainsi j'encouragerai les associations comme Plus belle la nuit à développer leurs actions de prévention en particulier de prévention de la toxicomanie. Ainsi je développerai un système de contribution versée par les établissements de nuit pour aider les riverains à insonoriser leurs habitations.

Patrick Mennucci

Nous achevons notre tournéeauprès de ceux qui veillent sur le sommeil des Marseillais. Au commissariat Noailles où nous accueille le commandant Romanetti, j'apprends que la nuit est calme. Cet officier décrit pour Laurence Vichnievsky le dispositif de la sécurité publique la nuit à Marseille. Il confirme les efforts et les renforts déployés depuis plusieurs mois.

« C'est Manuel Valls qu'il faut remercier ».

Il me répond d'un sourire aussi large que l'autorise son devoir de réserve.

On traverse la Canebière où nous attend l'escouade de nuit du bataillon des marins-pompiers. L'enseigne de vaisseau Quesnel fait les présentations. Nous échangeons sur le fonctionnement du bataillon, la qualité des moyens déployés, le haut niveau de la sélection. Je remercie chaleureusement ces hommes et cette femme - une stagiaire infirmière - qui s'engagent pour la sécurité des Marseillais.

La nuit est là sur l'avenue déserte, un fin croissant de lune, est posé comme un hamac sur les toits. Laurence remonte à pied chez elle aux Réformés en haut de la Canebière. Je m'engouffre dans ma voiture pour regagner le Vallon des Auffes.

Les jeunes militants qui nous accompagnent hésitent entre le « Cours-Ju » ou le quai de Rive-Neuve pour retrouver un peu de cette nuit animée qui brille par son absence.

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Commentaires
a écrit le 10/03/2014 à 17:21 :
Comparaison médiocre entre deux villes magiques
a écrit le 09/03/2014 à 23:00 :
Si le but de ces articles est de nous rendre ces gens sympathiques car plus "humains" ou proches de nous, c'est lamentable. On s'en moque. On ne demande qu'une seule chose à nos élus: des résultats. Quand non seulement ils n'en obtiennent pas mais viennent ensuite nous donner des leçons de morale et autres foutreries de cet acabit, la coupe est pleine.

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