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Le "rappel à l'ordre" de De Villiers n'est pas une défiance, dit Castaner

reuters.com  |   |  321  mots
Le rappel a l'ordre de de villiers n'est pas une defiance[reuters.com]
(Crédits : Pool New)

PARIS (Reuters) - Le "rappel à l'ordre" du chef d'état-major des armées par Emmanuel Macron à propos du budget de la défense n'annonce pas forcément une démission de Pierre de Villiers, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement.

L'incertitude est grande quant à l'avenir de l'officier à la tête des armées depuis les recadrages du président, qui lui a reproché d'avoir exprimé son désaccord sur les coupes budgétaires de la défense.

"Quand vous êtes chef, de temps en temps, il faut aussi montrer votre autorité", a déclaré lundi sur franceinfo le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Ce "rappel à l'ordre" n'est "pas une défiance" ni "une mise en cause", a-t-il poursuivi, "mais le président de la République a tenu à rappeler q'il était le chef des armées, et le chef des armées n'est pas sous l'influence de qui que ce soit."

Selon l'agenda du président, Emmanuel Macron et le général de Villiers doivent se retrouver mercredi à l'Elysée pour un conseil de défense, puis vendredi pour une rencontre en tête-à-tête.

Interrogé sur une éventuelle démission du chef d'état-major, Christophe Castaner a répondu qu'il "n'y a pas de logique" en la matière.

"C'est un militaire : il sait aussi le sens de l'autorité", a-t-il dit. "Je pense qu'un militaire sait aussi que le rappel à l'ordre est nécessaire dans le management entre deux hommes qui vont discuter, se voir, échanger. Ils prendront une décision ensemble".

Le général Pierre de Villiers a été maintenu jusqu'au 31 juillet 2018 à la tête des armées par un décret de la ministre des Armées, Florence Parly, paru mercredi dernier au Journal officiel.

"Le président de la République lui a confirmé sa confiance en le prorogeant dans ses fonctions", a commenté Christophe Castaner.

(Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)