François Fillon, un conservateur du 19e siècle

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François Fillon, candidat conservateur pour 2017.
François Fillon, candidat conservateur pour 2017. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Le candidat de la droite et du centre promet aux classes moyennes le retour à l'âge d'or de la bourgeoisie française, celui d'avant 1914. Un positionnement qui répond au malaise de la société française.

Conservateur ? Ultralibéral ? Réactionnaire ? Modéré ? Gaulliste ? Thatchérien ? François Fillon, désormais candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle de 2017, a été cuisiné à toutes les sauces. Laquelle est la plus juste ? Au-delà des étiquettes, il peut être utile de revenir aux inspirations du nouveau chef de file de la droite et à sa tradition historique. Et pour cela, il convient évidemment de revenir au programme qui lui a permis, à la surprise générale, d'emporter deux tiers des voix lors de la primaire.

La réaction est désordre

Pour comprendre d'où vient François Fillon, il faut examiner ses positions sur la société française. Sur ce plan, on l'a souvent décrit comme un « réactionnaire ». C'est, en réalité, inexact. Certes, le nouveau candidat propose un retour sur quelques points de la loi Taubira, mais ce retour est partiel et ne porte que sur une loi récente. Pour le reste, il n'y a pas de remise en cause des évolutions de la société depuis la fin des années 1960. « S'il est bien entendu indispensable de défendre les valeurs familiales qui fondent notre société, il est aussi nécessaire de prendre en comptes ses évolutions », explique le projet de François Fillon qui, par ailleurs, consacre un chapitre aux droits des femmes et au renforcement de la lutte contre le « sexisme ». Un authentique réactionnaire chercherait non seulement à revenir sur la loi Taubira, mais également sur tout l'héritage de « mai 68 » en favorisant le retrait des femmes de la vie active ou en revenant sur le droit à l'avortement, par exemple. Rien ne dit que ce ne soit pas les convictions profondes de François Fillon, mais ce n'est pas son programme.

Pourquoi ? Parce que le Conservateur ne désire rien tant que l'ordre. Et la réaction est un désordre, c'est une révolution qui veut un retour vers le passé, qui trouble la société. Aussi est-elle rejetée par les Conservateurs qui, eux, sont obsédés par la stabilité. Un Conservateur veut stopper les évolutions pour conserver les acquis actuels. La réaction lui fait en réalité autant peur que le socialisme. Dans les deux cas, la société est malmenée et l'ordre social troublé. François Fillon s'inscrit dans la lignée de la pensée conservatrice française du 19e siècle incarné par un François Guizot. Ce dernier a ainsi lutté ouvertement contre la réaction aristocratique de Charles X, puis, il s'est efforcé de maintenir la société dans l'état qui était celle de la révolution de 1830 : celle qui assurait le triomphe d'une bourgeoisie possédante à la fois contre les masses et contre les Nobles. Le Conservateur entend donc maintenir l'état de fait social pour assurer la stabilité. C'est ce qui avait conduit, par exemple, Adolphe Thiers, longtemps monarchiste, à se rallier après 1871 à la République. Non par conviction, mais parce que c'était le seul état politique qui assurait la stabilité sociale. D'où son mot célèbre d'alors : « La République sera conservatrice ou ne sera pas ». Il s'agit bien, comme le précise le projet de François Fillon, « de prendre en compte les évolutions » de la société tout en les contenant dans ses limites actuelles.

Eviter la faillite

Cet héritage de la pensée conservatrice du 19e siècle semble l'inspiration première de François Fillon, y compris en matière économique. Là aussi, la stabilité est la priorité : c'est le sens de l'emploi de ce mot de « faillite de l'Etat » prononcée par celui qui était premier ministre en 2007 et qui est repris tel quel dans le projet présidentiel dix ans plus tard. La « faillite de l'Etat » est la grande peur de la classe moyenne française. Ce mode de gestion de l'Etat, utilisé régulièrement par l'Ancien régime, a ruiné des milliers de Bourgeois français, et la Révolution française est d'abord une révolte contre cette gestion. Ce sont les rumeurs de faillite qui décidèrent le Tiers Etat à soulever le peuple les 13 et 14 juillet 1789. On l'oublie souvent à notre époque, où la France est caricaturée en « enfer socialiste à l'Etat démesuré », mais notre pays a longtemps été gouverné sur deux principes simples : le refus de la faillite de l'Etat et la stabilité monétaire. Jusqu'en 1914, la France était un pays à la croissance assez médiocre, mais où les classes moyennes étaient formidablement enrichies par leurs investissements dans les fonds publics et par la monnaie forte. C'était l'âge d'or de la bourgeoisie française, celui où elle pouvait utiliser ses capitaux dans le monde entier pour « la grandeur » du pays. Et, après le choc de la première guerre mondiale, c'est sur un retour à cet âge d'or que Raymond Poincaré en 1926 est revenu au pouvoir. Par l'équilibre des finances publiques et par la monnaie forte, la France devait retrouver sa place dans le concert des Nations après l'humiliation des attaques contre le Franc des années 1920-24.

On retrouve parfaitement cette idée dans le programme de François Fillon. La seule véritable politique publique que propose le nouveau candidat de la droite et du centre, c'est la réduction des déficits. Une fois cette politique réalisée, la France, à son sens, retrouvera sa puissance passée. L'idée que la « gabegie » de l'Etat est la source de l'effondrement de l'influence française est celle qui a présidé au sein de la bourgeoisie française pendant plus de 150 ans. Il en est de même de la monnaie forte, et c'est ce qui explique la conversion de François Fillon, ancien "séguiniste" opposé à Maastricht, à l'euro. La monnaie unique assure, selon l'ancien premier ministre, bien mieux que le franc, la stabilité et la puissance. On est frappé de constater cette obsession qui traverse le projet de François Fillon de faire de l'euro une « monnaie de réserve » à l'égal du dollar. Il y a là le rêve d'un retour à une forme d'étalon-or, une monnaie si stable et si puissante qu'elle assure à l'épargne une valeur permanente. Or, la classe moyenne n'a qu'un désir : disposer d'une épargne sûre et forte. Le programme de François Fillon reprend donc là encore le vieux rêve conservateur du 19e siècle.

Un Etat réduit sur le plan économique

Sur le plan économique, on est frappé par les critiques qui viennent tant de la gauche (ceci n'est guère étonnant) qui voit dans le programme de François Fillon un « ultralibéral » que des rangs libéraux qui, à l'image de l'économiste Jean-Marc Daniel, y voit un programme non pas « libéral, mais patronal ». On peut comprendre cet apparent paradoxe en revenant encore à cet « âge d'or » bourgeois que constitue le 19e siècle français. Jusqu'en 1914, la France dispose d'un Etat peu présent dans l'économie. Lorsqu'il s'y implique, c'est pour réduire les abus les plus apparents qui gênent les sentiments chrétiens comme le travail des enfants, interdit en 1841 en dessous de 8 ans, ou pour distribuer des avantages aux grands capitalistes, comme dans le cas de la gestion des chemins de fer par la loi de 1842, où l'Etat ne ménage pas les cadeaux aux sociétés privées. Le projet de François Fillon entend réduire le rôle de l'Etat dans l'économie, à la fois en tant qu'acteur direct, mais aussi en tant qu'ordonnateur. Sur le plan social, il le limite à un « filet de sécurité » pour les cas les plus graves : longues maladies ou extrême pauvreté. Pour le reste, l'Etat s'efface.

Ce recul de l'Etat s'inspire évidemment d'une pensée libérale, ce qui ne manquera pas de séduire les Libéraux d'aujourd'hui. Compte tenu du poids de l'Etat dans l'économie française, François Fillon défend, sur le plan économique, une vraie « rupture » qu'il revendique « radicale ». Ce « choc libéral » doit en finir avec le droit du travail, les syndicats, « l'Etat hypertrophié » et, dans ces domaines, le candidat de la droite abandonne, du moins en apparence, sa prudence conservatrice. Il souhaite ici un vrai changement qui soit à la fois « libéral », puisqu'il donne plus de place au marché, mais aussi « réactionnaire », puisqu'il vise à revenir à un Etat moins présent.

Mais, au fond, il est surtout conservateur : car réduire le rôle de l'Etat, c'est assurer moins d'impôt, donc des revenus supplémentaires pour les classes moyennes en garantissant et valorisant au mieux leur épargne tout en réduisant les transferts sociaux. C'est donc renforcer leur position sociale. La « TVA sociale » va dans ce sens. En faisant porter l'effort fiscal davantage sur la consommation que sur les revenus et le capital, on favorise l'état social existant. Et ce n'est pas un hasard si, jusqu'en 1914, les impôts indirects constituaient l'essentiel des ressources de l'Etat français.

Un vrai « libéral » ?

François Fillon est-il donc réellement « libéral » parce qu'il entend réduire la réglementation du marché du travail ? Dans son projet, on chercherait en vain une vision de libéralisation globale de la société, de stimulation de la concurrence, de lutte contre les rentes existantes, de combat même contre les oligopoles ou l'économie financiarisée. François Fillon ne cherche pas à briser le cadre de l'économie française, seulement à accroître les pouvoirs des chefs d'entreprise. La réduction du cadre législatif et la défiance envers tous les syndicats - étrangère, par exemple, au Gaullisme - dénote moins une volonté de « liberté » qu'une volonté d'ordre. En assurant la hiérarchie dans l'entreprise, on renforce la hiérarchie dans la société et, partant, l'ordre social. Là encore, la référence est bien ce 19e siècle français où les « classes laborieuses » étaient aussi des « classes dangereuses ».

François Fillon veut « libéraliser » pour renforcer la stabilité sociale. Et pour cela, il doit malmener une partie de la société. Mais cette dernière est présentée comme étrangère à la classe moyenne : ce sont les fonctionnaires, les « assistés », les « syndiqués ». Pour les autres, le retour à la « liberté » est l'assurance d'un retour à la prospérité. Une prospérité qui sera ensuite protégée par un Etat fort recentré sur la défense de la propriété et de l'ordre. « Conserver pour acquérir, acquérir pour conserver. » Ce mot du Prince de Metternich pourrait être le résumé du projet de François Fillon. Le libéralisme du nouveau candidat de la droite et du centre est un libéralisme d'ordre, où la libéralisation du marché renforce les pouvoirs sociaux existants. L'idée libérale d'un marché ordonnateur, capable de renverser les hiérarchies sociales semble plutôt étrangère au projet de François Fillon. La valorisation du travail indépendant et de l'entrepreneur ne s'accompagne pas, ainsi, de garanties contre la puissance des grandes entreprises et des donneurs d'ordre. Il ne s'agit que d'assurer leur existence, non le bon fonctionnement des marchés.

Répondre au désespoir des classes moyennes

François Fillon l'a emporté en promettant le retour à l'âge d'or de la classe moyenne française, celle de l'Etat du 19e siècle, celle où son désir de stabilité sociale et économique était comblé. Il y a certes dans son conservatisme, des éléments réactionnaires et libéraux, mais ces éléments sont toujours mis au service de la stabilité sociale et économique. Le positionnement du candidat de la droite est, il faut en convenir, parfaitement en accord avec les aspirations des classes moyennes françaises. Comme toujours lors de crises profondes, on recherche un retour à un âge d'or. François Fillon oppose sa « radicalité libérale » à la modération jugée stérile du centre et du centre-gauche que les classes moyennes françaises, après le quinquennat de François Hollande, identifient à la hausse des impôts et au déclin. Mais il oppose aussi son conservatisme à la réaction sociale et monétaire du Front national, jugée trop risquée par une grande partie de ces mêmes classes moyennes. François Fillon revendique une « radicalité » qui porte en germe des lendemains qui chantent : ceux de l'enrichissement économique et de la stabilité sociale qui trancheront avec le déclin et les troubles sociaux actuels.

Mais il ne faut pas s'y tromper : la victoire de François Fillon sur un tel programme est avant tout le signe d'une classe moyenne qui a perdu ses repères et ses espérances. En cela, sa démarche n'est pas entièrement étrangère à celle des mouvements dits « populistes » de droite ailleurs en Europe. Comme eux, il devra se confronter à la mise en œuvre de son programme.

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a écrit le 09/04/2017 à 15:53 :
Soutiens total et absolu à F.FILLON et à toute sa FAMILLE.
Arrétons tous ces bla, s bla s. à son sujet, et gardons en mémoire que F.FILLON dans son programme pour la FRANCE, à voulu supprimer 500000 emplois de fonctionnaires territoriaux, et la, cela en a "géné" quelques uns aux entournures, et pas des moindres certainement au gouv.;!!! alors il fallait l'abattre, coute que coute et avec, l'ensemble de la droite triomphante aux primaires ;vu que la gauche etait moribonde. eh, ils ont trouvés rien de mieux à 2 mois , 2 mois, 2 mois ? c'est déguelasse, ça n'a pas de noms, aucun respect pour les électeurs et le PAYS, ce qui les intéressent à gauche est de rester en place . Alors que nous savons TOUS que s'il y avait une enquéte approffondie sur tous les députés ; combien seraient VIERGES ???. il y a des choses à changer en ces lieux de pouvoir c'est certain... ah la république française, ... il n'est plu trés loin ou l'on aspirera au retour de la Monarchie!!! Vive FILLON ,Vive la FRANCE,et Vive NOUS.
a écrit le 01/12/2016 à 18:11 :
Merci à Romaric Godin de cette analyse hors des sentiers battus. On est saisi devant ce torrent nauséabond de réactions haineuses qu'il suscite. Cela promet. On ne sait pas encore très bien ce que fera Fillon mais on sent déjà l'odeur de ses groupies, au bord de l'orgasme à l'idée de la tête roulant des centaines de milliers de fonctionnaires vomis (enseignants, infirmières, policiers ? On ne sait pas, profiteurs imaginaires) et d'un État concentré sur l'ordre et la répression. L'épisode Sarkozy ne les a pas échaudés, ils sont toujours dans leurs rêves de grand soir de la revanche sociale. Des gogos, au fond. Plus de dettes, une économie à leur service, une croissance à deux chiffres (sic, ci-dessous), Uber pour modèle de développement ... C'est presque touchant. Leur atterrissage promet d'être encore bien drôle.
a écrit le 01/12/2016 à 11:15 :
Logorhée sans intérêt. M. Fillon n'a qu'un seul objectif très simple, dicté par la nécessité la plus absolue:
- remettre les gens au travail par tous les moyens civilisés
- réduire la dette du pays qui nous soumet et nous lie,
- supprimer le déficit de l'état afin de lui rendre sa puissance politique
Oui, les temps vont être durs... Ne rien faire pour les trois points ci dessus serait pire et générateur d'une série d'instabilités et d'injustices dangereuses voire mortelles. Elles sont déjà là en train de couver.
Si il faut en passer par la purge de tout l'héritage socialiste et de mai 68, alors allons y car il n'y a rien à regretter. Si il faut en passer par la mise sous tutelle ou curatelle des banques et des multinationales, allons y.
a écrit le 30/11/2016 à 19:17 :
Curieux manque d'imagination du journaliste qui ne voit que le retour aux valeurs bourgeoises des années folles pour tourner la page du programme commun de la gauche qui a totalement bureaucratisé l'Etat, les institutions et les corps intermédiaires. Où sont donc passé les lumières du bon sens commun et de la démocratie? Le portefeuille d'inventions scientifiques de rupture n'a jamais été aussi important et promet une croissance à deux chiffres en laissant faire. Le travail d'indépendant en réseau (ubérisation) permet de créer des entreprises efficientes en s'affranchissant du lien de subordination qui à justifié en son temps la création des entreprises hiérarchiques grâce à la diminution des coûts internes (théorie de Ronald Coase 1937). Demandez aux employés des start-up (Intel, Microsoft, Google, Free, etc.) qui croissent de 30% par an pendant plusieurs années, s'il n'y fait pas bon vivre? Clairement notre économie administrée n'en peut plus de protéger les rentes et la tranquillité des assistés. Le cycle de développement n'est pas s'enrichir et conserver, même pour un bourgeois du 19ème, mais produire, gagner, épargner, investir, produire + etc.
a écrit le 30/11/2016 à 10:44 :
Rien que voir la signature de l'article et l'on sait dans quel sens l'argumentaire tournera. Le néo-keynésianisme "à la française" fait encore des ravages. Si le fait d'accumuler les déficits et d'augmenter la dette conduisait à cette fameuse croissance, nous serions les rois du pétrole. Donc vive Mr Guizot et Mr Thiers et vive le "bon sens" bourgeois et Louis-Philippard de Mr Fillon !
Réponse de le 30/11/2016 à 14:39 :
La dette est moins le fait d'une gabegie Etat que d'avoir interdit depuis 1973 à l'Etat de s'emprunter à lui-même (cad à sa banque centrale contre intérêts ou non) comme il l'avait toujours fait jusque là. Sous prétexte de lutter contre l'inflation, on a donné au privé l'occasion de rançonner la France. La création monétaire doit revenir à l'Etat et être retiré aux banques privées qui ne devraient prêter que l'argent qu'elle ont dans leur coffre.
Faire croire qu'en réduisant les dépenses nous allons nous sauver et une bêtise sans nom.
Réponse de le 30/11/2016 à 16:44 :
Ce n'est pas si simple que ça. D'abord les politiques français : les présidents de la république et leurs gouvernements, à partir de 1973 , ont décidé d'augmenter les dépenses de l'état en embauchant des milliers de fonctionnaires de plus. Et les Français étaient d'accord, car c'est une manière très populaire de lutter contre le chômage, qui commençait à faire des problèmes dès 1973 (fin des 30 glorieuses). Donc les politiciens ont endetté l'état français pendant des dizaines d'années avec l'accord des Français qui voulaient un état qui embauche des fonctionnaires partout, et qui agit partout : qui éduque leurs enfants, qui les protège, qui se mêle de tout et n'importe quoi, au lieu de privatiser et de faire des économies, sans en prévoir les conséquences financières. En gros, les Français ont vécu au-dessus de leurs moyens depuis 1973. Et aujourd'hui, on se réveille, on dit : "y a trop de dettes, y a trop de fonctionnaires", après avoir profité de l'argent à crédit pendant 40 ans. C'est comme acheter une maison à crédit sur 40 ans, et au bout de 40 ans, dire : "non, je ne paye pas, finalement le crédit est une mauvaise idée, on aurait pas du le faire".
a écrit le 29/11/2016 à 20:10 :
Depuis 30 ans toutes les politiques vont plus ou moins dans le même sens avec des résultats qui vont de médiocres à désastreux. Fillon qui dit avoir écouté les gens, semble vouloir rompre avec ce paradigme du tout Etat dont le socialisme est le parangon dans l'échec. Son approche semble plus pragmatique qu'idéologique, et son discours s'inspire du bon sens, il est assez logique que les gens écoutent ce discours qui change, depuis que les politiques racontent n'importe quoi pour plaire et se faire élire, en faisant exactement le contraire une fois élus. Alors, les mots en "isme" deviennent le cadet des préoccupations. Les Français ne cherchent pas des théories, mais des pratiques pour que cela change , en mieux.
a écrit le 29/11/2016 à 19:20 :
...meme pas lu :...je regarde desormais la signature avant ; Et , une foisn de plus , on va assister à un plantage ...peut etre aussi magistral que pour Tsipras et Iglesias ...! et si , mr Godin , c'etait Fillon qui soit un homme du 21 eme siecle ...? et vous du 19 eme ?
a écrit le 29/11/2016 à 19:06 :
Si je ne me trompe pas, Francois FILLON est bien l'incompétent qui a laissé :
- Un déficit public de 5.2 % en 2011 contre 1% en ALLEMAGNE
- Une FRANCE dont les coûts salariaux dépassant ceux de l'ALLEMAGNE à partir de 2010
- Qui a tapé dans le fonds de réserve des retraites pour financer des dépenses courantes
Et qui a prévu 4.7 %de déficit en 2018, pour fiancer sa démagogie électorale ?



C'est bien le faux libéral qui va maintenir des subventions agricoles à ne plus savoir qu'en faire et des TVA réduites chez les restaurateurs, les artisans, pour financer son électorat ? Et à quand les plombiers polonais pour avoir des travaux à des coûts compétitifs et non pas délirants et mal faits comme maintenant ?

L'incompétence au pouvoir, vite. Les marchés vont être ravis. La faillite en 2022.
Il va falloir aller planquer ses économies ailleurs, dans des pays sérieux.
Réponse de le 01/12/2016 à 17:15 :
Il suffit de réaliser que FF a été premier ministre de NS pendant 5 ans. L'échec de NS est celui de FF.
Pour le Fonds de réserve des retraites (FRR)? c'est plus grave que ça. FF a liquidé le FRR avec la réforme de la retraite de 2010, en profitant de la crise de 2008-2009 comme justification et aussi à la demande de la Commission européenne (CE)qui a exigé et imposé la même chose à l'Irlande à la même époque.
Pour le FRR ,Fillon demandait à le liquider depuis 2002 car la disparition de ce fonds va mettre le régime général de retraite de la sécu en difficulté à partir de 2020. Le même FF annonce dans son programme , qu'il mettra en place un premier étage de retraite par capitalisation.
Et c'était bien ça l'objectif de FF(et aussi celui de la CE), affaiblir la répartition pour pouvoir imposer la capitalisation
a écrit le 29/11/2016 à 16:34 :
Je ne veux faire aucun procès, ni à Mr Fillon ni à Mr Romaric Godin auquel je reconnais une fois de plus une finesse d'analyse qui colle à la réalité comme son analyse sur la maladie de la mondialisation et du libre échange.
Toutefois je vais extrapoler en y apportant tous les bémols que notre appartenance à l'UE ne manqueront pas de faire émerger.
Et je considère pour ma part qu'un pays et son classement dans un genre ne devraient être que ce que son peuple décide et non ce qu'un dirigeant entend lui imprimer, à plus forte raison lorsque ce dirigeant est soumis à un diktat extérieur. Cela s'appelle de la démocratie pure et non un simulacre tel que nous en connaissons depuis la disparition du Président De Gaulle.

Or, pour retrouver une époque perdue (l'âge d'or de la bourgeoisie), Mr Fillon, si tant est qu'il réussisse à se faire élire en 2017, ne maîtrisera pas une bonne part de ses décisions et sera redevable de comptes au eurocrates de Bruxelles et à celle qui s'est donné le rôle de gardienne du trésor et de la bonne conduite économique, à savoir Mme Merckel.
Bien sûr, sur un bon nombre d'aspect le programme Fillon se situe en plein dans le faisceau des convergences voulues par ces derniers gourous.
Où s'en écarte t'il ? Impossible à dire pour l'heure tant il est resté très circonspect voire silencieux sur les relations qu'il veut pérenniser avec l'UE.

Alors, de mon côté, je me dis ceci :
Phénoménal ! Proprement incroyable !
Si la situation n'était pas aussi préoccupante, j'admirerais la façon dont tous ces vieux briscards de la politique ont réussi à noyer le poisson et à faire oublier à leur auditoire que la situation intérieure est très directement liée à l'UE, à ses orientations, à ses objectifs et à sa recherche de convergences. Ils maîtrisent à la perfection cet art de détourner l'attention des vrais problèmes que sont le libre échange, la mondialisation, l'ultra-libéralisme et une supra nationalité qui ne protège plus rien ni personne.
PAS UN SEUL MOT DE TOUT CELA ET DE L'U.E. !
Mascarade au dessus des mascarades, à Colombey les deux Eglises on a même vu un costumé grandiloquent se courber devant la tombe de celui qui aurait dit non à Maastricht, à Schengen, à Lisbonne, à l'OTAN et à tant d'autres chausses-trappes.

Avec cette droite ultra-libérale, toutes les solutions à tous nos problèmes ont trouvé une solution. Félicitations.

Gare aux conséquences cataclysmiques que cet électrochoc politique va provoquer. Si je pouvais passer les prochaines années ailleurs qu'en France, j'en prendrais un congé sabbatique tant le réveil va faire mal aux têtes. Mon zygomatique n'en peut plus quand j'entends deci-delà parler de paix des braves à droite quand il ne s'agit que d'une paix des dupes.
Quelqu'un va t'il se réveiller ???
a écrit le 29/11/2016 à 15:58 :
Excellent article. Je partage cette analyse de M. Godin.. juste je trouve dommage le titre qui laisse à penser que M. Fillon est un conservateur du 19 ème siècle..un point d'interrogation aurait suffit et aurait peut-être d'avantage donner envie de lire l'article.
Réponse de le 29/11/2016 à 19:23 :
un point d' ? ...vous voulez rire ! quand on est sur de ses convictions ( ou de sa ligne redactionnelle ) , il faut ...taper très fort ? non ?
a écrit le 29/11/2016 à 9:43 :
Guizot et Thiers, voilà des comparaisons flatteuses !
a écrit le 29/11/2016 à 9:33 :
Cet article péremptoire et biaisé ne prouve rien sauf que la bien-pensance gauchiste qui noyaute le milieu journalistique depuis des décennies étend son emprise y compris dans un journal économique où on s'attendrait à lire des choses plus nuancées et en phase avec la réalité de l'économie. C'est pourtant les vieilles lunes socialistes et ses promesses jamais tenues de lendemains qui chantent qui sont du 19ème siècle. Quant à la conclusion pathétique de ce papier, faire le parallèle entre le programme de François Fillon et celui des populistes est carrément de la malhonnêteté intellectuelle. C'est au contraire parce que la classe moyenne n'est pas si désespérée que ça qu'elle place son espoir dans quelqu'un qui est le contraire d'un démagogue et d'un populiste. Tant pis pour les journalistes qui se croient progressistes alors qu'ils ne sont que des conservateurs privilégiés d'un système en faillite dont ils espèrent désespérément continuer à profiter.
Réponse de le 29/11/2016 à 16:25 :
Mon pauvre. L'OCDE, le FMI, la Banque Mondiale et l'OFCE conchie le programme economique de Fillon alors que ce sont d'habitude les bras armes du neoliberalisme. Le programme de Fillon est economiquement une misere intellectuelle qui n'est que la continuite si ce n'est le renforcement, des politiques economiques menees en France depuis 40 ans, a droite comme a gauche: un liberalisme dogmatique et qui joue contre les peuples.

La ou l'ensemble des peuples des pays developpes commencent enfin a faire barrage, que les institutions internationales commencent a se reveiller (cf. Romer, chef economiste de la Banque Mondiale decrivant les 30 dernieres annees de macro-economie comme une regression intellectuelle majeure), les francais sont atteint du syndrome de Stockholm et font que la France s'enfonce chaque jour un peu plus au point de devenir la plaque tournante de la pauvrete mondiale, et se programme a devenir la main d'oeuvre bon marche au pouvoir d'achat limite de l'empire industriel et exportateur allemand. Mais a force de propagande liberale et anti-Etat, on pourra dire qu'on a que ce que l'on merite.

Droite liberale et social-democrate ne sont que les deux faces d'une meme medaille: celle de l'oppression des peuples au profit d'une caste qui vit sur son dos.
a écrit le 29/11/2016 à 8:41 :
Je viens de lire sur lemonde.fr le programme de Fillon pour le numerique. Ce type n a vraiment rien compris (alors qu il se vantait d etre un geek). Il n a meme pas analyse son echec comme premier ministre. On va donc :

- continuer avec l hadopi (alors qu on aurait pu supprimer un paquet de fonctionnaire la et faire plusieurs centaines de millons d economies)

- supprimer la neutralite du net (histoire d etre sur que les grosses societe etouffent dans l oeuf les start up qui menacent leurs fromages)

- ficher tous les francais (on aura l air malin quand le fichier aura fuité avec toutes nos donnees (adresse, empreintes digitales ...)

Il y a des moments ou je me demande si la france va reellement entrer dans le XXI sciecle: entre un PS qui ne reve que de taxer et d autoriser les meres porteuses pour faire de "gauche" , des LR qui veulent que les riches restent riches (et donc les pauvres restent pauvres) et le FN qui pense revenir en 1960 ...
Enfin tout n est pas perdu, Fillon va surement rehabiliter la pedophilie et nommer de nouveau frederic Mitterrand ministre, ca fera "progressiste" :-(
a écrit le 29/11/2016 à 8:21 :
Sacré compatriotes ils ont trouvé un nouveau messie. Lors de la campagne combien de fois n’ai-je entendu il a un programme aboutit puis au fur et à mesure de ses apparitions médiatiques il nous dit pour les fonctionnaires rien n’est défini il a cité des chiffres d’une règle de trois, mais aucune proposition concrète dans quelle direction quel type de fonctionnaire, qui sera privatisé etc etc puis vient le fameux sujet sur la sécu la aussi rien le néant on apprend sur une chaîne de télé qu’il va consulter et réunir les « experts » pour mettre sa musique en règle rien de gagné car on connait les experts une idée par personne. En fait rien d’aboutit juste des offres cela me rappelle une certaine caisse à outils. Je note également que la caisse à outils a oublié la classe moyenne celle qui comme pour tous les hommes politiques devra payer l’addition. En fait son élection n’est pas due à une connaissance de son non projet économique mais à l’appui du sens commun dont un de ces lieutenants est très proche et à la manif pour tous. En fait M. Fillon, encore un désigné, par des sujets sociétaux et non sur l’économie car ne nous trompons pas ses références à l’Allemagne ou la GB ne sont pas réalité non pas parce que nous sommes en France et qu’il ne faut pas faire de réformes mais tout simplement le contexte économique mondial n’est pas le même pire il est en difficulté petite croissance tout juste 3 au lieu de 6 lors des réformes de l’Allemagne une Europe, notre premier marché, avec une croissance pour les plus optimiste au dessus de 1 et pour les plus réaliste à 1 et enfin un marché intérieur au point zéro faute de croissance par la consommation due à des salaires stagnants et une inflation hors produits blancs et noirs en hausse, de nouveaux pays en Europe agressifs économiquement, une France qui a perdu depuis les années 90 environ 15 pour cent de son industrie etc etc
M. Fillon est un élu des églises du sens commun et de la manif pour tous , sur les sujets économiques un élu comme le seront les autres dans le discours mais face à la situation la caisse à outils devra être plus réaliste étant donné le Marché.
Les libéraux attendent autre chose que l'église au pouvoir et un programme évasif.
a écrit le 29/11/2016 à 7:25 :
C'est étonnant cette propension des critiques "progressistes" à vouloir nous rendre si sympathique le 19ème siècle...
a écrit le 29/11/2016 à 0:42 :
Depuis que M.Godin a arrêté de parler de la Grèce, je trouve qu'il fait des excellents articles.
Celui-là est très juste. Fillon qui se dit souverainiste,appliquerait la même politique économique favorable aux rentiers,qu'applique Schauble en Allemagne!.
Il sera encore plus à la botte de Merkel qu'Hollande !
a écrit le 28/11/2016 à 23:07 :
M Godin ne serait il pas aussi un laudateur du régime de M Castro et de ses merveilleux résultats économiques.
Désolé, mais ceux sont les régimes bourgeois de la fin du 19iéme et début de vingtième qui ont apporté en France, Angleterre, Allemagne les bases de nos richesses actuelles.
Avant de distribuer les richesses il faut les créer.
Réponse de le 29/11/2016 à 19:26 :
je ne sais pas ,mais ses " copains " , Tsipras et Melenchon entre autres ( je n'ai rien entendu pour Iglesis ) sont quand meme des fans de Castro...
a écrit le 28/11/2016 à 21:39 :
Désolé le paradis socialo communiste du 19ème siècle n'existait n'existe n'existera pas
a écrit le 28/11/2016 à 21:27 :
Du calme, Fillon veut simplement arrêter le souk socialiste qui sévit en France depuis 1981 dont les résultats sont apocalyptiques, et revenir au principe de réalité i.e. calquer notre système sur le modèle allemand, celui-là même qui fut réformé par le social-démocrate Shröder ( que vous qualifiriez certainement d'ultra-libéral etc... )
Il n'est pas la peine de faire (l') x, y supputations sur la politique & la bourgeoisie française du 19 ème. Du calme la caricature, du calme les références historiques. Fillon n'est pas Dieu ( déjà 4,3 millions qui pensent pareil, preuve que ce serait plutôt du simple bon sens ), s'il est élu, il lui faudra convaincre la France/les Français de jouer la seule chance/carte qui marche/a marché à l'extérieur: Allemagne, Autriche, Pays Bas, etc.. tout en préservant notre propre culture ( française dans son ensemble: bourgeoise & populaire etc..) & si possible un certain bonheur de vivre. Tâche énorme, Gigantesque effort de redressement surtout en France, pays où le fonctionnariat made in socialie règne en maître!!! et oui, ça tjrs été le boulot de la droite après une longue période d'errements abusément qualifiés de progressistes, enfin la vraie droite, pas les bonimenteurs. Devez-vous d'ores et déjà détruire? condamner? Déjà la bien-pensence se rue sur ce faux héros. Pétain, Guizot, Napoléon III... ras le bol, vous nous faites du mal, vous vous faites du mal.
Réponse de le 29/11/2016 à 16:29 :
Ce que vous appelez du socialisme n'en est pas. Tout au plus s'agira-t-il d'une vision sociale du liberalisme, par ailleurs la vision initiale des Revolutionnaires francais. Social-democrate et ultra-liberaux de droites ne sont que les deux faces d'une meme medaille.

Mais de toute maniere, votre incompetence notoire en economie m'empeche d'avoir le moindre espoir en ce que vous puissiez voter de maniere intelligente (vu vos insinuiations sur les fonctionnaires).
Réponse de le 01/12/2016 à 15:26 :
"Souk socialiste depuis 1981"....et la droite qui a été aux affaires 17 ans sur ces 35 ans (1986-88, 1993-98, 2002-2012)???
a écrit le 28/11/2016 à 21:25 :
R. Godin déjà aux ordres de Mélenchon et cie.Pas le bon logiciel, le socialisme est dans les têtes et les écrits même inconsciemment...et même chez beaucoup de LR.
a écrit le 28/11/2016 à 21:25 :
R. Godin déjà aux ordres de Mélenchon et cie.Pas le bon logiciel, le socialisme est dans les têtes et les écrits même inconsciemment...et même chez beaucoup de LR.
a écrit le 28/11/2016 à 20:47 :
NICOLAS Fillon vient d'être élu ; les casseroles de Sarko vont faire moins de bruit.
a écrit le 28/11/2016 à 20:01 :
Sous le titre : " Primaire de la droite et du centre : la messe est dite !" Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI s'arrête entre autre sur l'intérêt que présente le coup de jeune porté à la politique française. Avec bien des surprises à venir .
a écrit le 28/11/2016 à 19:55 :
Le TOUT SAUF FILLON a déjà pris le relais du TSS !
Avec la mauvaise foi coutumière des adeptes d'un socialisme complètement dépassé, un tel article déconsidère un organe de presse comme La Tribune. Ce que propose Fillon, ce n'est pas un retour au passé, mais bien plutôt une révolution quand on prend la peine de lire son programme ! Mais justement R. Godin se garde bien de faire état de ce programme : il se contente d'exprimer sa propre trouille quand il mesure l'importance du changement de politique annoncé, changement qui effraie déjà tous ceux, hélas nombreux, qui par égoïsme, ne pensent qu'à préserver leurs privilèges. Et tant pis si le chômage augmente, tant pis si le pays sombre tous les jours un peu plus ...
Réponse de le 29/11/2016 à 12:09 :
TOUT sauf FIllon !!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 28/11/2016 à 18:39 :
c'est vrai que les classes moyennes ont tout à attendre de fillon ! on lui doit une réforme des retraites sanglante et le passage de 15 à 30 ans sur les plus values immobilières ne nous trompons surtout pas en 2017 rappelons nous ses faits d'armes passés
a écrit le 28/11/2016 à 18:39 :
Pour moi, Fillon est une énigme. N'est-il pas comptable des 5 ans de Sarkozisme ? Peut-il raisonnablement se présenter comme le chevalier blanc de la droite ? S'il fut cet exécutant docile au doigt collé à la couture du pantalon, alors c'en est que plus effrayant. A quelle docilité va-t-il se laisser aller durant les 5 années à venir ? J'ai peur qu'il ne soit pas assez rebelle pour être l'homme de la rupture nécessaire et tant promise...
a écrit le 28/11/2016 à 18:15 :
Bravo l'Artiste
2 bémols cependant :
- une escorte de policiers aux frais des contribuables
- une chute de la bourse de paris...
a écrit le 28/11/2016 à 18:07 :
L'état ayant pris de plus en plus d'importance et étant devenu en France omnipotent tout au long du 20ème siècle. Tous ceux qui veulent le faire reculer sont inspirés d'une idéologie du 19 ème siècle: CQFD Pas nécessaire de faire un ticket aussi long pour développer cette théorie.
Réponse de le 28/11/2016 à 21:26 :
il est payé pour ça N'importe quoi Comme quoi il faut tout pour faire un monde dixit ma méme de Guérét
a écrit le 28/11/2016 à 18:07 :
Analyse purement à charge, avec les arguments "progressistes" habituels,mille fois répétés, éculés, saupoudrée de références historiques sonnant bien, mais tirées par les cheveux. Guizot ? Et pourquoi pas Henri IV ou Vercengétorix ? Monsieur Gaudin colle ses étiquettes un peu partout et dieu sait s'il en a un joli stock dans son tiroir. Selon lui, la politique de F. Fillon convient donc aux vieux, aux riches, aux patrons, aux rentiers, aux cathos, aux ringards, aux spéculateurs, aux paresseux. Tous les autres sont condamnés à la misère. Sait-il seulement dans quel état se trouve actuellement la France, avec ses six millions de chômeurs et ses six millions et demi de fonctionnaires? Naturellement. Mais il n'en parle pas. Un traitement d'urgence s'impose et Fillon possède la recette adéquate.
a écrit le 28/11/2016 à 17:53 :
Ce type d'article nous confirme qu'il y a aussi des conservateurs du 21ème siècle. Ils sont en France bien plus nombreux que ceux du 19 ème siècle malgré les progrès de la médecine.
Réponse de le 28/11/2016 à 21:27 :
+1 000 000 clap clap
a écrit le 28/11/2016 à 17:46 :
En effet, Fillon est un homme régressif,

Fillon est LE fonctionnaire par excellence qui a été aux affaires, ministre de Raffarin et 1er ministre de Sarkozy, entre 2002 et 2012, années sombres durant lesquelles il a activement contribué pour cassé l'industrie française ;

C'est sous la bannière Fillon 1er Ministre avec l'illustre Christine LAGARDE que les exploits puants de Tapie et de la société Générale ont été les plus remarquables

C'est sous la bannière Fillon 1er Ministre qu'a été violé le Peuple de France qui avait dit NON au Référendum de 2005 sur la constitution européenne,

C'est sous la gestion UMP de Fillon Copé que l'UMP s'est livré aux pires trafics d'influence et aux affaires Bigmalion

In finé les casseroles de Fillon se confondent avec les casseroles de Sarkozy

en 2017 le rejet de Sarkozy se transformera en rejet de Fillon,

le vote du 27 novembre 2016 ne sera plus qu'un simulacre de primaires INUTILES et STUPIDES.
Réponse de le 28/11/2016 à 18:40 :
C'est là où une confrontation Fillon-Macron serait intéressante : l'un a tout gobé pendant 5 ans, l'autre s'est désolidarisé de son président...
Réponse de le 28/11/2016 à 21:31 :
Calmez vous calmez Vous êtes démasqué
a écrit le 28/11/2016 à 17:43 :
Le point de vue est fort intéressant. Il se rapproche aussi de celui de Macron qui reproche à Fillon de ne pas être libéral.

Il est vrai que stimuler la concurrence n'est pas vraiment dans le programme de Fillon!

Il me semble que Fillon veut favoriser la rente les riches et les possédants contre les pauvres, et en aucun cas promouvoir l'initiative, le mérite et la compétition économique.

C'est un conservateur poujadiste d'une autre époque et non un libéral moderne dans l'économie du 21ème siècle.
a écrit le 28/11/2016 à 17:43 :
La France est un pays en pleine santé économique et sociale avec 6 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres, le déficit budgétaire est parfaitement maîtrisé ce qui permet à tout un chacun de constater années après années que sa situation au quotidien s'est parfaitement améliorée et que les services publics toujours plus couteux sont fort heureusement toujours plus performants. L'auteur de cet article a ainsi parfaitement raison de remettre en cause une politique qu'il renvoie deux siècles en arrière alors qu'elle n'a jamais été appliquée en France au contraire de celle qu'il défend implicitement et qui a conduit le pays à la situation de succès précédemment décrite.
a écrit le 28/11/2016 à 17:35 :
Article et surtout titre proprement bobo parisien bien pensant post soixante-huitard
Pour une fois que les français veulent après 40 ans de laxisme dans tous les domaines et surtout en matière sociatale : éducation politesse, savoir vivre, bien séance, appeler un chat un chat comme actes de délinquance à la place de incivilités, respect de bon gré ou de force de tous ceux représentant l'autorité : les parents, les enseignants, la police, la justice, les soignants, toubibs, infirmiers, les pompiers etc...
Et donc des sanctions aggravées, appliquées et donc un retour c'est vrai à l'ordre moral judéo chrétien n'en déplaise à certains. Seule chance de pouvoir continuer à vivre en harmonie ensemble avant que la guerre civile ne soit inéluctable comme disait Jacques Marseille dans son ouvrage "du bon usage de la guerre civile en France"
a écrit le 28/11/2016 à 17:09 :
La tribune étant un média du 21° siècle particulièrement ouvert et pluraliste, on image qu'un journaliste un peu moins connoté pourra exercer un droit de réponse?
a écrit le 28/11/2016 à 17:00 :
Analyse intéressante, merci Mr Godin. Au delà de l'économique, la volonté de refondre les programmes d'histoire est également un argument allant dans votre sens, c'est retour à la IIIeme République et son "roman national". La France rêvait de mr Fillon sent le rance et le renfermé.
a écrit le 28/11/2016 à 16:52 :
ils ne l'ont pas vu venir et déjà prédisent son avenir ! Mélenchon va succéder à Castro à Cuba voilà un scoop pour nos bobos scribouillards ...
a écrit le 28/11/2016 à 16:48 :
Pourquoi vouloir mettre un tel dans telle ou telle case? Il a un programme et pourquoi voulour le qualifier par rapport à un historique. C'est la vision très manichéenne de la gauche: L'opposition entre le bien et le mal, sachant dans quel camp se situe systématiquement ce dernier.
Réponse de le 28/11/2016 à 17:45 :
Mussolini ? Venu du socialisme, forcément le camp du bien. Adolf Hitler ? Ne se disait sûrement pas national socialiste pour rien.
a écrit le 28/11/2016 à 16:48 :
Votre titre est celui d' un journal caricatural !!! La gauche de Hollande est bien plus conservatrice puisqu' il ne change rien à rien : résultat 6 millions de chômeurs, une dette record, des impôts très élevés pour les classes moyennes et les petits revenus, pas de perspective d' avenir pour la jeunesse et une administration étouffante !!! Vous êtes un journal économique ou un journal d' opinion SOCIALISTE ?
Réponse de le 28/11/2016 à 21:06 :
La France tente une aventure inédite sur terre : maintenir un régime politique avec le plus grand nombre de chômeurs possibles.
Les Allemands ont sombré dans le nazisme à 3. En France, à 6 millions, tiens, ça tient encore...
Rappelons-nous, la France fut il n'y a pas si longtemps "une dictature socialiste qui a réussi"...
a écrit le 28/11/2016 à 16:48 :
j écoutai la radio il parlai de fillon a oui comme c est un gars qui aime la voiture et autre alors c est le meilleur? en quoi mettre la retraite a 65 ans combien l espérance de vie ensuite , pensez vous que les patrons vont embaucher du personnel sachant qu ils vont devoir les garder aussi longtemps , car certain travaux pénibles ne permet pas de faire travailler des gens des lors qu ils sont usé.
encore un beau parleur usé par des années de confort .il a été au gouvernement pourquoi na t il pas fait comme macron, en avoir dans le pantalon et dire sarko démerde toi avec ta politique a deux balle
a écrit le 28/11/2016 à 16:44 :
Le programme de Fillon n'est pas "de droite" mais est la simple transposition des GOPE du 18 mai 2016 de la Commission européenne pour la France pour la période 2016-2017 http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/csr2016_france_fr.pdf

Tous les candidats à la présidence de la République seront contraints d'appliquer ce programme imposé à la France en vertu de l'article 121 du TFUE
http://www.senat.fr/rap/l11-390-1/l11-390-110.html

http://www.lefigaro.fr/…/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-l…

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/…
Réponse de le 28/11/2016 à 17:53 :
Bien peu l' auront compris et un jeu politique obscène continuera de nous vendre des solutions magiques, austérité en tête ... Heureusement nous avons un excellent décodeur du bobard politique de tout bord en la personne d' ASSELINEAU.
a écrit le 28/11/2016 à 16:41 :
Ah ces journalistes, politologues, sociologues qui savent et qui décryptent pour le "petit peuple" et les informent pour leur "bien". Oui, mais voilà, le petit peuple lui, a bien les pieds sur terre et pas la tête dans les nuages. La réalité du quotidien il ne la vit pas au bout de la plume, mais au bout de la rue et c'est une grande différence !
a écrit le 28/11/2016 à 16:32 :
Conservateur, pas vraiment mais un peu quand mème.
Ultralibéral, pas vraiment, mais beaucoup quand mème.
Réactionnaire, pas vraiment mais énormément quand mème.
Thatchérien, c'est sur.

ça serait presque drôle, si ça n'était pas aussi caricatural
a écrit le 28/11/2016 à 16:12 :
tres bonne analyse. Il est clair que F Fillon n est pas un liberal mais un conservateur. Par contre, l auteur oublie de se demander comment un homme qui represente les interets d une minorite (meme parmi l electoral LR) est arrive a se faire plebiciter. Car les votants a la primaire ne sont pas tous des vieux (donc pas concerné par le gros de mesures) et des "possedants"/heritiers ... il y a eut plus de 4 millions de votants quand meme.
Il est probable que le triomphe de Fillon soit la reaction a l echec de Hollande: un rejet du socialisme pousse a demander -500 000 fonctionnaires et le tropisme pour les mesures societales (ou la famille traditionelle est vu comme l ennemi a abattre) a favorisé le vote Fillon pour des gens qui sont heterosexuels/blanc/assez aisé.
Si vous rajoutez a ca les emeutes du genre de Persan/Beaumont ou le gendarme ecrase par un multi recidiviste, vous avez de quoi assurer la victoire d un courant ultra minoritaire
La question etant evidement de ce qu il va advenir quand la politique de Fillon va aller dans le mur: inevitable si on se contente de serrer la vis des employes et on ne s attaque pas aux blocages de l economie francaise (blocages dont font partie la conception rentiere de la bourgeoisie francaise). Mais je me demande si un fils de notaire est le mieux place pour supprimer les rentes de situation des pharmaciens et notaires ...

On ne creera pas un google francais en calinant pepe qui va investir dans l immobilier. Reste a savoir si F Fillon le comprend et s il desire entrer dans l histoire comme un nouveau De Gaulle ou comme un fossoyeur de la France aux cotes de Chirac Sarkozy ou Mitterrand
Réponse de le 28/11/2016 à 17:53 :
Il est certain que les années Hollande, crépusculaires à tous égards ont sûrement incité les nombreux électeurs de la primaire de la droite à se tourner vers son exact contraire. Tous les gens horrifiés par les perspectives, par la PMA et la GPA, de marchandisation de l'humain, par le fait qu'on parle sans réserve de légalisation du cannabis (bien qu'il soit impliqué dans 1/4 des accidents mortels de circulation) parce qu'on n'ose pas s'attaquer de front à la délinquance massive qui accompagne son trafic (faut pas désespérer une partie de ce qu'on croit être son électorat), que l'état hésite encore, bien qu'ayant le droit avec lui, à débloquer le chantier de NDDL tellement il a peur de la bavure que les zadistes ne manqueront pas de chercher à provoquer... Non, la désignation de Fillon, exact contraire de Hollande, n'est pas étonnante.
a écrit le 28/11/2016 à 16:08 :
Bien vu.
François Fillon développe un projet vraiment conservateur, anti progressiste, soutenu notamment par des rentiers qui veulent conserver leurs avantages acquis, des bourgeois traditionnels de tendance catholique (le sabre et le goupillon) qui veulent restaurer un ordre social révolu. Bref, toute la galerie des personnages de Claude Chabrol.
Il est assez amusant de constater que des personnes occupant des fonctions réglementées non soumises à la concurrence et donc des honoraires garantis par l'état (les notaires par exemple) se plaignent du trop de fonctionnaires.
Que je sache, personne en France n'est empêché de faire des enfants, d'aller dans les églises et de fonder des familles nombreuses. La fiscalité, par exemple l'ampleur de la réduction d'impôt sur le revenu lié à à la part fiscale unitaire, leur est très favorable.
Qui lors de la guerre 1914-1918 envoyait sans sourciller des milliers de personnes se faire massacrer dans des combats perdus d'avance (cf. le Chemin des Dames) ?
Qui imposait un contrôle social par des prêches dans les églises ?
Qui a toujours refusé que les classes moyennes et populaires bénéficient d'avantages sociaux ?
En outre, Il ne faut pas oublier que tous les progrès sociaux dont nous bénéficions ont été acquis difficilement et/ou lors de circonstances exceptionnelles ; cf. les acquis du Conseil National de la Résistance suite à la guerre 1939-1945 ou le patronat a été affaibli par sa collaboration à l'exemple de Renault.
François Fillon reflète ce monde qui veut restaurer un ordre ancien. Et, ce n'est finalement pas un programme libéral dans le sens ou l'individu peut "se réaliser" par lui même.
a écrit le 28/11/2016 à 16:02 :
Godin raconte encore une fois n'importe quoi.
Vivement que ces journalistes gauchistes dégagent de la Tribune, comme à Itélé !
Réponse de le 28/11/2016 à 16:55 :
Romaric Godin est un des seuls à faire ce genre d'analyse dans toute la presse et encore c'est trop pour vous voudriez le virer... Vous vous rendez compte de l’énormité de ce que vous dites ?
Réponse de le 28/11/2016 à 17:22 :
Absolument : Il faut réserver la liberté à ceux qui pensent bien !
Réponse de le 28/11/2016 à 17:49 :
Des journalistes de gauche il n'en reste plus beaucoup dans les médias, mais le totalitarisme ne supporte pas la liberté de la presse et la liberté d'opinion.

Vous n'êtes pas le premier à vouloir faire taire toute opinion contraire, de Castro à Pinochet vous avez des frères de combat contre la démocratie!
Réponse de le 28/11/2016 à 18:32 :
Oui, il nous faut un Ministère de la Vérité!
a écrit le 28/11/2016 à 15:45 :
Comme toujours venant de Romaric Godin, un très intéressant article. Il y a quand même des précisions à apporter sur ces "classes moyennes" qui seraient au désespoir. En effet, la mondialisation et les bouleversements de ces dernières décennies ont aussi favorisé d'importantes fractions des "classes moyennes" qui ont vu leurs revenus être préservés, voire augmenter et leurs conditions de vie s'améliorer. Fillon ne s'adresse pas qu'à la partie déclassée des classes moyennes, il s'adresse aussi et peut être surtout à bon nombre de membres des classes supérieures semble-t-il. En tout cas, pour emporter la conviction des lecteurs, des précisions seraient utile sur le concept un peu trop fourre tout de classes moyennes.
Réponse de le 29/11/2016 à 8:47 :
quelle partie des classes moyenne a vu ses revenus progresser ? on peut eventuellement citer les gens travaillant dans la finance mais c est ultra minoritaire (les traders et associes ca doit representer meme pas 50 000 personnes)
Apres vous avez en effet des gens qui ont vu leur situation s ameliorer mais c est pas vraiment la classe moyenne mais superieure (cadre sup, dirigeants de societes).

Autre cas, ce sont les baby boomers qui ont profite a plein de la politique du logement cher. Mais la il faut raisonner en classe d age: les vieux en on profite (bonne retraite, augmentation de la valeur des leurs biens) alors que les jeunes eux en prennent plein la tete (salaire faible, loyer/emprunt eleve, perspectives bouchees)
a écrit le 28/11/2016 à 15:45 :
Votre analyse historique M. Godin me laisse indifférent. Vous cherchez à catégoriser F. Fillon, manie bien française, au travers de son programme.
Il serait plus intéressant de mon point de vue d'analyser ce que les diverses propositions du candidat Fillon ont donné dans les différents pays développés. Ont-elles été appliquées de la même façon, dans un laps de temps identiques? Ont-elles données des résultats ou non, et pourquoi ces mesures ont marché ou pas. Mais c'est beaucoup plus compliqué et difficile à faire que cette analyse historique.
J'ai travaillé et vécu sur trois continents en plus de mon propre pays (Amérique, Europe hors France et Asie) et je fais depuis belle lurette l'analyse que notre économie est bloquée entre autres par le poids des charges et le coût du travail, par la profusion des normes, par les lourdeurs administratives, et par la complexité du code du travail.
Pour la première fois de ma vie, je vois un politique qui propose de faire le grand ménage là dedans et je ne peux qu'être d'accord avec lui sur ces aspects.
Et comme partout lorsque l'on veut changer les choses, tous les médias et politiques de tous bords vont maintenant nous expliquer que c'est impossible, que la France est différente des autres pays, que c'est un retour en arrière et je ne sais quoi.
Je ne suis pas sur que F. Fillon puisse mettre en oeuvre son programme si il est élu, mais je le souhaite non pas pour moi, mais pour tous ceux qui sont au chômage et rament...
Réponse de le 28/11/2016 à 17:30 :
Je suis entièrement d'accord avec vous, cet article de la tribune n'a aucun sens. Ayant la même experience que vous, je soutiens les efforts de FF.
Comment depuis 35 ans on peut penser qu'en travaillant moins (35h, retraite à 60 ans) on peut créer plus de richesses pour le pays et donc ses citoyens?
Réponse de le 28/11/2016 à 20:55 :
@JLB
Tout à fait d'accord avec vous et surtout avec votre phrase, je cite: "Et comme partout lorsque l'on veut changer les choses, tous les médias et politiques de tous bords vont maintenant nous expliquer que c'est impossible, que la France est différente des autres pays, que c'est un retour en arrière et je ne sais quoi"
Cordialement
a écrit le 28/11/2016 à 15:36 :
Analyse historiquement informée, et pertinente d'un point de vus psycho-sociologique. Ce que j'ai lu de plus intelligent depuis 8 jours !
Réponse de le 29/11/2016 à 0:03 :
Brillant article!
a écrit le 28/11/2016 à 15:32 :
Excellente analyse de Romaric Godin comme à son habitude. Je ne suis pas certain que Fillon luttera efficacement contre les déficits. Son programme contient tous les ingrédients d'uen augmentation des déficits et alors il préférera emprunter aux plus riches des français pour leur assurer une augmentation de leur patrimoine plutôt que de leur demander des impôts. Si l'on prends l'histoire récente de la droite, les baisses d'impôts de Chirac et Sarkozy ont profitée aux plus riches ce qui a creusé les déficits de l'état qui a donc emprunté à ces plus riches via différents placement. La boucle est bouclée. C'esr d'ailleurs ce qu'ils nont pas supporté chez hollande: payer plus d'impôts et leur propagande a fait le reste.
Ce qui est également inquiétant c'est cette obsession de l'ordre, ordre qui naturellement s'applique aux salariés, chômeurs, petites gens qui dans l'esprit de cette bourgeoisie tendance 19ème (siècle pas arrondissement) constituent encore et toujours "les classes dangereuses".
Nous sommes en 2016, les tehnologies évoluent à trés grande vitesse (et je pense que ceux qui ont voté Fillon à la primaire sont ceux justement qui ne sont pas dans le rythme de cette évolution - Seulement 4% de jeunes ont votés à la primaire de la droite) et un tel programme basé sur la nostalgie d'une époque révolue est au mieux un anachronisme, au pire un danger pour l'avenir de notre société. Ce programme a deux buts, renforcer le pouvoir d'une classe dominante, bourgeoise, patronale, celle des professions libérales et préserver leurs rentes et augmenter leurs patrimoines. Avec un Fillon président, alors que les autres pays continueront d'avancer dans la modernité, les nouvelles tehnologies, nous ferons du surplace économique et sociétal et encore une chance si nous ne régréssons pas. La fuite des jeunes talents n'est pas prête de s'arrêter.
a écrit le 28/11/2016 à 15:16 :
Excellente analyse (comme toujours) de Romaric Godin.
Il n'y a d'ailleurs pas besoin d'une analyse aussi poussée pour se rendre compte que Fillon est le gendre idéal petit bourgeois que ne renierai nulle famille de notaire, de pharmacien, d'expert-comptable, d'avocat ou toute autre ayant une notabilité locale.
Un petit Monsieur pour une France étriquée, rabougrie, racornie, aigrie.
Réponse de le 28/11/2016 à 15:56 :
C'est juste un programme de droite assumé... la petite France c'est celle de gauche qui veut conserver cet Etat sclérosé car son électorat y est omniprésent.
Une vraie gauche "casserait" les codes en s'emparant de l'écologie, du travail collaboratif, de l'habitat écolo et partagé etc... un vrai projet de société quoi... mais non nos petits ne sont là que pour rassurer leurs électeurs qui ne veulent bouger d'un iota = pires réacs que la droite.
Le message de cette primaire est justement que les français en ont marre de l'eau tiède donc nous avons le programme de droite = quid de la gauche ?
Réponse de le 28/11/2016 à 17:58 :
@Kermao1800 : l'écologie n'est pas la propriété privée de la gauche, et même si Sarkozy a partiellement renié son bilan en la matière, il est bien moins inconsistant que celui de l'actuel quinquennat, où le seul haut fait d'arme a été d'annuler l'écotaxe, seul moyen de réduire le tout-camion, qui est pourtant maintenant une réalité partout en Europe... sauf en France.
Réponse de le 28/11/2016 à 18:33 :
"que ne renierait nulle famille de notaire", son papa par exemple?
a écrit le 28/11/2016 à 15:10 :
Les conservateurs ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
a écrit le 28/11/2016 à 15:08 :
On peut s interroger sur le fait qu'un tel programme aurait deux inconvenients majeurs:

- renforcer le vote FN defendant la protection sociale contre le programme de coupe dans les depenses sociales, et d une participation plus active du role de l etat dans l'économie face aux désordres de la financiarisation excessive de l'économie.

- saper la légitimité de la fonction présidentielle durablement
Le président choisi par une fraction de la population non représentative devra gouverner puisque il sera choisi par défaut face au FN. On voit la toute la faiblesse du nouveau système de primaires à droite, qui récompense les excès des positions conservatrices lors des primaires au détriment des candidats plus consensuels pourtant mieux a meme de rassembler et appliquer leur programme dans une election ouverte.

Le candidat élu par une minorité par un discours excessif n est plus légitime aux yeux de la majorité et doit soit se dédire, soit affronter une opposition dans la rue...
De ce point de vue, les primaires de droite (ou de gauche il y a 5 ans) sont un fiasco.

Donald Trump est lui aussi un pur produit d un systeme de primaires, rendu obligatoires par le combat des egos dans un meme parti.
a écrit le 28/11/2016 à 15:03 :
Les articles de Mr Romaric GODIN sont régulièrement repris par le blog actioncommuniste et on comprend pourquoi. Sa place est à l'humanité (version dictature pour tous).
Au long de cet article des données historiques savamment choisies pour donner un vernis de science exacte mais rien de concret sur le programme de F. FILLON. C'est le journalisme à la française. Je dis ce que je pense et tords la réalité pour y arriver.
Cet article n'a pas sa place dans un journal économique. Ce sont les mesures annoncées et leur impact éventuel qui nous intéressent.
Réponse de le 28/11/2016 à 15:44 :
Ceux qui décidaient quel article a, ou n'a pas, sa place dans une publication étaient parfois les rédacteurs de "La Pravda". Je croyais que le libéralisme étaient le contraire de la censure... On trouve des articles critiques du capitalisme (par exemple en 2008 !) dans le "Wall Street Journal" *. * A ne pas confondre avec Fox News.
Réponse de le 28/11/2016 à 16:02 :
Vous c'est plutôt cuba libre. Combien en avez-vous bu pour ne pas voir dans cet article une analyse de certaines mesures de François Fillon et une évocation des autres ?
Réponse de le 28/11/2016 à 16:27 :
Absolument, voir par exemple lorsqu'il dit "Sur le plan social, il le limite à un « filet de sécurité » pour les cas les plus graves : longues maladies ou extrême pauvreté. Pour le reste, l'Etat s'efface." C'est completement faux, Francois Fillon ne vas pas annuler le quotient familial ou les indemnites chomage que je sache (entre autres, parmi de nombreux autres mecanismes de transfert sociaux existants). Il souhaite par contre faire des reformes permettant de rendre le cout plus supportable pour la nation (il suffit de regarder chez nos voisins europeens pour realiser que nos allocations chomage sont bien trop genereuses, voir contre-productives tant la duree d'indemnite est longue)
a écrit le 28/11/2016 à 14:47 :
Dommage qu'un journaliste de La Tribune n'ait pas vu l'essentiel du programme de F.Fillon qui est centré pendant les premiers 100 jours non sur la société mais sur l'économie. Dire que l'on est conservateur parce que l'on pense qu' un système qui accepte sans broncher plus de 6 millions de chômeurs est un système qui a complètement échoué et qui se traduit par la faillite de l'état ne vous parait-il pas un petit peu partisan et inadapté comme analyse?
Réponse de le 28/11/2016 à 17:53 :
Mais c'est Fillon et son idéologie qui ont créé ces millions de chômeurs et cette dette!

Enrichir les plus riche en prétendant vouloir aider les plus pauvre c'est le programme de Fillon.

Vous y voyez du neuf?
a écrit le 28/11/2016 à 14:37 :
La classe moyenne qui a perdu ses repères les retrouvera rapidement si le Père Fillon est élu.
L'effacement de l'état, donc la privatisation des services assurés par le secteur public, santé, éducation, transports, etc. deviendront payants. Les impôts pour les particuliers baisseront de manière anecdotique : légère baisse de l'impôt sur le revenu et augmentation de la TVA. Le gain ira aux entreprises et au remboursement plus rapide de la dette.
Il n'a pas exposé le résultat de sa politique : appauvrissement de la classe moyenne et paupérisation accélérée des plus pauvres.
Les exemples de cette politique ne manquent pourtant pas à travers le monde : Grande Bretagne, USA pour les pays comparables.
On va suivre l'exemple.
Le résultat de ce retour au 19ième siècle a très bien été décrit par Zola ou Balzac.
Et il est visible notamment par un voyage dans le midwest américain ou le nord est de l'Angleterre.
Mais les classes moyenne ne lisent plus et voyagent à NY Miami ou Londres.
Quand leur porte monnaie comprendra le changement il sera trop tard.
La France se portera bien : les milliardaires seront de retour et la dette aura diminué. Mais eux, ils tireront la langue.
Il faut être conscient de sa position personnelle dans l'échelle sociale et économique.
90% des français du 19ième siècle étaient des prolétaires. Ils le redeviendront.
Les anglais ou américains, après 20 ans de la politique qu'on nous promet en France ont maintenant peur de la pauvreté, ils ont voté non pas à droite, mais populiste : ils comptent sur le repli sur soi et la main de fer au pouvoir.
Voila sur quelle pente on est en train de glisser.
Je ne me fais pas d'illusion, peu de monde est prêt à réfléchir et préfère les pantalonnades immédiates : "Tout, tout de suite. Il faut des milliardaires pour donner de l'argent aux autres, les chômeurs sont des profiteurs, celui qui est malade l'a bien mérité et les fonctionnaires sont des fainéants"
Le résultat sera visible dans 10 ans.
Réponse de le 28/11/2016 à 16:03 :
Merci pour cette analyse très fine que je partage 1000 fois. Ne jouons pas les Madame Irma, et espérons que nous nous trompions mais j'ai bien peur que dans 10 ans nous en soyons là où vous annoncez que nous serons.

L'Histoire est un éternel recommencement. Pourtant, il suffit seulement de lire un peu pour se souvenir... (comme vous le dîtes bien également)
Réponse de le 28/11/2016 à 16:06 :
Le socialisme a échoué. Donc on ne pourra pas faire pire que Hollande.
Fillon répond à hollande comme Thatcher répondait à des travaillistes incompétents et ringards comme les nôtres !
Réponse de le 29/11/2016 à 14:04 :
D'accord avec ce commentaire, mais FF n'est pas encore élu. On le saura en Mai 2017
a écrit le 28/11/2016 à 14:35 :
Le ou les deux commentateurs trolls de ce forum sont tellement habitués à lire de vous des articles progressistes qu'ils vous critiquent sans vous avoir lu puisque vous dites du bien de fillon et eux vous agressent persuadés que vous dites du mal.

Je vote fillon parce que lire les autres c'est ennuyant.
Réponse de le 28/11/2016 à 18:55 :
C'est un bon article.
Mais il y a une sorte de mensonge par omission:
Romarin ne dit pas pourquoi il faudrait réduire ou pas le rôle de l'etat.
a écrit le 28/11/2016 à 14:25 :
la classe moyenne s'en sort pas trop mal en France, apparemment. 66% de la population française contre 50% au US ou 60% en Germanie (France Stratégie, Financial Times, DIW Berlin).
Fillon admire Thatcher, qu'il a ardemment défendue sur Europe 1.
Le UK héritier de Thatcher n'a pas l'air si exemplaire :
- Balance commerciale bien plus déficitaire que la France (y compris avec les services, financiers et autres). La France a un gros excédent avec le UK.
- UK et France ont un endettement public proche de 100%. Mais la France a un endettement des ménages de 50% contre près de 100% au UK. L'endettement des ménages français a été considéré comme le plus solide en Europe dans le cadre des stress test bancaires 2014.
- Le taux d'épargne des ménages anglais continue de baisser à 5% ou moins. Il reste autour de 15% en France.
- Les inégalités de revenus ont peu augmenté en France sur 30 ans contrairement au UK et la plupart des autres pays développés (Morgan Stanley 11/2015).
- Taux d'investissement public de seulement 2,6% du PIB contre 3,5% en France (Eurostat). Taux d'investissement global de 16,5% PIB contre 21,5% en France (Eurostat).
- Taux d'investissement des sociétés non financières anglaises de seulement 17,3% de la valeur ajoutée contre 22,9% pour les sociétés françaises (Eurostat).
- Le UK ne construit que 150 000 logements. La France construit 350 000 logements pour 235 000 nouveaux ménages par an, et a un des plus importants stocks de logements en Europe (INSEE, CEPII, Deloitte).
- Taux de R&D anglais inférieur à la France (1,7% du PIB contre 2,3%). Demandes de brevets et obtention de brevets assez inférieures aux stats françaises (OMPI, OEB).
Le UK est de plus très dépendant de l'investissement étranger et de la ressource humaine/des cerveaux étrangers.
Pas de représentants du UK aux classements Thomson Reuters Top Innovators et Reuters des instituts de R&D. La France, elle, est au top.
France 1ère du Deloitte Fast Tech 500 EMEA devant le UK depuis quelques années.
Paris 3e du PWC cities of opportunity pour le capital intellectuel/l'innovation.
- France 1ère de l'étude Eurostat sur les morts évitables, avec une certaine marge. Le UK est médiocre. Le NHS est assez mal en point.
- La France est le "new best friend" des US sur les opérations militaires (Financial Times).
L'Armée française a été distinguée par l'US Navy pour l'efficacité de sa lutte contre les djihadistes (article NYT d'août dernier sur le porte-avions CDG).
La France doit aider le UK à traquer le sous-marin russe parce-qu'il n'ont pas pu acheter des avions du fait de la forte austérité. Les frégates T 45 anglaises tombent en panne dans les mers "chaudes". La Royal Navy manque cruellement de navires d'après récent article Les Echos.
- Taux de pauvreté anglais plus élevés que les taux français (OCDE, Eurostat). Plus de 20% de "low wage earners" au UK contre 7% en France (OCDE, Eurostat).
- Le UK est devenu une économie de "low-skilled jobs" ("UK economy shows shift to low-skilled jobs", Financial Times, 01/2015). Le UK remplace la disparition de jobs moyennement qualifiés plutôt par des jobs peu qualifiés ; la France remplace plutôt par jobs plus qualifiés.
58% des diplômés anglais du supérieur ont un "non graduate job" contre 22% pour les Français (étude anglaise CIPD, 2015). Taux de 50% aux US (Careerbuilder, 2014).
- Taux de salariés à temps partiel de 24% au UK contre 14% en France (OCDE).
- Les diplômés des écoles françaises sont les mieux payés à Londres (emolument.com).
- Le taux d'émigration des anglais est bien plus élevé qu'en France ("Connecting with Emigrants 2015", OCDE).
En 2014, 37% des immigrés arrivant en France étaient des Français/25% étaient des gens nés en France, taux bien plus élevés que les stats de retour au pays du UK (Eurostat).
etc...
Réponse de le 28/11/2016 à 16:11 :
Impressionant! Vous avez fait toutes ces recherches vous-mêmes? Ca serait quand même bien que nos médias fassent ce genre de comparaison avec tous les pays développés à la taille et à l'économie comparables à celle de la France... Un bon moyen de souffler un bon coup en se disant qu'on est pas si mal finalement en Fransssse, avant de se remonter les manches pour arranger ce qui ne marche toujours pas (le sens de progressiste je crois)
Réponse de le 28/11/2016 à 16:19 :
meme si vous avez pas tort, cous etes un peut trop a charge sur la GB:
- les anglais ont une tradition d emigration (australie, canada sont des destinations classiques pur un anglais) contrairmeemnt au frncais casanier
- mettre sur le meme plan un retraite anglais qui va passer sa retraite au soleil et un jeune francais qui fuit pole emploi et l absence d avenir est quand meme specieux. Le premier n est pas une grosse perte pour le pays alors que le second plombe l avenir
- pour les emplois peu qualifie, il y a quand meme mieux que la GB: les roumains ou bulgare sont encore moins cher. Et si l industrie anglaise s est effondree elle a ete remplacee par la finance. en france on a quasiment le meme % du PIB que la GB sur l industrie mais pas de finance pour compenser ...
Réponse de le 28/11/2016 à 18:59 :
"Les diplômés des écoles françaises sont les mieux payés à Londres "
cette ligne suffit pour demolir toute votre argumentation


sinon c'est une blague?!>>
La France est le "new best friend" des US sur les opérations militaires (Financial Times).
Réponse de le 28/11/2016 à 21:36 :
sassy2,
- France "new best friend"
cf. article FT du 21/01/2016 : https://www.ft.com/content/e7ae9aa6-c035-11e5-9fdb-87b8d15baec2
- meilleurs salaires
cf. articles du Figaro ou des Echos d'août 2015 sur l'étude d'Emolument concernant les meilleurs salaires des jeunes diplômés à la City (2 écoles françaises dans le top 3, dont la 1ère place).
un classement plus récent d'Emolument pour l'Europe dans son ensemble place 4 établissements suisses en tête (salaires très élevés car coût de la vie très élevé en Suisse) ; mais la France suit avec 4 établissements aussi dans le top 10 (et 6 dans le top 12, il me semble).
a écrit le 28/11/2016 à 14:21 :
il y a plus de pauvres et d'assistés que de bourgeois en France. Les pauvres et les assistés ne se reconnaissent pas dans un programme de ce type. La moitié de la population active est fonctionnaire, elle aussi ne se reconnait pas dans ce programme.
La candidature de F Fillon est la clé de la victoire du FN s'il n'y a pas de candidat de gauche valable.
a écrit le 28/11/2016 à 14:17 :
Ah oui les fonctionnaires ne font pas partie des classes moyennes!
Mais il la situe où la classe moyenne! C'est l'ancienne bourgeoisie du XIXème!
Il a tout à fait raison ce monsieur, la politique de fillon promet des lendemains qui chantent aux bourgeois de France en excluant 70% de la population. On en reparlera de la stabilité sociale!
a écrit le 28/11/2016 à 14:16 :
Nous avons eu la Sécurité Sociale en 1945 grâce au Général De Gaulle et celui qui se veut le dernier gaulliste veut la supprimer, une honte !
a écrit le 28/11/2016 à 14:10 :
Face à une gauche du 19 eme fêtant encore la " réussite " du socialisme à Cuba, la France est bien partie pour élire son nouveau roi ..................
a écrit le 28/11/2016 à 14:07 :
Ah Godin, toujours impayable!
a écrit le 28/11/2016 à 14:05 :
Merci pour cette mise en perspective historique. Il suffit maintenant de convaincre les classes pauvres de ne pas voter et le retour à l'ordre de Thiers sera complet.
a écrit le 28/11/2016 à 14:04 :
R.GODIN n' a pas apprécié le week end visiblement.
A la mort de CASTRO, libérateur enchanté à partie unique (pourquoi en créer un autre puisque tout est parfait avec le communisme, hein ?), le retour à 1914, rien que ça...

Mais que voulez-vous, certains préfèrent être malmenés avec des libéraux que l'extreme-gauche comprimante mais moralement juste.
Réponse de le 28/11/2016 à 15:15 :
C'est drôle. J'avais compris ce texte comme un éloge. Guizot, Thiers, c'est pas rien dans l'histoire de France.
Réponse de le 28/11/2016 à 18:33 :
quel chenapan!
a écrit le 28/11/2016 à 14:04 :
François Fillon veut désendetter le pays. Nous avons 5 millions de fonctionnaires et l'état
doit emprunter 100 milliards d'euros par an pour boucler le budget. Les salaires des fonctionnaires sont de 300 milliards d'euros par an et leur retraite ne sont pas financées.
Fillon veut encourager les entrepreneurs en baissant les charges et en réformant le code
du travail. En gros , le projet Fillon est de libérer l'économie en redonnant la liberté et les moyens aux entreprises dans un premier temps et aux particuliers ensuite avec une vraie réforme de l'IR. Rien de conservateur, mais un programme de rupture avec la politique qui consiste à administrer de la morphine sous forme de prestations sociales aux français afin qu'ils restent calmes et résignés.
Réponse de le 28/11/2016 à 14:31 :
A noter que VGE coûte 2,5 millions d'euros par an à l'état et que M. Fillon utilise les avions de la République pour rentrer sur ses terres. A chaque fois qu'il s'y rend, l'état débourse 27000 €.
a écrit le 28/11/2016 à 14:01 :
La suffisance de M.Godin insulte au travers de M.Fillon les millions de Françaises et de français qui ont voté pour lui. On voit ce que sera la campagne électorale: procès en sorcellerie, en ringardisation, en FN etc etc. Pour M.Godin, les valeurs défendues par M.Fillon sont d'un autre âge, La violence de l'attaque montre bien sa crainte qu'une majorité des français(e)s soit d'accord avec M.Fillon
Réponse de le 28/11/2016 à 14:48 :
"les millions de Français" euh 2.6 millions soit une grosse paire de millions...et encore les vieux et les plus riches sont hyper représentés dans le lot. On est plus de 40 millions d'électeurs ne l'oubliez pas. On n'en n'est pas très loin par certains aspects, mais on n'est pas encore dans une ploutocratie officiellement et tout le monde a le droit à l'expression, y compris les journalistes.
Réponse de le 28/11/2016 à 15:28 :
"Les français sont des veaux" dixit le Général de Gaulle.
"La France à la droite la plus bête du Monde"... Conséquence de la première proposition qui induit que les députés sont des "godillots".
Fillon est le produit de cette France de droite.
Réponse de le 28/11/2016 à 16:00 :
Cher retoc32, plongez vous, si vous le voulez, dans l'histoire de France du XIX° et vous comprendrez que comparer François Fillon à Guizot et à Thiers est loin d'être une insulte. Et M. Godin fait preuve, à mes yeux, de beaucoup de finesse et de connaissance de notre histoire en risquant cette comparaison. Bien cordialement.
Réponse de le 28/11/2016 à 18:04 :
@du calme : les premiers sondages d'après primaire sont largement favorables à Fillon qui arriverait même à ravir la pole position à Marine Le Pen (et l'emporterait largement au second). Ce qui veut dire que son positionnement était ce qui manquait dans l'échiquier politique qu'il rééquilibre. Et qui sait, ça redonnera peut être aussi un peu d'oxygène à la gauche...
a écrit le 28/11/2016 à 13:51 :
Quoi de mieux ...qu'un réformateur pur et dur du 19ème siècle , pour réformer un pays fossilisé , sous l'emprise de la dernière nomenklatura socialiste au pouvoir en Europe au 21ème siècle ...?
a écrit le 28/11/2016 à 13:50 :
je sais pas qui vous êtes mais le conservateur c'est vous mr romaric.
Tout va bien dans ce pays ravagé par les finances publiques entre autres, ne changeons rien ...
Réponse de le 28/11/2016 à 18:03 :
Heureusement que la gauche de temps en temps revient au pouvoir pour réduire un peu les déficits.

Hollande à réduit massivement le déficit public que Fillon avait fait exploser!

Peut on mettre les irresponsables de droite au pouvoir?
La France ne peut se le permettre!
a écrit le 28/11/2016 à 13:41 :
Houla houla vous ai connu bien plus inspiré M. Godin, mais c'est normal l'objet politique non identifié fillon, que tout le monde méprisait il y a encore quelques mois n'est pas facilement lisible, et je pense que vous vous embêtez bien pour rien.

Vous dites qu'il n'est pas réactionnaire, alors qu'il incarne parfaitement l'économie du 19ème siècle analyse avec laquelle je suis entièrement d'accord, le retour à une politique du 19ème siècle ne serait pas ultra réactionnaire donc selon vous ?

"Mais il oppose aussi son conservatisme à la réaction sociale et monétaire du Front national, jugée trop risquée par une grande partie de ces mêmes classes moyennes"

Parce que vous croyez vraiment que les classes moyennes trouvent que ce qu'il y a de plus risqué avec l'extrême droite c'est sa politique sociale et monétaire ? Et pas son racisme étalé par hasard plutôt ?

Enfin on sait que l'électorat de ces primaires avait 70 ans de moyenne d'age, c'est donc la classe moyenne inactive qu'il touche surtout il y a très peu de classes moyennes en activité à avoir voté pour lui.

3 millions de vieux aisés ont voté pour lui et vous en faites un porte paroles des classes moyennes, non franchement le fillon je vous conseille d'arrêter de suite.
a écrit le 28/11/2016 à 13:40 :
Voir aussi le papier de Charles Gave "L'espoir du désespoir" qui complète assez bien celui ci. Sauf qu'il est plus explicite sur le danger qui plane sur le pays et le réel espoir d'un programme qui serait exécuté par Fillon Président.

institutdeslibertes.org/fillon-ou-lespoir-du-desespoir/
Réponse de le 28/11/2016 à 16:40 :
Je partage beaucoup des analyses de C Gave mais visiblement il n' a pas compris qu' on ne peut faire flotter une monnaie comme l' euro s' agissant de la France .. L' euro ne peut être bricolé sur mesure pour tel ou tel ce qui rend la sortie impérative de l' Union européenne et comme le rappelle seul l' UPR.

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