L'auto-entreprise, une entreprise comme une autre ?

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Selon l'Insee, 17% des auto-entreneurs se lancent dans les activités techniques, 16% dans la construction.
Selon l'Insee, 17% des auto-entreneurs se lancent dans les activités techniques, 16% dans la construction. (Crédits : © Michaela Rehle / Reuters)
Selon une étude de l'Insee, 54% des auto-entrepreneurs qui démarrent en font leur activité principale. On est loin du "travailler plus pour gagner plus".

Lancé en 2009, le régime de l'auto-entrepreneur a connu un succès foudroyant. Plus d'un million de personnes ont décidé de se lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat. Avec plus ou moins de succès. En effet, une majorité d'auto-entreprises ne réalise pas de chiffre d'affaires.

Selon une étude de l'Insee qui porte sur l'année 2014, 54% des auto-entrepreneurs qui démarrent réellement en font leur activité principale. On est loin du "travailler plus pour gagner plus", le slogan phare de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007 dont la concrétisation fut ce régime. Certes, dans l'esprit d'Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé des PME de l'époque, à l'origine de ce dispositif, l'auto-entreprise devait en effet constituer une première étape du développement classique d'une entreprise : TPE, PME, ETI, grands groupes. Mais il devait surtout permettre de se procurer un complément de revenu officiel, fiscalisé, tout en faisant la chasse au travail clandestin.

Une forme classique d'entreprise

Au regard de l'étude de l'Insee, l'auto-entreprise est donc devenue une forme classique d'entreprise pour ceux qui ont opté pour ce régime. Quelles sont les secteurs d'activité privilégiés ? L'Institut cite le commerce (19 %), les activités spécialisées, scientifiques et techniques (17 %) ainsi que la construction (16 %).

" Quand un auto-entrepreneur devient actif dans le commerce ou la construction, c'est
près de deux fois sur trois à titre d'activité principale. La répartition par secteur des auto-entrepreneurs exerçant en activité de complément est très différente. Elle
est en effet dominée par les activités spécialisées, scientifiques et techniques (22 %), loin devant le commerce (13 %), la construction ou l'enseignement (9 %). Dans les arts, spectacles et activités récréatives, comme dans l'enseignement ou l'information-communication, plus de 55 % des auto-entrepreneurs actifs le sont à titre d'activité de complément ", explique l'Institut.

Les chômeurs sont représentés en majorité

Qui sont-ils ? Parmi ceux qui font de leur projet leur activité principale, on trouve 42% de
chômeurs et 24% de salariés. C'est assez logique. Pour une activité de complément, les proportions s'inversent , avec seulement 14 % de chômeurs contre 52 % de salariés du privé.

" Ainsi, deux catégories se distinguent : l'une cherche à assurer son propre emploi alors que l'autre cherche avant tout un complément de revenu. À cet égard, le profil des auto-entrepreneurs démarrant en activité principale ressemble davantage à celui des créateurs individuels classiques qu'à celui des auto-entrepreneurs en activité de complément ", avance l'Insee.

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Commentaires
a écrit le 10/09/2016 à 14:57 :
N'oublions pas que sur le nombreux d’autoentreprises qui s'ouvrent une bonne part ferment et laissent ceux qui se sont donné pour les créer sur la paillent voir même certain aillant tout perdu (sauf le droit de rembourser le crédit) finissent pas se suicider ou sous les ponts...
a écrit le 09/09/2016 à 19:33 :
Le statu d'auto-entrepreneur a essentiellement sorti des centaines de milliers de personnes des statistiques du chômage et permit à l’État de faire rentrer des recettes sur les gagne misère..???
Les chiffres, laissent perplexe..!! 550,000 entreprise ont été créées en 2012 sous ce régime.. Cela représente 50% des créations d'entreprises française...!
Ce sont des statistiques formidables pour les politiques mais la France est en récession..!! Comment cela est-il possible avec un tel élan entreprenarial..??
Donc, en 2012, la France comptait 834,500 personnes inscrites sous le statu d'auto-entrepreneurs. Sur ce total 425,200 sont économiquement inactifs, c'est-a-dire qu'ils ne génèrent rien, aucun chiffre d'affaire..! Il s'agit donc de 425,200 coquilles vides mais rentrent dans les statistiques gouvernementales de création d'entreprise....
Alors reste 408,300 auto-entrepreneurs avec chiffre d'affaire.. Au quatrième trimestre 2012 ils sont 20%, soit à peu près 167,550 auto-entrepreneurs, à réaliser un chiffre d'affaire trimestriel de 1500€, soit 500€ par mois... Et environ 19,7%, 164,160 individus, réussissent à atteindre un chiffre d'affaire aux alentours de 3500e par trimestre, soit 1180€ par mois... Ensuite les proportions chutent brutalement... Ils sont 6%, soit 51,000 auto-entrepreneurs à pouvoir faire un chiffre d'affaire de 7500€ par trimestre, ce qui représente 2500€ par mois... Il ne sont plus que 3%, environ 26,000 personnes, à tenir le haut du pavé en réalisant plus de 10,000€ de chiffre d'affaire par trimestre une moyenne de 3500€ mois...
Alors que reste-t-il de tout cela après les ponctions administratives..??
Un auto-entrepreneur qui s'installe comme Artisan en 2012 et parviendrait à un chiffre d'affaire de 23,000€ en 2013 devait payer 9997€ de cotisations sociale RSI, soit 43,4% de prélèvement... Il ne lui reste que 13,003€, soit 1083€ mois... En 2014, ce sera pire: les 14,693€ de cotisation exigés par le RSI ne lui laisseront qu'à peine 700€ mois, soit 63,8% prélevés..??
Dont la définition, c'est de maintenir le Statu quo, l'illusion..???
la ministre délégués en charge des auto-entrepreneurs est claire (c'est les vaches à lait): "Dans le contexte actuel de l'emploi, il n'est pas possible de toucher aux auto-entrepreneurs qui représentent la moité des créations d'entreprise, ce serait se tirer une balle dans le pied"..... Il n'est pas question d'alléger les charges de ce statut à la fois rentable pour le gouvernement, et pratique pour baisser les statistiques du chômage..??
D'après des chiffres fournis par l'Acoss, la Caisse Nationale du réseau des URSAFF et le régime social des Indépendants (RSI )...
Qui sont les Pigeons.. la chasse est ouvert..??
Réponse de le 10/09/2016 à 15:00 :
Ils ont "oublié" de nous indiquer les chiffres des autoentreprises qui font faillites... Et elles sont nombreuses, si un sur dix reste viable c'est déjà bien...
a écrit le 09/09/2016 à 10:44 :
Pour une activité de complément l'étude omet de citer une catégorie : les retraités .
Par ailleurs il serait intéressant de connaitre le % de fonctionnaires qui ont demandé une dérogation à leurs administrations pour exercer une activité commerciale ou artisanale .Je pense ici aux prof. qui donnent des cours particuliers .
a écrit le 09/09/2016 à 10:28 :
Personnellement, je dis bravo à ces gens qui préfèrent se décarcasser pour s'en sortir plutôt que de vivre aux crochets des autres. Pour les épauler, il faudrait d'ailleurs que tout chiffre d'affaires/revenu global inférieur à disons 30 K euros/an soit exonéré d'impôts :-)
a écrit le 09/09/2016 à 10:20 :
C'est la confirmation de la baisse généralisée des revenus, pour beaucoup mieux vaut gagner peu en étant à leurs comptes que de gagner peu en étant employés.

Vu le nombre de chômeurs nombreux n'ont pas vraiment le choix non plus.

Trop d'actifs pour trop peu d'emplois et ce n'est pas avec le numérique, la délocalisation de masse et la robotisation que cela devrait s'arranger à un moment où à un autre il faudra bien que nous nous posions des questions sur notre système économique archaïque.
Réponse de le 09/09/2016 à 13:26 :
@citoyen blasé: sauf que n'est pas entrepreneur qui veut, parce cela demande beaucoup de travail, qu'il faut avoir un projet qui tient la route et un moral d'acier. Plus facile donc sur la papier que dans la réalité. Le fait est, cependant, qu'il vaut mieux un petit chez soi qu'un grand chez les autres :-)
Réponse de le 09/09/2016 à 14:30 :
Vous ne savez vraiment pas de quoi vous parlez, votre ignorance est vraiment lamentable.

Nombre de maçons ou peintres ou électriciens sont autoentrepreneurs, il n'y a pas besoin d'avoir un projet quand il y a déjà un énorme marché.

Instruisez vous bon sang !

Et arrêtez de vous accrocher à moi, merci.

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