La concertation sur l'apprentissage lancée par Muriel Pénicaud

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Depuis 11 heures 30, Muriel Pénicaud reçoit au ministère, en compagnie de ses collègues Jean-Michel Blanquer (Education, à gauche) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur), les principaux leaders syndicaux et patronaux, les représentants des régions et ceux des chambres consulaires.
Depuis 11 heures 30, Muriel Pénicaud reçoit au ministère, en compagnie de ses collègues Jean-Michel Blanquer (Education, à gauche) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur), les principaux leaders syndicaux et patronaux, les représentants des régions et ceux des chambres consulaires. (Crédits : REUTERS/Ludovic Marin)
La première réunion multilatérale de ce vendredi marque le début d'un processus qui doit aboutir à la remise d'un rapport "fin janvier ou début février". Entre-temps, quatre groupes de travail vont se mettre en place pour plancher sur "le parcours de l'apprenti", "les entreprises et l'apprentissage", "la gouvernance et le financement" et "l'offre de formation et de certification".

La ministre du Travail lance vendredi les discussions avec les partenaires sociaux et les régions sur la réforme de l'apprentissage, dispositif efficace pour l'insertion professionnelle des jeunes qui souffre d'un déficit d'image.

Depuis 11 heures 30, Muriel Pénicaud reçoit au ministère, en compagnie de ses collègues Jean-Michel Blanquer (Education) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur), les principaux leaders syndicaux et patronaux, les représentants des régions et ceux des chambres consulaires.

Les effectifs d'apprentis ne dépassent par les 7%

Cette première réunion est le début d'un processus qui doit aboutir à la remise d'un rapport aux trois ministres "fin janvier ou début février". Entre-temps, quatre groupes de travail vont se mettre en place pour plancher sur "le parcours de l'apprenti", "les entreprises et l'apprentissage", "la gouvernance et le financement" et "l'offre de formation et de certification". Ils se réuniront quatre fois d'ici au 18 janvier. Le gouvernement s'en inspirera ensuite pour rédiger le projet de loi qu'il compte transmettre au Parlement au printemps, pour une adoption définitive avant la fin de l'été.

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Selon la ministre, qui a emmené les partenaires sociaux en voyage d'étude au Danemark et en Suisse fin octobre, "les pays qui ont vaincu le chômage des jeunes, sont les pays qui ont un apprentissage d'excellence". En France, les effectifs d'apprentis ont culminé autour de 420.000 pendant l'année scolaire 2016-2017. Ils ne représentent que 7% des jeunes de 16-25 ans.

"Se mettre d'accord sur la situation actuelle"

Si Laurent Berger (CFDT) a estimé que la réforme de l'apprentissage s'annonçait "sous de bons auspices", la CGT craint en revanche une réforme qui ne répondrait ni aux "besoins des jeunes et de leurs familles", ni aux "besoins de l'économie nationale en termes d'élévation des niveaux de qualification".

Côté patronal, la CPME compte sur la réforme pour réduire les "contraintes de sécurité" des mineurs en apprentissage, qui constituent, selon elle, un frein au développement du dispositif. Quant aux régions, qui jouent aujourd'hui un rôle central, elles craignent de perdre leurs prérogatives au profit des partenaires sociaux des branches professionnelles.

"Le but de la concertation", selon Muriel Pénicaud, est "d'abord de se mettre d'accord sur la situation actuelle, sur l'ambition". "Après on va discuter de qui fait quoi et comment."

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a écrit le 12/11/2017 à 12:02 :
On sait ce que "concertation" veut dire dans la vulgate Macronienne. C'est un synonyme de "cause toujours, tu m’intéresses".

Donc Pénicaud va organiser des rencontres mais elle a déjà un programme en tête qui est de récupérer l'argent de la formation (30 Milliards €) pour éponger les dettes de l'état, dépouiller les organisations paritaires de leurs prérogatives pour les confier à l'Etat et très accessoirement former les chômeurs.

Sauf que l'Etat Macronien qui se dessine est une forme de dictature politico-sécuritaire mais surement pas sociale, donc une fois l'outil cassé et sans financement, il ne restera rien de la filière.
a écrit le 11/11/2017 à 13:29 :
Que se passe t il réellement en France ?
Les politiques forgées par l’UDI ( les vieux , les anciens, les mentors ) en France depuis 40 ans en matière d’éducation ont permis un déséquilibre profond pour les humains ?
Pourquoi ?
Car à travers un marketing pour rassurer et forcer à consommer ( année 1980) un conditionnement de fausse sécurité s’est enclenché dans la tête des gens
Pendant ce temps la , les politiciens ont pu mettre en place une séléction des enfants «  artificielle » aujourd’hui l’état actuel subit «  celà » et les enfants et actifs d’aujourdhui Aussi ...
Par contre la seule exigence que «  moi j’ai par rapport à ce plan du gouvernement « 
C’est que ça soit ouvert à tous et tous les métiers , qu’ils peuvent aller jusqu’au bac +5 et plus , qu’il y a des langues étrangères et que ça ne revient pas plus chers aux entreprises Français , vous avez compris c’est à l’état de payer 100% du projet ». C’est juste une histoire d’équité sur 40 ans de bavures et d’incompétences »
Merci pour ces jeunes.
a écrit le 11/11/2017 à 5:50 :
Le moscovici chez Bourdin (nul) parle de technique et ne connait pas le cabinet Apelby (renul).......
a écrit le 10/11/2017 à 16:09 :
dans certain quartier le taux de chomage est de plus 50%? IL FAUT ECOUTE LES DEUX PARTIS PATRON ET SYNDICAT? IL EST VRAIS QUE TROP DE CONTRAINTE EMPECHE LE PATRONNAT D EMBAUCHE DES JEUNES? : ex quand on est jeunes on est tres souples et agiles donc pourquoi les empecher de monte sur des echelles ou des echafaudages,:?QUAND ON A 18 ANS ET PLUS ON VEUT VIVRE COMME TOUS LE MONDE ALORS IL FAUT QU IL GAGNENT AUX MOINS LE SMIC? , IL FAUT QUE CHAQU UN Y TOUVE CES INTERES? UN PEUT DE BON SENS ET L ECONNOMIE SE PORTERaS MIEUX???
a écrit le 10/11/2017 à 15:22 :
"Côté patronal, la CPME compte sur la réforme pour réduire les "contraintes de sécurité" des mineurs en apprentissage, qui constituent, selon elle, un frein au développement du dispositif."

Au secours ! Ils osent tout ça y est...

Disons que la plus grande crainte qui hélas s'annonce comme déjà validée par ce pouvoir oligarchique avéré c'est de former des jeunes à des tâches qu'ils n'ont pas envie de faire à savoir accidents du travail et baisse de la productivité évidente alors qu'en suivant les désirs de nos jeunes nous pourrions relancer le marché du travail.

Mais l'oligarchie ne veut pas le relancer le travail, elle ne veut pas le bien de ses employés elle veut les payer que dalle pour qu'ils bossent 70 heures par semaine ou plus d'ailleurs et ceux qui ne pourront pas seront montrés du doigt bien entendu afin qu'ils aillent se suicider au lieu de toucher le RSA.

La doctrine économique est en train d'anéantir non seulement notre société civile mais en plus notre économie dans son ensemble, ces gens là ne sont pas capables de penser or de leur avidité.

Plus on possède et plus on est possédé.
Réponse de le 11/11/2017 à 15:45 :
Ils sont trop aveugles , ils ont trop peurs de la précarité c’est pour cela qu’ils sacrifient leur prochain mais ce qu’ils ignorent c’est le «  pays » qu’ils sont entrain de perdre ... à moins qu’ils le savent et ils veulent un gouvernement mondial.
Mais en attendant ça endort tout le monde de «  tuer » par masse par la précarité , personne ne se réveille et ça maintient le malsain : la peur.
Réponse de le 11/11/2017 à 17:40 :
Entre nos médias et nos emprunts difficile de se réveiller hein puis nous autres humains sommes capables de résister au pire du coup à chaque fois on se dit bof, ça va encore.

Vous connaissez l'histoire de la grenouille et de la marmite ?

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