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Les prix de l'immobilier parisien flambent

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En ce qui concerne les délais de vente, ils ont raccourci pour s'établir à 65 jours en moyenne (-3 jours) sur la période, tout en demeurant encore loin des 44 jours observés en 2011 dans la capitale, chez Century 21.
En ce qui concerne les délais de vente, ils ont raccourci pour s'établir à 65 jours en moyenne (-3 jours) sur la période, tout en demeurant encore loin des 44 jours observés en 2011 dans la capitale, chez Century 21. (Crédits : Reuters)
Est-ce vraiment le moment d'acheter comme le proclament certains magazines cette semaine ?Avec un nombre de transactions en hausse, les prix ont grimpé de plus de 5% à Paris lors du premier trimestre 2017, constatent les réseaux d'agence Century21 et Guy Hoquet.

Propriétaires et acheteurs ont bien profité des taux bas. Les prix de l'immobilier ancien sont repartis nettement à la hausse à Paris dans de gros volumes de transactions, flirtant parfois avec des records au premier trimestre, ont annoncé à l'AFP lundi les réseaux d'agences immobilières Century21 et Guy Hoquet, du groupe Nexity.

De janvier à mars, le prix moyen au mètre carré dans la capitale, pour les transactions réalisées chez Century 21, a progressé de 5,1% en un an, pour atteindre un nouveau sommet, "près de 700 euros plus élevé qu'en 2015",  a affirmé Laurent Vimont, président du réseau Century 21 (groupe Nexity) qui compte 850 agences immobilières en France.

"C'est du jamais-vu, les prix immobiliers parisiens viennent d'établir un record absolu: 8.743 euros le m2."

Même constat chez Guy Hoquet, lui aussi propriété de Nexity. Le prix moyen a progressé de 5,2% au premier trimestre sur un an, à 8.277 euros le mètre carré dans ce réseau de 450 agences immobilières. Davantage implanté dans l'est de la capitale aux quartiers plus populaires, les ventes de Guy Hoquet - qui publiera ses chiffres mardi - se font à un prix un peu moins élevé.

Plus de ventes et moins d'attente

Pour l'heure, cette nette remontée des prix ne freine pas les ventes, qui enregistrent une hausse à deux chiffres, de +20% chez Century 21, toujours au premier trimestre, comparé à la même période de 2016. Des premiers signes de tensions sur l'activité et donc sur les prix, sont pointés par Guy Hoquet, à l'échelle nationale: le nombre d'acquéreurs a bondi de 20% tandis que celui des biens à vendre s'est réduit de 15%, au premier trimestre.

"Les prix parisiens peuvent atteindre 9.000 euros le m², certes, mais cela ne peut pas être sans conséquence à moyen terme sur le volume d'activité", avertit d'ailleurs  Laurent Vimont.

En ce qui concerne les délais de vente, ils ont raccourci pour s'établir à 65 jours en moyenne (-3 jours) sur la période, tout en demeurant encore loin des 44 jours observés en 2011 dans la capitale, chez Century 21.

Au sein de ce réseau, 83,6% des acheteurs parisiens sont soit des cadres supérieurs et des personnes exerçant une profession libérale (43,2%) soit des cadres moyens (40,4%). En parallèle, la proportion d'employés/ouvriers parmi les acquéreurs fond de près d'un tiers (-32,1%) pour tomber à 16,4% dans la capitale.

(avec AFP)

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a écrit le 28/03/2017 à 10:20 :
Une telle hausse est vraiment surprenante au regard des nombreuses incertitudes qui pèsent actuellement sur le marché immobilier parisien. Le site spécialisé www.immoparis.co en liste au moins 4 : l’accueil éventuel des JO2024, la gestion concrète du Grand Paris, la politique fiscale menée par le prochain Président, l’attractivité réelle de la capitale française par rapport à ses concurrentes européennes au lendemain du Brexit.
a écrit le 27/03/2017 à 22:44 :
Je ne comprends pas pourquoi les plus-values immobilières ne sont pas taxé comme les autres produits de l'épargne aujourd'hui vaut mieux investir dans l'immobilier que dans l'économie moins de risques pour un profil meilleure et moins risqué
Réponse de le 28/03/2017 à 10:47 :
Parce que ceux qui vendent pour acheter plus grand doivent acheter au prix du marché et la plus value qu'ils ont faite sur leur premier achat est engloutie par leur deuxième achat. Ils ne tirent aucun bénéfice de l' augmentation des prix.S'il achetait avec ce qu'ils ont payé sans plus value, il devrait habiter plus petit et plus loin. Moralité, ils sont obligés de suivre les prix.
Les profiteurs sont les agences immobilières, les banques, les notaires et l' Etat.
Réponse de le 28/03/2017 à 11:49 :
@pas possible
"Parce que ceux qui vendent pour acheter plus grand doivent acheter au prix du marché et la plus value qu'ils ont faite sur leur premier achat est engloutie par leur deuxième achat. Ils ne tirent aucun bénéfice de l' augmentation des prix"

Bravo, vous venez de comprendre : les gens qui veulent acheter plus grand en vendant leur 1er bien sont eux aussi des acheteurs nets, tout comme ceux qui partent de zéro et achètent leur premier bien. A ce titre, même sans taxation des plus-values, ils prennnent très cher au second achat en cas de hausse de l'immo ("Génial, grâce à la hausse des prix, je réalise 100 000€ de plus value sur mon premier bien. Bon, en revanche, le prix d'achat de ce second bien plus grand a lui augmenté de 300 000€ entre-temps, donc j'en ai pour 200 000€ de plus de ma poche par rapport à un scénario de stagnation des prix et 0 plus value").
Les seuls qui ont intérêt à une flambée des prix sont les vendeurs nets : ceux qui veulent downsizer, ceux qui vendent leur patrimoine pour empocher des plus-values spéculatives sans "réinvestir", ceux qui vendent des appartements familiaux parisiens et utilisent le profit pour acheter en Province Rurale ou au Portugal, là où les hausses n'absorberont pas leur plus-value.

Sinon, si vous voulez vendre votre deux-pièces pour acheter un quatre-pièces familial dans le même quartier (ou autre quartier à l'évolution analogue), vous avez tout intérêt à une chute massive des prix. Même si vous réalisez une moins-value : plus elle est forte, plus ça signifie que les prix ont baissé et que le grand appartement que vous visez vous coûtera moins cher (moins d'argent à allonger de votre poche après vente de votre premier bien).
Réponse de le 30/03/2017 à 12:17 :
@ric : expliquez clairement en quoi les PV immobilieres sont moins taxees que les autres? Pour rappel elles sont exonerees au bout de 30 ans (csg) 10 pour les valeurs mobilieres ..Sans parler des surtaxes PV (sup a 50 000e) ..On peut tout dire mais stop aux idees recues.
a écrit le 27/03/2017 à 19:55 :
Paris : des apparts minuscules dans des zone surpeuplée pour 10 000 euros le M2
La Drôme ou l' Ardéche 2500 heures de soleil / an , de l' espace, une super qualité de vie.
Région dynamique, beaucoup d entrepreneurs et d entreprises innovantes.
Des maisons à 1500 euros le M2. (2 grandes maisons avec grand terrain pour un petit appart parisien)
Pourquoi ne pas réorienter l' activité vers ces régions ou l' argent gagné se servira pas qu a payer des emprunts toute une vie pour les logements invivables et une qualité de vie discutable.
Réponse de le 27/03/2017 à 22:41 :
Ça fait rêver.

Passer ces week ends à tondre la pelouse et devoir prendre sa voiture pour faire le moindre truc...
Réponse de le 28/03/2017 à 9:50 :
@ça donne à réfléchir
"La Drôme ou l' Ardéche [...], beaucoup d entrepreneurs et d entreprises innovantes."
Très drôle. Devinez quoi : dans les 12 plus grandes villes de France et leurs métropoles, c'est à dire partout où on peut espérer trouver un travail payé au dessus du SMIC et réaliser une once d'ascension sociale, les prix ont explosé (x3 voire x4 entre 1997 et 2017). Et devinez quoi : c'est là que se trouve l'écrasante majorité de l'emploi cadre du pays. Effectivement, au fin fond de la Drôme et de l'Ardèche rurale, on peut sans doute trouver une ou deux boîte par-ci par-là, mais mis à par cela, tout l'emploi est en ville.
Réponse de le 29/03/2017 à 21:36 :
J'ai vécu en province pendant 8 ans. Un enterrement de première ! Question boulot, y'a pas photo !
a écrit le 27/03/2017 à 19:18 :
C'est dommage car cela va obliger les non cadres à quitter Paris ce qui est déjà beaucoup le cas et à s'éloigner toujours plus. Après si j'étais à la tête d'une entreprise, je sortirais de Paris tous les postes possibles car dans une zone où l'immobilier est peu cher je pourrai payer moins mon personnel qui est étranglé à Paris tout en ayant des employés à qui il reste plus en fin de mois. L'état devrait faire de même d'ailleurs. J'ai quand même des doutes que cela dure sans fin car un moment plus personne ne peut payer.
a écrit le 27/03/2017 à 12:48 :
Voilà un indicateur intéressant. Quand les investisseurs reviennent vers la pierre, c'est qu'ils n'ont pas confiance en l'économie et dans les programmes "hurluberlus" des candidats à la Présidentielle. A part deux candidats qui ont des programme d'intérêt (Fillon, LePen), mais ça ne fait pas baisser le stress. Et ce n'est pas les déclarations de Macron qui vont les rassurer !
Réponse de le 27/03/2017 à 17:58 :
Le Pen un programme d'intérêt ? Economiquement parlant ? Un danger oui.
a écrit le 27/03/2017 à 12:34 :
Avec Mr Macron l'immobilier va s'effondrer, taxes,impôts,remonté des taux,suppression des aides aux primo- accédants,diminution des allocations logements etc etc etc....
Réponse de le 27/03/2017 à 13:41 :
tant mieux. Comme ca les gens pourront se loger sans engloutir 50 % de leur salaires et les investisserus mettront leur argent ailleurs, par ex dans l industrie et pas dans le parpaing des annees 60 (la je suis gentil, a paris 50 % des habitations datent d avant la guerre (la premiere !))
a écrit le 27/03/2017 à 12:07 :
Tout ceci n'est que temporaire : les gens par peur de le pen, par peur de la hausse des taux, se sont précipités pour acheter ou renégocier leurs crédits immobiliers.
Mais comme le montre votre article, seuls les cadres achètent à Paris...
Donc comme le pouvoir d'achat n'est pas extensible, une fois que tous les cadres paniqués auront tout raflés, la demande va revenir à la normale, surtout si les taux remontent, que le chômage reste haut comme actuellement...
Tôt ou tard, la bulle parisienne éclatera...Même si il y a une forte demande, tout simplement parce que les riches s'en vont, et qu'on a de plus en plus de pauvres et de migrants.
Réponse de le 27/03/2017 à 12:31 :
Ce n'est pas une bulle à Paris mais surtout un problème en offre et demande, pas assez de place dans le centre et une demande toujours forte
Réponse de le 27/03/2017 à 18:13 :
C est une bulle aussi a Paris car soutenu par les crédits faciles

les cadres s endettent sur 25 ans a des taux dérisoires pour se loger, quand (ou si) un gouvernement met le holà a cette fuite en avant et limite les crédits a 15ans + 2-3% (pas une action du gouvernement pour ce deuxième point juste une limitation de la création monétaire de la BCE)
=> la demande va s effondre les prix de même
a écrit le 27/03/2017 à 11:47 :
Mais qu'attend le gouvernement pour taxer fortement la rente immobilière ??
=> il faudrait transferer toutes les charges sociales sur l'immobilier
En effet il est impossible de tricher avec l'immobilier (personne ne peut cacher ses biens) + il s'agit d'une rente parfaite car monopole naturel de fait.

Il est aberrant de laisser des salariés rentrer dans ce systeme de ponzi. Les valorisations immobilière sont 2.5 fois supérieurs a celle d'il y a 10 ans corrigés de l'augmentrtion des revenus

Vivement un eclatement de la bulle (un ISF immobilier a 4% y contribuera rapidement)
Aucun interet pour la societe d'immobiliser autant d'argent dans des appartemetns deja construits. Il faudrait plutot investir dans les entreprises (le CAD 40 est a 60% aux mains d'etranger, les francais ont achete de la pierre....)
Réponse de le 27/03/2017 à 13:51 :
malheureux, vous allez vous faire lyncher par les adorateurs du parpaing !
Il faut au contraire que les prix montent jusqu au ciel afin de lessiver les jeunes generations aux profits des baby boomers !
N oubliez pas qu un endette a la corde au cou. Il sera pret a tout accepter (baisse de salaire, augmentation du temps de travail) pour pouvoir rembourser son pret. Et évidement s il perd son travail, il est coince avec sa baraque invendable mais ca ...


PS: sur un plan purement economique, il est quand meme delirant qu il soit plus rentable d investir dans un immeuble construit en 1960 que dans une activite industrielle/tertiaire quelconque ...
Réponse de le 27/03/2017 à 15:26 :
"Au profit des baby boomers" ???
Revenus des retraitées en 2015 :http://www.latribune.fr/economie/france/la-pension-moyenne-de-retraite-s-eleve-a-1-306-euros-bruts-mensuels-475756.html
Réponse de le 27/03/2017 à 15:47 :
je vois pas le rapport ! Vous confondez revenus et capital.
Vous pouvez avoir aucun revenu et du capital (comme Nanard qui avait un hotel particulier mais qui etait officiellement fauché).
Pour prendre un exemple moins polemique, vous avez des gens (par ex les commercants) qui ont une retraite ridicule mais qui ont de gros revenus grace a l argent mis de coté (car moins de cotisations sociales et un peu de fraude fiscale (j en ai des exemple dans ma famille)).

Pour en revenir a l article, quand vous vendez votre maison 3 ou 4 fois le prix payé quand vous l avez acheté, ca met quand meme du beurre dans les epinards non ?
Réponse de le 28/03/2017 à 16:25 :
@iciailleurs

L'accès à la propriété étant toujours aussi difficile, de plus en plus d'adultes autonomes financièrement vivent chez leurs parents ou s'installent en colocation, relève l'étude. Ainsi, seulement 33% des trentenaires (génération Y*) sont propriétaires contre 59% des quadragénaires et quinquagénaires (génération X) et 79% des personnes nées avant 1960 (baby boomers).En attendant d'accéder à la propriété, 43% des trentenaires ont déjà vécu chez leurs parents ou grands-parents à l'âge adulte alors qu'ils étaient autonomes financièrement. Une situation rencontrée par seulement 25% de la génération X et 13% des « baby boomers ».
* Les baby boomers, nés avant 1960. La génération X, née entre 1960 et 1977. La génération Y, née entre 1978 et 1994.
a écrit le 27/03/2017 à 10:44 :
Mais puisqu'on vous dit que ça baisse, le crack est la, il arrive, et tel le mirage s'évapore...
En campagne, pas de problème ça s'effondre, rien ne dépasse plus les 100 k€, on concurrence presque les prix du tiers monde.
Réponse de le 27/03/2017 à 13:46 :
C est sur que dans 90 % de la france (en superficie) il n y a pas de fravail (ou alors paye au smic) donc pas de demande -> prix en chute libre.
Dans les grande villes c est différent mais la encore, les arbres ne montent pas au ciel. Les revenus ne montent pas, les impots eux vont augmenter (il faudra bien un jour payer nos dettes et le papy boom qui vient va faire exploser le cout des soins medicaux). Jusqu a maintenant c est le credit pas cher et les subventions (PTZ et Pinel) qui a fait marcher la pompe. Mais les taux remontent et si Macron est pas trop con, il va coupe dans les subventions a l immobilier afin de reduire le deficit (et en plus rendre la france plus competitive: si vous avez besoin de 1000 pour vous loger vous aller pas travailler pour 800)

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