Depuis un mois, les mensonges à la pelle de l'administration Trump

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Donald Trump attaque souvent les médias dès que les journalistes remettent en cause ses propos lors des conférences de presse notamment.
Donald Trump attaque souvent les médias dès que les journalistes remettent en cause ses propos lors des conférences de presse notamment. (Crédits : REUTERS/Kevin Lamarque)
L'administration Trump n'hésite pas à relayer de fausses informations depuis son arrivée au pouvoir. L'équipe de la Maison Blanche en a même fait un axe de sa communication. Entre les attentats, les statistiques sur la violence, ou des chiffres exagérés sur sa victoire électorale, Donald Trump fait dans la surenchère. Retour sur les plus grands mensonges et inepties communiqués par Trump et son entourage.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump multiplie les "faits alternatifs" et mensonges quitte à provoquer l'indignation et les moqueries des internautes.

>> Lire aussi : "Fake news" vs "fact checking" : la post-vérité, ou la raison du plus fou

1- Un attentat inventé en Suède

Le week-dernier, Donald Trump a prononcé un discours en Floride en évoquant des thèmes liés aux réfugiés et à l'insécurité dans le monde. Il a interpellé le public en déclarant :

"Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s'est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l'aurait cru? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l'auraient jamais pensé."

Il a poursuivi : "Vous voyez ce qui se passe à Bruxelles, partout dans le monde. Regardez Nice, regardez Paris." Or il ne s'est quasiment rien passé de grave en Suède le week-end dernier. Le tabloïd Aftonbladet et d'autres médias suédois, ont évoqué quelques faits-divers survenus dans ce pays scandinave la semaine dernière mais aucune attaque terroriste n'a été mentionnée. Pour se justifier, le milliardaire a affirmé avoir repris une information diffusée sur la chaîne Fox News vendredi soir.

Un documentaire réalisé par Ami Horowitz et diffusé par la chaîne conservatrice brosse le portrait de la Suède depuis la hausse de l'accueil des réfugiés en 2014. Le documentariste indique que "la Suède a subi sa première attaque terroriste islamiste, il n'y a pas si longtemps" mais il n'apporte pas plus de précisions. La dernière grande attaque terroriste revendiquée par un islamiste remonte à 2010 mais n'a fait aucun mort. Sur Twitter, l'ex-Premier ministre suédois n'a pas manqué de réagir aux propos de Donald Trump :

 "La Suède ? Une attaque terroriste ? Qu'est-ce qu'il a fumé ? Les questions abondent."

2-  Une victoire exagérée

Lors de la conférence de presse organisée la semaine dernière, Donald Trump a affirmé qu'il "avait bénéficié de la plus grande victoire au collège électoral depuis Ronald Reagan". A la suite de cette affirmation, le journaliste de la chaîne NBC Peter Alexander a rappelé que l'ancien président Obama avait eu le soutien de 365 et 332 grands électeurs en 2008 et 2012 contre 304 pour Trump. Ce dernier a répondu qu'il faisait référence à des candidats républicains. Mais là encore, le milliardaire élu s'est encore trompé. George H.W Bush père avait obtenu 426 voix en 1988.  Le journaliste de Bloomberg Sahil Kaur a ainsi compilé les résultats des derniers résultats des présidents américains depuis Ronald Reagan qui démentent largement les propos de l'ancien présentateur de téléréalité :

 >> Lire aussi : Ce qu'il faut retenir de la conférence d'anti-presse de Donald Trump

3- L'uranium d'Hillary Clinton

Pendant la même conférence de presse, il a évoqué l'ancienne candidate à la Maison Blanche Hillary Clinton et son rôle présupposé dans la vente d'uranium à la Russie :

"Nous avons Hillary Clinton qui a donné 20% de l'uranium de notre pays (ndlr : à la Russie). Vous savez ce qu'est l'uranium ? Ces choses que l'on appelle armes nucléaires, beaucoup de choses sont fabriquées avec de l'uranium, y compris des mauvaises choses."

C'est ce que Trump avait déjà affirmé mot pour mot pendant la campagne présidentielle lors d'un meeting dans le Wisconsin en septembre 2016. Comme le rappelle le site du journal de Montréal, Trump faisait référence à la vente d'entreprises américaines dans le domaine de l'uranium à des groupes russes en 2010. Mais Hillary Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat ne pouvait pas arrêter la signature de ce contrat seule. Il faut également l'accord de huit autres agences fédérales. Par ailleurs, seul le président Barack Obama possède ce droit de veto.

4- Le taux d'homicide serait à son plus haut niveau depuis 47 ans

Le 7 février dernier, Donald Trump avait invité plusieurs responsables de la police fédérale à la Maison Blanche pour une conférence de presse. Le nouveau chef de l'exécutif américain s'était exprimé en citant des statistiques sur la criminalité :

"Le taux d'homicide dans notre pays est le plus élevé depuis 47 ans [...] Vous le saviez-ça? 47 ans. [...] Je l'ai dis dans un discours et tout le monde a été surpris, parce que la presse n'en parle pas comme cela. Ce n'est jamais à leur avantage de dire ça".

Pourtant d'après les statistiques sur la criminalité du FBI, le taux d'homicide est bien en baisse sur les 20 dernières années, même s'il a connu une légère hausse en 2015. Il est passé de 8,2 pour 100.000 habitants en 1995 à 4,9 pour 100.000 habitants en 2015. Au regard du graphique ci-dessous, on peut également remarquer que le bilan de Barack Obama en matière d'homicides est bien meilleur que les gouvernements démocrates et républicains qui se sont succédé depuis 1995.

5- Un attentat fictif dans le Kentucky

La conseillère de Trump à l'origine des "faits alternatifs", Kellyane Conway avait évoqué des attentats sur le sol américain qui n'ont jamais existé pour justifier le décret migratoire de Trump. Ce dernier visait à bloquer l'accès au sol américain aux réfugiés et ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Soudan, Somalie, Syrie, Yémen. Elle avait ainsi déclaré sur la chaîne MSNBC  :

"Je suis sûre que j'apprends aux gens que le président Obama avait ordonné une interdiction d'entrée des réfugiés irakiens pendant six mois après l'arrivée de deux Irakiens radicalisés qui étaient les cerveaux du massacre de Bowling Green (ndlr : dans le Kentucky). La plupart des gens l'ignorent parce que ça n'a pas été couvert par les médias."

Les Irakiens auxquels elle fait allusion ont bien financé des organisations terroristes et ont tenté de fabriquer des bombes sur le sol irakien. Ils ont été condamnés à de la prison ferme aux Etats-Unis pour ces actes mais aucun massacre n'a été perpétré par ces deux personnes. Quelques heures après, Mme Conway avait admis avoir commis une erreur sur Twitter.

>> Lire aussi : Qui est Kellyanne Conway, la conseillère de Trump à l'origine des "faits alternatifs" ?

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Commentaires
a écrit le 21/02/2017 à 23:11 :
On dirait que la Propagandastaffel anti Trump bat son plein. Il suffisait qu'un anti-mondialiste doublé d'un patriote se manifeste pour que la bobo-gôchosphère pousse des cris d'orfraies.
Des millions d'américains soutiennent Trump, n'en déplaise aux grincheux mauvais perdants. Faudra vous y faire camarades, c'est ce que l'on appelle la démocratie.
a écrit le 21/02/2017 à 13:15 :
Allez, courage : plus que 46 mois et demi à tenir ... enfin, au minimum !!
a écrit le 21/02/2017 à 9:50 :
Trump est-il fou ou déroule-t-il un plan précis? S'il est fou, la question sera vite réglée, une solution sera trouvée pour le destituer. S'il ne l'est pas, quel est son objectif? Faire en sorte que le pouvoir reste "blanc". Trump est contre toute couleur de peau qui n'est pas blanche.
Il est donc raciste avec les tares qui vont avec, populiste, isolationniste. (Ce qui est tout de même une sorte de folie...). Ce qui risque de se passer avec Trump peut être en partie calqué sur la trajectoire de ce que fut le III°Reich. Ca a commencé par des mensonges, puis par l'ostracisation des "races", le musèlement de la presse, avec en arrière plan les agissements du CMI...Beaucoup de raisons pour que ça finisse dans un bain de sang. "Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer", un slogan que Trump ne renie sans doute pas.
a écrit le 21/02/2017 à 9:49 :
Le pire c'est que les médias en fassent l'écho et pour l'instant toute "les folies" sont virtuelles!
a écrit le 20/02/2017 à 22:24 :
Manifestement Donald Trump est dingue, contrairement à son vice-président, très droitier mais sain d'esprit. Il serait donc temps d'envisager, en vertu du 25è amendement de la constitution, son impeachment en raison de son inaptitude mentale à exercer sa fonction.
a écrit le 20/02/2017 à 21:10 :
parce que la presse enverrait de fausses informations ???? ça alors : je n'aurais jamais pensé que la presse enverrait de fausses informations !!!!
a écrit le 20/02/2017 à 20:07 :
Mais fichez-lui donc la paix ! Vous nous saoulez par votre harcèlement qui nous le rend tous les jours un peu plus sympathique rien que parce qu'il vous donne des boutons.
a écrit le 20/02/2017 à 17:25 :
Vous êtes orienté dans votre analyse: les soit-disant mensonges de l'administration Trump sont une en realité startégie de communication contres les médias qui lui ont déclaré la guerre et ne se privent pas eux de mentir quand cela les arrange. Il devient évident qu'il s'agit d"une gerre culturelle menée par la grande majorité des hommes politiques et journalistes de gauche contre tout ce qui ne correspond pas à leur utopie marxiste. Il suffit de relire Gramsci pour s'en convaincre. Et je pense qu'ils sont en train de la predre car le peuple ne les supporte plus. Satané populisme! Désolé mais même si trump était un menteur patenté je le soutiendrais quand même car l'enjeu de cette guerre culturelle n'est pas un concours de vertue mais de se débarasser de la mafia socialo-marxiste qui nous dirige, quelquesoit le pays en occident.
Réponse de le 20/02/2017 à 17:52 :
En somme faire comme les régimes fascistes de l'entre-deux guerres, en justifiant l'invention d'une fausse réalité par le besoin de se débarrasser d'un groupe de la population. Avec cette logique on peut justifier n'importe quoi, même le pire.
D'un autre côté, je comprends que vous certaines personnes, lorsqu'on leur met la réalité en face et qu'elle ne correspond pas à leurs opinions, il leur est très difficile de faire l'exercice intellectuel de changer son point de vue. C'est ce qu'on appelle la dissonance cognitive : il est plus facile d'inventer sa propre réalité que de se conformer à la réalité objective.

Quelque chose me dit que vous auriez eu des soucis à vous faire si vous aviez vécu en 1945.

Note : puisque vous semblez si friand de Trump, notez (pour votre gouverne) que votre petit protégé n'est pas de droite. D'ailleurs, la droite l'attaque tout aussi fortement que la gauche. C'est un conservateur, mais sa politique économique consistant à la relance budgétaire et à la hausse du protectionnisme est tout sauf une politique de droite. Mais là aussi, vous allez dire que je ment pour vous éviter d'avoir à ouvrir les yeux.
Réponse de le 20/02/2017 à 18:04 :
triste, triste, votre pseudo ressemble à un médicament antidépresseur, est-ce un hasard ?
Réponse de le 20/02/2017 à 19:56 :
Mentir au peuple, c'est mépriser le peuple. C'est aussi simple que ça.
Quand l'objectif des mensonges est d'ostraciser les musulmans, de faire croire que Trump est populaire, d'exacerber le sentiment d'insécurité, ça devient carrément malsain.
Réponse de le 21/02/2017 à 16:27 :
"Et je pense qu'ils sont en train de la predre car le peuple ne les supporte plus".

Toi qui évoque le peuple, Clinton a eu 3 millions de voix de plus et Trump est devenu président grâce aux grands electeurs.Le gouvernement de trump possede autant 1/3 de la population américaine ,c'est ça le peuple ?
a écrit le 20/02/2017 à 17:22 :
Je viens de lire que les Trump ont dépensé autant en un mois que les Obama en un an.
a écrit le 20/02/2017 à 17:20 :
Il ne se plaignait pas des "liens" (supposés) entre sa concurrente et Goldman Sachs ? Une partie de ses conseillers viennent de cette banque, bizarre, peut-être n'est-il pas au courant ?

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