Facebook déploie son dispositif contre les "Fake News" en Allemagne

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Le choix de l'Allemagne par Facebook pour démarrer sa lutte anti-fake news n'est pas anodin, puisque le pays va organiser ses élections fédérales en septembre prochain.
Le choix de l'Allemagne par Facebook pour démarrer sa lutte anti-fake news n'est pas anodin, puisque le pays va organiser ses élections fédérales en septembre prochain. (Crédits : Spencer E Holtaway/ Flickr /CC)
Une association de journalisme d'investigation sera en charge de vérifier les informations publiées sur le réseau social en Allemagne. A quelque mois des élections fédérales, Berlin s'inquiète de la propagation de fausses informations sur internet.

Facebook a annoncé dimanche la mise en place de mesures pour lutter contre la diffusion de "fake news", ou fausses informations, en Allemagne. Le réseau social collabore avec l'association de journalisme d'investigation Correctiv, qui sera en charge de vérifier la véracité des publications, et cherche à rassembler d'autres organismes pour étendre le dispositif, selon AP.

Facebook n'a pas choisi l'Allemagne au hasard pour lancer sa lutte anti-fake news. Les élections fédérales vont se tenir en septembre prochain et les dirigeants allemands ont exprimé leurs craintes concernant l'influence sur le scrutin des fausses informations, à l'image de ce qu'il s'est passé lors la présidentielle américaine.

Berlin avait prévu d'obliger Facebook à avoir des bureaux sur place

Le dispositif de Facebook anticipe les mesures en réflexion à Berlin. En décembre, le gouvernement avait élaboré un projet pour traquer les messages diffamants, les rumeurs malveillantes et les appels à la haine présents sur les réseaux sociaux. L'idée avancée était d'obliger les réseaux sociaux à avoir des bureaux sur place pour traiter rapidement les plaintes.

Des élus s'étaient montrés plus radicaux dans le débat, à l'image du président du groupe SPD au parlement, Thomas Oppermann. Dans une interview donné au Spiegel, il suggérait de faire payer jusqu'à 500.000 euros d'amende à Facebook s'il ne "[retirait] pas le message offensant dans les 24 heures" après examen.

Lire aussi : "Fake news" : Berlin compte sévir contre les réseaux sociaux

Facebook s'attaque aux fake news

Depuis la victoire de Donald Trump, les réseaux sociaux sont pointés du doigts pour leur laxisme à l'égard des informations erronées qui circulent sur leur plateforme. Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a longtemps refusé de réguler le contenu des publications, justifiant que Facebook n'est pas un "média". Il est depuis revenu sur ses propos et prend désormais à bras le corps la lutte contre les fausses informations.

En novembre, Facebook et Google ont choisi d'interdire l'accès à leur régie publicitaire pour les sites diffusant des fake news. L'objectif est d'empêcher ces sites de gagner de l'argent grâce à leurs rumeurs. Facebook est même allé plus loin en lançant le mois dernier un plan pour s'attaquer à ces propagateurs de rumeurs, et a conclu des partenariats avec des agences de presse et des organismes de presse pour trier le vrai du faux.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2017 à 16:33 :
Les "fake news", c'est la rumeur; elle existe depuis la nuit des temps et est quasiment incontrôlable. Le fait de mettre en place des bureaux de censure permettra peut-être d'interdire à monsieur tout le monde de dénoncer un abus, mais il fermera aussi la porte aux lanceurs d'alerte et réduira donc la démocratie. Il est de plus évident que ces bureaux de censure seront sous le contrôle des dirigeants/dictateurs :-)

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