Victoire de Trump : un échec de la mondialisation financiarisée

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Le succès de Donald Trump est le reflet d'une crise de la mondialisation.
Le succès de Donald Trump est le reflet d'une crise de la mondialisation. (Crédits : CARLO ALLEGRI)
Comme dans le cas du Brexit, ce sont les populations des régions désindustrialisées qui ont fait basculer l'élection présidentielle étasunienne.

Quatre mois et demi après le vote en faveur du Brexit, ce que les observateurs jugeaient largement « improbable » s'est encore produit. Donald Trump, milliardaire fantasque, ouvertement xénophobe et isolationniste, sera le prochain président des Etats-Unis d'Amérique et, partant, « l'homme le plus puissant du monde ». Comment en est-on arrivé là ? La réponse à cette question que le monde entier va se poser est en grande partie économique. Les victoires du Brexit et de Trump sont le produit à la fois d'un lent phénomène à l'œuvre depuis trois décennies, la mondialisation financière, et de sa crise, débutée en 2007.

Le succès de Donald Trump s'est appuyé sur un double mouvement : il a convaincu une grande partie de la classe moyenne dans des Etats où elle domine comme la Floride, mais aussi les populations des régions désindustrialisées de la Rust Belt de Pennsylvanie, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin. En gagnant ces Etats qui étaient tombés aux mains des Démocrates en 2012, le milliardaire a fait pencher la balance de son côté. Le phénomène est exactement le même que le 23 juin au Royaume-Uni où le vote avait basculé en raison du vote des régions désindustrialisées du nord de l'Angleterre et du Pays de Galles. Or, ce mouvement peut s'expliquer par un échec d'une mondialisation couplée à une financiarisation avancée.

La « mondialisation heureuse »...

La mondialisation qui a débuté au milieu des années 1990 est le fruit de la financiarisation entamée dans les années 1980. Lorsque les entreprises se sont retrouvées face à des actionnaires - souvent des fonds financiers - ayant des objectifs de rendements élevés, elles ont maximisé leurs bénéfices par une relocalisation de leur production dans les pays à bas coût, provoquant une désindustrialisation des pays développés. Ce phénomène a longtemps été compensé par une croissance des profits qui étaient alors réinvestis dans les marchés financiers. Ceci a permis de construire l'idée qu'il y avait une « mondialisation heureuse » pour les citoyens des pays développés qui gagnaient bien davantage d'un côté ce qu'ils perdaient de l'autre. Et, effectivement, dans les années 2000, le phénomène a bien fonctionné. Mais il a fonctionné sur du sable : le crédit et des bulles financières.

... et sa crise

En 2007, avec la crise des subprimes, ce mythe est tombé. Le monde de la finance a explosé, prouvant que l'un des éléments clés du nouveau système économique mondial ne pouvait plus fonctionner. Et dès lors, c'est tout le système qui s'est grippé, parce que les effets négatifs de la mondialisation n'ont progressivement plus pu être compensés et dissimulés. La crise des pays émergents à partir de 2012 a rendu le moteur de cette mondialisation inopérant. Certes, encore une fois, le crédit, par une politique ultra-expansionniste des banques centrales, a pu permettre le retour à la croissance, notamment aux Etats-Unis, mais cette croissance est désormais impuissante à réduire la colère, le mécontentement et la peur d'une grande partie de la population.

La mondialisation financière a en effet, en accroissant la division du travail au niveau mondial, désertifié des régions entières sans proposer d'alternatives. Lorsqu'une usine ferme dans le Michigan, rien ne la remplace réellement. L'argent gagné par cette délocalisation est réinvesti dans les centres financiers et profite à ces zones, mais nullement aux « victimes » de la désindustrialisation. Or, en traitant la crise de 2007-2008 comme une crise financière pure, en évitant de réfléchir à de nouveaux modèles économiques en cherchant avant tout à « revenir en arrière », les dirigeants étasuniens, comme européens, ont amplifié le phénomène. Le retour de la croissance n'a pas seulement été plus faible (la croissance potentielle des Etats-Unis a été divisée par deux), elle est aussi toujours aussi mal répartie, sur le plan social, mais aussi géographique.

Sentiment de déclassement

Les gains de la croissance - désormais plus faibles - continuent à irriguer un système financier qui ne voit guère de raison d'aller investir dans l'économie réelle, encore moins dans celles des régions les plus touchées par la désindustrialisation. A quoi bon chercher à améliorer la productivité lorsqu'il est possible de produire à bas coût en Asie et de disposer d'une main d'œuvre bon marché dans les pays développés ? La mondialisation financière a conduit à un recul général de l'investissement public et privé et c'est aussi une des clés du Brexit et de la victoire de Donald Trump. Les populations touchées par la désindustrialisation ont alors été contraintes soit de sortir du marché du travail, soit d'accepter des emplois dans les services, souvent précaires, mal rémunérés et à temps partiel. Le phénomène « d'ubérisation » a encore accéléré le phénomène en créant des emplois sans investissement dans le potentiel productif. Aux Etats-Unis, la participation au marché du travail est au niveau de 1977 et le nombre de travailleurs à temps partiel « subi » est de 5,5 millions de personnes. C'est le revers de la « destruction créatrice » schumpétérienne chère aux défenseurs de la mondialisation. Ces derniers ont oublié que ce que créait leur destruction était une immense insécurité et un immense sentiment de déclassement. Ce dernier sentiment s'est naturellement répandu dans une grande part de la classe moyenne pour qui la paupérisation est évidemment le cauchemar absolu. Le retour à la croissance aux Etats-Unis n'est alors pas seulement insuffisant, il est inopérant pour comprendre le comportement électoral des populations.

Effets de la crise de 2007

Rien d'étonnant alors à ce que les populations de la Rust Belt ou de la Floride aient cherché la rupture avec cette logique de « mondialisation heureuse ». Rien d'étonnant à ce que ces populations aient rejeté une Hillary Clinton beaucoup trop identifiée avec cette mondialisation financière. Rien d'étonnant non plus à ce que les discours d'un riche aventurier aient séduit des Etasuniens confrontés au risque de la paupérisation. En proclamant vouloir « rendre l'Amérique à nouveau grande », Donald Trump a fait écho à ce sentiment de déclassement des populations étasuniennes. Les victoires des discours nationalistes et protectionnistes sont avant tout le reflet de l'échec social de cette mondialisation qui a fragilisé des pans entiers de la population tout en minimisant en permanence la réalité de cette fragilisation. C'est le fruit d'une crise économique débuté en 2007 dont les dirigeants du monde entier n'ont pas encore réellement mesuré l'ampleur, ni la vraie nature. Les peuples se chargent de leur rappeler.

Ce qui se passe en 2016 nous rappelle que les effets des crises financières et économiques sont plus durables et plus profondes qu'on ne le croit habituellement. Celle qui a débuté à l'été 2007 a désormais des effets politiques concrets. Les deux pays qui, dans les années 1980, avaient mené la « révolution conservatrice » qui avait conduit à la mondialisation financière viennent de fermer cette page de leur histoire suite à la crise de ce même mouvement. Un nouveau système économique mondial est en construction et sa construction sera nécessairement pénible. On n'en est ici que dans la phase « négative » de destruction de l'ancien système. C'est évidemment la phase la plus risquée. En réalité, aucun pays du monde développé n'est à l'abri parce que ce phénomène est présent partout. Et l'Europe ne fait évidemment pas exception, loin de là.

En finir avec les mythes de la mondialisation

On peut se lamenter sans cesse de chaque « victoire du populisme ». Mais on peut aussi tenter de comprendre ces victoires et les logiques qui président aux choix d'électeurs qui sont souvent moins « irrationnels » qu'on veut bien le croire. La défaite des « élites » est aussi le signe que ces élites ne perçoivent pas les enjeux actuels. Continuer à présenter le libre-échangisme comme la solution miracle, défendre à tout prix la « destruction créatrice », refuser toute politique industrielle fondée sur un équilibre territorial, prôner des « réformes structurelles » qui accélèrent le phénomène de la baisse de la productivité, défendre un système financier qui est une des sources des maux de l'économie contemporaine : tout ceci ne peut conduire, au final, qu'à donner sa chance à des opportunistes qui, en plaçant le « bon » discours, parviennent à cristalliser à leur profit les mécontentements légitimes. La victoire de Donald Trump est un appel à en finir avec certains mythes. C'est un appel à revenir à des politiques plus proches des inquiétudes du monde. Si les politiques européens ne l'entendent pas, d'autres Brexit et d'autres Trump sont inévitables.

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a écrit le 16/11/2016 à 10:10 :
La destruction créatrice fait référence à la modernisation, l'automatisation, la robotisation ou la disparition de certaines activités, l'automobile qui remplace la calèche. Ce que nous subissons c'est une forme de dumping par les délocalisations, le dumping social, accentué par le dumping fiscal, probablement environnemental si nous durcissons les normes.
C'est le prix à payer pour l'inaptitude et le manque de courage de nos dirigeants, qui se couchent devant les banquiers et les industriels. Une bonne raison pour les virer.
Réponse de le 16/11/2016 à 19:21 :
"Grâce" à l'Union Européenne, nos dirigeants ne dirigent plus rien (gauche, droite, centre, etc). Ils sont soumis (et nous avec) aux diktats de Bruxelles (les GOPÉ art.121 TFUE) et aux interdictions de protéger nos industries, nos services publics, notre patrimoine, plus généralement toute restriction aux mouvements de capitaux (art.63 TFUE), etc, etc...
https://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france
Vous pouvez bien élire Pierre, Paul ou un cactus, ce sera toujours la politique de Bruxelles.
Réponse de le 17/11/2016 à 6:12 :
Ce n'est pas l'UE qui a poussé la France à envahir la Libye en déstabilisant toute une région déjà fragilisée par la guerre en Irak, les tensions communautaires, la propagande sioniste et la politique Israélienne.
Ce n'est pas non plus l'UE qui force l'état a soutenir une industrie qui délocalise sans scrupule.
Pas plus qu'elle n'interdit de légiférer pour garantir l'intérêt du consommateur contre les banques et va empêcher les Français d'élire un employé de banque, Macron ou leur VRP, Sarkozy.
Que l'on organise un Franxit ne me dérange pas, je suis démocrate et l'UE a failli a sa mission. Mais elle n'est pas responsable de tout.
a écrit le 15/11/2016 à 19:44 :
Arrêtez svp de parler d'échec suite à une election. Un taux de participation très faible serait un échec, pas un résultat. Apprenons la tolérance et la modestie.
a écrit le 15/11/2016 à 9:44 :
Quelle claque pour les journalistes , pour les grands experts des sondages , pour les Obama et les Clinton , La victoire écrasante de Trump prouve le rejet du peuple profond pour une classe politique sur son nuage à cent-lieux des préoccupations des " sans-dents "
a écrit le 14/11/2016 à 15:09 :
Excellent article.La tribune démontre une fois encore qu'il demeure un journal pluraliste.
C'est la première fois qu'un article de journal ,remet en cause les cycles économiques de Schumpeter et donc "la destruction créatrice" ,dont tous les économistes et commentateurs ,y compris de gauche,nous parlent dans les médias.Selon certains,actuellement pour un emploi créé par l'économie numérique ,10 sont détruits.Comme disait Hamdi 369(plus bas),ce sera encore pire avec la 4e révolution industrielle, il y aura encore moins d'emplois disponibles.
Par ailleurs ,Godin parle de l'opportunisme de Trump, c'est exactement la même chose avec les conservateurs anglais pro-brexit, Johnson.May,etc , qui ont réussi à détourner l'attention des anglais qui ont perdu leurs emplois et/ou se sont appauvris,à cause de la politique économique néo-libérale de Cameron, soutenue par la CE. Les pro-brexit de droite ont réussi à trouver comme bouc émissaire les immigrés,notamment d'Europe de l'Est et disculper les vrais responsables,les conservateurs ,responsables de la politique économique ,qui a liquidé une bonne partie de l'industrie anglaise (avec la participation du Labor de Blair,lorsque celui-ci était aux manettes). C'est pareil avec les mexicains de Trump.Pour terminer, il est évident que Trump ne tiendra pas ses promesses. Lui même étant un "délocalisateur" .
Réponse de le 15/11/2016 à 17:04 :
Évidemment. Mais il semble que certains n'ont pas saisi la subtile différence entre Trump et Robin des Bois!
a écrit le 14/11/2016 à 14:26 :
Tu va finir au potofeu
a écrit le 13/11/2016 à 20:33 :
Maintenant que la mondialisation n'est plus à la mode, on va voir fleurir ce genre de discours. Par les mêmes qui n'ont jamais osé écrire que fermer des usines en France pour les rouvrir dans des pays où on peut exploiter les gens en toute impunité, c'est dégoûtant. Ou qui n'ont jamais osé écrire que la mondialisation a été justifiée par des raisonnements de comptables. Ce qui, à tout prendre, est encore pire.
a écrit le 13/11/2016 à 9:31 :
Il faut élargir un peu la réflexion:

1 Un "bienfait collatéral" de la financiarisation de l'économie est de faire profiter les pays "pauvres" d'un supplément d'activité et de richesses - encore faudrait-il qu'elles profitent à la population locale. Il est dangereux de prôner un protectionnisme aveugle, isolationniste, même du type "consommer local" qui attise les concurrences au détriment de la solidarité.

2 On a la preuve que le pouvoir est passé des états aux entreprises, et si on en est là aujourd’hui c'est parce que les décisions se prennent dans les entreprises.
Les élites et les politiques ne sont que les représentants (les "valets") de ce firmes.

3 La solution ne pourra venir que par une réflexion commune planétaire, entre individus représentant des économies hyperdéveloppées et d'autres de pays pauvres, avec l'instauration d'une autorité planétaire forte où la politique choisie par les citoyens aura pris le pas sur les intérêts économiques...
Y a du boulot, c'est clair...
a écrit le 13/11/2016 à 2:44 :
Le Juge suprême de cette mondialisation financiarisée sera le prochain Crach à la Bourse - the big one - : les Etats n'auront plus de quoi secourir les banques ... et les peuples, jetés dans la misère, se précipiteront dans la révolte et le chaos général. Le bel avenir du néo-libéralisme ...
Réponse de le 13/11/2016 à 20:36 :
@JPL6: vous, vous regardez trop de films catastrophes ou post apocalyptique. Et la Bourse, c'est fait pour baisser aussi. C'est même à ça que ça sert.
Réponse de le 14/11/2016 à 2:58 :
Asimon, oui comme en 1929 ou en 2007...on connait la suite... vous semblez oublier les conséquences très très très très très (...) très très graves de tels krach boursiers.
a écrit le 12/11/2016 à 7:45 :
Le tout est de savoir ce que vontdéduire de cette élection les eurobéats de service! Si l'on reste sur l'axe la solution est dans plus d'europe du PS et de LR le FN a de beaux jours devant lui. La gauche qui se dit vraie gauche devrait réfléchir et se positionner sur ce créneau anti europe de Juncker pour récupérer l'électorat dégouté par les positionspro europe du PS et des verts
a écrit le 11/11/2016 à 12:21 :
conclusion : article excellent ! nos zélites ont tout faut; nos médias aussi et le logiciel de notre classe politique est à revoir
a écrit le 11/11/2016 à 11:32 :
En 1997, un édito d'Ignacio Ramonet dans le monde diplomatique dénonçait le danger de ce qui appelait la dictature des marchés financiers sur les économies et sur les gouvernements, qui a débouché par la création d'ATTAC qui revendiquait la taxation des revenus financiers s'inspirant du prix Nobel Tobin, pour les désarmer et qui nous menaient dans le mur. 19 ans après, on voit où cela nous mène. Conclusion en dehors de soutenir Attac, il faut une réponse politique à la catastrophe économique suite à cette logique financière. La réponse ne passera pas par les partis qui soutiennent cette logique économique. Alors suivez bien la campagne des élections de 2017 et si vous n'êtes pas trop formatés à la pensée néo-libérale vous verrez qui y a des réponses politiques possibles.
a écrit le 11/11/2016 à 8:05 :
Etatsuniens est un terme péjoratif et un peu raciste pour désigner les citoyens des Etats-Unis d'Amérique, un peu comme franchouillard pour désigner les français. Je n'ai pas lu la suite de l'article.
Réponse de le 15/11/2016 à 17:09 :
Non, c'est un raccourci qui a son équivalent dans d'autres langues (estadounidenses en espagnol). Citoyens etc..., c'est bien lourd, et américains c'est faire peu de cas du Brésil, de l'Argentine et même du Canada.
a écrit le 10/11/2016 à 23:05 :
On peut aimer ou détester la mondialisation reste une chose, ce système en favorisant le commerce a éviter la pire des choses la guerre. les pays qui commercent entre eux n'ont pas vraiment envie de se taper dessus. Il suffit de ne pas oublier l'histoire. C'est au période où les pays étaient les plus protectionniste, où les peuples étaient les plus repliés sur eux même qu'il y a eu les conflits les plus meurtriers. N'oublions surtout pas les années 30 et la montée du populisme.
En ce qui concerne Trump et ce qui peut arriver je ne vois que trois solutions
1) soit il applique ce qu'il a dit pendant sa campagne et dans ce cas pour les USA c'est le crash économiques et géopolitique laissant la voix libre à la Chine et à la Russie pour étendre leur influence sur le monde.
2) soit il applique quelques mesures symboliques que le congrès voudra lui laisser appliquer. Il ne faut pas oublier que la grande majorité des soit disant propositions de Trump vont contre la doctrine profonde du parti républicain notamment en terme d'investissement publique.
3) Ou alors, Trump n'a jamais eu l'intention d'appliquer la moindre mesure de ce qu'il a dit pendant sa campagne. Il a juste servi aux américains ce qu'ils voulaient entendre et ce qui lui permettait d'être élu.
Je pencherai assez pour la 3ème solution. Tout va continuer comme depuis Reagan. Les riches et les multinationales n'ont pas l'intention de se laisser faire. Je suis même prêt à parier que dans 4 ans à la fin de son mandat, la part de la richesse détenue par les 1% les plus riches aura encore augmentée. Le patrimoine de Trump également. Au fond, n'était-ce pas son premier but? Il faut être bien naïf pour croire qu'un fils à papa, milliardaire, et j'en passe, s' intéresse au peuple!!!
Réponse de le 13/11/2016 à 14:01 :
L'ultralibéralisme a peut être éviter une guerre mondiale et encore cela reste à prouver, mais par contre il n'évitera pas une guerre de l'intérieure c'est à dire propre à chaque pays (guerre civile bien plus dangereuse et bien plus longue qu'une guerre entre pays). Si les Trump et autres ne font pas ce qu'ils ont promis, après le populisme les pays occidentaux vont découvrir le séparatisme ou chacun va faire ce qu'il veut dans son coin.
Réponse de le 15/11/2016 à 0:51 :
Euh... De quelles guerres évitées vous voudriez parler ?
Réponse de le 15/11/2016 à 0:59 :
"N'oublions surtout pas les années 30 et la montée du populisme"... Euh vous voulez dire du fascisme... vous savez, d'après le petit dessin du faisceau de licteur, le "fascio" que nous avons toujours sur notre passeport. Le mot de populisme qui vise à dissimuler ce dont il parle, tend à faire croire que la populace n'est pas le peuple et que le fascisme n'est pas un pouvoir économique... Appelez un chat un chat, et vous verrez que tout s'énonce plus clairement.
Réponse de le 15/11/2016 à 17:19 :
Montée du populisme ou montée du national socialisme ? Par ailleurs, quand on veut prendre l'histoire à témoin pour son argumentaire, il vaudrait mieux la connaître suffisamment pour ne pas sortir de telles monstruosités. Le premier conflit mondial est du à une monarchie épuisée, orgueilleuse et cassante qui n'a accepté aucune excuse à la suite d'un attentat isolé et qui a voulu tester toutes les alliances. Pour la deuxième les dommages demandés à l'Allemagne ont été tellement faramineux que ce pays n'avait aucun espoir de s'en sortir économiquement et a préféré reprendre les armes pendant que l'autre bord fermait les yeux sur un réarmement pourtant interdit. Le libre échange n'existait quasiment pas, le mondialisme non plus et ce n'est pourtant pas leur inexistence qui a ravagé l'Europe et le monde si l'on observe bien les faisceaux commerciaux et financiers qui existaient entre les belligérants et qui ont permis le deuxième conflit. Les grands fournisseurs du III° reich ont été ses plus grands ennemis. Alors où est la cause, sinon dans la haute finance internationale.
a écrit le 10/11/2016 à 22:50 :
J'ai arrete de lire car cet article ne parle de l'autre cause : le progres technique

Et dire qu'on est a la veille de la 4e (entreprises autonomes / blockchain/ smart contracts / Internet des objets) : revolution industrielle qui va supprimmer bien plus d'emploi que la fait la 3e (revolution informatique)
Réponse de le 11/11/2016 à 17:20 :
Et la machine à vapeur aussi ...
a écrit le 10/11/2016 à 16:34 :
Un ingénieur suisse débutant : 72000 euros
Un ingénieur français débutant : 32000 euros
Un ingénieur roumain débutant : 6000 euros

ne croyez pas que le roumain travaille moins bien que les autres ...
Réponse de le 11/11/2016 à 10:59 :
Et l'ingénieur suisse est-il au chômage?
Réponse de le 11/11/2016 à 17:19 :
Sauf qu il existe des systèmes 100% Français hébergés en France développés et optimisés pour les entreprises française cher ami et la la concurrence étrangère qui ne travaille que sur des systèmes allemand ou américain et qui pour le coup utiliserait ces travailleurs étrangers est beaucoup beaucoup plus chère jusqu'a 10 fois
Réponse de le 13/11/2016 à 20:45 :
@poutine4ever Vous avez tout compris : c'est exactement pour çà que les Suisses sont les plus riches : parce qu'ils paient bien les gens.
Le pays le plus compétitif, c'est le Bangla Desh. Et c'est aussi un des plus minables pour le niveau de vie.
Ne laissez pas les comptables prendre le pouvoir.
a écrit le 10/11/2016 à 15:19 :
Mr Romaric Godin, éditorialiste du quotidien La Tribune a publié un article intitulé « Victoire de Trump : un échec de la mondialisation financiarisée ».
Cet article décortique d'une façon magistrale, très claire et très facilement compréhensible par tous, l'énorme tromperie qu'a été la mondialisation et le libre échangisme. Il en décrit les aspects les plus odieux et néfastes et conclue que ce type d'économie, profitable aux grands actionnaires, est tout simplement destiné à disparaître après avoir exacerbé au plus haut point les peuples qui n'hésiteront pas à se risquer dans l'inconnu pour la combattre.

Cet article correspond tellement à mes réflexions sur l'état de l'économie mondiale et sur les dévastations qui s'ensuivent, et c'est si rare de lire une rédaction qui ne s'exprime pas dans un sens politiquement admissible et correct mais plutôt avec clairvoyance et impartialité qu'il me faut le souligner et en féliciter l'auteur.

Mais encore faudrait il que les responsables politiques des grands pays industrialisés prennent conscience du rejet quasi universel que ce type d'économie provoque, et interroge leur peuple sur leurs volonté et aspirations. Cela se fera t'il en France ? Aucun des candidats aux futurs élections n'en aborde le sujet.
Ils n'ont tout simplement aucune vision de l'avenir et rien de censé à proposer.

Pourtant ne pas le faire et continuer à décider seuls au sommet en tirant un voile opaque sur les grandes orientations est la pire des conduites qu'ils pourraient poursuivre. Cela engendrerait une haine si terrible qu'elle ferait naître des violences inouïes et tous les grands gagnants de la mondialisation deviendraient alors autant de cibles à abattre. Cela prendrait le nom de révolution et de guerre civile. Pourvu que la providence nous désigne son champion avant que cela n'arrive.
a écrit le 10/11/2016 à 11:25 :
Si la grosse blonde lis cet article elle va sauter au plafond de plaisir.
A quand son tour devra t-elle alors se dire. La reponse, never.
Réponse de le 10/11/2016 à 16:35 :
Bref qu'elle soit grosse ou blonde on s'en fiche, on continue avec Juppé, le petit tiercé, la petite retraite ...
a écrit le 10/11/2016 à 9:53 :
Je réagis sur la photo mais il a quand même une tête de sacré bon client médiatique le gars, dommage que ce ne soit pas un mec avec un physique aussi remarquable, pas beau j'entends mais on lit énormément de malice sur son visage, est jeune qui ai fait campagne avec le projet de Sanders sinon il aurait tout fait péter le gars.

Je n'ai rien contre Sanders mais son age très avancé et son physique peut médiatique ont quand même énormément joué contre lui alors que pourtant il aurait gagné en finale face à Sanders.

Désolé mais plus que la victoire de Trump c'est la défaite de Sanders qui reste définitivement en travers de la gorge, surtout de la façon dont ça s'est passé.
a écrit le 10/11/2016 à 9:43 :
le retour des bourses à la hausse montre au contraire que les opérateurs sont confiants sur leur pouvoir et l'impuissance de trump et Cie à changer quoique ce soit sur ce plan. par contre il le laisseront agir sur le plans des droits humains et de la régression sociale !
Réponse de le 10/11/2016 à 12:45 :
Voilà on peut être sûr que tout ce qui s'abattra sur le peuple, sur les plus fragiles, sera validé par contre les gens qui ont voté pour lui afin de "mettre un grand coup de pied dans la fourmilière" vont rapidement être déçus.
a écrit le 10/11/2016 à 8:26 :
tres bon article. Je rajouterai que si la mondialisation financiere a fait que certains ont ete gagnant (soit directement via la possesion d actions soit indirectement avec la flambee des prix des logements), ces gagnants ont rarement ete ceux qui perdait leur emploi pour cause de delocalisation (a moins de pouvoir etre retraite il y a la plus value sur le logement et pas de perte de revenu car retraite au lieu de chomage)

Pour le reste, je pense que pas mal de gens en France n ont toujours pas compris le message et sont dans le deni (en gros Trump a gagne car c est la revanche des red neck sur le noir obama). Il n y a qu a voir l editorial de liberation d hier
a écrit le 09/11/2016 à 23:41 :
Après nous avoir permis, à nous Européens et à beaucoup d'autres partout sur la planète, de vaincre les totalitarismes en 1945, et de faire triompher la Liberté, voilà que cette République Amie et Alliée met à sa tête quelqu'un de 'suspect' !

Pour ma part, je suis convaincu que les Institutions et les lois de cette République sauront recadrer leur quarante-cinquième Président et contenir ses velléités 'anti-démocratiques', réelles ou supposées.

Incertitudes ! Instabilité ! Oui, mais aussi possible redistribution des cartes [provocation ou wishful thinking] !
Est-il permis d'espérer que les plus exclus, ou simplement les -de plus en plus nombreux- travailleurs pauvres verront s'améliorer leurs situations ?
Est-il permis d'espérer qu'un dialogue constructif rétabli avec la Russie pourra -malgré tout- conduire à des solutions plus rapides pour de nombreuses crises régionales, y compris aux frontières de l'Europe ?
Est-il permis d'espérer, pour notre Europe commune, un arrêt, ou simplement une inflexion, de la vassalisation -objectivement- constatée depuis de nombreuses années et un catalyseur de notre émancipation ?

Est-permis d'espérer ... ?
Réponse de le 10/11/2016 à 8:32 :
On peut aussi croire au Père Noël, c'est de saison.
a écrit le 09/11/2016 à 21:45 :
ais je le droit de dire ne pas être surpris ?
Les médias français de la pensée unique, ainsi que les faux "experts" de pacotille invité sur les plateaux de tv , qui avait ordre de matraquer Trump depuis des mois, n'ont pas réussi le tour de pass pass prévu, étant tellement loin de terrains.
Pour commencer, pensiez vous vraiment les 50 millions d'américains, ayant le droit au ticket alimentaire souhaitait continuer avec Clinton, la bourgeoise va ten guerre ?
Encore une leçon pour les médias qui ont perdu l'indépendance de la réflexion et de la neutralité depuis fort longtemps.
Réponse de le 10/11/2016 à 9:53 :
"Pour commencer, pensiez vous vraiment les 50 millions d'américains, ayant le droit au ticket alimentaire souhaitait continuer avec Clinton, la bourgeoise va ten guerre ?"

C'est sur que voter pour un milliardaire va leur changer la donne.
a écrit le 09/11/2016 à 18:25 :
Nos politiques français devraient tenir compte du résultat de l'élection américaine, à savoir se mettre à la place du peuple et lui donner les réponses qu'il attend face à ces "élites" parfois totalement en décalage idéologique et du réel !
Réponse de le 09/11/2016 à 21:21 :
Ils en sont incapables.
Réponse de le 10/11/2016 à 10:55 :
Vous avez raison.De temps en temps ,la preuve nous est donnée: le prix du ticket de metro(NKM) et dernièrement le prix du pain au chocolat par Copé qui en plus est maire . Ne va-t- il jamais acheter son pain à Meaux.
Notre "élite" est décalée et ne devrait pas prendre ca à la légère!
a écrit le 09/11/2016 à 18:17 :
Hillary Clinton n'était pas en phase avec le "vrai" peuple

Candidate belliciste du complexe militaro-industriel Hillary Clinton n'a pas ressenti qu'elle n'était pas en phase avec le "vrai" peuple américain. Elle faisait campagne entre Madonna et Lady Gaga, lançant ses piques contre un Trump qui avait compris, lui, le désarroi des couches populaires du fin fond de l'Amérique. Mme Clinton va pouvoir se reposer, voire effectuer une petite cure de sommeil.
a écrit le 09/11/2016 à 18:15 :
A noter, le match de foot ce week-end entre les USA et le Mexique dans l'Ohio symbole de la victoire de Trump.
a écrit le 09/11/2016 à 18:07 :
excellent article qui explique très clairement les raisons pour lesquelles une majorité d'américains a fait le choix de voter pour un candidat populiste, à défaut d'autres alternatives crédibles. La même problématique existe en Europe et notamment en France et il y a fort à parier que les élections prochaines présentent le même cas de figure, c'est à dire un candidat populiste et un candidat représentant du système. La question à se poser me semble t'il est la suivante: Les partis traditionnels sont ils incapables de trouver des réponses au problème évoqué ou sont ils déconnectés des réalités du terrain au point de les empêcher d'en prendre la mesure ?
Réponse de le 10/11/2016 à 8:39 :
Il faut arrêter de vouloir sans cesse reporter la faute sur les autres.

On a les hommes politiques qu'on a collectivement élu, et ils nous tiennent le discours qu'on souhaite entendre parce que nous avons éliminé ceux qui nous en tiennent un autre.

Et puis il y a aussi ces 50% d’électeurs qui ont baissé les bras et ne vont pas voter en s'inventant toutes les raisons du monde.
a écrit le 09/11/2016 à 18:02 :
H Clinton a gagné en voix c'est déjà ça (200.000) , elle se retrouve dans la même position qu'Al Gore .
a écrit le 09/11/2016 à 17:37 :
Très juste assurément mais la question serait aussi de savoir par qui et comment a été mis un couvercle sur ce que l'on connaissait, voire critiqué sans rien faire ; pourquoi en France à droite et à gauche l'on a vilipendé pour rester inertes : pourquoi le même discours virulent de Sarkozy en 2010 à Davos puis de Hollande en 2012 au Bourget?
a écrit le 09/11/2016 à 17:37 :
La mondialisation du néolibéralisme mafieux (paradis fiscaux, spéculation monétaire, dumping social et fiscal, néo-esclavagisme, ententes illicites, fraudes en tous genres...) est un cancer de destruction des sociétés, à évolution lente, qui a infecté les dirigeants conservateurs et sociaux démocrates des USA et de l'Europe. Il en résulte une grande paupérisation des Peuples.
En absence d'alternative progressiste et humaniste (Sanders ?), les milieux populaires, aigris et découragés, se jettent dans les bras de l'extrême droite populiste, raciste et fasciste. Le péril peut être mortel, comme dans l'Europe du XXème siècle.
Espérons qu'aux USA, des éléments modérateurs permettront à Trump d'être plus réaliste et raisonnable que ne l'indique son programme.
Souhaitons aussi qu'en Europe, la France humaniste et progressiste pourra mettre au pouvoir un candidat unique de Gauche et une majorité qui réinstalleront l'espoir dans les Peuples d'Europe, afin d'éviter les dérives populistes et fascistes qui résultent de cette infection néolibérale. Sinon, le péril peut être imminent chez nous, dans la suite de Trump.
Retenons le postulat suivant, largement vérifié par l'Histoire : chaque fois que les Gauches trahissent et désespèrent les Peuples, elles provoquent une montée de l'extrême droite populiste et fasciste, parfois jusqu'au pouvoir par les urnes.
Réponse de le 09/11/2016 à 19:45 :
Tiens, le même discours que les staliniens en 1931... Allez vivre en Corée du Nord ou à Cuba. Là-bas, les "fascistes" sont dans des camps...
Notre société actuelle par ailleurs n'est absolument pas néo-libérale ni même capitaliste. Nous somme dans un régime mixte, à la foi "spéculatiste" et de "communisme de marché"
Réponse de le 09/11/2016 à 22:18 :
@Xiep
Heureusement pour vous il reste la coree et cuba....quand ces deux pays en auront fini avec leurs dictatures quel pays pourrez vous citer pour justifier le liberalisme sauvage ?
Les electeurs americains se contrefoutent de ce que vivent les coreens, et ils ont bien raison. en revanche le declassement et la pauperisation qui les frappent sont des preocupation bien reelle qui expliquent en partie l'election de l'aventurier trump.
Continuez à ignorer et donc à mepriser une partie des citoyens de votre pays...le meme phenomene se produira en france avec lepen.
Réponse de le 10/11/2016 à 18:07 :
Donc si y a un Lepen ou un Trump dans chaque pays du monde, alors chaque pays voudra aider son peuple dans la misère, au détriment des autres peuples dans la misère, et comme il y a une seule planète à se partager, alors ils se feront tous la guerre, et ça sera fini pour l'humanité...
a écrit le 09/11/2016 à 17:11 :
Juste observation de R.Godin : Le violent et terrible retour de manivelle de la mondialisation libérale se produit là où elle avait été pensée et impulsée : dans les pays de Thatcher et Reagan. Normalement la couverture du Point, cette semaine, devrait être en noir, Giesbert et Baverez la tête recouverte de cendre !
a écrit le 09/11/2016 à 16:32 :
EXAT??? TRES BONNE ANALYSE???LA MOITIE DES HOMMES POLITIQUE SONT BON A RIEN.LES AUTRES SONT PRES A TOUS ///COLUCHE///
a écrit le 09/11/2016 à 16:32 :
Le plus étonnant est de voir l'ouvrier blanc au chômage voté républicain alors que la plupart des patrons ayant délocalisé leur boite vote républicain.
Réponse de le 10/11/2016 à 8:17 :
Le big business etait plutot avec Clinton. Regardez qui finance sa fondation.
Quant a Trump, il etait un outsider dans son propre parti ! Si une bonne partie de son parti s etait tenu a distance, c est pas pour rien
a écrit le 09/11/2016 à 16:13 :
Eh oui, avec 5% de chômage mais avec des travailleurs pauvres, vous n'avez RIEN COMPRIS : les chiffres ne montrent pas les inégalités, ne montrent pas les personnes qui dorment dans la rue, etc. etc. Je ne sais pas d'ou vous sortez, mais en refusant de regarder la situation SOCIALE des populations, vous ne comprenez pas que le peuple américain a préféré donner les pouvoir à une personne qui ne fait PAS PARTIE du système car il n'a plus rien à perdre. Et cela montre que vous ne connaissez PAS les États Unis car vous auriez su que les médias se PLANTAIENT car ils ne parlent qu'à une frange de la population (l'élite) et ne reflètent PAS une opinion SINCÈRE. Que vous avez la mémoire COURTE : rappelez vous l'élection de G.W Bush, même plantade lamentable de TOUS les instituts de sondage... D'autre part, à force de vouloir servir les partis au lieu des intérêts nationaux, l'histoire se répète : accroissement des inégalités qui, si elles ne sont pas résolues, amènent à l'extrémisme, et la suite vous la connaissez, mais vous REFUSEZ de la voir en face : c'est la colère, puis révolution, voire la guerre.
Réponse de le 10/11/2016 à 10:32 :
Trump pas partie du systeme ? Un miliardaire qui a toute sa vie utilisé le systeme pour s'enrichir, pour eviter de payer des impots, dont le principal soutien financier pendant sa campagne est wall street, dont les plus proches conseillers sont des dirigeants financiers ... c'est beau de croire au pere noel a votre age !
a écrit le 09/11/2016 à 15:51 :
Trump, dont la fortune et l'empire reposent sur la spéculation immobilière permise par le monde de la finance, ne peut honnêtement pas déclarer "mon ennemi c'est la finance" sans faire se gondoler de rire la terre entière.
a écrit le 09/11/2016 à 15:24 :
N'est ce pas surtout un échec de l'éducation ? Face au populisme et à une vision simplificatrice du monde et de ses enjeux, l'éducation, la raison, la culture, la compréhension, la patience, la curiosité intellectuelle sont les seules armes.
Les électeurs de Trump sont dans le superficiel, l'instinct, une certaine forme d'incompréhension des mécanimes économiques, politiques, administratifs, inter-étatiques.
La remise en cause du réchauffement climatique, le créationnisme, l'égoïsme, la culture de la violence, tout cela, c'est le signe d'une décadence culturelle générale de notre ex-modèle. Et qui a permis l'élection de Trump.
Réponse de le 10/11/2016 à 7:48 :
C'est du second degré ? Ça ne peut pas être autrement.....
Réponse de le 10/11/2016 à 8:22 :
Manifestement vous avez rien compris a l article. Les gens n ont pas vote Trump pour le creationisme ou autre mais parce qu ils voulaient pouvoir vivre de leur travail et non pas aller a la soupe populaire car leur emploi a ete delocalisé.
Ce qui etait important pour les electeurs c est de dire non a la mondialisation, que ca soit avec un courreur de jupon qui a un niveau en science d un eleve du primaire est sans importance.


PS: en france on a eut des president tres intelligent mais completement incompetants (l enarque Chirac ) des tres cultive pas tres bon non plus (mitterrand). donc l intelligence et la culture ne font pas un bon president
a écrit le 09/11/2016 à 15:20 :
Défaite des élites et des politiciens professionnels OUI certainement, mais pas à cause de la destruction créatrice et du libre-échangisme, qui a apporté à des millions de gens dans le monde une amélioration de leur niveau de vie. Beaucoup de baisse des impôts, pour les Sté relancera la machine économique des USA et profitera aux classes défavorisées. Le nouveau capitalisme avec des créateur comme M Zuckerberg qui va distribuer sa fortune et autre E Musk qui travaille vraiment pour la planète. La nation US va retrouver son leadership économique
a écrit le 09/11/2016 à 15:17 :
C’est à la fois irrationnel et prévisible. Vote réac au possible, mais une réaction à quoi ??? On ne sait de quoi ils se plaignent avec moins de 5% de chômage et de la croissance. En plus le programme de l’élu est plus que flou, sinon même contradictoire.

Si ce n'est pas un vote d‘adhésion, ni un vote de contestation, c'est certainement un vote de peur. D’où la sensibilité aux messages de « protection » et de fermeture des frontières.
Mais comme l’économie ne peux fonctionner en circuit fermé très longtemps, même aux USA, on devrait rapidement voir agir les lobbies et autres groupes d’intérêt. Dans ce cas, cela m’étonnerait que le discours populiste tienne bien longtemps et comme dans le cas du Brexit, les partisans du repli sur soi (apparemment majoritaires) devraient rapidement se retrouver sacrifiés sur l’autel de l’intérêt économique de quelques minorités. Bref l’effet inverse, mais c'est un choix volontaire et démocratique.
J'ai bien peur que l'on arrive tout aussi rapidement à l'erre de la démocratie Pomme+Z ou Ctrl+Z.
Réponse de le 09/11/2016 à 16:04 :
C'est très vrai, mais une bonne partie de l'emploi aux USA, économie de service s'il en est, c'est picker dans un entrepôt Amazon, regarnisseur de rayons chez WalMart ou vendeur à l'Apple Store. Il y a très peu de vrais beaux emplois, chez de projet chez Google ou Apple par exemple ou d'associate dans un grand cabinet d'avocats. Qui pis est, vu l'extrême médiocrité de l'enseignement primaire et secondaire (voir à ce sujet les classements PISA qui montrent des résultats franchement médiocres que pour les USA) , peu des "petits blancs" américains de souche peuvent accéder aux meilleures universités très sélectives et souvent coûteuses (qui d'ailleurs recrutent massivement les meilleurs étudiants venus d'un peu partout dans le monde... et relativement peu des US) et qui débouchent sur les meilleurs jobs, il n'est pas rare en plus qu'ils voient leur passer devant des personnes issues de programmes d'"affirmative action", noirs ou indiens par exemple. Et oui, ceux qui ont voté Trump pour cette raison sont certainement ceux qui en prendront plein la gueule, comme au UK.
Réponse de le 09/11/2016 à 16:12 :
Ce mythe des 5% de chômage n'avait jamais été que des mensonges... Écoutez Olivier Delamarche sur BFM business, le vrai taux de chômage aux USA est de 18%...Ce n'ont jamais été que les statistiques bidons que l'on nous a vendu... Et c'est pareil partout ailleurs!
a écrit le 09/11/2016 à 14:56 :
Trump va s'asseoir sur le trône.
Surpris ? Y aurait il de quoi ?
Et bien oui, mais il ne le faudrait pas ! Le phénomène américain n'est que la suite d'un mouvement mondial qui avait commencé avec la Grèce, suivie par la Grande Bretagne, qui se poursuit avec les USA et qui finira selon toutes vraisemblances par arriver en France.
C'est l'expression du ras le bol du libre échange ultra libéral et du mondialisme dirigés par la finance internationale auxquels les peuples ont été livrés sans conserver la moindre protection et sans qu'ils aient eu un seul mot à dire sans risquer des pénalités tombant de tous côtés. Cette économie néfaste qui a détruit tellement d'emploi au sein des pays occidentaux.
Ce mouvement ne s'arrêtera pas aux USA.
La plus forte aspiration de tous ces peuples est de reprendre possession du pouvoir sur son destin et de ne plus se laisser imposer son existence par des lobbys financiers et des dirigeants sourds, aveugles ou corrompus.
Comme nous sommes habitués à copier les américains avec un temps de retard, les deux exemples les plus frappants (Grande Bretagne et USA) vont faire école en Europe continentale.
Et je gage que nos tristement élus et ces maudits eurocrates n'arriveront pas à comprendre la leçon qui est pourtant si simple : questionner et écouter le peuple ! Ils ne l'ont pas fait pour l'accord en voie d'être signé avec le Canada. Il ne l'ont pas fait pour la protection de l'espace européen. Ils ne l'ont pas fait pour la question des migrants ?
Pourquoi alors leur laisser le pouvoir ?
Réponse de le 09/11/2016 à 16:22 :
Parce que vous croyez VRAIMENT qu'avec Trump (et d'ailleurs quel est le rapport entre les eurocrates et l'élection de Trump ?) ou encore en sortant de l'UE pour le Royaume-Uni les peuples en question vont reprendre ne serait-ce qu'une once de contrôle de leur existence ? Quelle naïveté... La même (et espérons le avec des conséquences moins dramatiques) que celle qui a conduit en d'autres temps les allemands à confier le destin de leur pays essoré par la défaite de la guerre de 1914-1918, à un ex-petit caporal devenu peintre en bâtiment, et qui n'était pas, mais alors pas du tout, issu de l'establishment. Ce qu'on peut réellement penser, c'est que Trump, totalement incompétent, sera strictement cadré au parlement par la majorité républicaine et par la cour suprême, qui ne badine pas avec les violations de la constitution (que, contrairement à la France, on ne change pas pour un oui pour un non).
Réponse de le 10/11/2016 à 9:35 :
On s’en fout. Ce qu’il faut retenir pour le moment, au-delà du personnage, c’est que les américains n’ont pas obéis à la doxa et propagande médiatique.
a écrit le 09/11/2016 à 14:45 :
Mondialisation pour les financiers et les marchands et ont oubli le citoyen. Dominique Galouzeau de Villepin, à propos des élections américaines, disait ce matin sur Fr.Info que les peuples s'égarent. Nos élus ne se trompent donc jamais. Jusqu'à l'arrivée de Marine et la catastrophe ultime.
a écrit le 09/11/2016 à 14:44 :
S'il est un parti qui à incarné la mondialisation et le néo-libéralisme c'est bien le parti républicain depuis les années Reagan. Retrouver les déçus de la mondialisation derrière leur étendard... il y a de quoi se pincer.

Le vice président de Mr Trump est directement issu du tea party, mouvement qui s'est battu avec la dernière énergie pour empêcher, entre autres, Mr Obama d'appliquer un plan de relance économique en 2009, et idem quelques temps plus tard un autre plan pour aider directement les propriétaires endettes à éviter la saisie de leur maison.
Or, si j'ai bien entendu les propos de Mr Trump ce matin, son idée est un énorme plan de relance économique par les infrastructures, dont il prétend qu'il doublera la croissance (on peut toujours réver).
Sachant qu'il veut également baisser drastiquement les taxes, on est en droit de se demander qui réduira la dette déjà pharamineuse du pays.
Je me demande comment il espère faire gober un plan de relance keynesienne à "sa" majorité, il a déjà comme ennemi Paul Ryan chef du groupe à l'assemblée qui n'a pas apprécié sa campagne.

On verra combien de temps peut durer cet attelage... Il y a des élections de mid term dans deux ans.
Réponse de le 09/11/2016 à 16:25 :
De fait Trump n'est pas l'étendard du parti républicain qui n'en voulait pas comme candidat. On peut imaginer vu sa totale incompétence qu'il sera cadré par les caciques du parti républicain et par la cour suprême. Ce sera ça ou le clash quasi immédiat avec sa majorité dans les chambres.
Réponse de le 10/11/2016 à 14:28 :
Ne jouons pas avec les mots, Trump s'est retrouvé de facto porte étendard du parti républicain, dont il partage tout le conservatisme moral et social, à défaut de la doctrine économique "standard".

Pour le parti républicain c'est quand même "a pain in the ass" pour parler trumpétien
Si le mandat Trump se passe mal, et il y a tout lieu de le craindre, ça pourrait renvoyer les républicains dans l'opposition pour un bout de temps.

Cette élection est dingue, c'est un peu comme si MLP s'incrustait aux primaires de droite, les gagnait, se retrouvait en finale face à Hollande, remportait la présidence, et l'UMP se trouverait en position de devoir cornaquer sa politique de frexit et de repli identitaire...

C'est un coup à finir aux oubliettes de l'histoire.
a écrit le 09/11/2016 à 14:36 :
ca n'a echappe a personne que ceux qui se plaignent quand la mondialisation detruit leur emploi sont aussi ceux qui se precipitent sur les produits pas chers ( donc pas fabriques ' en local')
drucker disait ' la fidelite s'arrete a une reduction de un cent'; pareil pour le ' patriotisme economique', qui consiste a demander a ses concitoyens d'acheter tres cher les produits de mon entreprise en expliquant pourquoi moi je vais acheter des produits pas chers ' car je n'en n'ai pas les moyens, moi'
on sait deja qui va se plaindre a la remontee des frontieres..........
a écrit le 09/11/2016 à 14:33 :
En tous cas, bravo au petit singe devin de je ne sais plus quel parc zoologique indien qui avait prédit la victoire de M. Trump !!! En voilà un qui a su faire preuve de clairvoyance : tout le contraire des pronostiqueurs à la petite semaine français, viscéralement anti Trump !!! (que je n'apprécie que modérément...)
a écrit le 09/11/2016 à 14:29 :
A entendre les politiciens français sur la victoire de Trump montre bien que comme H.Clinton, ils n'ont rien compris au marasme ambiant de la population française. Ils leur pend au nez, ce qui est arrivé à H.C. : la défaite , mais il ne faut pas croire à la victoire de MLP qui fait partie d'une dynastie comme les Clinton, Bush and Co, rejetée par le peuple américain. Cet etasblishment politique très établi devra peut-être compter dans l'avenir proche sur E.Macron qui est une forme atypique de l'engagement politique qui manque tant au paysage français des dernières décennies. Son absence d'expérience politique peut être sa force face à des salariés de gouvernement comme le sont tous nos candidats. Cette victoire de Trump peut le booster parce qu'elle peut affaiblir encore un peu plus nos politiciens fatigués et sans imagination que la V ème république a fabriqués et continue à entretenir.
a écrit le 09/11/2016 à 14:16 :
A tous: tâchons d'élire un humaniste plutôt que des fascites l'an prochain!
a écrit le 09/11/2016 à 13:54 :
Les peuples ont tout le temps raison , serait peut-être temps de les écouter avant qu'il y ait du grabuge .
a écrit le 09/11/2016 à 13:53 :
Excellent article, mais pourquoi avoir attendu l'élection de Trump pour publier ce qu'on sait depuis longtemps déjà? Les élites ont toujours refusé de prendre la menace au sérieux, Media y compris donc vous les journalistes! Le peuple pense mal donc il faut contourner ce que dit le peuple, tout en se pinçant le nez. Et bien cette fois ça n'a pas marché. Et l'Europe ferait bien de méditer là-dessus...
Réponse de le 09/11/2016 à 19:42 :
Tout à fait d'accord !
Réponse de le 13/11/2016 à 14:26 :
M Godin écrit ces propos depuis des années dans La Tribune, mais une grosse majorité de lecteurs lui rigolent au nez.
Et quand MLP sera au 2nd tour, il y aura une grande majorité qui feintera la surprise et l'étonnement "mais pourquoi personne n'a prévenu un tel désastre ???".
J'en ris d'avance.
a écrit le 09/11/2016 à 13:43 :
"d'autres Brexit et d'autres Trump sont inévitables"
lesquels? c'est fini: l'actuelle commision de bruxelles, merkel hollande juppe, soros ont perdu. sont seuls face à chine us russie: game over.
Il n' y a plus rien d'autre à éviter LOL
a écrit le 09/11/2016 à 13:40 :
"défendre à tout prix la « destruction créatrice »"
ROMARIN : elle n'a jamais eu lieu chez les barons voleurs, + ceux qui ne payent pas d'IS (buffet facebook, goog, aapl...)

les classes moyennes déclassées du rust bell comme tom barrack , kravis ou kholberg, n taieb , p thiel...? ;-)
Réponse de le 09/11/2016 à 16:27 :
Elire un baron voleur (Trump) est-il un moyen de lutter contre les barons voleurs ?
a écrit le 09/11/2016 à 13:38 :
Très bon article que devrait lire et méditer nos politiques s' ils ne veulent pas voir les extrêmes montés dans tous les pays.
a écrit le 09/11/2016 à 13:38 :
Très bon article que devrait lire et méditer nos politiques s' ils ne veulent pas voir les extrêmes montés dans tous les pays.
a écrit le 09/11/2016 à 13:28 :
Votre titre est quand même savoureux..."un échec de la mondialisation financiarisée". Je partage l'argument, mais je remarque quand même la réponse que les Américains ont choisi à cette mondialisation financiarisée, c'est d'élire un de ses meilleurs représentants !

Qui peut croire qu'un homme qui brasse les milliards comme moi les cacahuètes va représenter la classe moyenne blanche sous payée ? Le réveil va être douloureux pour certains qui ont cru voter "anti-système", quand ils vont réaliser qu'ils ont élu un homme d'argent libéral avant tout, qui fera autant si ce n'est plus le jeu des multinationales que ses prédecesseurs !
a écrit le 09/11/2016 à 13:09 :
Pour une fois bravo pour cet article ca nous change des discours sur la Grèce

La continuité nous amène à la fin de l'Europe d énarques et un retour aux peuples
Sans Bruxelles qui est corrompu et se fou bien de la. Base
a écrit le 09/11/2016 à 13:00 :
un vote de protestation contre les incapables qui nous gouvernent je viens de voir la réaction de NS c est pitoyable quelqu un comme lui qui a bafoué le référendum du peuple français de 2005 vient a s étonner et faire la leçon les mots me manquent !!!!!
Réponse de le 09/11/2016 à 16:37 :
Sarkozy n'a rien bafoué du tout. Il a été élu (et même bien, avec un nombre de voix bien supérieur à celui recueilli par le nom en 2005) sur un programme qui prévoyait EXPLICITEMENT de négocier un nouveau traité institutionnel européen et de le faire ratifier par voie parlementaire. Comme il n'en a pas fait mystère lors de sa campagne (seuls ceux qui ne veulent pas voir et entendre peuvent prétendre qu'ils n'étaient pas au courant), il était normal et légitime qu'il tienne cette promesse. Les conditions de son élection, confortables, ont rendu caduc le référendum de 2005. Tout comme, si demain, une majorité anti-brexit (et dont les candidats annonceraient clairement la couleur avant les élections) venait à être élue au Royaume-Uni, elle aurait toute légitimité pour jeter aux orties le référendum de juin dernier.
Réponse de le 11/11/2016 à 15:36 :
Notre avenir se jouait déjà dès le vote de la résolution Leinen (PS) au parlement de Strasbourg le 14 juin 2006.
Une cinquantaine d'eurodéputés français y ont rejetés le "NON" des français à la constitution européenne (référendum du 29 mai 2005).

1ère partie du texte:
"rappelle que le "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" signé à Rome le
29 octobre 2004 ne peut être appliqué sans ratification à l'unanimité (...)"

2ème partie du texte:
"(...) et exprime solennellement son respect pour le choix démocratique de la France et
des Pays-Bas d'avoir voté "non" à 54,9 % et 61,6 % respectivement ;"

Voici la liste de nos élus européens français qui ont voté CONTRE:
- les UMP Audy, Bachelot, Daul, Descamps, De Veyrac, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Sudre, Toubon et Vlasto ;
- les UDF Beaupuy, Cornillet, De Sarnez, Fourtou, Gibault, Laprerrouze et Lehideux, Cavada (2ème partie), Griesbek (2ème partie);
- les socialistes Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Desir, Guy-Quint, Hamon, Hazan, Laignel, Patrie, Peillon, Poignant, Rocard, Savary, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber, Le Foll (2ème partie), Roure (2ème partie);
- les Verts Aubert, Bennahmias, Onesta (2ème partie), Lipietz (2ème partie), Cohn-Bendit (2ème partie)

Bref, cela fait longtemps que nous ne sommes plus en démocratie. La France a voté pour un Frexit en 2005 et nous avons bien été trahis.

Il n'y a qu'un homme politique (ignoré des médias mainstream mais très actif sur le net) qui propose une sortie de l'UE par l'article 50, la seule véritable porte de sortie. Cette homme est François Asselineau.

Les populistes tels que Mélenchon ou Le Pen, qui siègent au parlement européen (sic), et qui prétendent renégocier les traités européens sans forcément sortir de l'UE sont la roue de secours de l'oligarchie en place. Par la désinformation et leurs fausses promesses, ils vérouillent le vote de la majorité silencieuse mécontente qui ne voit pas d'autre alternative pour se débarrasser de l'UMPS (LRPS maintenant). Ils empêchent à de véritables alternatives de se faire entendre.

Mais cela ne durera pas. Brexit, Trump... L'oligarchie euro-atlantiste a du souci à se faire. A suivre.
a écrit le 09/11/2016 à 12:44 :
c'est un rappel pour nos politiques qui n'ont pas compris lors du brexit !!!!

le consensus mou de Jupe risque de nous conduire vers Marine le pen
a écrit le 09/11/2016 à 12:34 :
Une chance pour nous en effet, contrôlé par des républicains normaux au Sénat ce type ne pourra pas faire de conneries mais continuer à en dire à la tonne ce qui ne pourra que déchainer de la rancœur contre les USA et favoriser nos exportations et notre diplomatie comme du temps de Johnny-Walker Bush mais en XX10.
a écrit le 09/11/2016 à 12:25 :
Le peuple américain a mal voté ou n'a pas compris la question , il faut recommencer les élections !;-)
Réponse de le 09/11/2016 à 15:14 :
Sur le canabis, il a compris.
a écrit le 09/11/2016 à 12:20 :
nous avons une chance historique d'accueillir les américains qui voudront fuir la folie Trump.que ce soient des artistes(Beyonce springsteen jay zee)ou lles grandes entreprises globales(apple google monsanto).le gouvernement Hollande doit faire des propositions attractives très vite
a écrit le 09/11/2016 à 12:01 :
Oui mais c'est bien des pays anglo-saxons que les crises sont arrivées et ce sont encore les pays anglo-saxons (RU et USA) qui partent dans une fuite en avant de l’ultra-libéralisme...

Ce n'est donc pas une réaction des "laissés pour compte" mais bien une volonté de rester les maîtres de ce libéralisme outrancier car ces deux pays comptes bien se replier sur leur base pour agir comme des super puissances ressemblant à de méga paradis fiscaux! RU et USA veulent gagner en attractivité au dépens de leurs alliés!!!!!!
a écrit le 09/11/2016 à 11:47 :
ca doit paniquer sous la kippa...hé hé
a écrit le 09/11/2016 à 11:27 :
Le chemin est tracé, reste aux français à suivre l'exemple des anglais et des américains.
Réponse de le 09/11/2016 à 12:46 :
La carte en bleu (LibDem) représente 80% du PIB US le reste en rouge (TRUMP) c'est comme en France les électeurs du FN-DupontAignan alcooliques consanguins profiteurs du RSA et du chômage qui vivent des gens qui bossent dans la mondialisation et font le PIB de la France et qui veulent les empêcher de travailler et de vivre .
Réponse de le 09/11/2016 à 12:46 :
La carte en bleu (LibDem) représente 80% du PIB US le reste en rouge (TRUMP) c'est comme en France les électeurs du FN-DupontAignan alcooliques consanguins profiteurs du RSA et du chômage qui vivent des gens qui bossent dans la mondialisation et font le PIB de la France et qui veulent les empêcher de travailler et de vivre .
Réponse de le 09/11/2016 à 15:03 :
Le Brexit a déjà été voté par les Francais : 2005. On en a pas tenu compte.
Réponse de le 09/11/2016 à 16:16 :
@eol

Sarkozy l'avait pourtant annoncé dans son programme de 2007, ce qui n'a pas empêché l’électorat FN qui avait voté majoritairement non en 2005 de lui donner ses voix au deuxième tour.Comme quoi, faut bien lire un programme jusqu'au bout et non s’arrêter qu'au thème de l’immigration.
a écrit le 09/11/2016 à 11:19 :
en fait tout comme pour le brexit les peuples veulent "renverser la table" et se débarrasser de ceux qui font profession de la politique ;il faut plutôt le voir comme un vote de rejet de l'existant et non pas comme une adhésion aux idées de trump
a écrit le 09/11/2016 à 11:18 :
Oh là là là là ça va exciter nos trolls d'extrême droite tout ça et quand ça arrive c'est particulièrement moche sur les forums en général...

Misère.
a écrit le 09/11/2016 à 10:59 :
Cela conforte mon opinion consistant à vouloir tenir compte du role de l'énergie dans le développement de l'économie: travail, capital, énergie. Les économistes oublient l'énergie. Cela explique sans doute la réaction en faveur du Brexit et les propos de Donald Trump sur l'énergie. Cela mérite une analyse.
a écrit le 09/11/2016 à 10:58 :
Excellente analyse.
a écrit le 09/11/2016 à 10:49 :
L'explication économique ne suffit pas. Si c'était le cas c'est Bernie Sanders qui aurait été élu et pas Donald Trump. Les électeurs américains ont certes rejeté la mondialisation économique et leurs élites, mais une partie du vote est explicable par leur rejet de l'immigration, un des rares points sur lequel Trump est resté constant pendant la campagne.
Réponse de le 09/11/2016 à 13:28 :
C'est comme en France : l'immigré est toujours désigné comme la cause des problèmes. Les électeurs les plus pauvres sont accessibles à cette explication simpliste de l'étranger-bouc émissaire et ne se tourne pas vers les partis plus à gauche systématiquement traité de communistes ou même de fachistes(!) par les médias aux ordres de l'oligarchie. Il se passe la même chose en France ou l'oligarchie favorise le fn au détriment du front de gauche car comme en 36, l'oligarchie préfère toujours l'extrême droite au final.
Réponse de le 09/11/2016 à 13:44 :
trump a récupéré les bernouts. sanders a été élu.
Réponse de le 10/11/2016 à 11:40 :
On se révolte contre un système économique qui nous détruit avec ce qu'on peut... la magouille a été telle que Sanders a perdu aux primaires, qui restait il ?
a écrit le 09/11/2016 à 10:48 :
Excellent article, qui donne beaucoup de matière à réflexion.
a écrit le 09/11/2016 à 10:46 :
"un échec d'une mondialisation couplée à une financiarisation avancée." C'est dans ce constat qu'il faut voir la montée du Fn en France et des partis nationaux en Europe.
Hollande avait bien cerné le sujet en disant "Mon ennemi, c'est la Finance". Le souci c'est qu'il ne l'a pas combattue (mais il devait bien se douter que ce ne serait pas aisé, et pouvait-il faire autrement...Allemagne oblige!). Non, parce que la France dirigée à droite ou à gauche n'est plus un grand pays et surtout plus un pays souverain. La victoire de Trump aura au moins l'avantage de remettre tout le monde en face de ses responsabilités. Le néo-libéralisme est mort, il n'est pas à regretter, la question "banco", c'est : on le remplace par quoi? Une autre leçon à tirer, c'est la faillite des instituts de sondages et du relais des médias. Particulièrement les médias privés qui ont largement participé à faire entendre la petite musique néo-libérale en abrutissant au passage les "masses".
Quant à Hillary Clinton, elle restera dans l'Histoire des US la "perdante", et cette étiquette entache aussi désormais le parti démocrate. Reste à voir ce que Trump va faire, (ce qu'on va lui laisser faire...) l'avenir est entre illusions et désillusions dans une Amérique "business as usual".
a écrit le 09/11/2016 à 10:39 :
Bonjour monsieur,
Vous deviez faire parti de ces "spécialistes" qui nous assènent depuis des jours sur la victoire de la "démocratie CLINTON" et depuis des mois sur l'impensable "BREXIT suicidaire".
Changez de paradigme. Il n'y a pas que N.Y. qui vote, pas que Bruxelles qui pense la politique, et Paris pour la boire aveuglement !
Les peuples entre en résistance fasse au pillage à ciel ouvert, en plein jour et récurrents du monde de la finance (ce que l'on vous vend pour le globalisme) mais la réalité factuelle (syllogisme nécessaire car grâce aux journalistes la réalité est souvent prismatique) est sonnante et aujourd'hui trébuchante.
Basta et même si le remède paraît intenable, mieux vaut se couper le bras que de laisser la gangrène pourrir tout le corps.
Maintenant, vous devriez nous parler de la responsabilité énorme qui incombe à M. Trump pour concrétiser l'espoir que les sans dents ont placé en lui !

Je serais curieux de voir comment la Clinton foundation va poursuivre son œuvre à l'avenir.

A force de tout présenter comme beaucoup trop complexe, "passez votre chemin brave gens et laissez nous faire", ressemble de plus en plus au serpent du livre de la jungle. Alors que la volonté du serpent est simple, bouffer tout cru un enfant.

Belle journée d'espoir pour les hommes et les femmes de bonne volonté
Réponse de le 09/11/2016 à 11:59 :
Mosieur

Votre mot montre que vous n'avez rien compris à ce qu'écrit Romaric Godin. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant car les soutiens de Trrump sont aveuglés par une haine sans doute justifiée mais aveugle, et il est impossible d'avoir un débat rationnel. "Les hommes de bonne volonté" dites vous doivent se réjouir... Je ne pleure pas sur Clinton ou les démocrates qui sont responsables, au même titre que les Républicains, du triomphe du libéralisme et des théories économiques de Friedman. Mais ce monde est peuplé de dictatures (Chine Russie...je ne peux en faire la liste, elle est trop longue) et le victoire de la violence (voyez les meetings de Trump) dans un pays comme les USA est porteur de nuages noirs pour l'humanité . Qe direz vous quand, comme il y a un peu moins d'un siècle, la guerre entre nationalismes exacerbés éclatera?
Réponse de le 09/11/2016 à 12:44 :
Non, généralement Mr Godin ne dit pas la même chose que la plupart des "specialistes" et c'est tout à son honneur.
Réponse de le 09/11/2016 à 13:35 :
Vous, vous n'avez jamais lu Godin et vous n'avez même pas lu cet article... Faites un effort :c'est justement tout l'inverse : il nous explique à longueur d’article ce qui se passe réellement et cela énerve fortement les tenants de la libéralisation financière qui n'y comprennent rien car coincés dans leur idéologie, la théorie dominante de l'économie qui n'est plus qu'une sorte de religion : regardez un peu en dessous celui qui titre "encore du godin". Le type a une vision de l'économie qui s'arrête au "bon sens". Le bon sens c'est l'absence d'explication par définition. Le bon sens, on en a le résultat sous les yeux. Et ce bon sens aboutit à l'extrême droite.
a écrit le 09/11/2016 à 10:28 :
Romaric GODIN ou la théorie du complot permanent.
Ce n'est pas la financiarisation de l'économie qui empêchent 18 millions de chinois de rentrer sur le marché du travail chaque année, c'est la démographie.
A partir du moment où la Chine a décidé de se tourner vers une économie plus ouverte en inondant les produits basiques consommés par le monde entier, les industries du vieux monde ont vu leurs marges vascillées et le financement de tout le modèle marchand de ces pays avec une tension forte sur les salaires, naturellement.

La finance est-elle responsable de ce qu'un état COMMUNISTE a décidé il y a plus de 20 ans ?
On peut construire une économie sur du non-marchand (santé, éducation, services publics) mais ne venez pas nous dire, nous accabler, sur la financiarisation de l'économie qui serait le maux de tous nos problèmes.

30 ans en France de déficits publics, des comptes publics truqués ou des absences de cadastres comme en Grèce, un système de retraite "ponziesque" qui en prévaut qu'avec une croissance démographique forte qui ne supporte ni le libre-échange, ni la robotisation des taches à haute consommation de main d'oeuvre, ouvrez les yeux Mr GODIN plutôt que de refermer les notres !!!
Réponse de le 09/11/2016 à 11:20 :
Toutes ces lignes pour ne rien dire... Surtout que la pseudo critique ici développée n'a rien à voir avec l'article.

Sérieusement, refuser de voir les conséquences dramatiques de la financiarisation à ce point, c'est plus une question d'aveuglement, c'est de la volonté.
Réponse de le 09/11/2016 à 12:27 :
Et le fait que nous ayons laissé faire?
Pas imposés de droits de douane pour compenser? Pas de TVA sociale, pas d'obligation de respect de normes plus elevées?
C'est un complot ou un choix politique?
Réponse de le 10/11/2016 à 9:25 :
C’est fatiguant ces mentions de complot dès que quelqu’un n’adhère pas ou ne comprend pas l’opinion d’un autre.
Bien sûr que la mondialisation a été organisé. Puisqu’elle a explosé au moment de l’effondrement soviétique avec la dérégulation de la finance dans les années 90 au US et grâce à nos chers traités de l’UE pour nous avec l’ouverture des frontières à tout va. (de moins en moins de barrière douanière et libre circulation totale des capitaux) … et …
a écrit le 09/11/2016 à 10:14 :
La mondialisation heureuse pour quelques uns et la misère heureuse pour le plus grand nombre. Comment peut-on appeler les" élites" des personnes pour qui lintelligence se résume juste à se remplir les poches. Quand j'entends junker faire la leçon à mattéo Renzi je me pince, lui qui a été élu par personne. Si les politiques et leurs valets l'acceptent nous,nous ne l'acceptons pas. Comme le disait Jean Toussaint desanti les peuples n'accepteront pas de se laisser crever de faim sans rien dire.
a écrit le 09/11/2016 à 9:59 :
Merci beaucoup pour cette remarquable analyse, tandis que tous les médias de masse vont nous dire, comme pour le brexit, que c'est la victoire du racisme et de l'idéologie de droite dure.

En effet tant que la finance mondialisée apportait de la croissance, même artificielle, les gens ne disaient rien mais depuis la crise de 2008 dans laquelle elle nous a plongé, nous continuons de suivre à marche forcée, le fameux TINA de Reagan, la logique financière qui pourtant n'a fait que prouver qu'elle se trompe engendrant récession et misère.

Mais il faut quand même ajouter que c'est également l'aveu d'un profond désamour et rejet de la politique professionnelle, d'une part les états unis ne comptent que 146 millions d'inscrits sur les listes électorales sur 300 millions d'habitants. Par ailleurs en 2012, bizarrement je n'ai pas pu tomber sur les chiffres de hier, c'était plus de 40% d'abstentions donc l'élection de TRump, tout comme celle de Clinton si cela avait été elle, s'est faire sur même pas la un quart de la volonté des citoyens américains.

C'est donc un profond rejet de notre système qui est également exprimé d'une manière ou d'une autre.

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