Présidentielle 2017 : que proposent Le Pen et Macron en matière d’immigration ?

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Les deux candidats à la présidentielle misent sur des points bien distincts dans leur programme sur l'immigration et le droit d'asile.
Les deux candidats à la présidentielle misent sur des points bien distincts dans leur programme sur l'immigration et le droit d'asile. (Crédits : Reuters)
Renforcer les frontières ou amplifier la collaboration européenne ? Simplifier les expulsions ou raccourcir les délais de traitement des demandes d’asile ? Sur le thème de l’immigration, les deux finalistes de l’élection présidentielle mettent l’accent sur des points bien distincts.

D'un côté, le FN propose plus de durcissement et privilégie les frontières nationales. De l'autre, le candidat d'En Marche ! mise sur une collaboration européenne et une simplification des processus administratifs. Si la thématique est la même, les deux candidats du second tour de la présidentielle proposent, sans surprise, des réponses diamétralement opposées à la question de l'immigration.

France ou Europe : une histoire de frontières

« Retrouver des frontières qui protègent et en finir avec l'immigration incontrôlée. » Si Marine Le Pen a fait de cette thématique l'un des fers de lance de sa campagne, ses propositions en matière d'immigration et de droit d'asile affichent une dimension restrictive importante.
Dans la partie « Une France sûre » de son programme, le Front national entend rétablir les frontières nationales et sortir de l'espace Schengen. Le parti d'extrême droite précise cependant qu'un dispositif particulier pour les travailleurs frontaliers sera mis en place afin « de leur faciliter le passage de la frontière ». Avec cette proposition, 6.000 agents devraient être recrutés sur le quinquennat ce qui permettra de « reconstituer les effectifs supprimés dans les douanes ».

A contrario, dénonçant une « efficacité illusoire » du retour aux frontières nationales, Emmanuel Macron mise gros sur une « action européenne ». Il propose ainsi de renforcer un corps de police des frontières européennes en lui « donnant une capacité de surveillance et de protection durables des frontières extérieures ». Quelque 5.000 hommes seront mobilisables par une « nouvelle Agence européenne de gardes-frontières et garde-côtes ». Le candidat d'En Marche ! veut aussi développer des actions et des projets dans les principaux pays de départ et de transit des migrants : il évoque ainsi « l'installation de points de contrôle avant l'arrivée en UE ».

Intégration, nationalité et naturalisation

Autre proposition du Mouvement bleu marine : « Rendre impossible la régularisation ou la naturalisation des étrangers en situation illégale. » Une mesure qui s'accompagne, dans le programme du FN de la « simplification et de l'automatisation des expulsions ».
Si Marine Le Pen est élue, l'immigration légale serait réduite et limitée à un solde annuel de 10.000 [personnes]. Marine Le Pen entend « mettre fin à l'automaticité du regroupement et du rapprochement familial ainsi qu'à l'acquisition automatique de la nationalité française par mariage ». Le programme stipule juste après, dans une formulation ambivalente et imprécise : « Supprimer les pompes aspirantes de l'immigration. »

La suppression du droit du sol est un autre argument largement exposé par le Front national. Dans son programme, Marine Le Pen précise : « L'acquisition de la nationalité française sera possible uniquement par la filiation ou la naturalisation dont les conditions seront par ailleurs plus exigeantes. » De même, la « double nationalité extra-européenne » sera supprimée.

Pour sa part, Emmanuel Macron fait de l'intégration la principale proposition de son programme sur l'immigration. Le candidat d'En Marche ! indique que celle-ci « passe avant tout par la maîtrise de la langue ». Ainsi, il propose une « formation linguistique suffisante pour atteindre le niveau B1 (niveau qui permet la naturalisation) à chaque étranger en situation régulière arrivant en France ». Cette certification conditionnera l'accès à la carte de résident (valable 10 ans) et « insistera sur les valeurs de la République, la connaissance des services publics et du monde du travail ». Pour finaliser l'intégration, des « programmes locaux d'intégration » seront mis en place et les communes seront incitées à mener des actions complémentaires d'intégration.

Les « talents étrangers » mis à l'honneur dans le programme de Macron

Autre point du programme Macron que l'on ne retrouve pas chez Marine Le Pen : la promotion de l'immigration de la connaissance. Le candidat d'En Marche ! souhaite poursuivre les mesures déjà mises en place telles que « le passeport talents » : cette carte, instaurée en mars 2016, permet le séjour en France pendant 4 ans maximum pour les « talents étrangers » (jeunes diplômés qualifiés, chercheurs, créateurs d'entreprise, investisseurs économiques...)

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Dans la continuité, Macron veut alléger les procédures et réduire les délais pour l'obtention de ce « visa talent » mais aussi développer « des visas de circulation pour les professionnels » qui pourraient concerner les entreprises ou les scientifiques.
Enfin, pour les étudiants titulaires d'un master en France, le candidat dit vouloir simplifier les modalités d'accès au travail. Sans pour autant donner plus de précisions.

La question du droit d'asile

Enfin, sur le droit d'asile, le Front national indique vouloir « revenir à [son] esprit initial ». Il ne pourra être accordé qu'à la suite de « demandes déposées dans les ambassades et consulats français, dans les pays d'origine des demandeurs ou dans ceux limitrophes ».

Emmanuel Macron est plus nuancé sur la question. Dans son programme, il résume ses propositions sur le droit d'asile : « La France qui assume sa juste part dans l'accueil des réfugiés tout en reconduisant plus efficacement à la frontière ceux qui ne sont pas acceptés. » Il précise que la France doit être, à la fois « à la hauteur de sa tradition historique d'accueil » mais aussi « inflexible avec les personnages qui ne remplissent pas les conditions de séjour sur le territoire ».

C'est ainsi sur les organismes chargés des procédures d'asile qu'il met l'accent, proposant de réformer les conditions d'examen des demandes d'asile avec, pour objectif, « d'assurer une prise de décision en 8 semaines pour toutes les demandes ». Pour ce faire, il veut qu'une délégation de l'Ofpra (l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides), l'organisme chargé d'instruire les demandes d'asile en première instance, se déploie sur le territoire via des actions dans des antennes locales.

De la même manière, Macron propose de réformer les modalités de recours après les décisions de refus, visant ainsi un délai de 6 à 8 semaines contre 6-7 mois actuellement. Cette proposition contraindrait ainsi la procédure complète (Ofpra + recours devant la Cours nationale des Droits d'Asile, CNDA, l'instance qui statue sur le recours d'un premier refus au droit d'asile) à ne pas excéder 6 mois contre le double actuellement. Pour cela, il propose à nouveau de « déconcentrer l'instance » en permettant de prendre la décision dans les centres d'accueil eux-mêmes.

Les associations, inquiètes du programme de Marine Le Pen

De nombreuses associations et ONG épinglent le programme de Marine Le Pen sur la thématique de l'immigration. Amnesty International a publié une analyse sur les programmes de chaque candidat à la présidentielle en rappelant : « Nous sommes une association indépendante de tout gouvernement et de toute tendance politique et n'appelons donc à voter pour aucun(e) candidat(e) ou parti politique en particulier. »

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Ainsi, concernant le Front national : « La proposition relative au contrôle des frontières est contraire aux engagements pris par la France en termes de droit d'asile et d'accueil des personnes réfugiées », note l'organisation dans son rapport. Elle prévient, concernant le rétablissement des frontières nationales et la sortie de l'espace Schengen :

« Cela ne doit pas conduire à refouler des personnes qui auraient des craintes en cas de renvoi dans leur pays, ni à reprocher à des personnes qui veulent venir demander l'asile en France de ne pas avoir de documents pour entrer sur notre territoire ou à placer en détention de façon systématique et automatique les personnes ne pouvant pas entrer sur le territoire. »

Les propositions concernant le droit d'asile inquiètent aussi Amnesty International qui commente : le désir de « revenir à l'esprit initial du droit va à l'encontre de nos recommandations et du droit international ». En obligeant les demandeurs d'asile à effectuer leur demande via des ambassades dans leur pays d'origine, l'ONG craint que « les personnes qui cherchent asile en France et qui se présentent spontanément à ses frontières » soient contraintes, par les autorités, « de repartir dans leur pays pour faire une demande sur place ».

Reconduite à la frontière ou devoir d'accueil : la politique paradoxale de Macron

Dans le programme d'Emmanuel Macron, si l'ONG Amnesty International y relève « une dynamique intéressante », les trop nombreuses imprécisions sont porteuses de craintes. Ainsi, lorsque le candidat d'En Marche ! souhaite que les demandes d'asile soient examinées en moins de 6 mois, recours compris, Amnesty International met en garde. La proposition présente des risques : « Si cette mesure ne s'appuie pas sur une allocation de moyens humains et matériels supplémentaires à l'Ofpra et à la CNDA, des milliers de personnes risquent de ne pas être protégées par la France. »

Et de poursuivre : « La rapidité d'examen d'une demande d'asile ne doit pas entraîner une baisse de la qualité de celui-ci et accélérer la procédure d'asile ne doit pas, non plus, conduire à réduire les droits des personnes. »

Dans une analyse, l'ensemble associatif (Oxfam France, le CCFD-Terre Solidaire et le Secours Catholique) déplore qu'Emmanuel Macron ne s'engage à consacrer 0,7% au Revenu National Brut à la solidarité internationale à partir de 2030 seulement et non avant la fin du mandat. Mais le groupe d'associations souligne aussi un paradoxe : alors que le candidat d'En Marche ! énonce dans son programme le « devoir d'accueil et de solidarité à l'égard des réfugiés et des demandeurs d'asile » et mise sur l'intégration, il est loin de faciliter « les voies légales de migration pour tous ». Et d'ajouter : « Pour les personnes en situation irrégulière et des personnes déboutées du droit d'asile, Emmanuel Macron prône une politique ferme de reconduite à la frontière. »

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Commentaires
a écrit le 04/05/2017 à 15:12 :
Filière nf du grand pere
a écrit le 29/04/2017 à 9:51 :
L'angélisme des ONG est attendrissant. Ces ONG qui vivent essentiellement de fonds publics seraient bien inspirées de mieux recruter leurs personnels. Au lieu de prêcher le tiersmondisme, ils devraient être formés à apprendre aux candidats à l'immigration de toutes natures le respect de l'ordre public français, c'est à dire de la langue, des lois essentielles et du mode de vie. Sur le territoire Français, la bigamie et l'excision ne sont pas autorisées et on parle le français. La maîtrise de ces 3 points devraient conditionner l'accès à des droits pour les nouveaux arrivants.
Réponse de le 30/04/2017 à 22:41 :
Yeh maybe you are right but for the language i think is not so importante body , u knows here in usa is tottaly differents the mind then europ especially france in miami u can speech spanish first no problems .
a écrit le 28/04/2017 à 18:37 :
Compte tenu du contexte du chômage français, il faut à l'évidence contenir davantage l'immigration hors UE. La France a bien un rôle à jouer au niveau des frontières puisqu'elle en a de nombreuses (en particulier méditerranéennes mais pas seulement) hors UE. Une politique plus dure devrait être conduite à l'égard des expatriés fiscaux français dont la nationalité française devrait elle aussi être supprimée.
a écrit le 27/04/2017 à 11:19 :
Arrêtons les contorsions verbales sur l'immigration, une bonne partie des Français est tout simplement raciste et xénophobe. Ils sont l'équivalent des WASP aux USA, disons " blanc, français de souche et catholique " des BFSC.
Réponse de le 27/04/2017 à 17:45 :
non, les français ne sont pas racistes ou xénophobes : ils souhaitent simplement que les étrangers qui commettent des délits et qui foutent le bordel soient tout simplement expulsés ...... pour info, un belge est un étranger .....
Réponse de le 28/04/2017 à 11:46 :
@nanard and co : Manque de bol pour vous, la plupart de vos " étrangers " sont en fait de nationalité française et pas forcément binationaux, c'est bête, hein !
Réponse de le 28/04/2017 à 18:56 :
Les français sont comme les autres. Ils souhaitent simplement que les personnes d'origine étrangère se comportent comme on doit le faire en France et comme ces personnes en attendent autant de nous chez eux. Tous ces arrivants devraient maîtriser le français et être éduqués aux bonnes manières avant d'être autorisés à séjourner ici. Le programme de M.Macron impose l'apprentissage du français aux adultes et les sanctions à l'encontre des cracheurs dans la rue. C'est un bon départ. Cela s'appelle l'ordre public.
a écrit le 27/04/2017 à 11:07 :
Banlieues ghettos, quartiers communautaristes de non droit, sont le résultat d'une politique migratoire non maitrisée. Il faut arrêter le désastre. Si de plus on se rappelle qu'il y a 3 ou 4 ans DAESH avait promis de faire tomber l'Europe en l'inondant de migrants, si l'on tient compte du fait de l'explosion démographique qui est en train de se produire en Afrique avec une sècheresse annoncée, s'en remettre à Schengen pour éviter la catastrophe pour notre pays relève de l'infantilisme.
a écrit le 27/04/2017 à 0:50 :
il y a quand même beaucoup de maghrébins qui participent à la campagne de M Makroud...
dans tous les reportages tv ( M6 BFM) les militants du parti En Marche qui sont interviewés sont des maghrébins ou des arabo-islamiques ...
bizarre
Réponse de le 28/04/2017 à 18:46 :
N'importe quoi, encore une nouvelle lubie. Après Ali Jupé, voici M.Makroud, en attendant Mme El Peneb...Les militants En Marche! sont simplement le reflet de l'endroit où ils vivent, comme ceux des autres partis. D'après les résultats du premier tour, ces communautés, lorsqu'elles votent, sont plus pour la France insoumise.
a écrit le 26/04/2017 à 21:54 :
J'ai chaque soir devant chez moi ces "talents" capables de lever la roue avant de leur scooter !
Réponse de le 28/04/2017 à 18:49 :
Incitez les à travailler comme livreurs de pizzas, ils seront plus utiles et s'enrichiront.
a écrit le 26/04/2017 à 18:01 :
L’analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2013Un accroissement des mobilités Chantal Brutel, cellule Statistiques et études sur l’immigration, Insee. Selon le dernier bilan démographique (publié en janvier 2015), le solde migratoire de la France s’établit à + 33 000 personnes en 2013. Il était de + 112 000 en 2006. Ce solde résulte de mouvements migratoires entre la France et l’étranger de trois catégories de personnes qui vivent en France : celles qui sont nées en France, les immigrés et les personnes nées françaises à l’étranger. Les travaux présentés ici visent à quantifier l’ensemble de ces mouvements sur la période 2006 à 2013. Outre l’analyse du solde migratoire, réalisée habituellement par le rapprochement des données du recensement et des données de l’état civil, cette méthode présente une exploitation nouvelle des recensements successifs pour estimer les flux d’entrées sur le territoire et par déduction les flux des sorties.

Les départs vers l’étranger des personnes nées en France se sont amplifiés depuis 2006, alors que leurs retours, moins nombreux, ont peu varié sur la période. Leur solde migratoire est ainsi négatif et a doublé sur la période : il est estimé à – 120 000 personnes en 2013 contre – 60 000 en 2006. Dans le même temps, le nombre d’entrées d’immigrés a progressé, mais à un rythme plus faible que leurs sorties du territoire, si bien que le solde migratoire des personnes immigrées, estimé à + 140 000 personnes en 2013, s’inscrit en léger recul par rapport à 2006 (+ 164 000). Enfin, les flux d’entrées et de sorties des personnes nées françaises à l’étranger sont plus faibles ; leur solde migratoire s’élève à + 13 000 en 2013.

L’augmentation récente des sorties de personnes nées en France vient gonfler la présence française à l’étranger : en 2013, un peu moins de 3 millions et demi de personnes nées en France vivraient à l’étranger.
Réponse de le 27/04/2017 à 7:53 :
@pas très élevé: alors que tout le monde nous dit qu'il y a un problème de contrôle des frontières parce qu'on ne sait pas qui entre et sort, tu nous sors une "analyse" de derrière les fagots. Même pour les Français, personne ne sait. Expatrié de longue date et dans plusieurs pays, je sais que les gens ne s'inscrivent pas forcément, et souvent pas du tout, dans les ambassades ou consulats. Les fausses données dont tu parles n'existent donc pas, puisqu'ils n'existent pas de données du tout :-)
Réponse de le 29/04/2017 à 9:41 :
Ce serait intéressant de savoir sur les 3,5 M de personnes nées en France vivant à l'étranger avaient leurs parents nés en France. Le problème est qu'en France, l'éducation nationale et l'enseignement supérieur forment (plus ou moins bien) quantité de jeunes qui à la sortie ne trouvent pas leur place dans notre société. Ces population éduquées, souvent anglicisées, quittent la France d'où une fuite des cerveaux et un appauvrissement des ses ressources intellectuelles. Beaucoup sont eux mêmes d'origines étrangères. Il en va de même de certains retraités aisés (électorat favori de M.Fillon) qui partent vers des cieux fiscaux à leurs yeux plus favorables,sans scrupule vis à vis de la France qui leur a tout donné. En revanche, on accueille à tout va des populations du tiers monde, en particulier sud saharien, à forte natalité. Souhaitons que les 2 finalistes se penchent concrètement sur ce pillage de ressources.
a écrit le 26/04/2017 à 17:52 :
L’analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2013Un accroissement des mobilités Chantal Brutel, cellule Statistiques et études sur l’immigration, Insee. Selon le dernier bilan démographique (publié en janvier 2015), le solde migratoire de la France s’établit à + 33 000 personnes en 2013. Il était de + 112 000 en 2006. Ce solde résulte de mouvements migratoires entre la France et l’étranger de trois catégories de personnes qui vivent en France : celles qui sont nées en France, les immigrés et les personnes nées françaises à l’étranger. Les travaux présentés ici visent à quantifier l’ensemble de ces mouvements sur la période 2006 à 2013. Outre l’analyse du solde migratoire, réalisée habituellement par le rapprochement des données du recensement et des données de l’état civil, cette méthode présente une exploitation nouvelle des recensements successifs pour estimer les flux d’entrées sur le territoire et par déduction les flux des sorties.

Les départs vers l’étranger des personnes nées en France se sont amplifiés depuis 2006, alors que leurs retours, moins nombreux, ont peu varié sur la période. Leur solde migratoire est ainsi négatif et a doublé sur la période : il est estimé à – 120 000 personnes en 2013 contre – 60 000 en 2006. Dans le même temps, le nombre d’entrées d’immigrés a progressé, mais à un rythme plus faible que leurs sorties du territoire, si bien que le solde migratoire des personnes immigrées, estimé à + 140 000 personnes en 2013, s’inscrit en léger recul par rapport à 2006 (+ 164 000). Enfin, les flux d’entrées et de sorties des personnes nées françaises à l’étranger sont plus faibles ; leur solde migratoire s’élève à + 13 000 en 2013.

L’augmentation récente des sorties de personnes nées en France vient gonfler la présence française à l’étranger : en 2013, un peu moins de 3 millions et demi de personnes nées en France vivraient à l’étranger.
a écrit le 26/04/2017 à 17:00 :
Le total "solde migratoire net des immigrés + naissances dans les familles immigrées" s'est élevé à 3,8 millions de personnes entre 2006 et 2015.

L'INSEE vient de publier les derniers chiffres sur le bilan migratoire de la France entre 2006 et 2015.

Le solde migratoire des immigrés (ceux qui arrivent moins ceux qui repartent) s'est élevé à 1,6 million de personnes.
Il y a eu 1 million de naissances où les 2 parents ne sont pas nés en France.
Il y a eu 1,2 million de naissances où un des parents n'est pas né en France.

Ce n'est pas rien.

Sources
INSEE L’analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2015
INSEE Naissances selon la nationalité et le pays de naissance des parents en 2015
Réponse de le 26/04/2017 à 17:53 :
Vos chiffres sont tronqués donc ne donnent pas un tableau complet exact, voir plus haut.
a écrit le 26/04/2017 à 16:15 :
les associations inquietes les islamistes pro voiles et burkinis ?
a écrit le 26/04/2017 à 14:17 :
Discussion inutile, puisque Macron sera élu.
Nous aurons donc à la tête de l'Etat un Enarque, mais il parait que le système français pâti de cet excès d'Enarque à la direction du pays et des entreprises, et du conformisme intellectuel que cela induit. Mais tant pis continuons, jusqu'à l'explosion.
Faut-il rappeler que les Français au premier tour l'ont en majorité rejeté, ce monsieur sera élu à cause de la candidature Le Pen et non pas sur son programme.
Marine Le Pen serait en mesure de gagner, le raisonnement serait le même, ils sont tous deux minoritaires dans le pays.
Réponse de le 26/04/2017 à 18:01 :
Les gens n'élisent pas vraiment sur des programmes car s'ils analysaient celui de le Pen c'est bourré de bêtises aussi grosses qu'elle, c'est peu dire ! Macron a quand même été préféré aux autres sinon il ne les aurait pas devancé ainsi. Hamon s'est planté avec notamment son revenu universel, ses négociations sans fin et le fait qu'il était frondeur = semeur de chaos, çà n'a pas plu. Fillon ne s'est pas rendu compte qu'il avait surpayé sa famille, s'il l'avait reconnu et remboursé une part çà aurait pu mieux passer mais s'être fait passer pour irréprochable comme de Gaulle, c'était osé !.
a écrit le 26/04/2017 à 13:53 :
L'immigration est le sang dont à manifestement besoin la France qui commence à sentir le renfermé...
a écrit le 26/04/2017 à 13:25 :
Y'a bon, le travailleur pas cher...
a écrit le 26/04/2017 à 13:06 :
Déjà 1) l'arrêt des allocations diverses et variées pour les légaux qui sont en France depuis moins de 10 ans, 2) renvoi immédiat des illégaux, 3) contrôle renforcé aux frontières, 4) expulsion immédiate et irrévocable des étrangers et de leurs familles en cas de délit, et 5) pour ceux qui ont une carte d'identité française, ouverture d'un camp aux Kerguélen. Je pense que là, on partirait sur des bases solides :-)
a écrit le 26/04/2017 à 12:13 :
Pour l'un, il n'y a pas de problème d'immigration puisqu'il incite a cette migration!
Réponse de le 27/04/2017 à 9:10 :
Ben oui les Français soumis à une continuelle insécurité qui découvrent la vie dans certains pays étrangers comme la Chine le Japon ou autres n'ont franchement pas envie de revenir.
Mon cousin revient au maximum 15 jours par an, il vit la-bas comme un nabab.
Ex tu perd ta sacoche dans le taxi, celui-ci te l'apporte à domicile.
a écrit le 26/04/2017 à 11:14 :
Je suis ni pour ni contre bien au contraire he he
a écrit le 26/04/2017 à 10:30 :
Cet apôtre de l’ubérisation de l’économie et du détricotage du code du travail, cet apologiste du marché sans frontières et de la mondialisation capitaliste a gagné de justesse, le 23 avril, en se qualifiant pour le second tour. Mais s’il l’a emporté sur ses concurrents, c’est parce qu’il y avait promotion sur les ventilateurs ! Macron, c’est un courant d’air. Adepte de la pensée magique, il sermonne comme un télévangéliste, fait des moulinets avec les bras et promet des lendemains qui chantent.

Macron, c’est un symptôme, celui de la dépolitisation et de la déculturation d’une société laminée par le rouleau compresseur libéral, évidée par cette calamité qu’est l’euro et déstructurée par l’individualisme made in USA.

https://www.legrandsoir.info/la-victoire-volee-du-morveux-de-chez-rothschild.html#.WP8VygV9UV4.email
a écrit le 26/04/2017 à 9:53 :
Le FN veut nous faire croire qu'avec lui, il n'y aura plus d'immigration, plus d'attentats...
Il nous dit même qu'avec lui, aucun des attentats de ces derniers mois n'aurait eu lieu.
C'est ce qu'ils clament à longueur d'interviews sur les plateaux télé. Ils nous assènent de tels propos mensongers, sans honte ni vergogne, pour faire plaisir à leur électorat qui "gobe", boit leur parole, comme l'adepte d'une secte ingurgite celle de son gourou.
Le FN n'est en rien dé-diabolisé, il a seulement appris à mieux cacher sa "diablerie", voire à la faire apparaître sympathique! Ne nous y trompons pas, l'ADN du FN est toujours le même, le diable ne demande qu'à sortir de sa boîte.
Réponse de le 26/04/2017 à 12:18 :
Vous avez toujours cette même "boule de cristal" que les fois précédentes? Vous en constatez le résultat!?
Réponse de le 26/04/2017 à 18:09 :
@valbel89: je n'ai entendu personne prétendre qu'il n'y aurait plus d'attentats, bien au contraire. D'une part, un article très récent disait que la police avait 12 000 fichiers S, et si l'on tient compte des non répertoriés, cela fait beaucoup de monde et rend difficile la lutte contre le terrorisme islamiste par qui que ce soit. Mais bon, tu dois écouter Radio Socialo pour tes infos ou entendre des voix comme Jeanne, mais le deuxième cas est peu probable puisque Jeanne est la mascotte du FN :-)
Réponse de le 26/04/2017 à 21:05 :
rigolo man
a écrit le 26/04/2017 à 8:51 :
La France de Haut de France contre la France d'en haut!
a écrit le 26/04/2017 à 8:03 :
"Les associations, inquiètes du programme de Marine Le Pen" évidemment, pour les ONG diverses et avariées c'est leur fond de commerce l'immigration. Elles, enfin leur dirigeants ne se pose pas le problème de savoir s'il ne serait pas mieux de travailler directement dans les pays de migrants ; développement, santé, etc. Plus facile quand ce sont les contribuables français et européens qui payent pour "aller les repêcher en Méditerranée ou ailleurs. D'ailleurs, que les ONG trouvent une source pour financer leurs projet avant de les faire supporter par les contribuables. Autre point, que fait cette organisation qu'on appelle l'ONU si ce n'est que favoriser les situation très précaire de tous ces gens. Son rôle n'est-il pas de créer le bienêtre dans les pays d'immigration en incitant ces gens à rester chez eux ?
Réponse de le 26/04/2017 à 11:04 :
Mais bien sûr l'idéal serait de développer les pays de depart des immigrants: developer l'industrie, les BTP, la santé, etc. Mais ça veut dire qu'il faut investir. Ces pays n'ont pas de moyens, donc l'aide doit venir de l'extérieur, soit d'organsmes tels que l'ONU ou l'UE, soit directement des Etats comme la France. Dans les 2 cas, les contribuables français devront payer. Et quelque part, il est logique que le spays les plus riches aident au développement des plus pauvres. Mais Le Pen le dit-elle cette vérité au Français? Non! quelle est la part de son budget qu'elle veut consacrer au développement des autres pays ? au passage, déveopper d'autres pays, permet aussi aux entreprises françaises d'exporter.
Réponse de le 26/04/2017 à 12:22 :
@Ptolemee C'est vrai que l'on préfère les mettre en conflit pour mieux les pousser a s'exiler!

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