Comment la Grèce va essayer d'éviter la faillite

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La Grèce tente d'échapper à la faillite pour négocier ses réformes
La Grèce tente d'échapper à la faillite pour négocier "ses" réformes (Crédits : reuters.com)
Le gouvernement hellénique a répondu aux pressions européennes et a cherché à dégager des marges de manœuvre pour éviter la faillite et tenter de négocier sans pression. Une stratégie qui peut payer si les recettes de l'Etat ne se dégradent pas davantage.

Jusqu'à quand l'Etat grec pourra-t-il tenir ? Ce mercredi 11 mars, des discussions « techniques » se sont ouvertes entre les « institutions » créancières et le nouveau gouvernement grec pour évaluer les réformes proposées par ce dernier. Jeudi 12 mars, des représentants de ces mêmes institutions devraient pouvoir examiner les comptes de l'Etat pour pouvoir évaluer les objectifs d'excédents primaires. Des discussions sur le contenu des réformes et sur ces nouveaux objectifs vont alors s'engager. Elles seront cruciales.

La conditionnalité imposée par les Européens

Car, comme l'a rappelé lundi 10 mars Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, si le principe de la poursuite du financement a été acquise par l'accord du 20 février, l'argent restant du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), soit 7,2 milliards d'euros ne pourra être débloqué que lorsque les « institutions » le décideront. Et, selon le Néerlandais, ils ne le décideront pas avant « la mise en œuvre (« implementation ») des réformes. » Jeroen Dijsselbloem a tout juste accepté de reconnaître qu'il était « ouvert à verser quelques tranches durant le processus de réalisation des réformes. » En clair, il ne faudra pas seulement parvenir à définir les réformes, mais il faudra les mettre en place concrètement et prouver aux Européens leurs avancées avant de pouvoir voir le premier euro du FESF.

Pourquoi la Grèce doit tenir

En attendant, la Grèce va devoir tenir. D'où les efforts réalisés par le ministère des Finances depuis quelques jours pour récupérer le plus de liquidités possibles dans l'optique de ces discussions. Dans l'accord du 20 février, le programme de réforme devait être finalisé avant la fin avril. Dans la logique du gouvernement grec, il est important de tenir jusque là afin de pouvoir mener de vraies négociations et non pas, pressé par les besoins de liquidités, de devoir accepter les conditions européennes pour rapidement obtenir de l'argent frais. Pourquoi ? Le gouvernement grec doit tout faire pour tenter d'imposer une partie de son programme. C'est la condition sine qua non pour maintenir sa popularité, mais aussi la cohérence de Syriza et de la coalition gouvernementale. Si, par ailleurs, Alexis Tsipras s'engage dans un processus d'appel au peuple par référendum ou par de nouvelles élections, comme cela a été évoqué par Yanis Varoufakis dimanche 8 mars dans la Corriere della Sera, il faudra pouvoir mettre en avant l'intransigeance européenne face à la volonté de négocier d'Athènes. Bref, ce temps est nécessaire.

Les ressources de la Grèce

Où en est l'état du budget grec ? Les dépenses ordinaires de l'Etat grec en janvier 2015 étaient de 3,17 milliards d'euros. Ses recettes s'élevaient à 3,68 milliards d'euros, soit près d'un milliard de moins que prévu. Un manque à gagner qui s'explique principalement par la baisse des recettes fiscales et qui pourrait encore s'être dégradée en février et mars. Néanmoins, si on extrapole ces chiffres sur les deux prochains mois, on peut donc estimer que l'Etat va dégager en tout un milliard d'euros d'excédent primaire, hors service de la dette. Lundi 10 mars, le gouvernement a obtenu par ailleurs un versement de 550 millions d'euros du Fonds Hellénique de Stabilité Financière (HESF), l'institution chargée de sauver les banques. Cet argent représentait les intérêts payés par les banques dans le cadre du sauvetage des banques de 2008-2009 et les créanciers actuels de la Grèce n'ont aucun droit sur lui. Parallèlement, le gouvernement va faire passer un amendement au parlement pour lui permettre d'utiliser les réserves de liquidités des fonds de sécurité sociale. Ceci permettrait de débloquer 2 milliards d'euros avant la fin du mois de mars.

En théorie, ces fonds seraient garantis par l'Etat qui s'engagera à les restituer à la sécurité sociale. Cette mesure est évidemment très risquée pour les assurés sociaux, mais le gouvernement n'a guère le choix et il peut espérer que les fruits de ses réformes fiscales permettent de payer et in fine de rembourser ces fonds.

Des réserves suffisantes ?

En tout, Athènes peut donc espérer compter sur 3,5 milliards d'euros environ de réserve de liquidités. Ce serait un matelas de sécurité suffisant pour payer les 1,7 milliard d'euros qu'il doit rembourser d'ici à la fin du mois d'avril au FMI. En théorie donc, Athènes peut ainsi faire face à une modeste chute des recettes en mars et avril et même attendre avec calme les mois de mai et de juin au cours desquels les échéances de remboursement au FMI seront de 2,2 milliards d'euros. Sur la base de ces calculs, le besoin de financement avec les réserves de mars et avril d'ici fin juin de la Grèce ne serait donc que de 400 millions d'euros qui pourraient être couverts par les excédents de mai et juin.

Certes, il convient aussi de mentionner les échéances des bons à court terme, nécessaire au fonctionnement quotidien de l'Etat. Normalement, ces derniers sont refinancés par de nouvelles émissions. Pour le moment, et malgré le refus de la BCE d'augmenter le plafond de rachat par les banques grecques de ces bons, la Grèce n'a pas perdu l'accès à ce marché (elle ne l'a jamais perdu, même au plus fort de la crise). Ce mercredi 11 mars, elle a ainsi levé 1,3 milliard d'euros de bons à trois mois. A un taux cependant plus élevé qu'auparavant : 2,7 % contre 2,5 %. Ce renchérissement reste cependant supportable pour le budget hellénique. Certes, il faut aussi rappeler que les recettes de l'Etat peuvent se dégrader encore compte tenu de la faiblesse de la conjoncture. Surtout, il faut souligner que la Grèce n'a plus guère de marges de manœuvre après ces opérations. En cas de blocage, elle devra suspendre les remboursements au FMI et faire défaut.

L'échec de la stratégie d'étranglement des Européens

Reste que dans l'immédiat, la stratégie d'étranglement des Européens, résumée par cette phrase non dénuée de cynisme prononcée lundi 10 mars par Jeroen Dijsselbloem : « s'il y a une pression sur la liquidité de l'Etat grec, ceci pourrait aider à accélérer la mise en œuvre des réformes », pourrait bien échouer. Athènes pourrait ne pas avoir autant besoin d'argent que ce que les Européens escomptaient. Du coup, la « troïka » va donc devoir s'attendre à un gouvernement grec combatif, cherchant à imposer ses priorités sur ceux de ses créanciers : autrement dit une meilleure répartition de l'effort fiscal plutôt que des réformes du marché du travail et des retraites. On notera que l'on est, ici, loin des pratiques des précédents gouvernements et de l'ancienne troïka.

Comment passer l'été...

Rappelons cependant que la véritable échéance reste celle de fin juin, date à laquelle le prolongement du financement du FESF va cesser. Or, en juillet et août, le pays devra rembourser 6,7 milliards d'euros à la BCE dans le cadre des obligations rachetés par cette dernière en 2010 et 2011 et arrivant à échéance. C'est à ce moment que les 7,2 milliards d'euros du FESF seront nécessaires. Si Athènes obtient le versement de cette somme, la Grèce pourrait réussir à franchir l'été sans un troisième plan de sauvetage. C'est le calcul, sans doute, de Yanis Varoufakis.

Il faudra encore trouver 3,1 milliards d'euros pour boucler le financement des remboursements du FMI de septembre à décembre. En théorie, l'excédent du budget pourrait y suffire en comptant sur les effets des réformes fiscales, donc de rentrées supplémentaires, et des effets de la saison touristique. Dans ce cas, la Grèce pourrait « sortir » du programme sans nouveau plan. Ce scénario est cependant soumis au versement avant fin juin des 7,2 milliards d'euros et donc à la « mise en œuvre » des réformes avant cette date. C'est pourquoi les négociations qui s'ouvrent sur le contenu de ces réformes est si crucial. Athènes va devoir trouver une voie médiane difficile entre deux objectifs contradictoires : obtenir l'argent et imposer son programme de réformes. Ce sera un défi particulièrement délicat à relever.

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a écrit le 29/06/2015 à 19:56 :
Il était une fois un chef d'entreprise (la Grèce) qui avait fait un faux bilan ( budget ) pour entrer dans un puissant groupement (l'Europe), afin de bénéficier de sa puissance de frappe.

Pendant une dizaine d'années, il bénéficia de très gros dons et prêts de son groupement ; qui lui permirent de se développer, créer de nouvelles structures et emprunter à tout va, pour vivre au dessus de ses moyens.

A un certain moment, ses créanciers - principalement des banques - ont dit stop ; au vu de son train de vie fastueux, largement au dessus de ses moyens.

Il se retourna alors vers ses partenaires ( les états européens ) qui acceptèrent de reprendre ses dettes et lui en accorder d'autres plus avantageuses et à pus long terme, en contrepartie d'une baisse de son train de vis trop dispendieux ; se retrouvant en Redressement judiciaire, avec nomination d'un administrateur ( FMI et Eurogroupe ) chargé de vérifier ses engagements.

Non seulement ce dernier n'a tenu aucun de ses engagements, continuant à dépenser plus que ses rentrées ; mais il commença à vilipender ses partenaires ( les états européens ) et l'administrateur judiciaire ( FMI et Eurogroupe ), en réclamant encore plus.

Si ces faits étaient ceux d'un chef d'entreprise, il se retrouverait en Liquidation Judiciaire avec une condamnation pour Faillite Frauduleuse ; mais dans le cas de la Grèce, les esprits politiques et politisés non seulement traitent ce failli de malheureux, mais plus grave vilipendent ses partenaires qui ont dépensé des milliards pour l'aider.

CHERCHEZ L'ERREUR.
a écrit le 20/03/2015 à 9:20 :
"Les dépenses de l'Etat grec en janvier 2015 étaient de 3,17 milliards d'euros. Ses recettes s'élevaient à 3,68 milliards d'euros".
Le budget grec est donc en excédent tant qu'il ne paye pas ses dettes. Donc où l'UE met en place un calendrier tenable de remboursement de la dette - comme c'est d'usage dans tous les cas de surendettement privé et public où elle continue à exiger des remboursements intenables et elle devra s'assoir sur 320 millions de créances si la Grèce fait faillite. L'alternative est tellement simple et grotesque que je ne sais même pas pourquoi on discute.
a écrit le 13/03/2015 à 10:35 :
En arrêtant de sponsoriser la france et ses banques, en arrêtant de faire vivre les français, en arrêtant de payer inutilement pour de sparasites et des bouches inutiles qui ont déjà - rien qu'en france - plus de 720 millions à rembourser à la Grèce.
Réponse de le 15/03/2015 à 9:30 :
Je pense que vous etes completement a cote de la plaque. Au total ce sont 320 milliard qui auront etes debourses. C est normal de payer des interets. Et la les Grecs menacent de ne pas rembourser (ou avec des propositions ridicules qui reviennent a ne pas rembourser). On leur rend 720 millions et ils nous rendent 320 milliard et ils quittent l europe et on ne s en portera que mieux. Le risque de contagion est faible.
a écrit le 13/03/2015 à 9:34 :
Ce ne sont pas des pays qui ont vendu de l armement à La Grèce mais des entreprises privées en France, en Allemagne et d ailleurs en mettant en œuvre des methodes odieuses de pots de vin malheureusement communes usuelles dans ce business.
Par contre c est bien l etat Grec qui a signé les contrats d achats grâce à des crédits demesurés Or ceux qui ont signé aussi bien ces contrats savaient tres bien que le pays ne pourra jamais rembourser.
On peut dire la meme chose pour tous les grands projets surdemensionnés ( Aéroport d ´Athene, métro etc...)
Réponse de le 13/03/2015 à 9:54 :
@papa fox: l'aéroport et le métro sont des infrastructures qui rapportent, alors que les armements sont une dépense d'autant plus inutile que la Grèce est protégée par l'Otan :-)
Réponse de le 13/03/2015 à 10:08 :
Merci pour votre vision particulièrement tronquée et donc totalement mensongère des faits. Vous voulez des faits réels et la vérité ? Et bien voilà ... C’est votre psdt français joueur d’accordéon qui, oeuvrant en sous-main pour certaines bq françaises peu reluisantes et avec la complicité de Goldman Sachs, a magouillé pour que la Grèce – qui ne demandait rien du tout à l’époque – entre de force dans l’eurozone. C’est encore votre psdt français à talonnettes, prédécesseur du caniche (enfin, juste un chihuahua) actuel, qui conditionnait son pseudo-« soutien » à la Grèce à l’achat massif d’armes par la Grèce à la France. Par là même, l’ « aide » attribuée à la Grèce retournait illico dans des caisses françaises. Aujourd’hui comme hier, la France et les français vivent aux crochets de la Grèce qui a déjà rapporté à l’hexagone plus de 720 millions d’euros en quelques années. De facto, les français parasitent le peuple grec et ont de l’argent à rembourser aux Grecs. Et certainement pas l’inverse ! Enfin, la soi-disant « aide » accordée à la Grèce l’a été uniquement pour sauver des bq véreuses et foireuses françaises et allemandes. Le véritable parasite, le véritable chancre, la véritable honte et le véritable boulet de la zone euro et de l’UE, c’est votre république tricolore bananière et sa populace-tion de fainéants, profiteurs, fraudeurs et parasites.
Réponse de le 20/03/2015 à 9:26 :
@Patrickb La Grèce est tellement bien protégée par l'OTAN qu'elle ne peut pas exploiter le gaz et le pétrole qui se trouve dans ses eaux territoriales parce que la Turquie la menace d'un guerre si elle le fait. Et comme la Turquie est l'alliée traditionnelle de l'Allemagne et stratégique des USA, ni l'OTAN, ni l'UE ne bouge.
a écrit le 13/03/2015 à 9:12 :
...taper dans les reserves des caisses sociales ...et c'est un gouvernement " de gauche "...!
evidemment , ce doit etre + facile que , par exemple :
taper dans le budget de l'armée ...,
lancer une vaste operation anti-fraude ...( par hasard )...au Pirée...,
le Pirée est la porte d'entrée de la Chine pour l'Europe ...
les chinois financent meme une autoroute , via la Bulgarie , pour les livraisons...
et , dites nous donc :
la contrefaçon ...c'a vient d'ou ?
alors , vous ne pensez pas que ce sont des rigolos ? les grecque ? ( inclus ce gouvernement ) !
quand on voit les chiffres à Gibraltar ,celà laisse rèveur sur ce qui doit se passer au Pirée
a écrit le 12/03/2015 à 17:13 :
Puisqu'on parle Grèce, notre Tribune bien-aimée ne pipe pas mot de ce scandale de corruption sur contrats d’armement de ce pays avec la France et l'Allemagne.... Voilà une affaire qui ne fait pas grand bruit en France, et pourtant …ailleurs toute le monde en parle. Pourquoi cela dans le pays des "libertés d'expression"? Il est vrai que les groupes français et allemands du secteur de l’armement, tels que EADS, sont directement concernés, mais La Tribune préfère ne pas "taquiner" un sujet aussi sensible. Parlons de la Chine, des salaires de Poutine..... de loin plus intéressant. Et moins dangereux, bien sûr.
a écrit le 12/03/2015 à 13:45 :
Vivant en Grèce depuis 25, je tiens à vous féliciter pour la qualité de vos articles concernants ce pays...Enfin quelqu'un qui informe sans arrogance ni dédain...Merci
Réponse de le 13/03/2015 à 10:52 :
Je vis en Grèce depuis une dizaine d'années et connaît donc mieux que les piliers français du Café du Commerce la situation réelle dans le pays (heureusement, je n'ai jamais été contraint de vivre dans une répubkique bananière et tricolore. Ouf !). Vous avez raison. Et il faut aussi souligner que le vrai problème de la Grèce, de l'UE et de la zone euro, c'est la france (petit et docile caniche servile à sa mémère-kel) et sa populace-tion de fainéants et de fraudeurs qui, comme d'hab', continuent aux vivre en parasites aux crochets des autres. Rappelons que l'"aide" accordée de force à la Grèce l'a été exclusivement pour sauver et reonflouer des bq allemandes et - surtout - françaises. Et que la Grèce rapporte chaque année des dizaines de millions d'euros à une france qui a un détte 7 fois plus élevée que la Grèce. Aujourd'hui, la france peut et doit rembourser plus de 720 millions indûment perçus à la Grèce.
Réponse de le 13/03/2015 à 13:18 :
@à Goch; "l'aide accordée de force", on rit après la virgule ? Ton dilemne n'est-il pas entre accepter l'argent dans l'espoir que tu ne le rembourseras jamais et la non signature qui te prive immédiatement des fonds ? Un peu comme si tu allais prendre un prêt à ta banque et qu'après, tu leur dises " vous m'avez obligé à signer, donc je ne rembourse pas". Essaie et dis-nous le résultat :-)
Réponse de le 15/03/2015 à 9:32 :
On prete de l argent a la Grece, rt la vous vous plaigniez de devoir payer des interets et devoir rembourser? On n aurait jamais du preter de l argent a des gens malhonnetes qui ne respecte pas le contrat.
a écrit le 12/03/2015 à 13:15 :
...et Cassandra de s´époumoner : via les aides du contribuable européen on ne fait que reporter faillite de l´état et des banques...
Réponse de le 12/03/2015 à 13:27 :
Vous avez dû louper un épisode, Neweltruc : Partout dans le monde, les peuples VOIENT leurs "banques centrales" se transformer en bad bank jusqu'à ce que...
Réponse de le 12/03/2015 à 19:52 :
au vu des agissements il semblerait qu´on revienne à la case départ...entiérement souveraine. Newelsbalder et non neweltruc qui n´est porteur d´aucun sens !
a écrit le 12/03/2015 à 12:33 :
Il faut arrêter d'urgence cette ignoble et odieuse oppression consistant, sous prétexte d'aider les grecs, à leurs verser des milliards. Et commençons par ne pas verser les 7,2 milliards. Ainsi donc, les grecs ne seront ni insultés, ni humiliés et la journal La Tribune pourra se dispenser de ses articles comminatoires.
Réponse de le 12/03/2015 à 13:33 :
Versez des milliards aux grecs, pour leur permettre de ... verser des milliards d'intérêts aux crediteurs en tout genre. Si vous ne comprenez toujours pas ou part votre argent, personne ne peut plus rien pour vous !
Réponse de le 12/03/2015 à 18:25 :
Les milliards versés sont essentiellement du capital remboursé, les intérêts des prêts accordés aux grecs étant très faibles depuis 2012. Arrêtons de dire n'importe quoi.
a écrit le 12/03/2015 à 11:47 :
C'est asserz étrange de constater que pour certains, "ne pas faire faillite" équivaut à "ne pas payer ses dettes".. Je crois que c'est le contraire..Du temps de nos grands-parents, on parlait souvent d'un tel qui avait fait faillite et qui s'était suicidé: c'était une tache sur l'honneur. Evidemment, aujourd'hui, l'honneur ne vaut plus grand chose..
Réponse de le 12/03/2015 à 13:34 :
Dans un fonctionnement normal, d'une part la faillite est nécessaire, pour assainir le marché : sans faillite, pas de système économique viable. C'est la base !
a écrit le 12/03/2015 à 11:13 :
Soyons sérieux : plus aucun pays n'a le droit de faire défaut actuellement. Avant 2008, c'était pour des questions d'image du capitalisme. Maintenant, c'est pour lui une question de survie. La Grèce va faire semblant de résister pour donner le change. Point barre.
a écrit le 12/03/2015 à 9:59 :
Soyons sérieux ,pour comprendre la marche de l'histoire , le dernier gouvernement Grecque ...ne faisait que tenter de payer l'ardoise qu'avait légué en héritage le socialiste Papandréou et son état providence....voilà que suite à des élections, les grecques veulent en votant Syriza revenir à la sucette promise de l'état providence.....au final la Grèce va faire faillite 2 fois...et ce n'est pas aux contribuables de l'UE ...de financer les ardoises du socialisme ....
Réponse de le 12/03/2015 à 13:39 :
Papandreou ? Vous rigolez ? Il est arrivé lorsque les caisses étaient vides, et n'a gouverné que quelques mois avant d'être remplacé d'office par un ... banquier de Goldman Sachs, sans elections !
Réponse de le 12/03/2015 à 17:51 :
Je ne savais pas que les "Grecs" vivaient sous le régime du matriarcat et qu'il n'y avait donc que des "grecques"...
Réponse de le 12/03/2015 à 17:52 :
Je ne savais pas que les "Grecs" vivaient sous le régime du matriarcat et qu'il n'y avait donc que des "grecques"...
a écrit le 12/03/2015 à 9:47 :
Si c'est pas maintenant ce sera un peu plus tard que les libéraux écraseront ces communistes. Stratégie des dominos...
Réponse de le 12/03/2015 à 13:43 :
...de quels libéraux parlez vous donc?
nous n'avons ici partout que des étatistes de droite et de gauche.
a écrit le 12/03/2015 à 9:38 :
L'Europe va lâcher la Grèce pour faire une exemple. La menace est à peine voilée, tout pays qui aurait des tentations "gauchisantes" sera mis au ban de l'UE. L'UE est vérolée par un néo-libéralisme radical, anti social. Elle est de plus en plus anti-démocratique bien servie par des technocrates zélés. Une Europe dont de moins en moins de citoyens ne veulent.
Réponse de le 13/03/2015 à 11:19 :
Voous mélangez Europe et zone euro, ce qui n’a rien à voir mais donne une juste idée de l’état de vos « connaissances ». Et la zone euro ne va jamais lâcher la Grèce car celle-ci est une bonne vache à lait et rapporte trop. L’ »aide » à la Grèce n’a été accordée que pour sauver des banques foireuses, surtout françaises. Et cette « aide » ne rapporte rien à la Grèce (plus de 85 % de cette « aide » est systématiquement détournée par la troïka et des états-voyous, France en tête), mais elle rapporte énormément à des parasites, dont la France une nouvelle fois, qui a déjà indûment perçu plus de 720 millions d’euros de la Grèce. La France, véritable chancre de l’eurozone et de l’UE est le vrai problème, elle qui a une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce (et qui est incapable de la rembourser) et qui a la mauvaise habitude de ne survivre qu’en truandant ses colonies et en rackettant les autres pays. Ce qui donne aussi une juste idée de la mentalité de la populace locale : fraudeurs (la fraude fiscale est moins élevée en Grèce qu’en France), profiteurs et parasites.
a écrit le 12/03/2015 à 9:31 :
vous devriez titrer ' avec quelles magouilles la grece va essayer d'enfumer une fois de plus ses partenaires'
fin de mois vous pourrer alors publier ' pourquoi l'enfumage n'a pas marche'
pour eviter la faillite ils ont 3 semaines pour commencer a appliquer des VRAIES reformes et lever l'impot.... sinon ca va pas etre facile pour eux
( et qu'ils arretent de jouer la montre... die Uhr tickt ( l'heure tourne) )
Réponse de le 12/03/2015 à 13:37 :
Enfumage ? Demander du temps pour mettre en oeuvre des reformes que meme la France ni l'Allemagne n'ont le courage d'oser aborder ? C'est ca que vous appelez enfumage ?
Réponse de le 12/03/2015 à 14:42 :
peut être parceque en france et en allemagne les citoyens paient leurs impots beaucoup mieux que les grecs. et que nous avons beaucoup moins de corruption !
Réponse de le 12/03/2015 à 16:36 :
c'est fou comme la plupart des intervenants anonnent ce qu'ils lisent dans la presse française sans se renseigner sur les réalités du terrain. Vous confondez "grecs" et "armateurs ou propriétaires terriens".... plus de 70 % des grecs qui travaillent sont salariés. Ils subissent TOUS un prélèvement d’impôts à la source. En plus la TVA est payée par toute la population qui consomme. Ne confondez pas fraudeurs professionnels (la plupart des professions libérales... comme en France ou ailleurs) avec la population grecque en général ! et je vis en Grèce depuis 30 ans donc j'ai une idée assez précise de la situation.
a écrit le 12/03/2015 à 8:34 :
Dans le "meilleur des cas la Grèce est vouée à une dette perpétuelle, tout comme la France, c'est à dire que notre matraquage fiscal ne sert qu'à rembourser les intérêts de notre colossale dette qui augmente année aprés année. L'héritage "Hollande" sera terrifiant pour les suivants, en 2017, lorsque le troisième délai de 2 ans sera échu et exit Hollande.
Réponse de le 12/03/2015 à 8:50 :
Il est vrai que Sarkozy n'avait laissé aucune dette !
Réponse de le 12/03/2015 à 8:58 :
Ha là là, le Président Hollande... Je me rappelle l'époque bénie où il n'y avait ni délinquance, ni chômage, ni dette... Tout est de sa faute, ses prédécesseurs étaient vraiment bons :-)
Réponse de le 12/03/2015 à 10:04 :
Ah, si Sarkozy pouvait revenir ! on prendrait encore 50% de dette en plus ... C'est de la faute de Hollande, il ne le laisse pas revenir.
Réponse de le 12/03/2015 à 11:02 :
... Ben ouais : la crise n'existait pas avant 2012 ! ...c'est Hollande lui-même qui le disait !! Bien sur, il ne ment jamais : y a qu'à voir l'inversion de la courbe du chômage et la non-hausse des impôts pour se convaincre qu'il ne ment jamais !!!
a écrit le 12/03/2015 à 7:55 :
La Grèce n'a pas de soucis à se faire, les fonctionnaires de Bruxelles ont tellement peur de perdre leurs rentes de situation qu'ils sont prêts à tout accepter. De plus lâcher la Grèce serait un nouveau signal vers les partis extrémistes, ce qui fait peur à toute l'UE.
a écrit le 12/03/2015 à 7:55 :
La Grèce n'a pas de soucis à se faire, les fonctionnaires de Bruxelles ont tellement peur de perdre leurs rentes de situation qu'ils sont prêts à tout accepter. De plus lâcher la Grèce serait un nouveau signal vers les partis extrémistes, ce qui fait peur à toute l'UE.
a écrit le 12/03/2015 à 7:55 :
Cet article demontre que la Grece est independente financierement et n'a nullement besoin de l'argent de l'Eurogroupe. Le gouvernement grec peut tirer de la conclusion: utiliser l'euro sans se soumettre aux conditions imposees par l'Eurogroupe et s'il le faut sortir de la zone euro en faisant, au passage, un defaut sur les dettes vis-a-vis des"institutions" europeennes.
Réponse de le 12/03/2015 à 9:17 :
Ben voyons... les grecs sont certes en excedent primaire et si l etat ne remboursent jamais il peut tenir. par contre ca va dire que toutes les banques greques (les sueles qui achetent encore des dettes greques) font faillite, surtout avec une ruee des deposants aux guichets pour retirer des euros vant leur conversion en monnaie de singe.
Remarquez qu un etat peut tres bien vivre en autracie. la coree du nord le montre tous les jour. ils ont meme developpe un armement nucleaire. bon c est sur que leur peuple creve de faim, mais c est un detail...
Le princiapl avantage du grexit est pour nous: on arretera de payer pour les grecs, car s ils restent dans l euro, on va payer pendant 20 ans (en esperant que dans 20 ans ils arrivent a construire un etat/une economie viable)
Réponse de le 12/03/2015 à 17:48 :
vos écrits sont à l' hauteur de votre pseudo. Pour l' instant vous n'avez pas versé un seul centime d' aide au grecs, vous avez par contre sauvé vos banquise qu' elles détenaient la dette grecque. Il ne faut pas oublier les intérêts que la Grèce paie.........
Croire que votre vie ne progresse pas à cause des grecs c'est tout autre sauf intelligent.

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