Grèce : la logique des créanciers, jusqu'au bout de l'absurde

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La Grèce a remboursé la BCE, mais va toujours aussi mal.
La Grèce a remboursé la BCE, mais va toujours aussi mal. (Crédits : Reuters)
Dans l'indifférence, la Grèce, qui dégage de forts excédents primaires, vient de rembourser une dette due à la BCE. Alors que l'économie est au plus mal, la logique des créanciers continue d'étrangler le pays.

Voici un an, le remboursement de la dette grecque envers la BCE attirait tous les regards. Cette fois, c'est dans l'indifférence générale que l'Etat grec a remboursé ce 20 juillet 2016 à l'institution de Francfort 2,3 milliards d'euros correspondant aux obligations rachetées par la BCE sur le marché en 2010-2011 et arrivant à maturité.

Un peu moins du tiers des 7,5 milliards d'euros versés par le Mécanisme européen de stabilité (MES) à la fin juin a donc déjà quitté les caisses helléniques pour venir annuler cette créance dans le bilan de la BCE. Les prochains paiements de la Grèce à venir, outre le remboursement des prêts à court terme réalisés sur le marché, sont prévus l'an prochain. Athènes devra encore payer 1,7 milliard d'euros à la BCE et 3,2 milliards au MES.

Une absurdité au regard des priorités de la BCE

Ce paiement conduit inévitablement à s'interroger sur la rationalité de ces remboursements de dettes qui étaient concernées par le défaut de mars 2012 (le fameux plan « PSI »), mais qui ont été maintenus en raison de la qualité « publique » de leur détenteur. La BCE affirme en effet tenter de dynamiser la croissance de la zone euro et s'est donné pour objectif, dans ce cadre, de relancer l'inflation par des rachats massifs d'actifs et, donc, par l'augmentation de son bilan.

La Grèce, toujours membre de la zone euro et qui, pour le rester a accepté de grands sacrifices, est en récession depuis trois trimestres et est le pays qui, sans doute a le plus besoin de cette politique. Or, la BCE, qui ne rachète toujours pas d'actifs grecs, exige le remboursement d'une dette qui va contribuer à réduire son bilan. Certes, ces 2,3 milliards d'euros sont une goutte d'eau dans l'océan des 3.248 milliards d'euros du bilan de la BCE. Mais n'est-ce pas précisément une raison pour utiliser autrement cet argent au profit de l'économie hellénique ? Impossible, puisque les « règles » l'interdisent...

De lourds sacrifices

Pour réaliser ce paiement stérile pour l'économie grecque et européenne, le gouvernement d'Alexis Tsipras aura donc dû accepter les sacrifices les plus élevés : un nouveau plan d'austérité de 5,5 milliards d'euros avec des augmentations d'impôts, de cotisations et de TVA, une douloureuse réforme des retraites et une abdication de sa souveraineté budgétaire par l'acceptation de mesures « automatiques » de baisse des dépenses pour atteindre ces objectifs.

Une nouvelle ponction qui va encore peser lourd sur une économie dont le PIB trimestriel en volume a reculé de 1,5 % sur un an entre janvier et mars 2016 après trois trimestres consécutifs de baisse. Son niveau, toujours en volume, n'a jamais été si bas depuis le quatrième trimestre 2002, voici donc plus de treize ans. En regard du pic du troisième trimestre 2008, le PIB trimestriel affiche un recul de 30 %.

L'excédent primaire record : un échec financier...

Mais ce n'est pas là le seul élément étrange de la politique économique menée en Grèce. Le budget grec a affiché sur le premier semestre un brillant résultat, un excédent primaire, hors service de la dette, de 2,47 milliards d'euros, soit près de 3 % du PIB semestriel, alors que l'on attendait un seul milliard d'euros. Ce succès laisse cependant songeur. D'abord, parce qu'en raison du poids de la dette grecque, plus de 177 % du PIB à payer pendant plus de 40 ans, ce niveau n'est pas suffisant et contraint la Grèce à demander « l'aide » de ses partenaires européens.

...un échec économique...

Ensuite parce que le prix à payer pour parvenir à ce résultat a été amer : les dépenses publiques ont reculé de 3,35 milliards d'euros, ce qui est autant qui ne sera pas versé dans une économie en récession. De plus, ce recul s'explique principalement en raison du renoncement de l'Etat à appliquer son programme d'investissement public. Seul 1,3 milliard d'euros a ainsi été dépensé sur les 6,75 milliards d'euros prévus sur l'année.

Or, cette absence d'investissement est non seulement pénalisante pour l'activité, mais il est aussi un problème pour l'avenir dans un pays où le secteur privé, exsangue, n'investit plus. Pour réaliser ces belles performances, on hypothèque donc le présent et l'avenir. D'autant que, selon le troisième mémorandum signé en août 2015, un tiers de cet excédent devra automatiquement être consacré à la réduction de la dette et non à l'économie hellénique. En réalité, compte tenu des échéances et des objectifs, cette proportion sera sans doute supérieure.

...et un échec politique

Enfin, alors que la Grèce est décidément un des pays le plus vertueux d'Europe en matière budgétaire, si l'on exclut le poids de la dette, les créanciers de ce pays refusent toujours de lui faire confiance. Pour preuve, ce mécanisme d'ajustement mécanique prévu pour 2018 si le pays n'est pas dans les clous de l'objectif d'un excédent primaire de 3,5 % du PIB. Et, en visite à Athènes en début de semaine, le commissaire européen Pierre Moscovici a prévenu qu'il ne voulait pas rouvrir le dossier sur la pertinence de cet objectif, que le gouvernement grec aimerait bien voir réduit. L'objectif des créanciers, malgré les performances budgétaires, reste donc le même : orienter l'économie grecque non pas vers la croissance, mais vers le remboursement des créanciers. Bref, ce succès budgétaire est en fait un échec financier, économique, social et politique.

Fin de la crise ?

Après l'accord avec les créanciers du mois de juin, le gouvernement grec avait proclamé la fin de la crise en Grèce. Plusieurs éléments peuvent en effet plaider pour un apaisement de la crise. La BCE a à nouveau accepté les titres d'Etat grecs comme collatéraux et une partie du contrôle des capitaux devrait être levée dans les prochains jours. La saison touristique s'annonce aussi bonne, compte tenu du risque pesant sur beaucoup de destinations concurrentes, notamment la Turquie. Ceci pourra compenser, en partie, l'effet négatif sur la confiance des agents économiques. Les indices de climat des affaires tendaient à montrer une certaine stabilisation. Mais l'état de l'économie hellénique demeure encore très préoccupant. Avec des salaires en recul de 24 % au dernier trimestre de 2015 sur six ans et un chômage en recul, mais demeurant à 23,3 % de la population active, la demande intérieure demeure naturellement faible et sera encore soumis aux conséquences de la baisse des dépenses publiques et à la hausse de la TVA.

Du côté des investissements, hautement nécessaire dans un pays qui a connu une telle récession, non seulement pour croître, mais aussi pour reconstituer un équipement productif, il reste très faible. Au premier trimestre, il était en baisse sur un an de 2,7 %. Résultat de ce sous-investissement : les exportations restent peu performantes sur les marchés internationaux, quoique meilleur marché et les importations demeurent élevées, car l'économie intérieure est incapable de répondre à ses propres besoins. Du coup, les déficits commercial et courant, persistent. L'économie est donc sans moteur et soumise en permanence à la politique budgétaire restrictive du gouvernement. Elle peut rebondir légèrement dans l'avenir, mais il est illusoire de penser qu'elle puisse repartir réellement et durablement. Quel investisseur étranger, réformes ou pas, viendrait investir dans un pays soumis à un tel régime budgétaire pour des décennies ?

Les "réformes" comme baguette magique

Plus que jamais, donc, la Grèce a besoin d'un vrai plan de reconstruction économique que pourraient porter les créanciers européens s'ils sortaient de leur logique actuelle : celle qui consiste à imposer de l'austérité contre-productive pour payer eux-mêmes, par l'intermédiaire du gouvernement grec les dettes de la BCE, du MES et du FMI dans un schéma de Ponzi inquiétant. Cet argent, prêté pour relancer l'économie grecque serait sans doute mieux investi. Ou du moins, pas plus mal. Mais la même logique reste à l'œuvre : ce seront les « réformes structurelles » qui devront relancer l'économie grecque. Peu importe que la Grèce, qui selon l'OCDE est le pays le plus « réformé » de l'organisation, n'ait pas vu les bénéfices de ses efforts après six ans. En réalité, derrière ce glorieux vocable de « réformes », les créanciers dissimulent une version purement comptable de la réalité et a un revers : la volonté d'imposer à la Grèce la priorité au remboursement de ses dettes sur son propre développement. Là encore, l'imposition du mécanisme automatique de baisse des dépenses est l'illustration parfaite de cette logique. Pour éviter d'avoir recours à ce mécanisme, le gouvernement grec devra de toutes façons poursuivre la baisse de ses dépenses. Toute richesse grecque sera donc ponctionnée tant qu'il faudra rembourser la dette.

Pour en finir avec ce « péonage » de la dette, une relance alliée à une restructuration de la dette est donc nécessaire. On en est loin. D'ici à la fin de l'année, on devrait avoir de la part des créanciers une promesse d'étalement des remboursements. Mais dans la situation actuelle, cette mesure ne sera pas réellement efficace : elle maintiendra un poids énorme sur le budget grec qui pénalisera la croissance. Il faut donc couper sans la dette ou pratiquer une restructuration sans objectif d'excédent primaire. Des solutions proposées par le FMI, mais toujours refusées par les créanciers européens.

Le gouvernement impuissant

Le gouvernement grec, lui, ne peut plus guère agir. L'épisode de ce printemps a montré les limites de son action et sa dépendance vis-à-vis des créanciers. Il a dû accepter le « storytelling » des créanciers, faisant de l'action du gouvernement Tsipras I le responsable des déboires actuels du pays, alors même que le gouvernement Samaras refusait aussi les conditions des créanciers et que les faits prouvent que l'analyse sur la nécessité d'une relance de l'économie et de la restructuration de la dette n'était pas si absurde qu'on a bien voulu le dire. Désormais, Alexis Tsipras doit adhérer au discours des créanciers et compter sur les « réformes ». Sa marge de manœuvre est quasi-nulle, comme l'a montré la rebuffade de Pierre Moscovici sur l'objectif d'excédent primaire pour 2018... La Grèce est donc condamnée à aller jusqu'au bout de la logique de ses créanciers. Et à en payer le prix élevé.

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Commentaires
a écrit le 16/08/2016 à 17:09 :
Aujourd'hui banalisée par les médias, cette pauvre Nation se débat dans des problèmes économiques que l'Europe et la Finance lui ont créé. La Grèce : c'est tout un peuple qui souffre.Les J.O. 2004 ont été le prétexte à des travaux gigantesques assurés par nombre d'Entreprises notamment Allemandes qui savaient que le Pays n'était pas en mesure d'honorer, mais tout le monde a fermé les yeux et est venu se "sucrer". Comment peut-on aimer cette Europe ?
a écrit le 30/07/2016 à 9:21 :
Un petit rappel: les armateurs grecs (n°1 au monde) ne payent toujours pas un centime d'impôts à l'état Grec, Quand la commission Européenne interdira-t-elle aux navires de ces armateurs l'entrée des ports européens, quand? Un décret d'une ligne suffira pourtant ! D'autre part la dette grecque est composée à 90% d'intérêts , pourquoi privilégier les rentiers fainéants plutôt que les gens et les entreprises qui travaillent ?
Réponse de le 01/08/2016 à 17:36 :
@walter99: s'il n'y avait que les armateurs ! Les curés (popes) ont le droit de se marier et aussi bien eux que leurs conjoints sont exonérés. La TVA a augmenté de 1% et les prix, en moyenne, de 15%. Mais comme il faut payer en cash dans la majorité des cas (on accepte la carte de crédit, mais pas de chance la machine ne fonctionne pas aujourd'hui, pas plus qu'hier et que demain d'ailleurs) et que les revenus ne sont pas déclarés, les commerçants s'enrichissent. Non, tant que ce pays n'aura pas remis de l'ordre dans son joyeux bordel, il faudra que le contribuable européen mette la main à la poche :-)
a écrit le 24/07/2016 à 7:00 :
et si ...nous nous cotisions , pour offrir des mouchoirs à mr Godin ...
son " zorro " ( Tsipras ) ne semble pas avoir sauvé grand chose !
a écrit le 23/07/2016 à 11:28 :
Avec une nouvelle crise bancaire d'ici la fin de l'année en Italie on n'est même pas sûr que l'UE sera encore de la partie en 2018.
a écrit le 22/07/2016 à 16:48 :
Cet article m'inspire une phrase qui disait : Quelques minutes avant sa mort le malade était encore vivant.
Finalement la Grèce va mourir en bonne santé en ayant fait crever une grande partie de son peuple. Tsipras finira comme Papandréou . Dans le mépris et l'indifférence.
a écrit le 21/07/2016 à 17:14 :
Les amalgames régnants du 21e Siècle qui justifie des politique d' enfumage
Les créanciers français de la dette Grecque ne sont pas les français.
Les banques ne sont pas des entreprises publiques, elles ont des propriétaires aussi nombreux sont ils
Les clients des banques ne sont pas les actionnaires de ces banques, en tout cas le % de français detenteurs d' action de BNP ou de Societe Generale doit plafonner à 1%
En gros, on est prêt à sacrifier une population, les nouvelles générations, nos principes moraux pour moins d' 1% de la population et le confort ideologico-politique #21thCentury
Réponse de le 21/07/2016 à 23:47 :
Exact, on va faire crever tout un peuple (99,99%) pour satisfaire aux desiderata de 0,01% de la population, les spéculateurs affameurs! Et ceci est appliqué partout en Europe, c'est la DICTATURE DE LA FINANCE! Comment peut-on tolérer une telle catastrophe humanitaire! Pol Pot avait compris une chose essentielle, pour ne plus avoir à faire avec la Finance, il faut supprimmer l'argent, les états européens ont crié au génocide alors que cette même finance, fait la même chose!
Réponse de le 28/07/2016 à 22:42 :
Etant donné les nouvelles règles bancaires en vigueur depuis cette année, qui oblige les clients des banques à résorber les pertes de leur banque en priorité avant, une éventuelle aide de l'Etat. Il faut compter les clients en plus des actionnaires qui ne font pas tous partis des 1% les plus riches, il y'a aussi quelques moyen riche, assez intelligent pour acheter une action bradée à -75% pour la revendre avec une plus valu de +60%, sur laquelle pour votre information, qui peut être prélevé jusqu'à 45% par l'Etat.
La BNP c'est 7 millions de clients, soit 1/6 des habitants de ce pays, si la BNP perd de l'argent en Grèce, qui a fait quelques investissements là-bas en partie à cause de l'incitation de l'Etat à un moment, ce sont les 7 millions de clients qui devront accepter de verser des frais bancaire en plus pour résorber ces pertes. Et éventuellement, si les actifs bancaire saisissables des clients ne sont pas assez élevés, alors l'Etat verra pour résorber le trou de la banque par lui même.
a écrit le 21/07/2016 à 12:45 :
Certains n'hésitent pas à annoncer que 30% du PIB est au noir en Grèce.
Alors comment faire des calculs économiques avec une telle opacité ?
Réponse de le 22/07/2016 à 16:43 :
Et en France à votre avis, combien au noir ?
a écrit le 21/07/2016 à 12:17 :
A qui profite le crime ?

Il faudra tout de même s’interroger un jour sur l’intérêt que pourraient tirer quelques pays ou quelque organismes financier ou politique, ou ...? à persister dans cette voie absurde que tous les économistes sérieux dénoncent.
A force de "se tirer des balles dans le pied" le colosse de Rhodes risque de s'écrouler. Le colosse étant la BCE, protectrice de la cité, ou dans notre cas, de l’espèce de grand centre commercial qu’est devenue l’Europe ».

A défaut de politique commune, c’est la seule monnaie qui domine le marché. Mais à ce rythme personne n’aura bientôt plus rien à vendre ni à acheter et il ne restera plus que des créances.
Si les seuls créanciers étaient en mesure de diriger une économie,cela se saurait.
a écrit le 21/07/2016 à 10:59 :
Tres bon article, comme toujours. La question du soulagement de la dette est compliquée. Comme elle n'est pas permise par les règles européennes pour le moment (changer les Traités dans ce sens obligerait a recevoir l'approbation du parlement dans certains pays, dont les pays bas, l'allemagne, sans doute la finlande, la slovaquie et peut etre d'autres), il ne peut y avoir que de la restructuration de dette (allongement de maturité, elimination de certains couts du efsf/esm transmis au pays, reprofilage des echeances, etc).

Pour en faire plus, et convaincre des parlementaires, qui ne sont pas des economistes mais souvent des juristes, il n'y a pas d'autre choix que de convaincre sur le fait qu' inclure le "droit" de beneficier d'un effacement de dette pour la grece n'incitera pas d'autres pays dans le futur a s'endetter un max, pour être pardonné ensuite.. Eviter de donner ce signal en creant ce precedent Grec est un casse tête pour des gouvernments menés par des règles.

Déjà le Portugal et l'Irlande, très endettés, pourraient demander traitement similaire!

Il faudrait lancer un concours public pour trouver la solution a ce probleme, contre un enorme prix...

Sinon, le manque d'imagination des gouvernmements continuera a impliquer des conditions drastiques attachées a l'octroi d'un simple reprofilage de dette pour la pauvre Grèce.
a écrit le 21/07/2016 à 10:04 :
La suite est limpide: puisque depuis 6 ans la Grece ne peut rien obtenir avec un gouvernement de centre gauche, de centre droit, de gauche, et que l'Allemagne lui a officiellement dit que c'était l'austerité ou la porte, alors ils risquent bien d'essayer l'extreme droite et de prendre la porte.
a écrit le 21/07/2016 à 9:17 :
Tout à fait en phase avec cet article. Mais qui sont exactement les créanciers de la Grèce? Les allemands qui n'ont toujours pas digéré, semble-t-il, l'éviction des Oldenbourg (Constantin II est toujours vivant...), ne sont pas les seuls. Il y a des créanciers français. La pierre est aussi dans notre jardin.
Réponse de le 21/07/2016 à 10:17 :
c est sur que c ets pas tres vendeur pour un gouvernement francais d aller dire a ses electeurs qu ils doivent payer plus d impots car les grecs refusent de rembourser. En fait tout le monde sait que les grecs ne PEUVENT rembourser tout l argent public qu on leur a prete et qu il faut faire un abandon de creance comme nous le faisons regulierement pour tous les pays sous developpes. C est juste que c est politiquement difficile a faire et en plus, rien ne prouve qu une fois cet abondon de creance fait, que le gouvernement grec ne sombre pas encore uen fois dans ses travers habituels (corruption, nepotisme ...). A un moment j ai entendu a la radio que le gouvernement grec voulait faire un grand prix de formule 1... pourquoi pas des JO histoire de dilapider un peu plus d argent ?
a écrit le 21/07/2016 à 9:11 :
Finalement ce gouvernement Tsipras ne s'en sort pas si mal...
Réponse de le 21/07/2016 à 12:54 :
Absolument, et quand Tsipras organise un référendum, il se trompe de question. N'est ce pas merveilleux ?
a écrit le 21/07/2016 à 8:50 :
''''.....forts excédents primaires ....mais l'économie est au plus mal !'''''Donc plus on fait d'excédents primaires ,plus l'économie va mal ?????Et reciproquement bien sur si on veut degager des excedents primaires, il faut taper sur l'économie pour qu'elle aille plus mal !CQFD.... faut donner l'idée à Hollande et Valls la France croulant sous les deficits sur que ça ira mieux en tapant sur l'économie !
a écrit le 21/07/2016 à 8:48 :
Qu' a-t-il donc était promis à Tsipras ( ou quelles menaces suprêmes) pour qu'il accepte les conditions de la "troïka? Sortie de l'UE en abandonnant l'Euro, la Grèce ne s'en serait-elle pas mieux tirée? Au final, c'est toujours la masse des moins possédants, des sans pouvoirs, qui paie.
a écrit le 21/07/2016 à 7:51 :
Pour les grecs, une seule issue: payer ou stopper leurs emprunts. Personnellement, je préfèrerais qu'ils arrêtent d'emprunter..
a écrit le 20/07/2016 à 23:45 :
Allez y, une sorti de l'UE n'est plus tabou.
Réponse de le 31/07/2016 à 16:51 :
J'ai l'impression que (très) bientôt il sera impossible de sortir de l'UE pour la simple raison qu'elle se sera effondrée, nous ensevelissant probablement tous sous ses décombres
a écrit le 20/07/2016 à 22:16 :
Il faudra un jour arrêter de parler en % de PIB. Cela ne fait que pousser les politiques à tenter des relances keynésiennes en dépensant à tort et à travers pour essayer de gonfler le PIB. Le schéma de Ponzi est là : créer toujours plus de dette pour faire croire que la dette baisse alors qu'elle ne fait qu'augmenter.
a écrit le 20/07/2016 à 21:41 :
Après ce constat, qui peut dire qu'une sortie de l'Euro serait pire pour la Grèce ?
pire que pire, c'est quoi ? "je me doute..."
a écrit le 20/07/2016 à 19:07 :
Il font leurs exédents avec quoi soyez logique allez jusque au bout.....Expliquez vous en étant étranglé comment vous respirez...
a écrit le 20/07/2016 à 18:18 :
Je pense que Schauble travaille à l'éclatement de l'Europe.
Réponse de le 20/07/2016 à 22:43 :
Quelque chose m'échappe. La BCE tient à être remboursée en tant que banque centrale. Elle est représentée par Braghi, Schäuble n'y joue aucun rôle.
Réponse de le 20/07/2016 à 22:43 :
Quelque chose m'échappe. La BCE tient à être remboursée en tant que banque centrale. Elle est représentée par Braghi, Schäuble n'y joue aucun rôle.
Réponse de le 20/07/2016 à 23:20 :
Son rôle dans la définition des missions du BND espionnant des politiciens européens pour le compte de la NSA américaine montre bien que pour la droite allemande la place de la RFA est sur les bords du Potomac..
Réponse de le 21/07/2016 à 12:21 :
Moi aussi
a écrit le 20/07/2016 à 18:03 :
Que nenni: c'est ça la théorie du "pretend and extend" : prétendre q'un débiteur est solvable et continuer à lui prêter encore et encore...
a écrit le 20/07/2016 à 18:01 :
La logique des créanciers est de ne pas reconnaître les erreurs de leur logique sinon ce serait un coup politique très dur à encaisser pour les dirigeants de certains pays (n'est ce pas Angela?).
Réponse de le 21/07/2016 à 8:52 :
@Vassilis: sûr que les Allemands ont besoin de conseils en gestion financière de la part des Grecs :-)
Réponse de le 21/07/2016 à 10:04 :
@Vassilis: sûr qu'Angela doit prendre des cours de gestion financière auprès de Tsipras :-)
Réponse de le 21/07/2016 à 12:32 :
@Vassilis: Angela a absolument besoin de cours de gestion financière de la part des Grecs :-)
a écrit le 20/07/2016 à 16:53 :
La Grèce est un des rares pays européen à posséder un gouvernement qui fait réellement du mieux qu'il peut pour ses citoyens, et ça, notre europe allemande ne le digère pas.
Réponse de le 20/07/2016 à 18:27 :
@citoyen blasé: ah bon, explique-nous alors !
Réponse de le 21/07/2016 à 8:58 :
L'Europe n'est pas Allemande mais la Grece doit à l'Allemagne 60 milliards d' €.La Grece doit à la France 40 milliards d'€ argent que la France n'avait pas et qu'elle a empruntée sur les marchés allourdissant ainsi notre dette ce qui fait 700 € par habitants dans notre pays (en comptant les enfants )2800 € pour une famille avec 2 enfants !Faudra bien que nous remboursions de notre poche aux créanciers si la Grece ne nous rend pas l'argent qu'on lui a prété à un taux trés bas !Je suis sur que vous etes d'accord, c'est quoi 2800€ pour un couple moyen en France une broutille.......
Réponse de le 21/07/2016 à 19:12 :
"@citoyen blasé: ah bon, explique-nous alors ! "

padtrikb:

Vous voulez que je vous explique quoi ?

Il y a tellement de choses que vous ne comprenez pas...
Réponse de le 21/07/2016 à 19:14 :
A dezir, l'europe est sous la domination hégémonique de l'allemagne c'est elle qui a décidé les politiques d'austérité afin de ne pas subir elle même la crise.

Par ailleurs si je prête 100 euros et que cette personne meure de faim un an après je vais pas lui demander de me rembourser d'abord par simple humanité et ensuite parce que je vois très bien qu'il ne le pourra pas.

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