Grèce : pourquoi Manuel Valls a choisi la passivité

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Manuel Valls demande "des réformes profondes" aux Grecs
Manuel Valls demande "des réformes profondes" aux Grecs (Crédits : Reuters)
En répétant le discours de l'Eurogroupe, le premier ministre français montre une nouvelle fois que la France a renoncé à toute initiative sur le dossier grec. La raison en est le manque d'ambition européenne de son gouvernement.

L'interview qu'a accordée Manuel Valls au quotidien portugais Diario Económico a confirmé la position de la France sur le dossier grec. Cette position, c'est celle de la stratégie du « nœud coulant » : « le temps presse. Dans peu de temps, l'Etat grec devra faire face à des échéances de remboursement importantes. Et les choses sont simples : pour que l'assistance financière puisse fonctionner normalement, le gouvernement grec devra définir rapidement une liste de réformes plus profondes. Il y a des progrès, mais elles sont insuffisantes. » Autrement dit, Manuel Valls s'aligne parfaitement sur les positions du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lorsque, mi-mars, il expliquait que les pressions sur le financement de l'Etat grec étaient « bienvenues » si elles permettaient « d'accélérer les réformes. »

Ce que Manuel Valls attend d'Athènes

Manuel Valls attend donc que la Grèce, prise à la gorge par des besoins de fonds, cède sur les exigences de réformes « profondes. » Quelles sont ces réformes « profondes » ? On le sait désormais avec certitude. Selon le quotidien grec Kathimerini, l'Euro Working Group du mercredi 8 avril aurait délivré un énième ultimatum à la Grèce lui demandant de présenter une nouvelle liste « acceptable » comprenant des réformes du marché du travail, des retraites et des privatisations. C'est donc ce que Manuel Valls attend du gouvernement grec élu le 25 janvier. Mais en réalité, on serait davantage tenté de dire que Manuel Valls n'attend rien, car il ne maîtrise rien. La position de la France est une position passive d'alignement sur la position allemande.

Ce qui ne suffit pas à Manuel Valls

Car la position de Manuel Valls ne prend guère en compte les faits. Le gouvernement grec a présenté près de cinq listes de réformes, de plus en plus détaillées. Ces listes prévoient de s'attaquer au problème majeur du pays : l'inefficacité de la collecte d'impôts et le clientélisme. Les effets budgétaires sur 2015 pourraient s'élever à plus de 6 milliards d'euros. En théorie, et quel que soit le réalisme de cette liste (n'oublions pas le manque de réalisme des réformes précédentes), elle permet en théorie, d'atteindre des objectifs budgétaires compatibles avec les intérêts des créanciers. La Grèce prouve ainsi sa volonté de respecter « le cadre institutionnel et les accords » dont Manuel Valls exige dans cette interview le respect de la part d'Athènes. Cadres et accords que le gouvernement français, rappelons-le, comme bien d'autres en Europe, ne respectent guère...

L'enjeu politique

C'est qu'en en réalité, l'enjeu n'est pas là. Il est plus que jamais politique. Le but de l'Eurogroupe est d'imposer des mesures inacceptables au regard du programme de Syriza. Il s'agit, comme on a pu le lire ce week-end dans le Financial Times, de provoquer une scission au sein de Syriza, avec le départ d'une aile gauche qui serait remplacée par une alliance avec le centre-gauche « pro-européen. » En s'associant à cette stratégie, en demandant davantage de « réformes profondes », Manuel Valls prouve directement la vacuité de ce qu'il a affirmé quelques secondes auparavant et qui constitue « l'élément de langage » principal du gouvernement français sur la question grecque : « il faut prendre en compte les vœux du peuple grec tout en respectant le cadre institutionnel et les accords.» Dès lors que le respect du « cadre institutionnel et des accords » ne suffit pas, la question est donc précisément de ne pas respecter la volonté du peuple grec, celle d'en finir avec les humiliations de « réformes » stériles imposées par les créanciers sans se soucier des conséquences.

Priorité à la politique française

Cette vacuité est la preuve que la position de la France est une position de pur principe, ou plus exactement de pure communication. Manuel Valls ne fait pas de politique européenne. Il fait de la politique française. Le « respect du vote du peuple grec » n'est, de même, qu'une concession faite à la gauche du Parti socialiste pour assurer ses membres que, évidemment, la France est dirigée par un gouvernement « de gauche. » Peu importe les faits, ce slogan, répété ad nauseam permet d'assurer à bon compte une particularité de la position française qui, en réalité, n'existe pas. Voilà pour la gauche.

Pour la droite, il y a l'autre discours, celui de la fermeté vis-à-vis de la Grèce et une antienne continuelle sur les « réformes. » Du reste, dans les colonnes du journal portugais, il affirme vouloir assurer le Portugal que la France « fait des réformes. » Le Portugal sera sans doute ravi de l'entendre, mais en fait, le message est un message de politique intérieure, comme lorsque le premier ministre avait parcouru l'Europe l'an passé pour dire « j'aime l'entreprise » dans toutes les langues.

Syriza, ennemi de Manuel Valls ?

Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi Manuel Valls veut la capitulation du nouveau gouvernement grec. Quel est, en effet, la volonté de ce dernier ? Changer la donne en Europe en prouvant qu'il existe une voie en dehors de l'austérité, de la baisse du coût du travail et de la course à la compétitivité coût. Or, quelle est la politique de Manuel Valls en France ? Faire accepter précisément cette stratégie. Un soutien à Syriza le placerait en porte-à-faux avec sa propre politique. Un succès de Syriza donnerait du grain à moudre à son opposition de gauche, déjà remuante sinon puissante électoralement. La situation est fort simple : le premier ministre qui, au lendemain de la lourde défaite aux départementales, a affirmé vouloir « garder le cap » ne peut se permettre ni l'un, ni l'autre. Il a donc toutes les raisons d'adopter un alignement parfait sur les positions de l'Eurogroupe.

L'obsession des déficits

La seule politique européenne de Paris, c'est d'obtenir des délais sur ses déficits. Une stratégie qui l'oblige du reste à réclamer en permanence la magnanimité de la Commission et de Berlin. Et qui, évidemment, se paie sur les autres dossiers par des concessions au pire, par une passivité au mieux. Que l'on songe à la position française sur le traité de libre-échange transatlantique, par exemple. Mais là encore, on remarquera l'obsession intérieure : cette question des déficits n'est obsédante que parce qu'il faut maintenir l'équilibre précaire et impossible propre au « socialisme de l'offre », réduire les déficits tout en ne sabrant pas trop dans les dépenses pour ménager l'électorat du PS. Il n'y a là rien qui ressemble réellement à une ambition réelle pour l'Europe et la zone euro.

Le manque d'initiatives

Il n'y a donc pas de politique française vis-à-vis de la Grèce. La seule initiative notable a été la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel quelques jours avant le 20 février qui aurait, dit-on, permis de parvenir à un accord. Mais cet accord était, pour la Grèce, un piège puisqu'il n'a pas permis de débloquer les fonds et qu'il a permis de faire monter les enchères politiques. Encore une fois, Angela Merkel, gênée à sa droite à ce moment par un Wolfgang Schäuble désireux de sortir la Grèce de la zone euro, a utilisé la France comme un moyen de faire passer son choix, le maintien du pays dans la zone euro, comme un « compromis européen. » Mais la France n'a été ici qu'un instrument et la Grèce n'a guère eu à se féliciter de cette intervention française. Depuis, Michel Sapin ne cesse de répéter le même discours que celui de Manuel Valls dans le Diario Económico.

Eclatante passivité

Bref, sur ce dossier, la France attend. Sa passivité éclate ce 10 avril au grand jour. Car après le voyage d'Alexis Tsipras à Moscou et alors qu'Athènes a montré sa capacité à ne pas céder à la stratégie du « nœud coulant », on aurait été en droit d'attendre du gouvernement de la deuxième puissance de la zone euro qu'elle prenne une initiative. En y renonçant, le gouvernement français se place en position d'attente de ce que décidera Angela Merkel. C'est elle qui, une fois de plus, doit décider si elle prend ou non le risque de voir la Grèce se détacher de l'Europe et de l'euro. La France obsédée par ses problèmes internes ne l'aidera pas dans son choix. La passivité de la France sur ce dossier, un de ceux qui vont déterminer l'avenir de la zone euro, prouve combien le pays est devenu une puissance secondaire en Europe. On serait presque tenté de dire que les pays baltes ou la Finlande, où l'on discute beaucoup de Grèce pendant la campagne précédant les élections du 19 avril, sont plus influents que cette France qui n'a pas réellement compris l'enjeu de la question grecque.

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a écrit le 13/04/2015 à 19:58 :
Félicitation pour le choix de la photo d'illustration du texte. Non mais franchement, verrons-nous un jour à la tête d'un gouvernement une tête un peu plus aimable et plus conciliante. Je crois qu'avec cette photo tout est dit ! Qu'attendre d'autre de quelqu'un d'aussi rigide et décidé à parvenir à ses fins politiques ?
a écrit le 13/04/2015 à 7:14 :
Valls rejoint ainsi le sentiment général qui veut que le Premier Ministre de la France s'occupe avant tout de nos problèmes avant de vouloir donner des leçons au plan international. Il y a bien assez de politiciens français pour penser que le monde entier attend l'avis de la Grande Nation, comme nous appellent les allemands, le sourire aux lèvres.
a écrit le 12/04/2015 à 16:51 :
Il a raison, il faut faire des réformes et réduire drastiquement la dépense publique. Je parle de la France bien entendu, les Grecs ont déjà taillé dans les dépenses et sont arrivés au bord du gouffre.
a écrit le 11/04/2015 à 23:07 :
Kalo Pasxa et vive la Grèce éternelle.Merci Monsieur Godin de vos articles parfaits à mon goût
a écrit le 11/04/2015 à 17:29 :
Très bon article. Il montre bien que les gens comme Valls passent leur temps à élaborer des stratégies politiciennes plutôt que de se soucier du bien être des populations.
Quand ils parlent de réformes, ils s'alignent sur les "puissants et intelligents" européens mais le contenu de ces réformes, c'est "faciliter les licenciements, baisser les salaires et les retraites, privatiser,...". Aujourd'hui, augmenter le smic grec qui est à 586 euros, ça c'est une réforme (sachant que le coût de la vie en Grèce est très proche de celui de la France à cause de la monnaie unique). Cela permettrait à des milliers de grecs de sortir de la pauvreté et leur permettrait d'acheter des produits grecs. Bref, le cercle vertueux. Il faut donc aider Tsipras à respecter son programme électoral et non pas le cadre !
a écrit le 11/04/2015 à 17:04 :
Valls se fait discret parce que cela va dans le sens de son idéologie libérale .Oubliez donc le mot socialisme du parti qu il représente , et vous ne pouvez que constater qu il est droit dans ses bottes et en osmose avec l idéologie dominante de l UE . S il ne fait pas pire et bien que le pire soit possible c est par respect au bipartisme et pour laisser la droite aller plus loin dans l esclavagisme de masse à la prochaine alternance .
a écrit le 11/04/2015 à 16:45 :
Il a choisi de s'aligner sur la position de son pays d'origine, ce qui n'a rien d'anormal, sauf ...qu'il est 1er minister de la France !!!
a écrit le 11/04/2015 à 14:57 :
Parce que Valls, qui n’est pas plus un français de souche que Sarkozy, mène sous l’étiquette socialiste une politique destructrice ultra-libérale. Parce qu’il ne s’agit pas d’un premier ministre, mais d’un vulgaire VRP qui tente de faire de la retape dans les pays voisins. Parce que n’ayant aucun argument à offrir pour tenter d’attirer les investisseurs en France, il doit bien jouer la seule carte qu’il sait manier, faute de mieux : celle de la plus vile démagogie à désagréables relents populistes. Parce qu’il est préférable pour lui de tirer à boulets rouges sur les courageux Grecs qui font vivre la France et les français, plutôt que de balayer devant sa porte : un pays insécurisant, avec une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce, sans la moindre perspective d’avenir. Un pays qui, par tradition, vit perpétuellement aux crochets des autres : aux crochets de ses colonies sur-exploitées hier, aux crochets de la Grèce aujourd’hui. Parce que Valls n’a ni le courage ni l’honnêteté de reconnaître que la Grèce est entrée de force dans l’eurozone pour permettre (et seulement pour permettre) aux banques françaises mal gérées de rester plus ou moins à flots. Et parce qu’il na plus pas de courage, de conscience et d’honnêteté pour reconnaître que la pseudo-« aide » à la Grèce, qui n’est qu’un vulgaire racket institutionnalisé, n’a été imposé à la Grèce que, et exclusivement pour sauver une nouvelle fois les banques françaises toujours aussi mal gérées (et accessoirement quelques banques allemandes). Parce que Valls n’a aucun programme, aucune conscience, aucune perspective mais qu’il tient avant tout à s’accrocher à sa mini-parcelle de pouvoir... et à tous les avantages qui en découlent. Sans se rendre compte que lui, son président et son pays ne représentent qu’eux-mêmes, c’est-à-dire pas grand-chose. Qu’ils sont insignifiants et la risée du monde entier.
a écrit le 11/04/2015 à 14:44 :
Le gouvernement Tsipras se contorsionne pour ne pas avoir a taxer les riches en Grèce, la propriété et l'Eglise. Il n'a rien de socialiste.Il est plutôt loin de leurs bases. En d'autres termes, il se f... de la gueule des ps européens.
Réponse de le 11/04/2015 à 18:19 :
Le gouvernement grec s'y prend mal alors, vu le montant saisi sur des comptes dont les proprietaire ne pouvaient en justifier le montant.
a écrit le 11/04/2015 à 14:34 :
Pourquoi Valls se fait discret ? Mais parce que lui-meme est incapable de reformer fondamentalement la France, tout simplement !
C'est l'histoire du moyen-cancre qui est bien content que la professeur s'occupe du dernier de la classe pour avoir la paix.
a écrit le 11/04/2015 à 13:25 :
Tout simplement parce qu'il n'a pas d'autre chose à dire. Lamentable.
a écrit le 11/04/2015 à 10:19 :
C'est M.VALLS qui parle de réformes .... qu'en est il chez nous ??????
a écrit le 11/04/2015 à 9:02 :
Dites vous bien que ce que l'état donne à l'un, il l'a forcément pris au détriment d'autrui.....
a écrit le 11/04/2015 à 9:01 :
Pour être frontalier avec la Grèce, je peux vous assurer que ce pays était à la limite de la catastrophe humanitaire : le nombre de jeunes dormant dans les rues de Thessalonique, les retraités et les handicapés obligés de mendier parce que dans une grande misère... Il fallut comprendre l'importance de leur désespoir le soir des élections, où malgré la victoire de la Syriza, nulles fêtes dans les rues de la ville pour souligner cet évènement digne de l'élection de Mitterrand pour la gauche en 81. Non par 'manque de foi' en Tsipras (!), mais parce que le peuple était brisé par les politiques d'austérité de Merkel et sa clique.

Il est à voir une autre analyse majeure de la résistance de la Syriza dans son espace géopolitique : les Balkans regardent avec grande attention ce qui se passe pour le pays majeur de la péninsule. Et, la prise de position politique d'un rapprochement avec Moscou ne laisse pas indifférentes les diverses entités des gauches radicales autant en République de Macédoine, Serbie, l'Albanie ou le Monténégro.
Ce pour les conditions désastreuses de leurs rapports avec les multinationales de l'Union qui les considèrent le vivier humain comme un réservoir d'esclaves modernes. Cette humiliation aura des conséquences à long terme dans le prochain grand rapport de force entre l'UE/USA et la Russie.
Pour se faire sa propre analyse, les Courriers des Balkans proposent une couverture neutre de la situation : http://balkans.courriers.info/
Réponse de le 11/04/2015 à 9:47 :
Arrête ce discours de mauvaise fois sur Merkel
Ce sont les grecs qui on mît la clique des papendreou au pouvoir et on dépense le double de ce que l'état récoltait en impots

Ca devrait nous faire rèflechir
Au lieu de crier avec les demagos
Réponse de le 11/04/2015 à 10:45 :
Voilà qui résume bien le problème grec et qui explique pourquoi la situation ne va pas s'améliorer de sitôt. Le crise n'est pas la faute de Merkel ou des "autres" mais du gouvernement et du peuple grec lui-même qui l'a librement et démocratiquement élu lors de nombreuses élections. Si les grecs de veulent pas des plans européens ou du FMI qu'ils arrêtent alors de réclamer des rallonges et essayent de s'en sortir par eux-mêmes . Si ils veulent faire payer les riches plutôt que les pauvres alors qu'ils commencent leurs réformes dans ce sens. On lit dans la presse que 7000 grecs doivent plus d'un million au fisc. Ça ne peut pas être si compliqué pour un gouvernement de gauche de les récupérer quand même? Mais faire payer les autres pays plutôt que les grecs ce n'est pas de la solidarité c'est du parasitisme populiste et nationaliste. En arrêtant de payer leurs impôts en raison des incertitudes actuelles les grecs montrent bien combien ils se sentent peu solidaires de la situation de leur pays.
De même il n'y a pas de "multinationales" en Grèce (c'est même en partie le problème). De fait économiquement il n'y a pas grand chose à part le tourisme.
Réponse de le 11/04/2015 à 13:49 :
@ polo : Waouh ! Quelle fantastique analyse ! Digne du Nouvel Obs... Ensuite, vous êtes qui pour me tutoyer ?
Il n'est fait pas tenu compte de mon argumentation sur les Balkans, ce qui était le sujet principal.
Mais bref, il est possible que quelques éléments de géopolitique actuels vous ai échappés, soit en résumé la visite de Tsipras à Moscou et la future réciproque à Athènes. En deux mots comme en cent : pétrole & gaz. Concrètement, ce n'est pas uniquement de l'extension du Trans Adriatic pipeline via le Turkish Stream (dénomination actuelle), qui fera transiter les ressources russes par la Grèce en remplacement de la Bulgarie - ce qui provoque dèjà des remous politiques conséquents dans le pays et ses oligarchies, je passe... - ; mais aussi des énormes réserves pétrolières & gaz de la mer ionienne qui seront exploitées dans le futures par un consortium Grec / Chypriote / Russe. Une estimation 'raisonnable' considère à 300 Mds $ les potentiels bénéfices pour Athènes.
Donc : mise en place du réseau de distribution pour l'Europe, exploitation pétrolière & gaz. Je suis certain que la banque des BRICS va voir la Grèce d'un très bon œil pour des prêts garantis à des taux proche de 0 ; pour rembourser la dette légitime - en partie forcée - aux Institutions.
Ensuite, pour les impôts à recouvrir et l'annulation de la dette illégitime, c'est en cours. Je m'attends d'ailleurs à une mise en accusation du Luxembourg et de Junker quand à l'évasion fiscale des avoirs grecs. La réclamation des dettes de guerre de l'Allemagne à la CPI, une cerise sur le gateau.
De l'argent, il y en a à récupérer et Tsipras va taper fort.

Ensuite, vous éludez totalement la position géopolitique de la façade méditerranéenne de la Grèce / Chypre. La déclinaison de la popularité de la politique de la gauche radicale (qui va s'étendre dans les Balkans, et retour à une direction communiste à Chypre) s'appréciant dans sa ligne anti-OTAN. La sortie de la Grèce signifie un rééquilibrage total pour les forces militaires sillonnant ses mers. D'où les inquiétudes manifestes de Washington et de Tel-Aviv.

Avec la côte de popularité dont bénéficie Tsipras, c'est une réélection assurée et une politique de gauche radicale qui va s'imposer dans tous les Balkans.
Et certainement, un entrainement prochain pour l'Espagne.

Ceci, s'appelle une analyse prospective !
Réponse de le 11/04/2015 à 18:23 :
Pedro, vous parlez beaucoup pour une personne si mal renseignée.
"De fait économiquement il n'y a pas grand chose à part le tourisme" : le tourisme représente en Grece 15% du PIB, la ou l'industrie représente 22%.
L'industrie en France, c'est 20% du PIB ...
a écrit le 11/04/2015 à 8:44 :
Pour la Grèce tout s est joué il y a deja longtemps à deauville ou Mérkel a décidé de jouer le pourrissement plutôt que de régler ce qui était un petit problème. Sarkozy l a laisse faire et depuis je vois pas trop pourquoi on irait prendre des coups...d ailleurs on a pesé depuis des années pour l assouplissement de la bce et une baisse de l'euro, n est çe pas deja des éléments qui vont dans le sens de la grece aussi? Je vois pas trop çe que pourrait attendre mr Godin... Qu on dise aux grecques continuait comme ça on sera là pour payer? Près être un énième plan pour dire que l etat grecque va faire rentrer les impôts, c'est juste le ba ba d un etat, c est logique de demander plus.
a écrit le 11/04/2015 à 7:58 :
les français ont prêté 40 milliards à la Grèce soit environ 600 € par français j'ai personnellement 4 enfants cela fait pour mon foyer 3600 € . ce qui est pour moi une grosse somme d'argent. Je viens d'emprunter pour que l'ainée fasse des études supérieures...Toutes ces discussions sur "l'indépendance' du journaliste et 'la volonté du peuple Grec me laissent de marbre. Une dette cela se paye! et ne me dites pas que ces 40 milliards que nous allons forcément perdre ne seront pas un jour dans nos Impôts ....à moins que nous ne fassions faillite aussi un jour.
Réponse de le 11/04/2015 à 18:02 :
Pour etre complet on a prété à 2,5 % de l'argent emprunté à 1 % et pas pour aider les grecs mais pour éviter aux banques françaises qui ont prété aux grecs n'importe comment de faire faillite, le tout en faisant payer les contribuables sans pour autant mettre de l'ordre dans le système bancaire qui peut continuer comme avant
Réponse de le 11/04/2015 à 18:25 :
Cessez ce baratin. La France n'a rien prêté a la Grece, elle s'est juste portée garante pour la Grece. Donc tant que la Grece rembourse, la France ne doit rien !
Réponse de le 11/04/2015 à 18:26 :
Par contre les 1200 milliards d'euros que la BCE va imprimer, destinés a combler les pertes des banques et que vous allez rembourser, ça ça ne vous choque pas, tant que vous n'etes pas volé par des socialistes, aucun problème !
Réponse de le 11/04/2015 à 18:33 :
"Une dette cela se paye.."
Sauf que les états en fait ne remboursent pas leur dette, pas plus la France que l'Allemagne ou d'autres,ils se contentent de "rouler" leur position sur les marchés en remplaçant un emprunt échu par un nouvel emprunt.
Demander à ce pays de rembourser le principal et de payer des intérêts va donc complètement au delà de ce que pratiquent les états, une exigence d'ailleurs impossible à satisfaire compte tenu de l'état du pays, le pays ne pouvant guère que payer des intérêts le capital étant converti en emprunt perpétuel, ou rembourser chaque année un pourcentage du capital sans payer d'intérêts.
La situation actuelle résulte en réalité de la transformation de dettes privées en dettes publiques, il s'est bien plus agi de sauver le système bancaire que de sauver ce pays. Pour les créanciers publics, il s'agit d'une opération de portage, où ceux-ci trouvent sur les marchés les financements que la Grèce ne peut plus obtenir directement, et dans la conjoncture financière actuelle il est même probable que les taux d'intérêts qu'ils supportent soient inférieurs à ceux réclamés à la Grèce. Pousser le pays à la dernière extrémité est donc complètement illogique puisque c'est le défaut de paiement, la sortie du pays de la zone euro qui entraînerait des pertes et non la situation actuelle.
L'Europe ferait mieux d'aider à la lutte contre la fraude en retirant le cours légal des billets de 100, 200 et 500 euros qui n'ont pas d'utilité pour les transactions courantes.
a écrit le 11/04/2015 à 7:52 :
Et alors ? Si ce que vous écrivez est vrai (mais on se demande qui vous êtes pour le savoir, l'auteur lui-même ?), ça prouve quoi ? Ça donne droit à prêter à Valls et à Tsipras des intentions secrètes?
Au contraire, ça augmente encore la suspicion que cet auteur est de parti pris, qu'il a un vécu personnel qui influe sur ses commentaires. Et, je suis désolé de le répéter, mais ce n'est pas du journalisme, c'est un billet d'opinion qui devrait être étiqueté comme tel.
a écrit le 11/04/2015 à 7:30 :
L'indépendance de Mr Romaric Godin fait honneur au journalisme français ainsi qu'au journal La Tribune.

Et pourtant, il ne vas pas tout-à-fait ... assez loin. Sur un point simple que par ailleurs tout le monde connait : la social démocratie est attaquée sur sa gauche par une nouvelle gauche à influence sud-américaine.
Si en France Mr Mélenchon a été neutralisé à ce stade, en Europe tout s'articule autour du fameux "effet domino", que Mr Jacques Généreux a célebrement documenté il y a plusieurs année déjà. Cet "effet domino", c'est l' "autre gauche" qui écrase la vieille sociale démocratie corrompue en prouvant, pays après pays par contagion démicratique, qu'une autre politique est possible (politique de la demande, investissement bifurcation écologique, politique de la mer).
Ce scénario commence par la Grèce (le PS grec qui historique qui faisait 40% est à 5%...), après c'est l'Espagne (5eme PIB du continent) où Podemos arrive a pleine vitesse, puis vient le Portugal...
Voilà ce que venait dire Valls aux Portugais : "restez dans la social démocratie, ne croyez SURTOUT PAS au mirage Syriza - ne soyez pas le prochain domino !"
Ce n'est pas en effet une politique française (inexistante, Mr Godin a raison), mais une politique social démocrate dans sa lutte existentielle avec cette nouvelle gauche.
Réponse de le 11/04/2015 à 7:45 :
Je suis atterré par ces commentaires non pertinents adeptes des théories des complots et qui balancent leurs avis comme des vérités.

Si vous voulez progresser dans la compréhension des événements, ce n'est pas en affirmant haut et fort des points de vue personnels non documentés, non réfléchis, non démontrés, non étayés. C'est le malheur de ces posts : tout le monde se croit autorisé à débiter des avis sur tout et n'importe quoi, parce qu'il n'y a pas de contradicteur en face.
Réponse de le 11/04/2015 à 10:10 :
@obione: votre sentiment de malheur que je partage, prends racine dans les contributions incendiaires et irréfléchies du journaliste. Ce journaliste écrit de "pièges" (pluiriels!) que l'on tenterait à la Grèce; d'une "capitulation" que l'on souhaiterait! D'un complot donc?!
Réponse de le 11/04/2015 à 11:40 :
Complot ? Non, pas du tout. Mais une volonté claire et évidente de l'UE européenne de maintenir la Grèce sous perfusion et d'empêcher le gouvernement Tsipras de réussir. Sinon pourquoi refuser systématiquement les réformes proposées par le gouvernement Grec ? Si ce n'est parce que ce gouvernement refuse d'encore réduire les salaires et les retraites,e.a., comme l'exigent avec une obstination imbécile les instances européennes.
a écrit le 11/04/2015 à 1:46 :
Indépendance et dignité oui? Si gestion saine et prouvée, voire reconnue par son propre peuple...
a écrit le 11/04/2015 à 0:09 :
On lit déjà trop de fois l'avis de R. Godin que la Grèce a soumis les listes suffisamment détaillés demandées par l'Eurogroupe. Mais M. Godin n'est pas responsable à aucun électorat, comme le sont les ministres de finance des états-membres, qui ont en plus une expérience d'une gestion réalistes des finances de leur pays. S'ils sont à une large majorité de l'avis que tout ce que le gouvernement grec a fourni jusqu'à présent ne suffit pas, ce n'est qu'une critique détaillée de cet avis qui peut convaincre. Les conclusions de R. Godin se bornent à des constatations pures et simples qui n'arrivent pas à convaincre.
Réponse de le 11/04/2015 à 18:07 :
Si vos supers dirigeants étaient tels que vous les décrivez, nul doute qu"'ils auraient anticipé la crise et sauraient la résoudre, ce n'est pas la cas, ou ont ils démontrés leurs compétences sur ces sujets ? Lisez un peu Steve Keen qui lui l'avait prévu et vous verrez que c'est moins simple et que les solutions qu'ils mettent en place aggravent la situation
a écrit le 10/04/2015 à 23:46 :
Attention : les injonctions contradictoires, ça rend fou !!! Manuel Valls : « il faut prendre en compte les vœux du peuple grec tout en respectant le cadre institutionnel et les accords.» C'est juste que les deux sont diamétralement opposés !
Merkel ( en résumé ) : «  Les Grecs sont libres ... de faire ce qu'on leur dit de faire ».
Tsipras, c'est pareil : « Nous allons retrouver notre indépendance et notre dignité mais tout en restant dans l'euro et l'Union européenne ». Dès le lendemain de l'élection de Syriza, l'Union populaire Républicaine ( UPR ) dénonçait l'arnaque !
Depuis le temps qu'on nous la promet à chaque élection et qu'on ne voit rien venir, qui croit encore qu'une autre Europe est possible ? Syriza est un leurre qui ne représente aucun danger pour le système. Pas plus d'ailleurs que Podemos ( traduction : « nous pouvons » ou si vous préférez « Yes we can » mdr ).
a écrit le 10/04/2015 à 22:46 :
Vraiment que de la gueulle ce valls.

Va falloir le dégager
a écrit le 10/04/2015 à 22:07 :
On étouffe sous le couvercle de la pensée unique, inique serait plus juste ! J'ai écrit à la BCE pour leur expliquer ce qu'il faut faire, ainsi qu'à la Commission Européenne.
Comme le Titanic, cette pensée totalitaire nous mène à la catastrophe, il faut avoir le courage de le dire.
a écrit le 10/04/2015 à 22:00 :
Mon commentaire précédent est toujours en attente et je comprends pourquoi.
En attendant félicitations pour cet article lumineux et pour la pertinence de vos articles.
Bravo à la Tribune pour son ouverture !
a écrit le 10/04/2015 à 21:52 :
Monsieur Manuel Valls ("La Cucaracha") était ce vendredi 10 avril au Portugal et il y a tenu des propos scandaleux. Il s’y est exprimé sur la situation d’un pays tiers en voulant certainement démontrer aux Portugais un pouvoir qu'il n'a pas. On pourrait ici remarquer que c’est montrer bien peu de respect pour la souveraineté de ce dit pays tiers, la Grèce pour ne pas la nommer. Mais, ce qui retient l’attention c’est le sens, explicite comme implicite des propos. Les atavismes des vieilles histoires entre méditerranéens, cela réveille de vieux souvenirs… Triste pour l'image de la France d'avoir un tel homme au gouvernement. Mauvais signe des temps.
Réponse de le 10/04/2015 à 22:25 :
Nous sommes d'accord, Valls tiens des propos scandaleux, désastreux pour la France ;
et le PS est tout aussi scandaleux de n'avoir que Valls à mettre dans un gouvernement qui précipite la France dans l'abîme.
a écrit le 10/04/2015 à 21:46 :
Décidément, je ne comprends pas pourquoi La Tribune, dont j'apprécie les analyses indépendantes, laisse la parole à ce "journaliste" qui prête des intentions farfelues à des gens qu'il n'a probablement jamais interviewés.
Ca fait 2 fois que je me demande quel farfelu a écrit ce tissu d'âneries et que je tombe sur le même nom.
Réponse de le 10/04/2015 à 23:18 :
Le farfelue en question doté d une culture générale hors du commun, est parti en Grèce avant les élections pour rencontrer et comprendre les leaders du parti arrivé au pouvoir. Qui d autre a fait ça dans la presse française?? Il a côtoyé la misère grecque quotidienne
Des gens comme vous et moi obliges de faire la manche dans les rues d Athènes. Il faut connaitre l honneur et la force du peuple grec avant de le juger!!! Un pays trahi par les banquiers de Goldman sachs qui ont trafiqué les comptes. Mais ça on En parle jamais!!
Kali Helenika!!!
a écrit le 10/04/2015 à 20:46 :
Cela fait près d'un siècle et demi que la Grèce va de faillite en faillite. Pourquoi la France devrait de nouveau faire un effort pour ce pays, prendre des risques ? Nous avons donné, prêté, et nous ne récoltons que des critiques de la part du gouvernement actuel, de ses journalistes et de son peuple. Encore une fois, Mr Godin veut responsabiliser les autres pays, de la faillite da la Grèce, de ses élites, et du peuple qui a fermé les yeux durant des années sur ses excès. Mr Gaudin fait de la politique, pas du journalisme. La Grèce a fait des propositions de réformes concrètes et détaillées ? Lesquelles ? Qu'est-ce qui lui a été répondu en détails ?
Réponse de le 11/04/2015 à 1:14 :
Bien au contraire, Tsipras a propose des réformes, mais personne n'en tient compte, trop peur que ça marche. Il faut reconnaitre qu'il a des c....... S..Tout le monde le. critique ainsi que Varoufakis qui soit disant expose sa richesse. Il a travaillé pour ça. Qu'Hollande chouchoute sa maitresse aux frais de l'État, c'est à dire nos impôts ne gène personne...
a écrit le 10/04/2015 à 20:20 :
J'aurais aimé que cet article soit classé dans "opinion" et non présenté comme un article factuel : c'est la façon de voir de Mr Godin, et non des éléments indiscutables !!
a écrit le 10/04/2015 à 19:56 :
Valls a dit ce qu'il fallait dire. Le gouvernement de Tsipras mène son monde en bateau: après avoir menti aux Grecs pour se faire élire, il ment aux créanciers tout en demandant de nouveaux prêts. Il pourrait desserer le soi disant "noeud coulant" (?) en se mettant au travail, mais il en est incapable. Europe ou pas, ce serait pourtant dans l'intérêt de la Grèce d'avoir un plan de réformes sérieux. L'ancien gouvernement grec, malgré tous ses défauts, était en train de remonter le pente, mais la bande de joyeux lurons irresponsables de Syriza d'est empressée de la redescendre. ll y en a un qui ne s'est pas fait prendre, c'est Poutine, qui a déclaré pudiquement que Tsipras "ne lui avait rien demandé" (sic).
Réponse de le 10/04/2015 à 22:42 :
Le précédent gouvernement obéissait servilement à la troika et a laissé une situation encore plus catastrophique qu'elle ne l'était avant son élection. Vous appelez ça "remonter la pente " ? Le gouvernement d'Alexis Tsipras affronte les problèmes avec courage et détermination et n'est en rien aidé par l'U.E. Qui est Mr Valls pour se permettre de donner des ordres au gouvernement Tsipras ? Il devrait plutôt prendre exemple sur eux !
Réponse de le 11/04/2015 à 0:25 :
Onze, vous etes mur pour travailler comme analyste économique !
Vous avez faux sur toute la ligne, postulez donc comme redacteur pour "le monde" !
a écrit le 10/04/2015 à 19:46 :
La France n'a pas de politique car elle subit sa situation inextricable en plus de la pression de Bruxelles et de la finance. Les fonctionnaires ont décidé d'interdire les réformes car elles iraient contre leurs privilèges. Les socialistes sont leur obligés. On va à la faillite car la croissance ne reviendra pas par manque structurel de confiance. Valls prend des postures et puis alors?
a écrit le 10/04/2015 à 19:03 :
En effet, ce gouvernement se distingue par une passivité toute affirmée sur de nombreux sujets et l'Europe en est le principal. Qui peut me dire ce que le PS et le gouvernement Hollande ont fait pour l'EU depuis 2012? Nada, rien, nothing, Nicht's. Il en va de même sur les autres sujets. e gouvernement est tellement obsédé par sa politique inefficace sur tous les plans qu'il en perd toute notion de ce qui pourrait vraiment aider le pays. Le PS est en train de couler le pays et l'idée d'Europe. le boulevard pour une victoire UMP s'ouvre tout grand...si Hollande compte sur le rejet Sarkozy ou le Pen, il devra vraiment calculer futé car ceux qui ont voté Hollande en 2012, ne ferons pas la même erreur. Quant à Valls, son obsession envers Le Pen joue en la faveur de MLP car ce dont nous avons besoin ce sont des résultats économiques. Un gouvernement qui prône la dévaluation de la monnaie comme unique solution....eh bien, pauvre France! Nous voilà avec un euro qui ne vaut plus rien.. et ils sont contents les bougres!
a écrit le 10/04/2015 à 18:52 :
Pour une fois je trouve l'analyse de R. Godin trop abrupte. La France n'est pas passive mais prudente. La Grece bombe le torse a l'international mais semble faire peu en interne. Par ailleurs la gauche francaise, si elle est proche de Tsipras, elle connait aussi les travers de l'extreme gauche. Dans le meme temps, la France ne peut pas s'associer a l'Allemagne, ce qui ne lui rapporterait rien et serait une position de suivisme.
a écrit le 10/04/2015 à 18:43 :
Oui, et alors ? Vous pensez que si le gouvernement s'opposait ouvertement à Bruxelles (tout en voulant rester dans l'UE/Euro/OTAN) ça changerait quelque chose ? Vous faites toujours l'impasse sur les traités qui nous lient.

L'Europe sociale que nos pseudo socialistes nous promettent depuis belle lurette, elle est où ? Vous pensez que c'est parce qu'en croyant pouvoir changer les traités à posteriori (il faut l'unanimité des 28 autant dire que vous avez zéro chance pour que ça arrive) qu'on va changer cette UE ?

Depuis le temps, c'est mort, tenez-le vous pour dit et écrivez plutôt pour une sortie de la France de l'UE, vous perdrez moins votre temps !
a écrit le 10/04/2015 à 18:37 :
Merci pour cette analyse percutante. l'interview de ce sinistre personnage censé représenter la France m'a littéralement révulsé.
a écrit le 10/04/2015 à 18:05 :
Être dur avec les Grecs permet de donner le sentiment aux marchés financiers que la France est (essaye d'être ?) un modèle de gestion orthodoxe à l'Allemande ce qui "protège" les taux d'intérêt de la dette Française qui emprunte à taux négatifs (comme l'Allemagne). La France progresse sur sa réduction de déficit en grande partie parce que la BCE injecte des liquidité et que les taux baissent et non par succès de ses politiques de rigueur. Il faut protéger cette mécanique de baisse des taux et ce surtout à un moment ou la FED envisage de commencer à remonter ses taux d'intérêts. Donc haro sur les Grecs ... c'est de l'égoisme national.
a écrit le 10/04/2015 à 17:38 :
"Il n'y a donc pas de politique française vis-à-vis de la Grèce." : comme disait l'autre, ne pas choisir, c'est déjà faire un choix, ou encore, qui ne dit mot consent. Bref, le PS a de fait une politique vis-à-vis de la Grèce, et elle est limpide.
a écrit le 10/04/2015 à 17:15 :
" La seule politique européenne de Paris, c'est d'obtenir des délais ... "
Pas seulement européenne, hélas ! On bricole quelques réformettes ( des lignes d'autocar ) pour agir le moins possible, en attendant "l'inversion de la courbe de ".( Cf le psychodrame sur les péages d'autoroutes)
a écrit le 10/04/2015 à 17:00 :
c'est pas de la passivité...c'est de la neutralité politicienne .... il sait très bien, que la Grèce nous doit 42 milliards plus les intérêts qui courent ...et quelle nous remboursera pas... Il essaye donc , de banaliser et distancier l'info......
Réponse de le 10/04/2015 à 18:21 :
Votre pseudo est bien choisi : vous nous racontez du pipeau !
La Grece ne nous doit pas 42 milliards d'euros (d'ailleurs vous sortez ce chiffre d'ou ? ) !
La France s'est portée garante pour la Grece, effectivement si cette derniere ne rembourse pas, alors la France devra passer a la caisse. Mais on n'en est pas encore la que je sache ?
Réponse de le 10/04/2015 à 20:13 :
On en est pas là, mais pas loin...Quand les impots des Français augmenteront à cause des Grecs qui refusent de payer leurs dettes, tu diras quoi Fx ?
Réponse de le 11/04/2015 à 0:28 :
Je dirais qu'il fallait être sacrement nul pour se porter garant vu les chiffres catastrophiques qu'affichait la grece a l'époque, et encore plus nul pour ne pas voir que les soit disant remèdes allaient achever le malade. Maintenant, qu'on assume ...
a écrit le 10/04/2015 à 16:58 :
L'argumenation de Romaric Godin est maalheureusement juste : ce gouvernement Valls fait de la France une puissance secondaire en Europe. C'est sans doute ce qui advient quand on veut absolument jouer les bons élèves !
Réponse de le 10/04/2015 à 20:13 :
Croyez vous qu'en deux mois l'on puisse réparer les dégâts causés pendant quatre ans par les mesures d'austérité imposées par la Troika? Allez faire un tour en Grèce, partout vous y verrez des milliers de commerces fermés que ce soit dans les grandes villes comme dans les villages... et je ne parle pas d'une partie de la population grecque, tout a déjà été dit à ce sujet!
Même si les politiques grecs de Nea Democratia et du Pasok portent depuis des décennies une lourde responsabilité dans les problèmes de leur pays, le traitement administré par Bruxelles au peuple grec est une honte absolue.
qui a encore envie de cette construction monstrueuse et inhumaine qui ne prend en compte que des chiffres alors que ce sont des humains qui souffrent et cela pas seulement en Grèce;
quand à la France en effet à l'instar de Nicolas Sarkozy, elle se complet en la
personne de François Hollande et de son gouvernement à jour les caniches de madame Angela;;;
a écrit le 10/04/2015 à 16:53 :
Une question : les grecs vivent-ils mieux, plus sereinement et avec de meilleurs perspectives depuis le changement de gouvernement ??
Réponse de le 10/04/2015 à 17:45 :
C'est peut-être un peu court pour juger. Les mecs viennent d'arriver!
En tout cas le peuple grec, une grosse partie (dont ceux qui n'ont pas voté Syriza), ont retrouvé la patate politique. Il n'y a pas beaucoup de pays qui peuvent s'en vanter. Dans la tempête qui s'annonce, ça peut aider un gouvernement...
Réponse de le 10/04/2015 à 18:18 :
Les mecs viennent d'arriver, et sans avoir mis en oeuvre quoique ce soit, les perspectives de croissance de 2,5% pour 2015, 30 milliards d'euros, et l'excédent primaire disparus ! ILS EN SONT A SIPHONNER LES CAISSES DE LA SECU POUR BOUCLER LES FINS DE MOIS MALGRE L'AIDE DE LA BCE BALAISE LES MECS !!!
Réponse de le 10/04/2015 à 18:23 :
Les plus pauvres ont passé l'hiver un peu mieux, grâce aux mesures d'aide d'urgence, mais le plus important, c'est surtout le nouveau plan d'austérité qui devait être mis en place par le gouvernement qui n'a pas été appliqué : nouvelles baisses des retraites, des salaires du public, augmentation de la TVA, augmentation des tarifs médicaux, nouveaux licenciements massifs, ... la ça aurait été une vrai catastrophe.
Sinon oui, les Grecs ont retrouvé un peu de fierté et de dignité, et surtout d'espoir !
Leur reprendre maintenant serait je pense catastrophique (meme situation que l'Allemagne entre les deux guerres).
Réponse de le 10/04/2015 à 18:24 :
Lire "mis en place par le gouvernement PRECEDENT" pardon !
Réponse de le 10/04/2015 à 18:36 :
Les retraités à 400€ par mois en moyenne vivent certainement mieux que s' ils vivaient avec 350€/mois, ce qui est ce qui serait arrivé en cas de victoire Pasok/ND et ce que demande l'ue
Réponse de le 10/04/2015 à 19:20 :
la perspective de croissance a 2,5% en 2015, avais surtout pour persepective d aides Samaras a se farie ré élire. Comme les autres persepctive precedentes qu sous estimait la deflation, elle est inxacte.Les grecs n ont pas voté Syriza parcequ ils sont idiot mais parcequ ils sont a bout, comme bcp d electeurs FN. Le mérite du programme de Syriza (degager un excedent primaire plus faible, lutter contre la corruption, percevoir l impot) a le merite d etre realistes economiquement comme l indique le nombre considerable d economiste de centre droit, et meme droite, qui le soutient. Ce qui est fort different de celui du FN.
a écrit le 10/04/2015 à 16:47 :
Bonjour,
bravo pour la lucidité de vos articles, qui font honneur au métier de journaliste.
Il y a là, analyse et neutralité qui manque cruellement aux chroniqueurs d'autres journaux français où je désespère de retrouver ces qualités qui faisaient de notre presse française, une référence d'opinion internationale.
Quelques soient vos idées politiques, vous traitez l'essentiel en les laissant de côtés. Ce qui ajoute au respect de votre "tribune".

Au plaisir de vous lire. Félicitations.
Réponse de le 10/04/2015 à 20:24 :
Sur que les articles de Monsieur Godin sont plus pertinents que les éditoriaux au lance flammes sur France inter ou dans le Monde de monsieur Arnaud Leparmentier;;; Ce monsieur doit avoir un problème particulier avec la Grèce, complexe d’Oedipe ou de Jocaste peut être?
a écrit le 10/04/2015 à 16:46 :
parce que Valls ne songe qu'à rester à son poste et que sa seule amition est de s'y accrocher coûte que coûte. Parce qu'il n'a aucune notion d'économie, de gestion ou de politique internationale. Qu'il n'est même pas capable de redresser son pays. Qu'il n'est même pas capable non plus de balayer devant sa porte française (il y a pourtant du boulot !) et qu'en fin de compte, il est comme le pays qu'il "représente" : totalement insignifiant et n'intéressant personne à par lui-même. Valls parle à son nombril et cela fait bien rigoler dans le monde entier. De là à le prendre au sérieux ou, simplement, en considération ...
Réponse de le 10/04/2015 à 18:34 :
Valls, aucune notion d'économie? allons donc...
Valls, "redresser" (que veut-ce dire?) le "pays" ???
Valls l'économiste fait partie des politicards au service des "marchés", qui depuis 35 ans n'ont d'autre souci que d' "inscrire dans le marbre" des lois qui disent en substance: les représentants du peuple n'ont RIEN à dire, la seule loi qui vaille est celle du "marché" (comme s'il y avait un marché...)
Avec ce genre de pantin, les Grecs iront bien quand l'Acropole appartiendra à Walt Disney, les Français quand Amazon sera exonéré de toute taxe quelle qu'elle soit et de payer ses collaborateurs-esclaves français au prix du "marché" bangladeshi....
a écrit le 10/04/2015 à 16:39 :
Merci pour tous vos articles passionnants sur la Grèce.J'adore!
a écrit le 10/04/2015 à 16:29 :
M. Godin: la lecture de vos analyses est toujours un enchantement ! Le fait que les hululements d'horreur et de répprobation des lecteurs de la Tribune se déclenchent à chacun de vos articles, prouve que vous frappez juste.
Merci et continuez ainsi. Vous êtes bien le "meilleur" journaliste de France...;)
a écrit le 10/04/2015 à 16:26 :
C'est peut être mieux ainsi.
Les français ne se déplacent pas voter pour élire des politiciens français.
Ils n'y voient aucun mal à se laisser diriger par les allemands. Sur le plan intérieur comme extérieur.
a écrit le 10/04/2015 à 16:26 :
C'est peut être mieux ainsi.
Les français ne se déplacent pas voter pour élire des politiciens français.
Ils n'y voient aucun mal à se laisser diriger par les allemands. Sur le plan intérieur comme extérieur.
a écrit le 10/04/2015 à 16:20 :
La raison en est le manque d'ambition européenne de son gouvernement. De quelle ambition européenne parlez-vous? Celle qui consiste à fouler au pied les quelques règles qui tiennent encore debout l'édifice européen ? Les chiffres sont là: lorsque SYRIZA est arrivé au pouvoir, les compteurs macro de la Grèce repassaient au vert avec une croissance potentielle de 2,5%, un excédent primaire et une machine prête à repartir. Aujourd'hui, les caisses sont vides les perspectives de croissance et 30 milliards d'euros ont quitté le pays, et vous voudriez qu'on soutienne ce genre de politique? Votre raisonnement tiendrait la route si c'était FH qui avait pris cette position. M.Valls n'a personnellement rien à gagner politiquement de cette position. IL EST VRAI QU'ON PEUT SOUVENT SOUPCONNER NOS DIRIGEANTS D'ARRIERE PENSEES BASSEMENT POLITIQUES, MAIS JE VEUX CROIRE QUE LES CHOSES SONT EN TRAIN DE CHANGER, CETTE PRISE DE POSITION EN EST PEUT ETRE LA PREUVE
a écrit le 10/04/2015 à 16:11 :
Article dépourvu de logique : "On comprend mieux pourquoi Manuel Valls veut la capitulation du nouveau gouvernement grec. Quel est, en effet, la volonté de ce dernier ? Changer la donne en Europe en prouvant qu'il existe une voie en dehors de l'austérité".

Ah, oui ? Et quelle autre voie ? "S'attaquer au problème majeur du pays : l'inefficacité de la collecte d'impôts et le clientélisme."

Mais bien sûr ! Augmenter les impôts, voilà la solution pour la France ! On n'y avait pas pensé.

PS (si j'ose dire) : il n'y a pas vraiment d'austérité en France puisque les dépenses de l'Etat ont encore augmenté cette année. L'austérité, c'est quand l'Etat se serre la ceinture. D'autre part, les récentes baisses d'impôts sont inférieures aux hausses à hauteur de 90 md€ (source : infographie du Figaro)
PS 2 : à la réflexion, je suis un peu d'accord sur le besoin de mettre au clientélisme. Alignons la fiscalité des journalistes sur le régime commun.
Réponse de le 10/04/2015 à 18:28 :
Si vous payez beaucoup, c'est parce que d'autres ont les moyens de ne pas payer !
C'est exactement comme en Grece, que vous devriez plutôt soutenir dans votre propre intérêt.
Et l'austérité ce n'est pas quand l'etat se serre la ceinture : c'est quand VOUS vous serrez la ceinture. En Grece toujours, quand je vous dit que vous feriez bien de vous y intéresser, les plus pauvres ont perdu 86% de leur pouvoir d'achat a cause de l'austerité, tandis que les plus riches n'ont quasiment pas été touchés !
a écrit le 10/04/2015 à 15:15 :
Je suis parfaitement d'accord avec cet article. Je suis indigné et très en colère par la position française. Prendre de telles positions c'est comme décider de revenir dans l'OTAN ! C'est quoi ce bazar ? Ces dirigeants ne comprendraient plus les intérêts stratégiques du pays ? On l'a vu avec Kiev où soutenir un gouvernement d'oligarques corrompus à mort, alliés à une extrême droite hyper violente, est pure folie ! C'est encourager la guerre et la destruction et cela n'a pas manqué. Cela va exploser ! Valls et Hollande, ce sont des fanatiques ou des fous ? dehors et vite !
Réponse de le 10/04/2015 à 17:19 :
Pourquoi vous n'allez pas vivre en Russie si ça vous plait tant ?
Et si les Russes déclarent la guerre à la France, vous seriez du coté des Russes ?
Pitoyable cet antiaméricanisme primaire qui fait tomber des gens dans les bras des Russes.
Réponse de le 10/04/2015 à 18:30 :
Etrange commentaire, lebeau, je ne crois pas que labete ait parlé une seule fois de la Russie ? Je ne lis que des critiques de l'Europe. Critiquer l'europe serait il soutenir la Russie ? Vision singulière des choses je trouve !
a écrit le 10/04/2015 à 15:06 :
Une reussite de Syriza rendrait les Francais encore plus mécontentants (si c'est possible) de leur soit disant gouvernement "de gauche" et "ennemi de la finance".
Voila ce que craint Valls !
Réponse de le 10/04/2015 à 18:57 :
Effectivement c'est tout à fait cela. Ce qui se passe en Grèce est capitale car si elle réussit cela démontrerait l'inutilité des politiques d'austérité. Une critique plutôt jubilatoire sur le site "les crises" d'un article du nouvel obs.

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