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En cas d'accident, EDF risque gros

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Comme l'a montré la catastrophe de Fukushima, la responsabilité financière d'EDF devrait être relevée en cas d'accident.

La catastrophe de Fukushima a fait la démonstration, si besoin en était, que la question des réparations, en cas d'accident nucléaire, n'est pas théorique. Les experts estiment à plusieurs dizaines de milliards de dollars le montant des dommages et indemnités que l'État japonais va devoir payer, l'électricien Tepco ne pouvant régler qu'une infime partie.

Rappelant que ces charges incombent, en dernier ressort, à l'État, la Cour des comptes demande que "la France fasse ses meilleurs efforts" pour que les conventions de Paris et de Bruxelles, signées en 2004, entrent rapidement en vigueur, car "elles augmentent sensiblement les plafonds de responsabilité des opérateurs". Ces textes les portent de 50 à 700 millions d'euros. C'est un minimum. En Allemagne, la loi impose aux électriciens une responsabilité illimitée.

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Commentaires

Rico  a écrit le 13/02/2012 à 9:33 :

On touche là aux limites du système libéral: en cas de catastrophe majeure, c'est l'Etat qui passe à la caisse, étant seul à pouvoir payer. Au delà d'un certain niveau d'exposition, une société privée n'a pas à provisionner: c'est la fuite en avant.

EIFFEL  a écrit le 13/01/2012 à 7:54 :

En cas d'accident, les responsabilités devront être établies et les coupables traduit devant la justice. Et notamment, l'Etat devra bien définir qui a décidé du maintien en activité de la centrale nucléaire de Fessenheim qui est une centrale vieillissante bâtie sur une faille sismique à proximité du Rhin canalisé par une digue surélevée de 15 mètres. Toutes les composantes d'une catastrophe majeure de type Tchernobyl ou Fukushima sont réunies y compris l'obstination, l'incompétence et l'rresponsabilité coupable des dirigeants politiques.